mardi 31 janvier 2017

Agir pour les locaux d'entreprises


C'est avec un grand plaisir que j'ai lu le dossier de dimanche publié dans Le Dauphiné concernant la pénurie de locaux d'entreprises sur l'agglomération.

Nous avons la chance de vivre sur un territoire économiquement dynamique. La demande en locaux d'entreprises (bureaux ou locaux d'activités) est très forte. Du côté de l'offre, les pouvoirs publics, en particulier l'agglomération, sont à la traîne. Cette situation n'est pas nouvelle. Je fais régulièrement des propositions allant dans le sens d'une relance de l'offre de locaux pour ne pas freiner le dynamisme économique.

Or, bon nombre de ces propositions que je fais entrent en résonance avec les pistes élaborées par les professionnels du secteur.

Concernant les locaux de bureaux, il faut construire plus. Mais il ne faut pas construire n'importe où. L'exigence de limiter l'étalement urbain doit rester très forte pour préserver les terres agricoles et naturelles. De plus, il faut arrêter de séparer les lieux de vie (habitation d'un côté, commerces de l'autre, bureaux ailleurs) pour limiter les déplacements. C'est pourquoi, sur Annecy, je propose :
- qu'une partie du terrain actuel des serres municipales (Route de Vignières), dans son projet de reconversion, puisse mixer des habitations et des bureaux.
- J'avais également proposé qu'on entre en discussion avec GrDF situé le long du boulevard Decouz pour trouver un arrangement permettant tout à la fois à cette entreprise de rester sur place, tout en permettant une densification de ce grand tènement pour y créer un "business center" proche du centre-ville (donc bon pour le commerce) et proche des lignes de transports en commun.

Il existe à présent, sur la commune nouvelle d'Annecy, certainement d'autres opportunités à travailler. Il faut penser habitations/commerces/bureaux ensemble dans les projets immobiliers. C'est aussi bon pour lutter contre la pollution automobile.

Concernant les locaux d'activités, ils ne peuvent pas être "mélangés" avec les habitations car ils créent des nuisances plus importantes. Ils sont donc condamnés à être regroupés en zones d'activités spécialisées (même si un mixte avec les commerces, notamment les grandes surfaces pourrait être étudié).
Première chose, avant de construire de nouvelles zones (même si elles sont nécessaires), il faut faire l'inventaire de nos zones existantes. Les bâtiments vieillissent et deviennent souvent obsolètes (et énergivores). Il faut les rénover. Mais cette rénovation doit passer par une concentration, une densification. La construction de locaux d'activités sur plusieurs étages existe dans d'autres pays. C'est la voie à suivre. Tout en intégrant dans ces bâtiments les parkings (plutot que de les construire à côté, gaspillant ainsi des hectares de terrains). Le foncier est rare et doit être préservé. Densifions d'urgence les zones existantes tout en les requalifiant pour les besoins actuels.

Quand on construit de nouvelles zones d'activités (comme cela va être le cas à Montagny-Seynod) il faut penser d'abord les transports en commun et non pas créer les zones, voir comment elles fonctionnent puis mettre des transports en commun. C'est une des critiques qu'a relevé la DREAL sur ce projet et que j'ai largement relayée à l'agglo.

Agir pour les locaux d'entreprises, c'est agir pour l'économie et l'emploi. Cette question est trop longtemps restée subsidiaire à l'agglomération qui n'a jamais eu de vision prospective, mais qui gère la pénurie en réaction au marché. Il faut changer de logiciel, voir plus loin. 

Comme toute question d'urbanisme, celle-ci est certes complexe, mais de grands principes doivent nous guider:
1- Prévoir et anticiper les besoins et les mutations
2- Préserver notre cadre de vie et l'outil de travail agricole
3- Penser à la mixité habitations/commerces/bureaux
4- Densifier avant d'étaler (et les études montrent que cela ne coûte pas plus cher !)
5- Prévoir la vie des salariés (installer des transports en commun, des services publics de proximité telles que des crèches pour les parents, ce que j'ai proposé dans le cadre de la rénovation de SNR par exemple).

samedi 28 janvier 2017

Pollution de l'air, l'inaction depuis des années


Certains se diront : encore un article sur la pollution de l'air à Annecy ! Et ils auront bien raison, tant la lassitude nous gagne quand on voit l'inaction des élus majoritaires sur cette question...

C'est vrai qu'écrire un nouvel article sur la pollution de l'air à Annecy, c'est de nouveau répéter un peu la même chose. C'est redire combien il est urgent d'agir pour notre environnement et surtout pour notre santé. 

Cela fait des années que ce sujet revient sur la table. Depuis 9 ans que je suis élu, je crois que je l'ai abordé en conseils des dizaines et des dizaines de fois.

J'ai dit mon hostilité aux projets routiers qui augmentent le trafic de voitures, j'ai plaidé pour des transports en commun performants avec des lignes structurantes dès 2011, il y a 6 ans... Nous avons encore récemment avec Claire Lepan, proposé un "contrôle technique" des chaudières individuelles (au même titre que le SPANC contrôle les fosses septiques des particuliers) avec une aide au renouvellement et à la modernisation des systèmes de chauffage.

En 2014, nous proposions de porter le financement du PIG "j'éco-rénove ma copro" à 1 million d'euros par an à l'horizon 2020 pour accélérer la rénovation thermique des bâtiments. Nous sommes très loin de cette trajectoire actuellement.

Pourtant depuis tout ce temps, interrogez-vous : qu'est-ce qui a été fait pour améliorer la qualité de l'air ? On a créé un club-air -climat, instance de concertation précieuse et très compétente mais qu'on mobilise si peu pour proposer des alternatives. On a créé quelques tronçons de lignes de bus en sites propres... qui quelques centaines de mères plus loin se refondent dans le flux de circulation, annihilant tout intérêt pour la vitesse des transports en commun.

Il est évident que M. Rigaut arrive encore à endormir les Annéciens sur cette question. Un petit projet d'éco-quartier par-ci, une chaudière bio-masse par-là et hop ! ni vu ni connu, je t'enfume...

C'est, au-delà de M. Rigaut, la compétence et l'influence de M. Billet, maire-adjoint à l'environnement depuis tout ce temps, qu'il faut aussi interroger, car à payer des élus pour aussi peu de résultats, cela pose question.

M. Accoyer, premier maire-adjoint et premier vice-président de l'agglo, Mme Camusso en charge des infrastructures, M. Accoyer en charge des grands projets... le ton est donné depuis bien longtemps et ceux qui pensent que Rigaut "c'est pas pareil" (sous-entendu que les Républicains) ont des peaux de saucisses devant les yeux.

Sur le sujet de la pollution de l'air, la seule chose qui ait changé c'est la prise de conscience citoyenne de cet enjeu. Mais cela n'est pas encore arrivé jusqu'à la tête de nos élus majoritaires. Pendant ce temps-là la situation empire chaque fois un peu plus... Nos enfants toussent. Les arrêts maladies se multiplient. Le soleil se fait de plus en plus discret derrière le smog. 

Ca fait 10 ans que çà dure... Et 10 ans que je m’époumone contre le mur de l'idéologie du "tout voiture" et des conservatismes, contre le mur de l'idéologie face à la gravité de la situation réelle.

jeudi 26 janvier 2017

Centre des congrès : un jugement avant l'été


Claire Lepan et moi-même avions déposé en début d'été 2015 un recours devant le tribunal administratif de Grenoble pour contester la délibération du conseil d'agglomération d'Avril 2015 entérinant le projet de centre des congrès à Albigny, ouvrant ainsi la voie à la procédure de DUP (Déclaration d'Utilité Publique).

Le tribunal de Grenoble m'a informé qu'il avait rendu une ordonnance de clôture de l'instruction de ce recours. En clair, cela signifie que "l'enquête" est terminée. La justice dispose de tous les arguments pour permettre maintenant la tenue d'un procès. Celui-ci aura vraisemblablement lieu avant l'été.

Une procédure d'instruction est longue. Elle consiste depuis un an et demi à des allers-retours de "mémoire" (rapports) contenant les arguments et contre-arguments des deux parties (nous et la C2A qui je le rappelle se sert de l'argent du contribuable pour payer son cabinet d'avocats parisiens). Pour notre part, nous souhaitons remercier de tout cœur toutes celles et tous ceux qui nous ont aidé dans cette démarche. Les juristes, les citoyens, les amis avec lesquels nous avons travaillés et auxquels nous devons dire toute notre gratitude et notre affection.

L'heure de vérité approche, car les juges ont tous les arguments sur la table : loi littoral, dérives financières, éloignement des commerces, etc... Ils vont enfin pouvoir dire le droit. Nous sommes confiants et attendons l'audience avec sérénité.

D'autres collectifs avaient également déposé le même type de recours: le collectif des citoyens et contribuables avec lequel nous avons travaillé en excellente entente et auxquels nous devons dire merci pour leurs études précises, pointues de ce dossier ; et les associations environnementales (Amis de la Terre).

Point général sur les démarches

1) Recours contre la délibération validant le projet

Je viens d'en parler. Ce recours porte sur le fond du projet lui-même. Si le tribunal annule cette délibération, c'est tout le projet qui s'effondre. Bien sûr le jugement est potentiellement contestable devant la cour d'appel.

2) La DUP

* Les recours contentieux au tribunal 
L'arrêté de DUP pris par le préfet est aujourd'hui suspendu suite à la saisie en référé du tribunal de Grenoble par les associations environnementales (auxquelles il faut rendre hommage pour leur travail et leur ténacité).
Cette suspension est contestée par la C2A (aujourd'hui Grand Annecy) devant le conseil d'Etat.

* Les recours hiérarchiques auprès du gouvernement et du Président de la République
Des recours hiérarchiques auprès du président de la République et du gouvernement avaient été adressés par de nombreux citoyens suite à notre appel. Ces recours sont toujours en étude au sein des ministères. D'ailleurs, le cabinet du premier ministre vient de m'écrire pour me remercier d'avoir porté à sa connaissance la décision du tribunal administratif de Grenoble sur la décision de suspension de la DUP. Tant que ces recours ne sont pas purgés, ils suspendent de fait l'arrêté de DUP.

Ces deux voies de recours doivent être purgées avant d'éventuellement adresser un recours contentieux sur l'arrêté de DUP lui-même pour demander cette fois-ci son ANNULATION. Nous aurons deux mois, suite à une éventuelle décision du gouvernement de ne pas revoir la copie du Préfet, pour rédiger ce recours.

3) Les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) d'Annecy-le-Vieux et d'Annecy

Suite aux actions des associations environnementales, et en particulier de la FRAPNA, le PLU d'Annecy-le-Vieux a été rejeté par le tribunal administratif et la cour d'appel en ce qui concerne le projet de centre des congrès. Aujourd'hui, la commune déléguée d'Annecy-le-Vieux reste sur son ancien PLU qui ne permet pas la réalisation de ce projet.
Du côté d'Annecy (dont l'impact du projet sur son sol est moindre), le PLU "nouveau" a été adopté et non contesté en décembre dernier.

Une révision du PLU d'Annecy-le-Vieux, suite à la fusion des communes, est plus compliqué. En effet, c'est la commune nouvelle  qui a dorénavant la main sur l'urbanisme. Il faudrait donc que le service urbanisme travaille à une nouvelle mouture de cette partie du PLU. Que cette mouture soit validée par le conseil communal de la commune délégué, puis par le conseil municipal de la commune nouvelle. Ça prend du temps...

Bref, vous l'aurez compris, c'est pas pour demain (et j'espère jamais) que l'on verra un blockhaus de béton émerger sur les bords du lac d'Annecy. Alors on peut craindre les bidouillages de la loi littoral pour contourner l'obstacle mais soyez certains que nous sommes vigilants et que je continuerai à me battre, même si cela demande beaucoup d'énergie et de l'argent aussi, contre ce projet. Ensemble, nous pouvons revenir au bon sens et au respect de notre lac et de son accès, au respect des générations futures en leur léguant un environnement préservé et amélioré; mais aussi des finances locales saines.

samedi 21 janvier 2017

CIAS : Merci Claire


La politique est un monde dur, ingrat et sans pitié.

A l'occasion de la création de la nouvelle agglomération du Grand Annecy, toutes les commissions ont été chamboulées.

Claire Lepan, ma collègue et amie, siégeait depuis 3 ans au sein de la commission sociale et du CIAS (Centre Intercommunal d'Action Sociale) de la C2A.

Tous les retours qui m'ont été adressés sur son travail ont toujours été élogieux. Claire est une élue investie, compétente et travailleuse. Elle a toujours été au CIAS en ayant travaillé ses dossiers, y compris les centaines de pages des projets d'établissements des EHPAD, les projets de service, ce qui était loin d'être le cas de la majorité des autres élus. Elle a fait des propositions, participé aux débats avec assiduité. Elle y a consacré beaucoup de temps et d'énergie.

Sa participation aux travaux du secteur social (CIAS, rencontre avec les associations, interventions en conseil) a été méritoire aux vues des difficultés liées à ce secteur (il faut comprendre les sigles, les liens entre les acteurs, les financements, etc...). Son travail mérite, au -delà de toute considération politicienne, le respect et la reconnaissance des Annécien-ne-s.

D'autant plus que Claire est une femme qui travaille, et qui a donc dû prendre des congés, faire des récupérations, adapter sa vie professionnelle et personnelle à cette mission au service des plus faibles. Elle, elle n'est pas une élue à la retraite, ou vivant de ses indemnités.

Claire, élue en 2014 sur ma liste et à laquelle j'avais confié cette difficile et chronophage mission de s'occuper du secteur social, n'a pas démérité. Elle a même largement remplie sa mission.

Mais voilà, lors de l'installation du nouveau CIAS suite à la création du Grand Annecy, Claire a été évincée. Elle ne sera pas au nouveau CIAS par la volonté politique de la majorité. Son travail, la pertinence de ses analyses, devaient faire de l'ombre à tous ceux qui sont juste élus pour toucher de l'argent et n'ouvrent jamais un dossier.

Je trouve cette mise à l'écart d'une personne compétente et dévouée, injuste et cynique. Les Annécien-ne-s perdent par la volonté du Maire, une personne au service de sa mission et de ses concitoyens.

Merci Claire pour ton travail au CIAS pendant 3 ans. Merci pour ton humanité. La politique est cruelle, qui écarte les compétents pour garder les incompétents. Mais je sais que dans les services, et parmi la population ton travail a été remarqué et apprécié. Te connaissant je sais que tu continueras avec moins d'influence, à essayer de faire le maximum notamment au sein de la commission sociale.

Le temps viendra où il faudra remettre l'église au milieu du village et renverser ce système politique local qui promeut les amis et élimine la diversité politique, qui préfère les couards aux compétents. Le temps viendra où il faudra mettre un terme à ces systèmes quasi-mafieux où le parrain s'entoure de laquais béni oui-oui. En attendant, il faut tenir et encaisser les coups, même quand ceux-ci sont injustes et incompréhensibles.

lundi 16 janvier 2017

Rigaut et la place des femmes en politique


Episode 1: Election des 3 conseillers d'agglomération supplémentaires

Au conseil municipal du 02 janvier la commune devait voter pour 3 conseillers d'agglomération supplémentaires. M. Rigaut a proposé une liste composée de... 3 hommes ! Pas une femme. Devant le dépôt d'une liste concurrente et l'obligation de passer par le vote à bulletin secret, M. Rigaut a été obligé (de par la loi) de revoir sa copie. Non pas pour faire rentrer une femme, non ! Il a trouvé le subterfuge de déposer 3 listes différentes, chacune comprenant le nom... d'un seul homme !

Tout a été fait pour empêcher une femme de rejoindre le conseil d'agglomération déjà très largement masculin. Résultat : 3 hommes élus ! Vive la parité.

Episode 2 : La première vice-présidence de l'agglomération

Au conseil du grand Annecy (l'agglomération), le vote pour la première vice-présidence a donné lieu à un nouvel élément de misogynie de la part de M. Rigaut qui propose ce poste à M. Accoyer, un homme (par ailleurs déjà 1er maire-adjoint de la commune nouvelle. Entre ces deux-là c'est l'amour fol !). Je suis intervenu pour dire que ce poste devait revenir à une femme, qui plus est, issue non pas de la commune d'Annecy, mais d'une ex-communauté de communes plutôt "rurale". Mme Perdrix ex-présidente du pays d'Alby était toute désignée. Mais M. Rigaut n'a pas voulu en démordre, à croire que les femmes n'ont pas la stature pour ce genre de poste !

Pourtant chacun connait l'absentéisme de M. Accoyer plus occupé à sa carrière nationale qu'aux questions locales. Chacun sait que la volonté absurde de M. Rigaut de cumuler les fonctions de maire de la nouvelle commune et de président de la nouvelle agglomération aurait exigé une première vice-présidente très présente pour seconder le président déjà bien affairé à mettre en place la commune nouvelle.

Les logiques politiciennes et l'absence de confiance dans les femmes aura eu raison de la parité et du bon sens. L'agglomération restera donc pilotée par deux hommes, tous deux issus de la commune d'Annecy qui visiblement veut écraser les autres "petites communes".

Episode 3: Les vice-présidences de l'agglomération

La commune nouvelle d'Annecy aura 7 vice-présidences à l'agglomération (sans compter le président) soit 8 représentants au bureau. Sur ces 8 représentants, seuls deux sont de sexe féminin. Annecy a donc proposé 25% de parité... Et les nouveaux promus (MM. Billet et Meszaros) sont deux hommes, alors que la promotion de deux femmes aurait permis de rétablir un peu de parité. Allez savoir ce que ces deux là ont fait d'extraordinaire pour mériter cette promotion... Mais on continue de vouloir nous faire croire que "c'est juste la continuité" (M. Meszarso n'était même pas élu communautaire jusqu'à cette semaine).

Au final sur l'ensemble des 15 vice-présidences de l'agglomération, seules 4 reviennent à des femmes soit à peine un quart... A croire que les femmes n'ont pas l'envergure nécessaire pour assumer ces postes aux yeux de nos barons locaux.

Episode 4 : les conseillers d'agglomération délégués (ces conseillers qui, en plus des vice-présidents, siègent au bureau de l'agglomération)

8 conseillers communautaires devaient être élus pour siéger au bureau en plus des vice-présidents. M. Rigaut a donc proposé une liste de 8 noms... comprenant uniquement 2 femmes.

La commune d'Annecy aura 5 conseillers délégués sur les 8 et... ne propose qu'une seule femme. 

Episode 5 : les délégations aux organismes extérieurs de l'agglomération

Des conseillers d'agglomération doivent siéger dans des organismes extérieurs. Voici ce que cela donne en termes de parité:
SILA (on y traite des ordures, des eaux usées, çà c'est viril, masculin. Il nous faut des hommes, des vrais !!) : 22 hommes et 6 femmes (78% / 22%)
CIAS (là on parle de personnes âgées, de misère sociale, çà c'est féminin, c'est protecteur, le cocon de l'intérieur. Il nous faut des femmes, celle qui s'intéresse à l'intérieur, aux malheurs, ces mamans si affectueuses) : 9 femmes et 4 hommes (70% / 30%)
EPFL (on y parle logements, bâtiments, urbanisation, construction. Il nous faut des hommes, de ceux qui jouent aux camions, et aux tracteurs Broum-broum, qui comprennent aussi l'orientation dans l'espace, l'économie) : 10 hommes et 2 femmes (83% / 17%)
SCOT (là aussi urbanisme, aménagement du territoire, économie) : 9 hommes et 7 femmes. Mince cette fois-ci on y était presque !!! Ah oui c'est vrai le SCOT est voté pour durer jusqu'à la fin du mandat, donc aucun enjeu, les femmes peuvent être plus présentes...

Nul doute que M. Rigaut aime le sexe faible mais politiquement, ça ne se remarque pas trop... Ah oui c'est vrai, il a bien dit que les obligations légales de parité ne s'appliquaient pas à l'intercommunalité mais uniquement aux communes... Pas obligatoire donc pas nécessaire !

Alors Mesdames si vous voulez continuer à compter pour du beurre, la prochaine fois, votez Rigaut !

samedi 14 janvier 2017

Candidature à la présidence du Grand Annecy de C. Lepan

Hier soir a eu lieu l'élection à la Présidence du grand Annecy. Ayant été moi-même candidat au poste de maire d'Annecy, et parce que je crois au non-cumul des mandats et à la nécessaire parité en politique, parce que Claire Lepan est une femme de convictions, enthousiaste et travailleuse, j'ai soutenu sa candidature à ce poste. 

C'est un honneur et une joie de pouvoir travailler avec Claire.
Voici le discours qu'elle a prononcé à l'occasion :
"Bonsoir à toutes et à tous,

Je suis Claire LEPAN, Conseillère municipale de la ville d’Annecy en qualité d’élue divers gauche. Après des études universitaires à Lyon, j'ai eu à cœur de m’engager, en tant que femme dans la citoyenneté de ce territoire que j’aime tant. Un territoire où l’on peut profiter du confort et du dynamisme urbain, du bonheur rural et de son terroir, de la liberté et la beauté des espaces naturels.

J’aime tant ce territoire et j’aime tant ses habitants que j’ai le grand honneur de vous soumettre ma candidature à la présidence du Grand Annecy, avec une ambition :
construire un territoire respirable !

Vous me voyez venir. Oui, je vous orienterai vers des solutions pour améliorer la qualité de l’air de notre bassin de vie ; entre autres :
- une aide financière à la rénovation des systèmes de chauffage,
- le développement des solutions alternatives à la voiture individuelle,
- l’arrêt du projet de tunnel sous le Semnoz qui accentuera encore la mauvaise qualité de notre air sans résoudre le problème de saturation du réseau routier ; la création d’une voie en site propre pour relier les communes des rives du lac.

Plus généralement,
un renforcement du réseau SIBRA sur l’ensemble du territoire avec notamment la constitution, pour les territoires éloignés du centre urbain, de lignes "secondaires" connectées au réseau urbain pour capter la population des actifs qui font chaque jour les trajets domicile-travail.
Ces actions sont une nécessité pour santé publique, la qualité de vie de nos concitoyens mais aussi l’attractivité et le dynamisme de notre territoire.

Mais un territoire respirable, ce n’est pas qu’une question de qualité de l’air. C’est aussi un territoire où l’urbanisation est réfléchie, où elle n’étouffe pas ses habitants et la nature mais les place au centre des décisions.

-
Refreiner le gaspillage foncier, conserver des espaces et corridors naturels,
- penser, en amont, la desserte en transports en commun des nouveaux projets, encourager l’habitat collectif,
- être offensif pour la création de logements sociaux et en accession aidée, pour les jeunes, les aînés, les familles, les actifs qui font vivre notre économie locale,
- développer les hébergements d’urgence et d’insertion à la hauteur des besoins,
- accompagner nos concitoyens jusque dans notre grand âge.
Notre Plan Local de l'Habitat actuel n'est pas à la hauteur. Il faut le revoir et prendre en compte la réalité des difficultés de nos concitoyens. Voici les principes qui guideront mon pilotage en terme d'urbanisme.

Un territoire respirable c’est aussi un territoire qui sait mettre l’économie à son service, où chacun trouve à s'insérer dans le tissu économique.

Je vous proposerai :
- de poursuivre le
développement de nos pépinières d’entreprises, nos soutiens à la création d’emploi, aux filières innovantes et d’excellences,
- de rénover et requalifier certaines de nos zones d’activités dans une recherche d’optimisation de l’espace et d’articulation avec l’habitat.
Je vous inviterai :
- à préserver nos espaces agricoles, à être à l’écoute des agriculteurs,
- à mettre tout en œuvre pour valoriser les productions locales et paysannes pour un terroir vivant et actuel.

Je mettrai un
coup d’arrêt au projet actuel de centre d’expositions, de séminaires et de congrès pour repenser sa localisation au sein et au service d’un tissu commercial.

Enfin un territoire respirable, c’est une vie démocratique où chacun trouve sa place, où sa parole est écoutée. Cela vaut pour nous, ici et dans nos conseils, avec les acteurs des communes de notre territoire mais aussi pour nos concitoyens. Je présiderai donc cette assemblée dans la transparence, en veillant à faire vivre nos débats et à en faire émerger des décisions concertées.

Je permettrai aux
habitants de participer à la construction de notre territoire de demain en améliorant leur information via la transmission en ligne de nos échanges, en développant la participation citoyenne à l’élaboration, la réalisation et l’évaluation de nos projets.

Un territoire respirable est un territoire dont les choix politiques des décideurs transmettent des valeurs authentiques de respect et de solidarité à ses habitants et qui font vivre la citoyenneté.

Respirez, votez !
Merci pour votre attention."

Résultat du vote : 
Claire Lepan : 4 voix 
Jean-Jacques Pasquier (PS) : 10 voix
Jean-Luc Rigaut (UDI) : 70 voix
Blancs et nuls : 8

Petite anecdote : lors du dépouillement des votes ce sont les benjamins du conseil qui ont été appelés à officier. Laure Townley est la plus jeune, je viens ensuite, puis Claire Lepan... Comme quoi, on est encore jeunes en politique ! La génération future...

vendredi 13 janvier 2017

Installation du conseil du "Grand Annecy" ce soir


Ce soir, à 18h à Cap Periaz aura lieu l'installation des 93 élus du conseil du Grand Annecy (c'est ouvert au public !). Le Grand Annecy est la réunion de la C2A de la Communauté de Communes de la Tournette, de la rive gauche du lac, de la Fillière et du Pays d'Alby.

A cette occasion il faudra élire l'exécutif et en particulier le (ou la) président-e- et les vice-président-e-s.

Je ne serai pas candidat au poste de Président. J'ai été candidat au poste de Maire d'Annecy et dans ma vision du non-cumul des mandats (même si je n'ai pas été élu) je ne souhaite pas briguer un mandat de Président.

Je ne voterai pas non plus pour des personnes qui veulent cumuler. La responsabilité d'être Maire d'Annecy, dans cette période de fusion avec les bouleversements que cela implique, ne permet pas de cumuler les fonctions de Maire et de Président, tout en faisant un travail de qualité.

Les Annéciens ont besoin d'un maire à temps plein. La démocratie exige la fin des cumuls.

Je réfute l'idée qu'il faille cumuler pour être efficace. Dans de très nombreuses communautés de communes ou d'agglo, ce n'est pas le maire de la plus grande ville qui dirige l'intercommunalité. Et pourtant, çà marche ! Le problème du cumul c'est qu'une même personne concentre trop de pouvoirs. Le dialogue n'existe plus.

Bien entendu, je ne voterai pas pour une personne qui soutient l'actuel projet de centre des congrès à Albigny. Je souhaite une économie vivante, dynamique, tournée vers le futur (et des idées j'en ai plein, assise sur les propositions du monde économique réel) ; mais qui respecte son environnement et qui ne se fasse pas au détriment des habitants et de leur qualité de vie. Le lac est notre bien commun. Son respect est aujourd'hui au cœur de l'espace géographique du Grand Annecy.

Je souhaite également un Grand Annecy qui écoute, qui dialogue et qui respecte. Les territoires, tous les territoires et leurs spécificités; les élus et leurs sensibilités; les forces vives (acteurs économiques, société civiles, monde associatif) et leurs propositions ; la population et ses attentes.

Deux points doivent particulièrement mobiliser notre énergie pour cette fin de mandat : le logement avec en particulier et en premier, la construction de logements sociaux (pour atteindre les obligations légales), de logements intermédiaires pour les classes moyennes et populaires. De ce point de vue le Plan Local de l'Habitat actuel n'est pas à la hauteur. Il faut le revoir et prendre en compte la réalité des difficultés de nos concitoyens.

Ensuite le transport en commun qui doit devenir central et auquel il faut dédier des moyens financiers conséquents. Nous avons ces moyens quand on voit que le Département et l'agglo s'apprêtent à mettre plus de 300 millions dans un tunnel sous le Semnoz qui ne résoudra rien. Sortons du tout voiture avant d'en crever. Il faut réorienter cet argent vers la construction de véritables lignes de BHNS (pas de pseudo-BHNS), et la constitution, en périphérie de l'espace urbain, sur les territoires qui nous rejoignent, de lignes "secondaires" connectées au réseau urbain pour capter la populations des actifs qui font chaque jour les trajets domicile-travail. C'est une nécessité en matière de pollution et donc de santé publique.

Les choix faits jusqu'à présent par l'exécutif ne sont pas à la hauteur des enjeux. Des projets pharaoniques détournent des centaines de millions d'euros pour la gloriole de certains, et assèchent les financements pour des projets nécessaires et utiles à la population dans son entier.

J'ai toujours combattu cette politique. Je continuerai. Mais j'ai bon espoir, quand je vois le ton employé jusqu'à présent, que les élus des autres communautés apportent ce bon sens et ce pragmatisme qui manquait tant à la C2A.

mercredi 11 janvier 2017

Mon choix pour l'élection présidentielle

Cher-e-s ami-e-s,

l'élection présidentielle approche à grands pas. Certains penseront qu'ils en ont déjà assez soupé, pourtant, dans notre régime monarcho-républicain, c'est l'élection majeure. C'est le moment où il faut se positionner pour l'avenir de notre pays.

J'ai fait mon choix, après une longue et intense réflexion car j'estime que ces choix ne doivent pas être pris à la légère.

Vous connaissez depuis des années mon parcours, mes positions et mes valeurs. Je les défends avec constance et opiniâtreté aux conseils municipaux et d'agglomération. Et je continuerai à le faire, croyez-moi ! Vous savez toute l'importance que je porte au respect des citoyens, à leur implication dans la vie politique. Je crois à une démocratie renouvelée où les partis politiques arrêtent de capter le pouvoir à eux seuls, pour mieux servir les citoyens au lieu de se servir.

Mon expérience politique locale m'a beaucoup appris. J'ai vécu des moments de joie et de bonheur immense, toujours avec les citoyens. J'ai aussi vu comment marchent les partis politiques, de gauche comme de droite (y compris les extrêmes), qui tiennent des discours pour se faire élire et ensuite font autre chose. J'ai vécu localement les copinages, les exclusions, les renoncements, les collusions, les compromissions sur le dos des électeurs. Je ne me reconnais plus dans ces partis.

Je crois que notre démocratie est malade de tout cela. Le quinquennat de François Hollande aura fini d'achever mes illusions dans une politique sincère et passionnée. Je ne dis pas que François Hollande a tout raté, je crois que nous sommes parfois dur avec lui. Non, je lui reproche surtout d'avoir toujours tergiversé : 2 pas en avant, 1 pas en arrière. Ce n'est pas une question de frondeurs, ou d'autres choses. C'est une question d'absence de réflexion et d'analyse de la situation, de courage aussi.

Je n'attends pour cette élection présidentielle plus rien du PS et de ses alliés. D'ailleurs cette campagne me donne le sentiment de redites, d'entendre toujours les mêmes rengaines depuis des années et des années. D'un côté, faut taper sur les 35 heures, casser les services publics, de l'autre faut plus d'Etat, refaire l'Europe... Tout ca c'est du bla-bla électoral.

Je ne participerai donc pas aux Primaires du PS. Je ne soutiens aucun candidat car aucun candidat ne m'a convaincu.



J'ai choisi pour l'élection présidentielle de soutenir Emmanuel Macron. Après avoir lu ses propositions, je suis aujourd'hui convaincu que c'est le seul qui puisse mettre en mouvement notre pays pour ouvrir un meilleur avenir. 

Il croit en l'intelligence collective, à la place des citoyens dans le système politique. Il croit que la France a de formidables atouts : ses citoyens. Il faut favoriser cette énergie, la libérer (comme je le disais déjà dans mon programme municipal de 2014) pour inciter chacun à trouver sa place, à inventer, à créer, à s'épanouir. Comme moi, il croit en l'initiative individuelle. Il croit aussi que cette liberté sociale, économique doit être régulée sans entraver. Nous devons protéger les individus par des règles sociales qui libèrent la créativité (et qui n'enferment pas) et qui permettent la prise de risques.

Emmanuel Macron m'a convaincu d'une chose : la liberté n'est pas l'ennemi de la solidarité. Le conformisme et le conservatisme se retrouvent aussi bien à gauche qu'à droite, pour tous ceux qui pensent que "c'état mieux avant", "qu'il ne faut rien changer".

Moi je crois au progrès. Il faut reprendre la route du progrès social, économique et environnemental. Pour cela, il faut repenser de nouveaux logiciels, tout en gardant les valeurs.

Prenons l'exemple de l'assurance chômage. Macron propose de supprimer les cotisations chômage des fiches de paie (rapprochant ainsi le salaire net du salaire brut, et redistribuant ainsi du pouvoir d'achat) et de les remplacer par une hausse de la CSG. J'applaudis des 2 mains car cela permet de mieux faire contribuer le capital à la protection des Français (la CSG touche aussi les revenus du capital) tout en réduisant le coût du travail. Alors oui, cela fait sauter le paritarisme de la gestion de l'Unédic en rendant les prestations sociales étatisées. Cela ne m'inquiète pas et j'y suis favorable. De plus, cela permet d'ouvrir le droit au chômage à ceux qui souhaitent prendre le risque de lancer leur entreprise : auto-entrepreneur, chefs d'entreprises; ou à ceux qui veulent changer de métier : démissions, burn-out. Surtout cela permet de remettre à plat le système de formation des demandeurs d'emplois, dans une logique non plus travail/chômage mais activité/formation.

J'apprécie aussi beaucoup chez Macron son dynamisme, son ouverture d'esprit, son "libéralisme sociétal", sa vision moderne de la société française. Il croit au rêve européen, à la place de l'Europe dans le monde à ses valeurs universalistes de respect des droits de l'homme et de la femme (même si beaucoup doit être refait pour que l'Europe reparte). Je suis convaincu qu'avec lui, lui qui veut faire avec les citoyens pour apporter du progrès sans "taper" sur l'entreprise mais en la soutenant, la France peut trouver un nouveau souffle. Macron est le seul à être soutenu POUR ses propositions, à créer un mouvement d'adhésion à ses idées.
C'est aussi le seul à pouvoir faire barrage au programme réactionnaire et ultra-libéral de Fillon, tout en renvoyant l'extrême droite loin de notre démocratie.

En choisissant de soutenir Emmanuel Macron, je poursuis mes combats et mes convictions. Je ne me trahis pas, bien au contraire je trouve enfin l'espace de liberté et de renouveau qui manquait tant à notre France. Je n'ai jamais cru en l'homme providentiel. Macron a ses défauts, des propositions qui me vont moins bien. C'est d'ailleurs toujours le cas avec les candidats. On n'est jamais d'accord à 100%. Mais il incarne une idée du progrès et de la démocratie citoyenne qui me plaisent, tout en bousculant (enfin) le jeu étouffant des partis politiques.

dimanche 8 janvier 2017

Mes propositions pour mieux impliquer les citoyens, rejetées

J'avais proposé, parmi les 10 amendements au règlement intérieur du conseil municipal de la commune nouvelle que j'avais déposés, 2 propositions pour donner plus la parole aux citoyens (cf. article en cliquant ici).

La première de ces deux propositions consistait à demander la diffusion en direct via internet des séances du conseil municipal pour permettre à plus d'Annéciens, depuis chez eux, de suivre les affaires publiques. Cette mesure, mise en place dans toutes les communes de + de 100 000 habitants de notre région (sauf Villeurbanne), visait à rapprocher la chose publique, les élus et les citoyens.

Elle a été rejetée. Officiellement, il s'agirait de problèmes techniques. Le Maire ne voit pas comment filmer 202 conseillers (enfin ça fallait peut-être y penser avant de fusionner...). On peut toujours lui répondre que l'assemblée régionale est filmée avec plus d'élus mais de cela il se moque... De même on peut lui dire que l'objectif n'est pas d'avoir gros plans, travellings, zoom avant, etc... on n'est pas au cinéma. Si pour commencer on met une caméra fixe avec prise de son ça suffit... on n'est pas des stars de cinéma juste des élus qui veulent faire participer les citoyens. Mais non !!

La seconde propositions consistait à faire inscrire un droit d'interpellation citoyenne. Le principe était que si 1000 citoyens signaient une question écrite celle-ci devait être traitée au conseil municipal. Là encore l'idée était, dans une ville de 129 000 habitants d'offrir une possibilité de plus aux citoyens de s'exprimer.

La proposition a été refusée. M. Rigaut prétendant que ce droit existait déjà à travers l'article L 1112-16 du CGCT. Cet article dit : "Dans une commune, un cinquième des électeurs inscrits sur les listes électorales [...] peuvent demander à ce que soit inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante de la collectivité [ici le conseil municipal] l'organisation d'une consultation sur toute affaire relevant de la décision de cette assemblée."

Or deux points posent problèmes et font que cet article n'a rien à voir avec ma proposition. 
1) Il ne s'agit pas pour les citoyens de saisir le conseil municipal pour organiser une consultation (c'est-à-dire un référendum). Je proposais que les citoyens puissent "simplement" poser des questions à leurs élus. C'est loin d'être la même chose.
2) le seuil de déclenchement de la procédure. Je proposais 1000 habitants. Rigaut propose 1/5e des électeurs soit environ 15 000 signatures. Autant dire que cela ne se fera jamais...

Si plusieurs élus sont, en coulisses, venus m'encourager à défendre ces propositions, aucun n'a eu le courage de prendre la parole publiquement pour soutenir ces amendements. Ces amendements ont donc été rejetés.

La création de nouvelles formes de  démocratie participatives que je proposais n'aura donc pas lieu. Souvenez-vous à l'avenir de tous ces candidats et élus qui, lorsque vous les entendrez, en auront plein la bouche de la démocratie participative, de la participation des citoyens... Ceux qui vous promettent de "faire de la politique autrement" . Rappelez-leur bien combien ils ont été courageux et ils ont soutenus ces propositions. Aucun n'a fait de propositions allant dans le sens de plus de proximité avec les citoyens. 

vendredi 6 janvier 2017

M. Boutry peut-il m'expliquer ce problème de maths ?

Je suis intervenu lundi soir au moment du vote sur les indemnités des élus avec les arguments suivants :

- les indemnités de fonction ne sont pas une rémunération mais un dédommagement lié aux "dépenses et sujétions qui résultent de l'exercice de leur charge publique" (extrait du code général des collectivités territoriales) Le même code précise : "par principe, les fonctions électives sont gratuites". L'individualisation à outrance des indemnités, à la tête du client, n'a aucune justification sérieuse (d'ailleurs la délibération de 2014 montre que les indemnités sont attachées à des fonctions et non des personnes). Elle relève du clientélisme (pour tenir compte des cumulards) car comment justifier qu'un adjoint à la jeunesse ne touche pas autant qu'un adjoint à la sécurité et vice-versa ? Les indemnités ont été calculées pour faire plaisir aux copains, et non pas dans un esprit de bien commun. 

- le maire d'Annecy avait une indemnité de 80.38% de l'indice en 2014 (en hausse forte par rapport au mandat précédent où elle était de 48.35%). Cet indice était majoré de 25% car Annecy était alors ville touristique soit un indice "réel" de 80,38% + 25% = 100.47% (soit 3842 €/mois). Hier soir ce même maire a décidé de s'augmenter en faisant voter une indemnité à 109.35% (4182€) soit une hausse de prêt de 10% représentant 340€/mois de plus. M. Rigaut a soutenu le contraire hier. Or tous les autres élus ont accepté une baisse ou une stabilité de leurs indemnités, notamment les conseillers municipaux "de base" non délégués à l'agglomération qui voient leurs indemnités passer de 6% à 3% soit une réduction de moitié. Prendre aux petits pour donner au gros... M. Rigaut entre 2008 et 2017 sera donc passé de 2311 € à 4182€ (81% de hausse)...

Avec mes collègues nous avons voté contre cette délibération. Voici la copie des délibérations de 2014 (2 ieres images) et de 2017 (dernières image).




Suite à cette intervention, M. Boutry PS (dorénavant membre de la majorité) est intervenu pour soutenir son Maire, M. Rigaut, en me faisant la leçon comme il sait si bien le faire (j'ai déjà eu l'habitude sur les déchets cannois, les JO 2018, même le centre des congrès !). Je crois que M. Boutry ferait mieux de balayer devant sa porte avant de faire la leçon aux autres, je crois qu'il y a quelques poussières qui trainent.

Je rappelle simplement que M. Boutry avait déjà voté l'augmentation des indemnités de M. Rigaut en 2014, bien que connaissant le mensonge d'alors qui consistait pour le Maire à soutenir qu'il ne s'était pas augmenté. Je comprends donc parfaitement sa constance dans ses votes. J'espère qu'il comprendra la mienne...

Mais si le Professeur Boutry veut me prouver que je ne sais pas calculer, il peut toujours me faire la démonstration que les chiffres sont faux... Peut-être qu'avant de courir au secours de son maire, M. Boutry devrait travailler ses dossiers plutôt que d'avoir une confiance aveugle en son ami Rigaut. Et je ris de voir M. Billet, bien connu pour la constance de ses positions surtout quand il s'agit d'aller à la soupe, courir au secours de M. Boutry...

Pour ma part, je suis indemnisé à 3% depuis 2008 et cela ne change pas avec la commune nouvelle soit 91.37€ nets/ mois.

mardi 3 janvier 2017

Candidature au poste de Maire

Hier soir s'est tenu le premier conseil municipal de la commune nouvelle. J'y reviendrai en détail dans les parutions suivantes.

Il s'agissait tout d'abord d'élire le maire. J'ai posé ma candidature en demandant à ma collègue Claire Lepan de lire la déclaration suivante en mon nom (étant temporairement retenu à l'enterrement d'un ami très proche) :

"
Chers collègues,

le vote de ce soir est une nouvelle étape dans le processus de fusion de nos communes qui a commencé il y a un peu plus d'un an. Si j'ai toujours dit que j'étais favorable à une fusion des communes urbaines, avec mes collègues, nous n'avons eu de cesse de regretter l'absence de légitimité démocratique de ce choix. En effet, aucun candidat en 2014 n'avait annoncé cette fusion qui pourtant, j'en reste convaincu, était déjà dans la tête de plusieurs maires.

Depuis rien, ou si peu, a été fait pour associer la population à cette fusion. D'ailleurs, les témoignages d'Annéciens publiés ces derniers jours dans la presse montrent leur manque d'implication, leur manque d'informations et l'absence de transparence qui a entouré tout ce processus. La population a été tenue à distance de son avenir. La presse a été mise à la porte des conseils privés.  Les agents municipaux ont été largement oubliés provoquant des questionnements, des stress légitimes. Et les élus ont été mis sur la touche, relégués au rang de simples spectateurs, dépouillés de leur pouvoir pourtant démocratiquement acquis.

En vérité, le processus de fusion a été plus un processus de copinages que de politique sérieuse. Il ne peut déboucher de cette réalité qu'une défiance plus grande encore de la population vis-à-vis de ses instances et de ses représentants. Un tel projet, pourtant si enthousiasmant sur le papier, s'est vite transformé en un projet personnel oubliant le bien commun pour se concentrer d'abord sur la distribution des postes et des indemnités. Un exemple ? Jamais encore nous n'avons eu à échanger sur la future composition des comités d'habitants, sur leurs attributions, leurs composition... Par contre, combien de conciliabules, de réunions pour définir le nombre de maires adjoints, le nom des heureux élus ; le montant de leurs indemnités. Ce décalage entre bien commun et pouvoir personnel heurte profondément ma sensibilité républicaine et démocrate.

Pour habiller cette nouvelle fusion d'un semblant de légitimité et de diversité politique, il a été décidé de maintenir des communes déléguées en confondant au passage la notion de proximité et celle de clientélisme. Car je n'ai jamais considéré que c'était le nombre d'élus qui faisait la proximité. Vous pouvez avoir de nombreux élus, mais sans pouvoirs et sans écoute de la part d'un exécutif droit dans ses bottes. La proximité se gagne en donnant une place aux citoyens dans les processus de réflexion et de délibération, pas en multipliant les élus fantoches de fait.

Cette armée mexicaine, avec ses 202 conseillers municipaux et sa cohorte de  maires adjoints qui se demandent encore quel sera leur pouvoir réel au sein des conseils délégués, sera ingérable. Elle va ajouter des lourdeurs aux lourdeurs, sans rien apporter de plus au processus démocratique.

C'est pourquoi, ce soir, je vous propose ma candidature au poste de maire. Pour prendre en compte cette réalité et reprendre enfin le chemin de la démocratie, du bon sens et du pragmatisme.

Je ne vous propose pas une candidature avec un programme, je n'en ai, et personne ici n'en a, la légitimité. Je vous propose une candidature pour repartir du bon pied. En votant pour moi, vous accepter le chemin du retour aux urnes au printemps en décidant la dissolution de ce conseil municipal pléthorique. Cette dissolution collective ne sera effective que si, évidemment, j'obtiens la majorité. Dans le cas contraire c'est la voie des 6 maires délégués qui sera suivie à savoir l'affreuse machinerie pléthorique qui vous sera présentée par le biais de la candidature de M. Rigaut. Je continuerai alors à siéger car je n'ai pas moins de légitimité que d'autres.

Je vous appelle à bien réfléchir mes chers collègues. 3 ans avant 2020 c'est court, mais c'est long aussi. On veut nous faire croire que ces 3 années ne seront que des années "techniques", de mise en place de la fusion. Durant ces 3 années, certains voudraient nous faire croire que l'on doit mettre nos convictions, nos idées politiques de côté. 3 années de parenthèse politique pour n'être plus que des gestionnaires, comptables. Si c'était cela la réalité, s'il fallait mettre la politique de côté pendant 3 ans, alors notre légitimité d'élus serait encore plus faible. Mieux vaudrait organiser un concours de beauté de super-énarques, bien plus qualifiés que nous pour mener à bien cette transition "technique". La vérité est bien différente. En réalité, ce sont durant ces 3 années que nous allons faire le plus de Politique car les choix à opérer sont innombrables et nous en avons déjà eu la démonstration avec l'armement de la police municipale, les choix concernant les tarifs, etc...

Faire de la politique ce n'est pas mal. Dire que l'on n'est pas toujours d'accord, c'est noble. Croire encore qu'il peut exister des familles politiques différentes, dont les choix sont différents, ce n'est pas être dogmatique. Mais pour faire de la politique, opérer tous ces choix, il faut être légitimes. La légitimité vient des électeurs. Et je suis candidat pour proposer la dissolution de ce conseil pléthorique, le retour aux urnes et l'élection d'une équipe légitime, motivée et efficace pour mener à bien la réalisation de cette fusion."

Au final le vote a permis l'élection par 150 conseillers municipaux sur 202 de M. Rigaut. Pour ma part, j'ai recueilli 7 voix. Certains pourront en rire, mais je trouve cette posture plus noble et cohérente que de décider de voter blanc tout en acceptant les postes d'adjoints et donc d'intégrer la majorité, choix opéré par la gauche locale et les écologistes. 

Je remercie les élus qui m'ont fait confiance. Cela me touche. La base est encore faible mais l'espoir est grand de construire une alternative citoyenne. Le décalage entre le cirque qu'est devenu le conseil municipal et les préoccupations des citoyens ne peut pas durer longtemps. Les postures de façade non plus. Viendra le temps de la clarification et de la vérité. Je suis convaincu que les citoyens sauront reconnaître ceux qui ont tout essayé pour les impliquer et leur faire confiance. Ceux qui n'ont pas jouer les contorsionnistes politiciens.

dimanche 1 janvier 2017

Bonne année 2017


Je vous souhaite à vous toutes et tous une très belle et heureuse année 2017. 

Qu'elle soit synonyme de rencontres et d'échanges parce que par-delà les richesses matérielles, ce sont bien les richesses humaines qui comptent vraiment. 

Qu'elle vous garde en bonne santé pour vous permettre de réaliser vos rêves et d'accumuler les succès. 

Enfin, qu'elle vous apporte la joie, celle d'un regard sur le lac au petit matin, du sourire de la personne aimée, de la satisfaction d'un moment personnel de sérénité. 

La vie est belle, je vous souhaite qu'en 2017 elle soit pour vous lumineuse. Bonne année !

Amitiés