mercredi 30 août 2017

Centre des congrès : la République en marche... arrière

J'apprends ce matin dans le Dauphiné que le gouvernement a décidé lui aussi de faire appel de la décision du tribunal administratif de Grenoble d'annuler la DUP du centre des congrès, s'alignant ainsi totalement sur la position de l'agglomération.

C'est une décision que je déplore mais qui n'entame en rien notre détermination à faire respecter la loi et à continuer le combat pour défendre notre lac (et notre argent de contribuables !).

Lors de la campagne des législatives en Juin dernier, les candidates de la République en Marche avaient refusé de prendre position sur ce dossier, préférant faire l'autruche sur un sujet aussi important.
Par derrière, chacune répondait selon l'interlocuteur auquel elle s'adressait tantôt qu'elle était pour, tantôt qu'elle était contre.

Cette absence de convictions m'avait amené à prendre publiquement mes distances avec ces candidates et à annoncer que je voterai blanc.

Aujourd'hui, à l'aune de cette décision du gouvernement (qui n'a pas pu se faire sans prise de contact local, ou alors c'est encore plus la dictature parisienne qu'avant...) je ne regrette pas mon choix.

Mme Lardet, députée de la 2e circonscription, avait promis deux choses :
- qu'elle organiserait une concertation, une grande table ronde pour écouter tous les points de vue avant de se prononcer... On voit le résultat : le gouvernement se prononce sans qu'aucune concertation n'ait été organisée. Ou alors uniquement une concertation avec le président de l'agglo ? De deux choses l'une, sur ce dossier, soit Mme Lardet ne sert à rien puisque son avis n'est pas entendu à Paris, soit elle s'est rangée du côté de l'UDI local qui a tant fait pour m'évincer et la mettre députée, sachant qu'elle serait facilement manipulable...

- qu'elle se rangerait à l'avis de la justice. Or la justice est passée : elle a annulé la DUP. Visiblement en moins de 3 mois, les promesses d'hier sont vites oubliées puisque aujourd'hui le gouvernement fait appel c'est-à-dire conteste la décision de la justice.

Finalement ce choix de la République en Marche et du gouvernement de soutenir un projet débile ne me surprend pas. Cela fait des années que M. Leconte, conseiller communautaire de Meythet, membre d'En marche depuis le début, soutient sans réserves ce projet.

Ce qui me surprend plus c'est le gouffre qui semble de plus en plus s'installer entre les électeurs du renouveau (dont je suis notamment pour la présidentielle) qui ont cru que les choses allaient changer et qu'on aurait enfin de la démocratie participative; et les actes des nouveaux élus qui semblent prendre un malin plaisir à honorer ceux qui, au premier tour de la Présidentielle ont soutenu Fillon, en oubliant ceux qui ont fait le succès d'Emmanuel Macron.


Il y a comme un sentiment de manipulation. Et tous cas, aujourd'hui les choses sont claires sur cette question du centre des congrès : les parisiens et autres lyonnais, y compris débarqués à Annecy n'ont rien compris au sujet. Ce qui les importe c'est de faire du fric et de pouvoir venir faire leurs gueuletons tranquilles sur les bords du lac.

Mais, coucou, on est là ! Nous c'est la population qui, quelque soit le nom de nos opposants,leurs habits vieux ou neufs, continuera à protéger son lac de projets pharaoniques.

3 commentaires:

  1. +1
    Ne jamais baisser la garde!
    Merci de nous informer de ces messes basses...

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  2. Que vient faire le gouvernement dans un projet local ? C'est complètement fou non ? ils n'ont rien d'autre à faire à Paris que de venir s'occuper de pourrir notre lac ? Pouvez-vous nous éclairer ?

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  3. scandaleux.. et le ministre de l'écologie Nicolas Hulot, il cautionne ?

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