mardi 26 décembre 2017

Bilan 2017 à Annecy, une année de séparations

Cher.e.s lecteur.rice.s.

il y aurait tant à dire du malaise qu'a provoqué à Annecy (commune nouvelle), l'année 2017. Vous avez suivi au fil des jours le mal-être qui a été le mien et qui a été, c'est le plus important, tout au long de cette année celui de nos agents municipaux, de nos commerçants, de nos écoles, et de beaucoup d'entre vous.

La fusion de nos 6 communes urbaines au 01 janvier avait soulevé chez certains un brin, un soupçon, d'espoir. Après tant d'immobilisme, de renonciations et d'inactions, le souffle de la marche en avant se levait.

En cette fin d'année, il faut reconnaître que l'espoir n'y est plus. Le souffle est retombé. J'ai déjà largement disserté sur les causes de cet état de fait. Je n'ai cessé de tirer la sonnette d'alarme. Et je regrette d'avoir à faire ce constat. La fusion ne prend pas car il n'y a pas de projet de fusion, de projet au sens d'un élan pour la population. Que veut-on faire ensemble ? Quel avenir voulons-nous construire ? Qu'est-ce que c'est qu'Annecy à 128 000 habitants ? Où voulons-nous aller ?

Cette absence de projet, de vision à long terme n'est pas nouvelle et certains ont voulu croire que la fusion était un projet en soi. Résultat ? Ils nous ont déniché un logo vide de sens. C'est un épiphénomène sans importance au fond, mais qui en dit tellement long...

Les autorité(aire)s en place, faute de projet, se sont pris pour des apprentis sorciers qui veulent réinventer une ville nouvelle en oubliant les spécificités de chacun. Ainsi ils ont passé par la fenêtre, sans plus de réflexion, des pans entiers de notre histoire, de notre héritage, particulièrement en matière de politique de la petite enfance et de l'enfance. Ils ont continué à attaquer notre lac, ils se sont même attaqués au Semnoz avec des projets de canons à neige et de tunnel.


Cette année 2017 Bernard Bosson, à qui je veux une nouvelle fois rendre hommage, sera mort deux fois. En Mai dernier il nous quittait après avoir combattu courageusement contre la maladie. Mais tout au long de l'année son successeur, sous l'influence d'un autre Bernard, se sera évertué à dilapider son héritage politique.

En Février 2003, Bernard Bosson écrivait, dans un éditorial du bulletin municipal intitulé "Etre maire", ces mots que je vous livre in extenso :
"Depuis 20 ans, j'ai l'honneur d'assumer la responsabilité de Maire; cet anniversaire me porte plus encore qu'à tout autre moment à repenser cette fonction d'élu local dans notre société qui a tellement évolué au cours des dernières décennies. 

Alors que les lieux de décision se sont multipliés et complexifiés, nos concitoyens attendent plus que jamais du Maire et des élus locaux qu'ils répondent à l'ensemble de leurs besoins et de leurs préoccupations.

Cette proximité est source d'échange et riche de relations humaines, mais elle a aussi des exigences parfois difficiles à vivre.

En effet, il est nécessaire que le Maire soit porteur d'un équilibre dynamique, prenant en compte les intérêts particuliers et l’intérêt général avec le souci de la vie quotidienne et d'une vision d'avenir.

L'écoute et le dialogue doivent être permanents, mais il faut toujours, le moment venu, avoir le courage de décider.

La gestion ne doit pas l'emporter sur l'essentiel car "il est important d'avoir des idéaux inaccessibles et d'essayer de s'en approcher; sinon c'est le règne du pragmatisme et du compromis". "

Je crois que tout est dit. C'est une leçon, une définition si intelligente de ce qu'est un Maire. C'est évidemment pour moi une boussole. Dans ce texte, j'ai eu l'occasion d'échanger avec lui sur deux passages. D'abord cette espèce de contradiction qu'est l'expression "équilibre dynamique". Conserver un équilibre ce n'est pas ne rien faire, ce n'est pas le conservatisme, c'est prendre le temps de comprendre, de connaitre sa ville et sa complexité pour l'amener ensuite par conviction, par envie à se mettre en mouvement, à devenir dynamique. La dynamique naît des acteurs eux-mêmes, citoyens, entrepreneurs, associatifs, fonctionnaires, retraités... L'élu n'a pas à imposer le mouvement, il est là pour le faire émerger, le faire apparaître et surtout le faire aboutir. C'est un catalyseur.

Bien sûr, la fin du texte peut paraître énigmatique pour le centriste que fut Bernard Bosson qui a toujours favorisé le consensus. Et nous avons longuement discuté de ce point. Sans caricaturer sa pensée je crois avoir fini par comprendre que chez lui, le consensus était d'abord affaire de convictions et de convergence. Etre centriste pour Bernard Bosson ce n'était être "entre" gauche et droite ou "ni - ni". C'était une vraie ligne politique basée sur des valeurs fortes issues de l'humanisme et de la démocratie chrétienne. Faire consensus alors ce n'est pas l'absence de valeurs, le fait de combler un vide initiale en allant chercher chez les autres un bout de ceci, un morceau de cela. C'est au contraire porter une vision et accepter de la mettre sur le grill de la contradiction. Car fort de cette croyance en une intelligence collective, en l'émergence du bien commun, c'est accepter de dire qu'à plusieurs à réfléchir, à débattre sur une idée, il en ressort toujours du positif.

Etre Maire ce n'est pas gouverner selon son bon vouloir. N'importe quel nigaud est capable de cela. Non, être Maire c'est savoir faire la courroie de transmission entre les citoyens, leurs besoins; et les leviers du pouvoir. C'est penser qu'en faisant AVEC, la trace que l'on laisse est bien plus durable et plus prégnante qu'en faisant seul. C'est avoir l'humilité de penser que piloter une ville c'est d'abord fédérer les énergies pour les mettre en mouvement et pour cela faire oeuvre d'échanges, de dialogue et de remise en cause.

La force du compromis nait non de l'absence de convictions mais de la satisfaction d'avoir réussi à faire partager ses convictions, parfois amendées par le débat. 

Vous me direz qu'on ne vit pas dans le passé et que la nostalgie est un sentiment passif qui ne conduit à rien. C'est vrai. Pourtant il existe des fondamentaux qui, selon moi, restent immuables et sont bel et bien encore d'actualité.

En 2017 à Annecy, le compromis mou, sans vision, a conduit à une séparation durable des élites avec les citoyens et les acteurs du territoire. La méconnaissance des Annéciens et l'absence totale de dialogue ont mené à des décisions contraires à ce qu'est notre ville et à son histoire. Si le temps des rétrospectives est d'abord un moment pour repenser au passé et faire le bilan, je ne me satisfais pas de cette réalité.

Si 2017 a été l'année de cette profonde séparation, d'un exercice du pouvoir déconnecté des gens, 2018 doit être l'année où l'espoir renait. Mais il n'est pas encore temps de vous faire part de mes voeux et de mes décisions pour l'année nouvelle.

Je vous souhaite à vous tous de bien finir l'année, de prendre du plaisir et de la joie. De vous reposer encore un peu, aussi, car en 2018 nous allons avoir du travail sur la planche.

Bonnes fêtes de fin d'année et que reviennent les jours heureux !


jeudi 21 décembre 2017

Pole métropolitain : une couche de plus... et un titre de plus pour M. Rigaut ?

La nouvelle idée de Sa Majesté pour agrandir son domaine est de créer un pole métropolitain pour regrouper les agglomérations d'Annecy et de Chambéry.

Ce pôle métropolitain est une idée qui a fait pschitt... puisque ni Aix-les-Bains ni Rumilly n'ont voulu (bravo à eux !) s'y associer. Et on se demande bien pourquoi les autres agglomérations (Fier et Usses, Genevois, Annemasse, Faverges, Thones, etc...) n'ont pas été mises dans la boucle... Sa Majesté ne doit pas les aimer.

M. Rigaut va donc proposer ce soir un ersatz de Pole métropolitain, rabougri et sans moyens. Une couche de plus au mille-feuille qui en compte déjà beaucoup trop.

Ce pole métropolitain revu et rabaissé a pour objectif de contrer la métropole genevoise et de peser au niveau de la région. Là j'ai dû louper un épisode ou alors le disque de M. Rigaut est rayé car c'est déjà l'argument posé sur la table pour dire : il faut agrandir l'agglo et il faut fusionner les communes...

Bref, on radote un peu du côté du chateau. A force de peser on ne risque pas de devenir obèse ?

Cette logique d'affrontement, de "poids" est un logique que je déteste. Nous n'avons pas à nous opposer à Genève et son agglomération mais à travailler avec elle sur de nombreux sujets comme le recrutement des agents en crèche par exemple...

Quant aux sujets abordés par ce nouveau pole métropolitain c'est assez flou : qualité de l'air (ah ca pour brasser de l'air on sait faire !), agriculture, sport outdoor, aménagement de la montagne...

Enfin il me semble que pour s'accorder sur la mise en place de la vignette crit'air ou le bus à 1€ au moment des pics de pollution on n'a pas eu besoin d'un pole métropolitain... Si les Vice-présidents à l'agriculture veulent se parler ils peuvent prendre un café sans créer pour cela une usine à gaz.

On nous dit : ce sont les personnels des agglomérations actuelles qui feront le boulot... Pour connaitre un peu le fonctionnement du Grand Annecy, les personnels sont déjà plus que sollicités, ils sont en burn-out pour beaucoup d'entre eux au sein des services alors leur rajouter du travail...

Mais au final ce qui me gêne le plus c'est cette dislocation des départements et de notre entité savoyarde mise en oeuvre par notre maire de Meaux. En regroupant les villes où se créent les emplois et donc les richesses, on exclu de fait le reste des deux départements. On pèsera jusqu'à écraser les autres.

Pour ma part j'ai toujours pensé qu'Annecy était forte parce qu'elle pouvait compter sur des territoires limitrophes forts : Albanais, Faverges, Aravis, Cruseilles... qui lui fournissent employés et clients, logements et pouvoir d'achat. Vouloir couper cela pour dire : "on crée une locomotive et on se fout des  wagons" ca ne marchera pas.

On ferait mieux de déjà bien travailler sur nos compétences et de nouer des partenariats et un dialogue constant avec nos voisins : Chambéry, Genève, Aix-les-Bains, Rumilly et tous les autres dans un esprit non de compétition mais de coopération, non de prédation mais de solidarité. 

Si l'identité savoyarde et ses spécificités doivent évidemment être soutenues, il s'agit d'avoir aussi un peu de mémoire et de connaitre notre histoire. La Savoie ce sont les deux départements ensemble qui la rendront plus forte et pas des bidouillages institutionnels pour Présidents en manque de pouvoirs (et d'indemnités ?)

mercredi 20 décembre 2017

Le budget 2018 entérine la dégradation du service public aux Annéciens


Lundi soir le conseil municipal était appelé à voter pour son budget 2018. Celui-ci s'établit en dépenses et en recettes à 265 407 633 euros. Sur cette somme, 197 millions sont rattaché à la partie fonctionnement (recettes : dotations d'Etat + impots locaux ; dépenses : personnel + subventions + charges générales de fonctionnement) et 68 millions à l'investissement ( financé par l'excédent de fonctionnement et l'emprunt prévu de 22 millions d'euros).

Fonctionnement :

D'une année sur l'autre, les dépenses de fonctionnement sont en hausse très légère de 0.57% . Quand on sait qu'on prévoit une inflation comprise entre 1 et 1.5%, cela signifie en euros constants une baisse des moyens pour rendre le service public.

Dans ces dépenses on trouve une hausse trop faible des charges de personnel budgetée à +1.7%. Or d'après toutes les publications officielles (y compris celles de l'Association des Maires de France), simplement pour accompagner les évolutions réglementaires, le revalorisation du point d'indice, la mise en place du RIFSEEP, et l'ancienneté des personnels, il faudrait au moins 2.5% de plus. L'agglomération "Grand Annecy" estime de son côté cette hausse à 3%... Mais à Annecy on fait 1.7% ! Cherchez l'erreur quand en même temps, la main sur le coeur, le maire explique tout mettre en oeuvre pour recruter des personnels pour les crèches... et proner une politique de motivation et de fidélisation (qui passe nécessairement par une revalorisation des salaires)...  Je l'ai dit : "A force de dire tout et de faire son contraire, on va finir par voir qu'on se moque des gens" !

Du côté des associations, l'enveloppe prévue pour leurs subventions est en baisse d'une année sur l'autre. C'est déjà en soi un mauvais signe. Mais en plus, je m'interroge sur la répartition de cette enveloppe. Au dernier conseil, il avait été proposé que les associations qui ont du personnel (et subissent donc une hausse "involontaire" de ces dépenses) soient accompagnées avec une hausse de leurs subventions. Si l'enveloppe baisse et que certaines associations voient leurs subventions augmenter, cela signifie que celles qui n'ont pas de personnels, mais qui participent largement au dynamisme associatif de notre commune et qui sont les plus nombreuses, vont voir leurs subventions baisser...

Toujours dans cette partie "fonctionnement" on note la prévision (à confirmer !!!) d'une recette exceptionnelle de 9.4 millions d'euros liée à la vente aux promoteurs privés du tènement des Capucins, vente contre laquelle je continue de batailler.

J'aurais pu dire aussi que face à cette austérité financière imposée aux personnels et aux associations, on note paradoxalement une hausse de 16% du budget des frais de réception...

Ce chiffre de 0.57% de hausse des dépenses de fonctionnement pour le service public à la population est à mettre en relation avec la hausse des recettes liées aux impots locaux (le taux ne changera pas, ce sont les impots "apportés" par les nouvelles constructions). En 2018 l'argent collecté au titre des taxes foncières et d'habitation augmenteront de + 5.5%. Cette hausse montre bien que notre population augmente -3 à 4% par an- alors que les dépenses stagnent. Payer plus pour avoir moins... On peut invoquer quelque temps les gains de productivité pour dire que le service à la population reste identique mais quand les communes baissent leurs frais de personnel depuis 3 ans, je suis intimement convaincu que ces gains de productivité sont derrière nous. A moins de penser qu'on emploie des personnels à ne rien faire... ce qui n'est pas mon cas. Aujourd'hui, cette politique d'austérité est en train (on le voit avec les crèches) de porter un coup dur à notre qualité de service public.

M. Boutry peut bien dire le contraire et  dire que notre fusion produit du progrès social, l'accueil par l'intersyndicale des personnels et leur malaise prouvent le contraire. Même l'exemple qu'il prend à savoir l'extension des activités  proposées aux séniors par la ville historique d'Annecy aux autres communes déléguées est mauvais. En effet, on étend ces activités et on les ouvre à tous les séniors de la commune nouvelle mais sans augmenter d'aucun agent le service qui propose ces activités. Si c'est potentiellement un gain de service public pour les séniors qui n'y avaient pas droit jusqu'ici (parce que leurs maires devaient avoir d'autres priorités jusque-là) c'est évidemment pour les annéciens historiques une dégradation, eux qui seront noyés au milieu des autres.

Habiller Pierre en déshabillant Paul est-ce un progrès social ? Et des exemples comme celui-ci il y en a plein.

C'est aussi très amusant de voir un élu de gauche parler d'un budget "de progrès" quand quelques minutes après M. Accoyer parle d'un budget "d'économies" nécessaires et s'en réjouit... C'est vrai qu'il n'y a plus de valeurs et plus de repères mais enfin...

Alors le maire-adjoint en charge des finances a cru me mettre en difficulté en appelant en renfort le futur contrat de réduction des dépenses publiques que nous aurons à signer avec l'Etat et qui imposera aux collectivités une hausse maîtrisée à +1.1% des dépenses de fonctionnement... Je ne vais pas débattre ici de ce que je pense de cette politique de l'Etat qui s'immisce dans les affaires des collectivités locales en opposition totale avec la logique de décentralisation qui, à mon avis, devrait être largement poussée plus avant. Non. Sans être un as en maths, chacun comprendra qu'entre les 0.57% proposés par la majorité rose-verte-bleue et les 1.1% imposés par l'Etat, il y a de la marge... Surtout pour une commune qui est en pleine expansion démographique.

Investissement

Du côté des investissements, ca ronronne. 50 millions d'euros de travaux prévus (donc en réalité moins de 40 réalisés) c'est très largement en dessous de la moyenne des villes de notre importance. Dommage, car des besoins d'investissements il y en a pour améliorer la vie quotidienne de nos écoles, nos rues, faciliter la transition écologique, etc... Surtout quand les taux d’intérêt pour les emprunts sont si faibles...

Bref, pour conclure, il s'agit là pour nous d'un budget qui finit de démolir l'héritage d'Annecy. C'est un budget qui va accentuer le malaise des agents municipaux, qui réduit les moyens donnés à nos associations (pour l'une des villes les plus riches de France !), climaticide avec l'éventuelle destruction du parc des Capucins, sans souffle et sans ambition. Un budget qui fait "deux fois mieux" que les demandes de l'Etat (largement critiquées par les élus locaux lors du congrès des maires... cherchez l'erreur). Un budget qui valide la dégradation du service public pour les Annéciens.

Un budget contre lequel j'ai évidemment voté.

vendredi 15 décembre 2017

Nos enfants ne sont pas leur priorité



Le 23 octobre dernier paraissait dans le Dauphiné libéré une interview dans laquelle je disais : "Elle [le fusion des communes] est en train de tourner au fiasco parce qu'elle a été mal préparée." Je vous rassure, je n'ai aucun don surnaturel... Mais j'écoute et j'entends les citoyens et les agents des services de la ville. Et ce que vous me dites ne va malheureusement pas dans le bon sens.

Une chose est vraie, depuis la fusion des communes, ce sont nos enfants qui trinquent ! 

1- Les crèches

Depuis 2 jours, les parents ont appris que les crèches municipales, faute de personnel, vont devoir fermer 1 à 2 heures plus tôt (ou ouvrir plus tard) par jour. Ces fermetures vont intervenir dès lundi prochain pour 15 crèches sur 23... Les parents n'ont que quelques jours pour tenter de trouver une solution de garde pour les enfants. La ville semble renvoyer la raison de ce manque de personnel sur un contexte national et local difficile.

Pourtant, gouverner n'est-ce pas prévoir, anticiper et accompagner les changements ? Or ici aucune anticipation, aucune politique active n'ont été mise en place depuis des années. Quant à l'information des parents à quelques jours du couperet c'est un véritable scandale.

Oui, il y a un problème de personnel. Mais ce n'est pas nouveau. Chaque année c'est tendu. Et rien n'est fait. Rien n'est fait par la ville pour former des personnes aux métiers de la petite enfance. Pourtant on aurait pu conventionner avec Pole Emploi pour reconvertir des chômeurs et contractualiser avec eux : une formation payée contre l'engagement de travailler x années à la ville... Rien.
Rien n'est fait pour fidéliser et motiver les personnels. Les salaires sont gelés et chaque année, encore lundi prochain, les mêmes politiques demanderont une compression de la masse salariale. Ces politiques de stagnation des salaires et des embauches prônée par la ville depuis des années finit par avoir des conséquences directes sur le niveau de service public. Dans une ville qui accueille de plus en plus d'habitants geler les salaires et les embauches c'est faire régresser le service public. Pourtant on aurait pu trouver des manière de motiver financièrement ces personnels plutôt qu'ils s'en aillent au privé ou en Suisse, ou bien encore repartent de la région jugée trop chère (où sont d'ailleurs les logements sociaux pour les loger ?). Là encore rien.

Rien n'a été fait pour prévenir les parents et leur permettre d'anticiper à l'avance. On les avertit quelques jours avant et ils doivent se débrouiller... Comment est-ce possible ? dans quel monde vivent ces politiques qui se moquent ainsi des citoyens ? Pourtant là aussi on aurait pu prévenir, avertir, permettre de trouver des solutions en douceur. Rien.

Face à ces incompétences, la situation actuelle n'est pas le fait de la fatalité et "d'un contexte national difficile" comme le prétend la ville. C'est trop facile de nier ainsi ses responsabilités. Depuis des années je tire la sonnette d'alarme. En vain et voici le résultat.

Je souhaite que dans cette période où les parents vont devoir trouver d'autres modes de garde, la ville accompagne financièrement les familles en remboursant les différences de prix pour les parents.

2- Les écoles

Le taux d'encadrement par les ATSEM dans les écoles d'Annecy se sont dégradés depuis la fusion des communes. La ville a retiré 1 ATSEM par école, quelque soit la taille de l'école (1 ATSEM à la prairie qui compte 5 classes soit une baisse de 20% du nombre d'ATSEM, tout comme apr exemple 1 ATSEM à Vallin-Fier avec 15 classes soit une baisse de 6.5%). Voila comment la ville est gérée actuellement par des petits comptables qui font des calculs d'économies sans liens avec les réalités.

Je ne parle même pas du nettoyage des locaux. En particulier des tables et des chaises des enfants qui sont nettoyés, depuis la fusion des communes, plus qu'une seule fois par période de cours soit environ toutes les 7 semaines... Vos enfants travaillent sur des tables sales. C'est cela la réalité. Pas besoin d'être médecin pour comprendre qu'à ce rythme les épidémies de gastro et bientôt de grippe n'ont aucun mal à proliférer...

L'équipement des écoles en matériel informatique reste désespérément nul. Si les CM2 ont pu bénéficier de l'installation de tableau Pédagogique Interactif, on attend toujours leur déploiement général dans toutes les classes... Sans compter des ordinateurs en nombre largement insuffisant et qui datent de..pfff...

Les rénovations d 'écoles... On refait l'extérieur des Romains : très bien. Et pour l'intérieur ? Il a fallu se battre pour que les WC turcs soient remis aux normes mais rien n'est prévu pour le reste des locaux.
Quant à la rénovation de Carnot pourtant promise comme LA priorité du mandat, elle n'apparait toujours pas dans le budget de 2018 que nous aurons à voter lundi. Autant dire qu'elle ne se fera pas sur ce mandat contrairement aux promesses de M. Rigaut.

3- Le périscolaire et les activités annexes

Depuis septembre, les activités périscolaires sont payantes à Annecy. Cela a pour conséquence directe la baisse de la participation à ces activités par les familles les plus modestes, et une hausse des frais pour les familles moyennes. Sur le périscolaire aussi les problèmes de recrutement sont bien présents et les conditions de travail sont nettement dégradées. Je peux vous dire que bien souvent les activités périscolaires se font sans que les taux d'encadrement légaux ne soient respectés. Là encore, mêmes raisons, mêmes solutions que pour les crèches. Mais rien n'est fait c'est la faute à "pas de chance".

Les activités sportives municipales qui permettaient à tous nos enfants de pratiques un sport pendant les vacances gratuitement, vont elles aussi devenir payantes (vote lundi en conseil municipal). Là encore les effets seront directs : exclusion des familles les plus pauvres, appauvrissement des familles moyennes.


Si pendant des années nous pouvions être fiers de la politique menée par Annecy pour ses enfants, impulsée par les Bosson comme une la nécessité par la ville de se doter des moyens nécessaires pour accompagner tous ses enfants (quelque soit la fortune des parents, leur lieu de résidence, leurs origines, etc...) afin qu'ils deviennent des ANNECIENS, on voit qu'aujourd'hui ce temps est révolu. La majorité rose-bleue-verte est en train de casser cet héritage. Pourtant il existe des solutions pour qui aurait un peu de courage politique et d'imagination. Tout reporter sur le "contexte", la fatalité est un peu facile. Les élus sont là pour anticiper et faire le nécessaire, ils sont payés pour cela.

Cette réalité m'attriste et en même temps me met en colère. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir averti. Aujourd'hui ce sont les Annéciens et nos enfants qui payent l'addition.

lundi 11 décembre 2017

Centre des congrès : détournement d'argent public

Je viens de recevoir le magazine de l'agglomération distribué dans toutes les boites aux lettres grâce à l'argent du contribuable.

En page 15 du magazine on peut découvrir un tissu de mensonges concernant le projet de centre des congrès sur la presqu'ile d'Albigny.

C'est de la propagande financée par l'argent public.

Il fut un temps où la décence et le respect de l'institution juridique faisaient que les hommes politiques s'interdisaient certaines pratiques. Par exemple on ne confondait pas l’intérêt général et l’intérêt particulier. Ou bien encore on s'interdisait de commenter une action en justice par respect pour cette institution.

MM. Rigaut et Accoyer n'ont même pas cette décence. Ils se servent du bulletin du Grand Annecy pour tromper les citoyens et distiller leurs mensonges.

C'est du détournement d'argent public. 

Je ne vais pas démonter un à un ces mensonges car vous trouverez tout sur ce blog ou bien encore dans le rapport des commissaires-enquêteurs qu'ils injurient dans cette publication. Simplement je souhaitais vous dire que dire, comme c'est le cas dans cette publication, que le projet respecte la loi littoral alors que le tribunal de Grenoble a dit le contraire il y a de cela quelques semaines est un scandale.

Ces deux élus sont des charlatans et des dangers. Ils cherchent à vendre leur camelote sans vergogne ni aucune dignité. Ils trompent les gens.

Avec mes avocats je vais voir ce qu'il est possible de faire pour que cette partie de la publication du bulletin soit refacturée à ces deux élus. Il n'y a aucune raison pour que l'argent public finance ce genre de publication.

Ces gens se croient au-dessus des lois. On va leur rappeler que ce n'est pas le cas.

Jamais je n'aurais cru qu'on pourrait tomber aussi bas : se servir de l'argent public à des fins de promotion d'un projet largement contesté par la population et condamné par la justice. C'est prendre les citoyens (non-informés) pour des cons. Il faut vraiment qu'ils aient un intérêt fort à le construire leur blockhaus. A ce sujet nous récoltons actuellement des témoignages et les faits.

J'espère qu'un jour vous vous souviendrez de tout ce que ces deux-là ont fait et comment ils vous ont craché à la figure, comment ils dédaignent les avis opposés aux leurs. Ils se croient être les parrains d'une mafia locale. Laissons-les se pavaner avant d'avoir à rendre des comptes. Rira bien qui rira le dernier.

samedi 9 décembre 2017

Le maire annonce 3 parkings...

J'ai lu dans le Dauphiné le plan imaginé par le maire pour construire 3 parkings dans le centre-ville :
- un parking sous l'actuel parking de la préfecture de 600 places avec un espace vert dessus.
- un parking de 1000 places sous l'actuel commissariat de police.
- enfin un parking de 1000 places sous le parc Charles Bosson sur la presqu'ile d'Albigny.

Tout lien entre cette annonce et la grogne récente des commerçants concernant leurs terrasses et plus généralement l'attractivité du centre-ville est bien entendue totalement fortuite...

Personnellement je me réjouis qu'Annecy prenne enfin conscience de ce problème de parkings qui est un vrai problème pour les résidents, les commerces et le tourisme en général. Les parkings actuels étant totalement saturés. Même si la construction de parkings ne doit pas faire oublier l'impérieuse et première nécessité de mettre toute l'énergie possible sur la réalisation d'un vaste réseau de transports en commun accompagné de parkings-relais en périphérie afin de limiter au maximum l'suage de la voiture en ville.

Avec mon équipe nous avions déjà proposé des parkings dans notre programme de 2014. Ainsi p. 15 on pouvait lire :

Au passage, pas un mot dans le programme de M. Rigaut, mais c'est vrai qu'il s'endort tous les soirs en lisant mon programme pour mieux le plagier, même si c'est en le modifiant largement. Ensuite il pourra toujours crier aux opposants stériles avec le dédain qui le caractérise... et être trop souvent repris dans son délire par certains journalistes. On attend aussi toujours la programmation ambitieuse en termes de transports en commun...

Le maire veut proposer une liaison en modes doux entre le centre-ville et les galeries Lafayette par le Haras et la rue Eloi Serand. Là encore, tout plagiat serait fortuit car nous écrivions il y a 4 ans toujours dans le même programme mais cette fois-ci p. 17 :


C'est vrai l'axe retenu n'est pas le même. Ca fait une différence. Mais cela fait 4 ans qu'on sait en ce qui nous concerne qu'il y a un problème de connexion entre le quartier des Galeries et la vieille ville. Le maire le découvre ! Mieux vaut tard que jamais mais que de temps perdu.

Alors pourquoi par l'avenue du Parmelan et pas les Haras ? Tout simplement par ce que nous proposions alors d'implanter le nouveau centre des congrès sur le parking de la préfecture (avec le parking en dessous). Le flux de piétons et de touristes était alors naturellement : vieille ville - Bonlieu/centre des congrès - Avenue du Parmelan - Galeries

Or pendant des années et au cours de nombreux débats on m'a traité d'incompétent, de fantaisiste quand je disais qu'il fallait implanter le nouveau centre des congrès sur le parking de la préfecture en lien avec Bonlieu (notamment pour le MIFA) et les commerces de la vieille ville. M. Rigaut me répondant que je n'y connaissais rien car il y avait un gros collecteur d'eaux usées qui passait sous le parking de la préfecture et que, de ce fait, on ne pouvait pas construire ni parking ni centre des congrès ici... 

Or que propose-t-il aujourd'hui ? Vous aurez compris au final qui est l'incompétent et la girouette... Visiblement le collecteur ne pose plus problème, comme je l'ai toujours dit. Tant mieux ! Reste plus qu'à rapatrier le centre des congrès ici aussi...

2) Le parking sous le petit Paquier et pas sur le terrain Balleydier

Je continue de défendre l'idée que le parking aux Marquisats doit être sous le terrain Balleydier et non pas sous le petit Paquier, avec des abonnements préférentiels pour les habitants de la vieille ville et les salariés qui travaillent au cœur de ville. Là encore le maire après avoir bradé le terrain Balleydier aux sœurs de Saint Joseph avait promis un parking sous le terrain Balleydier. Mais depuis il a fait machine arrière disant que les études (c'est jamais lui ce sont toujours les études ! auxquelles on fait dire ce qu'on veut !) montraient qu'il ne manquait pas de parking sur cette entrée de ville ... Or il propose un parking juste en face. Vous comprenez quelque chose ? Moi rien. Les études (!!!????) montreraient aussi que les flux entrées/sorties sur le terrain Balleydier seraient difficiles, mais pas sous le petit Paquier... Franchement aujourd'hui on fait ce qu'on veut en matière de BTP.

Je ne suis pas favorable à ce qu'on bétonne les bords du lac sous le Petit Paquier quand on pourrait construire sous des immeubles.

3) Un parking sous le parc Charles Bosson

On ne va pas s'énerver tout de suite mais franchement c'est à mourir de rire.
Pendant des années, M. Rigaut a dit que, pour son centre des congrès, il y avait assez de parkings alors que tout le monde disait le contraire. Or aujourd'hui que propose-t-il ? Un parking. Pour quoi ? Soit disant pour les commerces de centre-ville (mon oeil !). En réalité pour son centre des congrès. On nous prend vraiment pour des cons.

On va donc bétonner le parc Charles Bosson. Tant qu'à faire on n'est plus à ca près...

A Annecy on déteste les parcs de pleine terre. On adore les pseudo-parcs sur dalle de béton sur lesquels on peut juste faire pousser de la pelouse (et encore !) mais aucun arbre puisqu'il n'y a qu'une 50aine de cm de terres et qu'ils ne peuvent pas s'enraciner.

Donc sacrifions les arbres du parc Charles Bosson pour un parking à touristes d'affaire, comme on évitera les arbres sur le Petit Paquier avec un parking enterré, comme on veut supprimer le parc des Capucins et ses arbres pour mettre des parkings souterrains...

Rigaut déteste les arbres. Il adore le béton.

Comme Bernard Bosson, je ne suis pas favorable à ce que l'on construise au-delà de la première voirie vers le lac quand on peut faire autrement.

Donc banco pour le parking souterrain sous le parking de la préfecture, on avait dit qu'on le ferait en 2014 donc je reste cohérent. Si on allait au bout de la logique (et des synergies possibles en matière de coûts de construction ; et d'usage avec Bonlieu et les Haras) on y construirait dessus le centre des congrès sur 2 étages.

Ok pour un parking côté Marquisats mais sous le terrain Balleydier, là encore pour l'intégrer le mieux possible au paysage (sous des immeubles) et permettre un aménagement arboré sur le Petit Paquier.

Enfin c'est évidemment NON pour un parking sous le parc Charles Bosson qu'il faut conserver en l'état. Et surtout qui, malgré la plaisanterie de dire qu'il servira le commerce de centre-ville est évidemment prévu pour le centre des congrès. Si un parking était nécessaire de ce coté-là de la ville, il reste le parking de Sainte Bernadette et le terrain devant l'ONF (d'ailleurs évoqué un temps par le maire...) pour y réalisé un parking en  ouvrage (type parking semi-enterré et silo).

Vous voyez au fond cet épisode montre bien la différence entre Rigaut et moi. J'ai 4 ans d'avance dans mes analyses. J'ai compris depuis longtemps les attentes des citoyens et commerçants. Et je propose un plan d'ensemble pragmatique qui met d'abord l'accent sur les transports en commun avec des parkings-relais, tout en répondant aux attentes légitimes du commerce et des habitants.

Sur le fond nos analyses, avec beaucoup de temps du côté du maire et un manque évident de cohérence et de constance, finissent par se rapprocher. Mais la logique n'est jamais la même : d'un coté la détestation de la nature et des arbres et l'amour du béton pour le béton, de la voiture ; la volonté de faire monter en bling-bling Annecy pour faire toujours plus de fric, toujours plus de tape-à-l'oeil. D'autre côté des projets concrets, travaillés (même si on me traite toujours de fantaisiste et d'opposant systématique pour me décrédibiliser, la réalité montre qu'on en vient toujours à mes solutions), en harmonie avec leur environnement et en adéquation avec l'évolution du temps et notamment la prise en compte de l'environnement et le respect de notre lac. Des projets pour Annecy et ses habitants.

Certains craignent que si un jour je venais à prendre la mairie je sois à côté de la plaque. Ce genre d'exemple montre au contraire que c'est le maire qui depuis des années est à côté de la plaque et n'a rien fait... pour finir par reprendre nos analyses en les dévoyant. Je crois que cela devrait suffire à faire tomber les dernières craintes de certains. Annoncer des projets (par voie de presse puisque nous n'avons jamais été associés à ces réflexions bien évidemment) à 2 ans d'une élection alors qu'on n'a rien fait pendant 4 ans (et que tant que les permis de construire soient délivrés on sera en 2020 donc que rien ne se fera dans ce mandat), c'est cela être un bon maire ? Moi, vous savez, quand je sollicite le scrutin des Annéciens c'est que je sais déjà ce que je vais faire et que je leur propose des solutions. Je réfléchis AVANT, j'agis ENSUITE. Je ne dis pas "votez pour moi" et puis on verra pour faire des études, des études d'études, des contre-études... pour finalement ne rien faire. C'est cela qui décrédibilise la politique.

C'est vous, les citoyens qui avez la réponse à la question de savoir si ce mandat a été utile. Mais personnellement, si je me réjouis de voir que peut-être enfin les choses vont avancer (après avoir payé grassement des cabinets d'experts pour des choses que j'écrivais il y a 4 ans...), je ne peux que me désespérer de voir la nullité de ce mandat.

vendredi 8 décembre 2017

Faut-il permettre d'ouvrir les commerces 12 dimanches en 2018 ?



Le 16 novembre dernier, le conseil communautaire du Grand Annecy a voté en faveur de l'ouverture des commerces pour 7 dimanches en 2018. J'ai voté pour car il s'agit là d'une mesure qui s'applique depuis bien longtemps. Cette mesure s'applique (sur la base du volontariat des commerçants) sur toute l'agglomération, donc à Annecy.

Il s'agit des dimanches suivants : 14 janvier et 1er juillet (premier dimanche des soldes), 2, 9, 16, 23 et 30 décembre pour les fêtes.

Depuis le changement de loi et l'entrée en vigueur de la loi Macron, le maire peut, après avis du conseil municipal, permettre l'ouverture de 5 dimanches supplémentaires, soit un total de 12.

Jusqu'à présent cette mesure n'avait jamais été appliquée. La majorité, dans ses derniers relents de démocratie chrétienne qui chaque jour foutent un peu plus le camp, s'était toujours opposée à ces ouvertures supplémentaires arguant du fait que le dimanche devait rester un jour principalement consacré à la famille, aux loisirs, au repos. Il semble que pour 2018 le discours ait changé puisqu'au prochain conseil municipal il sera proposé de voter en faveur d'une ouverture des commerces pour les dimanches : 8 juillet (2e dimanche des soldes d'été), 15 juillet (Tour de France), 22 juillet et 2 septembre (pour la rentrée scolaire)  et 25 novembre (un cinquième dimanche avant Noël).

J'avoue ne pas très bien savoir quelle position adopter. C'est pour cela que je me permets de solliciter votre avis. Faut-il oui ou non permettre ces 5 nouvelles ouvertures dominicales ? J'attends vos réponses soit en commentaires, ou par mail à denisduperthuy@aol.com

J'invite notamment les commerçants concernés à me faire part de leurs avis.

Ouvrir le 2e dimanche des soldes d'été est-il un plus ?
Ouvrir pour le jour du passage du Tour de France a-t-il du sens (je me souviens de témoignages de commerçants lors de la dernière édition qui n'avait rien fait ce jour-là car la ville est saturée et les gens ne peuvent pas accéder au centre-ville) ?
Ouvrir le dimanche avant la rentrée est-ce utile ?
Ouvrir 1 mois avant Noël pour préparer Noel est-ce pertinent (oui je sais celle-ci est un peu orientée...)?

Ces ouvertures dominicales profitent-elles au petit commerce ou aux grandes surfaces ?
Quel est l'avis des salariés ? des consommateurs ?

J'attends vos réponses et vos commentaires avant le conseil municipal qui aura lieu le 18 décembre.

D'avance merci beaucoup de m'éclairer de vos réponses.

mercredi 6 décembre 2017

Ecologie punitive à Annecy


Le premier épisode de pollution de l'air vient de débuter à Annecy. C'est malheureusement devenu une habitude au fil des années : dès que le froid arrive et qu'il ne pleut pas, on y a droit.

Chacun connait les responsables de cette pollution : chauffage, voiture, industrie.

L'agglomération semble  prende conscience du problème. Ce fut long, très long quand on se souvient que le Préfet d'alors et le maire avaient balayé d'un revers de main il y a seulement quelques années l'étude de l'OMS classant Annecy comme la seconde ville la plus polluée de France.

Pourtant la voie choisie par l'agglomération et la ville est exclusivement punitive. On fait de l'écologie punitive alors que partout, dans le monde où les choses changent, on sait qu'il faut combiner punition et incitations.

Sur le chauffage, où sont les incitations au changement de cheminées, de poêles, de chaudières ? Avec Claire Lepan nous avions demandé une aide, à l'instar de ce qui se fait en vallée de l'Arve, pour inciter au changement des vieux matériels. C'est le meilleur moyen d'agir efficacement sur la pollution générée par ces anciens modes de chauffage. Mais non, on préfère subventionner des panneaux solaires dont le bilan carbone après "recyclage" est aujourd'hui plus que discutable.

Sur la circulation, on fait encore les choses à l'envers. On punit avant d'inciter. On rend payant la place des Romains, pénalisant ainsi de nombreux salariés de la commune, pour qu'ils ne viennent plus en voiture, sans offrir d'alternative, de nouveaux parkings. Mais où sont les parkings-relais en périphérie de ville pour garer sa voiture et prendre un moyen de transport en commun efficace, rapide et pas cher ? 
Le résultat, pour les instruits qui ont pondu ce genre de changement punitif : plus de voitures dans les quartiers périphériques ! On le voit actuellement avec la fête foraine, il est impossible de rentrer chez soi le soir, toutes les places sont prises par des personnes qui arrivent le matin sortent la trottinette ou leurs bottes et se dirigent vers la vieille ville.

On nous parle d'une zone de circulation restreinte sur Annecy pour le 01 janvier. D'abord personne n'en connait le périmètre. Ensuite on va en exclure les voitures les plus polluantes (celle dont la vignette crit'air dépasse 3). Quelle incitation au changement de véhicule ? Je viens de recevoir ma vignette pour mon fourgon qui est mon outil de travail. Il est classé 4 parce que je me suis installé il y a un an et que quand on monte sa boite on n'a pas les moyens de s'offrir un véhicule neuf à 20 000€. Alors quoi je vais être verbalisé parce que je suis pas assez riche pour rouler en véhicule électrique ? C'est mon outil de travail, je n'ai pas le choix, pour livrer mes clients ou faire mes marchés.
On punit les pauvres sans offrir d'alternative. C'est pratique.

Franchement ces discours de bobo écolo me fatiguent. Ils vivent en dehors des réalités. C'est facile quand on habite le centre-ville qu'on est payé par le contribuable pour être élu de dire aux autres comment ils doivent faire en les culpabilisant individuellement alors que collectivement rien ne bouge. Où sont les transports en commun efficaces d'une ville de 130 000 habitants ? Les parkings-relais ? Les aides à la conversion écologique ? 

Vous savez combien je suis attaché à notre environnement et comme je me bats pour que l'on ait une qualité de l'air qui s'améliore. C'est une question primordiale, excessivement importante pour notre santé et celle de nos enfants.

Mais les moyens mis en oeuvre pour lutter contre cette pollution par cette équipe municipale sont choquants. Et personnellement ils ne me révoltent. Financer un tunnel sous le Semnoz, des routes à gogo pour obliger chacun à prendre sa voiture ; puis leur taper dessus en leur disant : "bouh pas bien, méchants pollueurs, salopards de pauvres", c'est d'un cynisme qui donne envie de vomir. 

Mais peut-on encore tenir un discours raisonnable sur ce plan de la pollution de l'air. Entre d'un coté les jusque-boutistes de la voiture qui peuvent tenir le même discours que celui que je viens d'écrire mais pour dire : alors ne faisons rien en terme de transports en commun ; et d'un autre côté les idéalistes écolo qui oublient la réalité sociale et économique de notre bassin et qui veulent tout interdire tout de suite, puis-je encore être audible lorsque je dis qu'il faut commencer par offrir des transports en commun et des parkings-relais, puis, une fois l'alternative crédible proposée, alors oui mettre en place des mesures pour restreindre l'accès de la ville aux voitures ?

Je suis parfaitement à l'aise pour écrire cela sans qu'on puisse me taxer de vouloir "ne rien faire" car cette logique était celle développée dans le programme que je vous avais présenté avec mon équipe en 2014. Aujourd'hui à la ville on a deux voix dont on se demande si elles se parlent (schizophrénie??) : tout faire pour promouvoir collectivement la voiture ET EN MÊME TEMPS taper sur les utilisateurs de voiture individuellement. 

" - Mais mes bons messieurs c'est pas de notre faute cette pollution, ce sont vos chauffages, vos voitures qui polluent.
- Et comment je fais pour en changer ?
- Ah ca c'est votre problème, nous on tape au porte-feuille ! "

dimanche 3 décembre 2017

Activités Sportives Municipales gratuites


Au conseil communal de ce début de semaine, il nous a été présenté les nouveaux tarifs qui seront appliqués pour les Activités Sportives Municipales (ASM) qui jusque-là étaient gratuites. Après la forte hausse des tarifs du périscolaire, la dégradation de l'encadrement par les ATSEM de nos enfants en écoles, c'est un nouveau coup (coût?!!) dur porté aux familles annéciennes.

En revenant une nouvelle fois sur ce qui fit la grandeur et la noblesse de la politique de la jeunesse à Annecy, le maire et la majorité ont de nouveau tué l'héritage de B. Bosson et de Jean Régis (dont dans une schyzophrénie coutumière, ils continuent de se réclamer, appelant au passage le septuple élu M. Amoudry, sensé représenté la mémoire et la sagesse de ce conseil, élu depuis les années 70, pour faire parler les morts et justifier ce retour en arrière).

Comme c'est déjà le cas actuellement pour le périscolaire, la mise en place de tarif va avoir d'abord un effet psychologique dissuasif pour les parents les plus modestes. Pour une personne avec un enfant (1/4 des familles d'Annecy sont monoparentales) qui gagne plus de 1000 €/mois (donc une personne très riche !!!) elle devra débourser 7€ pour que son enfant profite de ces activités. J'entends déjà les murmures : "7€ c'est rien". Pour vous et moi peut-etre, mais quand on peine à boucler les fins de mois et quand chaque centime compte, c'est beaucoup... C'est trop !

M. Puthod me rétorque que ce dispositif des ASM ne touchait déjà que 10 à 15% des familles les plus pauvres. Donc pour lui, le rendre payant ne pénalisera pas grand monde. Ok donc si je suis la logique: les pauvres n'en profitaient déjà pas donc autant les en priver pour de bon ! Au lieu de se demander comment rendre ce dispositif plus attractif pour ces familles, on les élimine purement et simplement. Car c'est l'effet direct que va avoir cette politique.

Je rappelle qu'avant la fusion Annecy avait largement les moyens financiers de se payer cette politique d'activité intelligente pour notre jeunesse. Depuis la fusion on n'en aurait plus les moyens ? Arrêtons les conneries. Franchement Annecy commune nouvelle est la 2e ville la plus riche de France...

Non, cette décision est idéologique et politique. On élimine les pauvres, on ne veut plus les voir. Oui, jusqu'à présent grâce à l'intelligence de M. Bosson, la ville avait fait le choix de faire financer cette gratuité (car rien n'est jamais gratuit) par les impots c'est-à-dire tous les contribuables. Cela signifie que tous, avec enfants ou sans, grâce aux impots locaux nous participions à l'éducation de tous les enfants d'Annecy. C'était une idée à la fois généreuse, solidaire et qui a fournit des résultats exemplaires. Par exemple, à Annecy, au fond, peu de jeunes trainent pendant les vacances dans les rues ou devant la télé. Ils faisaient du sport (ou d'autres activités). C'est bon pour les échanges, le partage, c'est bon pour la santé et la lutte contre des maladies comme l'obésité; c'est bon pour nos clubs sportifs qui trouvaient là un "vivier" de vocations à faire fructifier.

On nous dit que la ville, en compensation, met en place une aide financière à l'achat d'une licence sportive. Si cette mesure est une bonne mesure (qui coutera 3 francs 6 sous à la commune, pas une ruine), elle n'est pas du tout du même ordre que la gratuité des ASM. On mélange les politiques pour créer la confusion. C'est classique.

Mais les objectifs d'un club ne sont pas les mêmes que ceux de la ville. L'objectif de ces deux dispositifs ne sont pas les mêmes. Les deux sont complémentaires mais pas substituables. D'un côté on veut inciter à une activité sportive en club, régulière. De l'autre on cherche d'abord la mixité, l'échange. D'un côté la pratique sportive est le but, de l'autre elle est le moyen.

Mais c'est vrai, si on lit la presse et on écoute nos élus, qu'on a presque l'impression que ce qui est une régression manifeste se transforme grâce à ce tour de passe-passe en un progrès prodigieux. 

Mais ces illusionnistes ne font pas beaucoup rire dans les foyers d'Annecy. Pauvres, modestes ou même aisés, la fin de la gratuité touchera tout le monde. Elle aura pour effet d'éliminer les familles pauvres, de faire peser un nouveau cout pour les familles modestes, et d'inciter à l'entre-soi avec des familles qui ont les moyens, mais surtout le temps d'inscrire leurs enfants aux clubs sportifs, de les emmener aux entrainement, aux compétitions, etc... Voit-on une maman seule avec ses enfants qui doit travailler avoir le temps en plus de tout le reste de faire profiter son enfant d'une licence de club ?

En vérité c'est une politique de ségrégation sociale qui est mise en place. Inspirée des pires dogmes libéraux de la droite locale, reprise sans vergogne par sa Majesté "centriste", elle vise à casser la cohésion de la ville et de tomber dans le règne du chacun pour soi. A ceux qui ont le temps et l'argent le sport, aux autres la télé et la rue. 

Par mon éducation, mes convictions et le pragmatisme qui me guident depuis toujours, je me battrai toujours contre ces politiques injustes et inefficaces. Un jour, nous remettrons en place la gratuité de ce dispositif car c'est une politique qui a fait ses preuves et qui au final fait que la prévention de l'obésité, de la délinquance auxquelles elle participe coutent bien moins cher que la politique qu'il faudra mettre en place dans quelques années pour réparer le mal qui aura été fait.

Vive Annecy unie, Vive la diversité et les échanges, Vive le sport pour tous !

mercredi 29 novembre 2017

Conseils de quartiers de la commune nouvelle

Lundi soir en conseil communal d'Annecy commune déléguée, l'exécutif nous a présenté la nouvelle carte des quartiers de la commune nouvelle qui abriteront les conseils de quartiers.

Inutile de dire que cette réflexion s'est menée en catimini sans associer ni la population ni les élus d'opposition. Cette "7e version" était donc pour moi une première !

Tout d'abord, et pour éviter les procès en sorcellerie tels que M. Rigaut a tenté de les mener lundi soir, la délibération de lundi ne portait pas sur le principe de créer des conseils de quartiers. C'est une obligation légale pour toutes les villes de plus de 80 000 habitants. Nous n'avions donc pas à voter pour savoir si nous étions POUR ou CONTRE les conseils de quartiers. D'ailleurs c'est assez loufoque de s'entendre dire ce genre d’ânerie quand on sait que ca fait plus de 6 mois que notre groupe demande que la réflexion soit lancée sur ces constitutions en toute transparence et de manière participative... Nous avions à voter POUR ou CONTRE la carte présentée.

12 quartiers vont donc être créés.

Ces quartiers sont d'abord, pour moi, trop disproportionnés. Pringy (4000 habitants) compte 2 quartiers quand Seynod ou Annecy-le-Vieux sont quasiment intégralement repris dans 1 seul voire 2 quartiers...

Ici un quartier à 2000 habitants, là un quartier à 17 000 habitants... Cherchez l'erreur...

Mais surtout ce que j'ai demandé c'est : quel sera le rôle, les moyens, la composition, et l'organisation de ces conseils de quartiers ? Qui les composera ? A quoi vont-ils servir ?

M. Rigaut m'a répondu que ce serait l'étape d'après... D'abord on fait les limites puis on réfléchit à leur rôle.

C'est absurde. On fait les choses à l'envers. Si ces conseils de quartiers ne sont là que pour faire un semblant de démocratie participative, alors inutile d'en créer 12, il suffit d'en créer 2 puisqu'ils ne servent à rien (la loi interdit d'en créer 1 seul). A l'image des conseils de dialogue de l'ancienne commune d'Annecy, instances complètement inutiles mais qui donnent l'impression d'écouter les gens.

Au contraire si l'on veut vraiment impliquer les citoyens dans les affaires municipales dans une vraie démocratie participative, alors toutes les études montrent que la bonne maille de proximité, pour que les citoyens qui participent à ces conseils puissent être les relais auprès des autres citoyens se situe entre 1500 et 2000 habitants maximum... Soit beaucoup plus de conseils de quartiers !
Certains me disent que ce serait alors une usine à gaz... Ah bon? pourquoi ? A Paris par exemple certains arrondissements ont des conseils de quartiers plus petits... Et puis cela ferait un quartier par élu (après le renouvellement soit 57 élus).

Avec 12 conseils de quartiers, la mairie va pouvoir noyauter leur composition en donnant la portion congrue aux citoyens avec la présence de nombreux élus, d'associations, etc... En réalité on fait croire qu'on va se rendre compte que ca ne marchera pas... sauf à Pringy où le conseil de quartier est à la bonne maille...

Dans notre programme de 2014, avec mon équipe, nous avions proposé de faire un conseil de quartier par bureau de vote. Là vous êtes directement en contact avec des citoyens des quartiers qui vous parlent de leur quotidien, de leur rue, de leur sécurité, de leur environnement. Eux-mêmes côtoient leurs concitoyens et peuvent faire le travail de relais. Pas dans des quartiers à 10 000 habitants...

Bref vous voyez que voter une carte avant de définir ce que l'on veut faire de ces conseils est une absurdité monumentale. C'est pourquoi avec mes collègues nous avons voté contre cette carte et nous ferons de même le 18 décembre en conseil municipal.

Je n'ai jamais aimé l'hypocrisie surtout quand elle consiste à prendre les citoyens pour des jambons. Faire croire à une démocratie participative avec 12 quartiers sur une ville de 130 000 habitants c'est se moquer du monde.

samedi 25 novembre 2017

Le vrai problème de l'économie locale

Quand je vais en conseil d'agglomération du Grand Annecy et que l'on commence à parler "Economie et emploi", on a généralement droit au discours caricatural de notre exécutif.

Pour B. Accoyer en particulier, il est toujours de bon ton de faire porter tous les problèmes de notre tissu économique local sur "les charges", "les impôts" et "les taxes". Il l'a d'ailleurs redit au Président Macron cette semaine. D'où sa farouche opposition, par exemple, à toute hausse du versement transports pour financer des transports en commun public, efficaces et au service de tous.

Il m'arrive bien souvent de dire mon désaccord avec cette analyse car je rencontre très souvent des chefs d'entreprises, de PME et de grandes boites locales. Quand je leur demande ce qu'il faudrait améliorer, ce qui freine leur évolution, la première chose qui vient à leur bouche : le prix du logement. Et en général, elle est suivi par les difficultés de mobilité qui font que, trop souvent, leurs collaborateurs arrivent en retard, faisant ainsi perdre une productivité inestimable aux entreprises.

C'est pour cela que je suis un farouche partisan de la construction de logements pour tous, c'est-à-dire d'abord de logement social et de logement à prix maitrisés. C'est une question de justice sociale bien sûr, mais aussi d'efficacité économique, d'emploi et de prospérité.

Voici ce que l'on a pu lire ce 22 novembre dans le journal "Le monde" : "Mais faute de logements à des loyers bon marché à proximité de l'usine, GT Logistics peine à pourvoir ces offres d'emplois pourtant rémunérés 15% de plus que le smic, soit 1700 euros bruts environ".

"Proche de l'usine"... question de la mobilité; "à loyers bon marché"... question de logement. Tout est dit. Ceux qui vivent dans le vrai monde de l'entreprise savent que ce sont là les freins actuels à notre développement économique ; loin des manies datant d'un autre temps de certains qui se prétendent les défenseurs de l'entreprise...

Un élu doit connaitre son territoire et apporter les réponses aux attentes des acteurs. Laissons la politique politicienne au placard et appliquons enfin la loi, c'est-à-dire notamment la construction de 25% de logements sociaux pour 2025. Ce sera bon pour les Annécien.ne.s et bon pour nos entreprises !

lundi 20 novembre 2017

Domaine des capucins : réunion publique ce mercredi 22 novembre



L'association des "Amis du domaine des Capucins" dont l'objectif est de protéger le parc des capucins (sis rue de Cran à Annecy) de la bétonisation et de la privatisation, tout en souhaitant impliquer les habitants du quartier à la réflexion sur l'avenir de ce lieu, organise une réunion publique.

Elle aura lieu ce MERCREDI 22 NOVEMBRE 2017 à 20h à la salle Yvette Martinet (15 avenue des Iles à Annecy).
Cette réunion aura pour thème : "La nature en ville : un gage de santé et de bien-être ?" animée par une conférencière spécialisée sur le sujet.

L'objectif de ces réunions est de mieux faire connaitre ce lieu, sa richesse (historique l'année dernière avec une 1ere conférence, botanique avec cette 2e conférence), afin de mieux pouvoir réfléchir à un avenir bénéfique à tous.

Si l'association est connue pur son combat juridique contre le permis de construire délivré par le maire, elle est d'abord là pour offrir un lieu de co-construction avec les citoyens de l'avenir de ce domaine magnifique, dernier parc naturel de la commune déléguée d'Annecy.

Au passage, il faut souligner que les recours sont toujours devant les tribunaux et donc, même si le marketing de vente d'appartements veut faire croire le contraire, rien n'est perdu. Si on continue de se battre, on peut sauver ce parc, ses arbres et cette histoire des pelleteuses et du béton.

La meilleure façon de montrer que vous n'êtes pas d'accord avec la manière dont tout cela se passe c'est de venir nombreux ce mercredi pour débattre et apporter vos idées !

samedi 18 novembre 2017

Centre des congrès à Albigny : vers la fin du projet ?


Jeudi soir, en conseil d'agglomération du grand Annecy, nous étions invité.e.s à voter le CAR (Contrat Ambition Région) c'est-à-dire un contrat visant à co-financer avec la Région les grands investissements de l'agglomération pour les 3 années à venir.

On sait que la Région a en commun avec l'agglomération les compétences Transports, Développement économique et Aménagement du territoire.

On trouve donc dans ce contrat des projets aussi divers que : - une pépinière à Saint Jorioz, - Restructuration de la médiathèque de Bonlieu, - Reconfiguration de l'accueil du musée chateau, - Transformation du Haras, - Réalisation de pistes cyclables, - Travaux pour le Brise Glace, - Rénovation d'équipements sportifs, - la création d'un espace scolaire et périscolaire à Fillière etc...

J'ai ainsi pu prendre connaissance de quelques-uns des investissements prévus par sa Majesté Rigaut sur le commune nouvelle d'Annecy (comme le Haras, l'accueil du Château ou encore les travaux à Bonlieu) car nous n'en avons jamais ni parlé ni débattu en conseil municipal ou en conseil communal. Comme quoi il faut être à l'agglo pour savoir ce que sa Majesté prévoit de faire sur notre commune...

Mais c'est surtout un autre élément qui m'a interrogé : normalement dans ce CAR on aurait dû voir apparaître le financement de la Région pour le futur-ex-supposé-centre des congrès sur la presqu'île d'Albigny.

J'ai donc exprimé ma joie de ne pas voir cet équipement si décrié inscrit dans ce contrat qui court, je le rappelle, sur 3 ans (alors qu'il avait été inscrit au CDDRA précédent, sans financement de la région). Néanmoins je me suis aussi interrogé sur ce point. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées :
1) Finalement quelque soit la majorité régionale (on sait que la gauche avait refusé de subventionner cet équipement), c'est toujours non.
2) L'agglomération n'a pas présenté ce projet dans le contrat de ce contrat. Pourquoi ? N'y croit-elle plus ? Existe-t-il des tensions en interne ? Avec les nouveaux entrants ? Ou bien sait-elle que notre opiniâtreté et la constance des opposants à ce projet va lui faire subir encore de nombreuses années de décalage ?

La réponse de Rigaut a été assez énigmatique quand je lui ai posé la question : "Etant donné l'état d'avancement de ce projet, on a décidé de ne pas l'inscrire dans ce CAR".

Est-ce à dire que l'agglo deviendrait plus sérieuse et plus pragmatique ? En tous cas, après un soutien "a minima" de ce projet par le département (qui a refusé les rallonges demandées par Rigaut au-delà de l'engagement initial qui était de mémoire autour de 3 M€), c'est la région qui reste en retrait. Seule l'agglomération continue officiellement à porter ce projet, seule. A moins qu'au fond elle est déjà actée que ce projet serait abandonné car nos arguments (environnementaux, économiques, et financiers) sur la démesure de ce projet et le non-respect de la loi littoral ont fini par avoir raison des certitudes de MM. Rigaut et Accoyer ?

L'agglo continue-t-elle alors ses démarches juridiques pour sauver la face ? En tous cas, pour la première fois, je n'ai pas eu droit à la leçon du professeur Accoyer sur ce point... Signe d'une renonciation ? Avec ces élus-là il faut toujours se méfier. Wauquiez serait bien capable de nous sortir une ligne budgétaire particulière à la dernière minute.

En tous cas, chacun semble acter qu'on pourra encore profiter pendant au moins 3 ans de la maison Abeille, de la plage d'Albigny et de notre lac sans blockhaus de béton. C'est en soit déjà une très bonne nouvelle. 

Et je pense que sa Majesté Rigaut doit commencer à s'interroger. Quelle stratégie adopter ? Attendre un revers judiciaire à quelques mois de la prochaine élection municipale de 2020 (pas très bon pour sa candidature) ? Ou bien tenter de sortir de ce bourbier en 2018, début 2019 maximum en espérant avoir assez de temps pour le faire oublier d'ici aux élections ?

Personnellement je pense que, dans l’intérêt général, il est préférable d'ne sortir le plus vite possible, évitant ainsi de continuer à gaspiller inutilement l'argent public. Et je n'ai aucun doute que les Annécien.ne.s n'ont pas une mémoire de poisson rouge...

 La suite au prochain épisode ?

mercredi 15 novembre 2017

Terrasses à Annecy : un maire agressif et caricatural

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Lundi soir, en conseil municipal, j'ai pris la parole au moment des questions diverses pour dire ceci :

"La mise en oeuvre de façon asse abrupte du règlement des terrasses, notamment la règle du "1 place dehors pour 1 place dedans" sur la vieille ville d'Annecy, suscite des inquiétudes légitimes de la part des professionnels du secteur.

Les cafetiers et restaurateurs sont des acteurs essentiels pour le dynamisme et l'attractivité de notre ville. Les terrasses sont un outil de travail indispensable qui apporte un service demandé par les consommateurs et qui, s'il permet une augmentation du chiffre d'affaire (qui s'en plaindra d'ailleurs ?), permet également de créer de nombreux emplois. Je souhaite également souligner que les cafés sont aussi des lieux de sociabilité importants pour de nombreux concitoyens.

L'usage du domaine public doit être réglementé, bien sûr. La cohabitation avec les habitants, les passants ainsi que les nécessités d'accès des différents services publics (secours, sécurité, ramassage des ordures...) doivent évidemment être prises en compte. Personne ne le conteste.

Mais une règle aussi mathématique et rigide que celle du "1 pour 1" n'a aucun sens. Certaines rues permettent plus de terrasses à cause de leur configuration spatiale, d'autres moins. L'application de cette règle crispe légitimement les professionnels qui consacrent beaucoup d'énergies à leur activité. Et ce ne sont pas les bidouillages, d'ailleurs juridiquement contestables et économiquement sans aucun sens, comme l'application uniquement pour les nouveaux venus ou au moment des ventes, qui vont apaiser ces craintes.

Je pense plus constructif et pragmatique d'abandonner cette règle pour lui substituer un règle qui offre à chaque établissement  une zone, un espace délimité pour disposer sa terrasse (espace à déterminer en concertation). C'est d'ailleurs bien la surface qui sert de base au calcul du droit d'occupation du domaine public. Ce genre de règle est déjà en application dans certaines communes déléguées de la ville. Il s'agirait d'harmoniser les choses.

Cette démarche aurait pour avantage d'individualiser les solutions tout en ayant un cadre général pour tenir compte des particularités géographiques, physiques de chaque établissement et rue. Ceci permettrait de garantir le bon usage pour tous du domaine public sans pénaliser inutilement des établissements qui sont demandeurs d'une solution concertée et pérenne.

Monsieur le maire où en est ce dossier ? Une harmonisation de l'ensemble des pratiques de la commune nouvelle sur la base de cette proposition est-elle envisagée ?"

A cette question, M. Rigaut m'a répondu que je faisais de la démagogie... Chacun est libre de lire et relire mon intervention pour y déceler cette fameuse démagogie... et que je participais d'une polémique inutile... Chacun est libre de juger si aborder un sujet aussi important, être le porteur des inquiétudes de nos concitoyens sur un sujet comme celui-ci (ce qui est le boulot d'un élu, non?) c'est faire de la polémique...

Sur le fond, M. Rigaut a dit que cette règle permettait de "protéger les commerçants d'eux-mêmes"(sic) ! Que si l'on voulait faire de la vieille ville une énorme usine à bouffe (sympa pour le travail des restaurateurs!!!) et à sommeil, avec des appartements AirBnB, on pouvait supprimer toute règle. A quoi je réponds (mais vous pouvez relire) : 1) personne ne propose de ne pas mettre de règle, je propose une AUTRE règle. On voit qui est de mauvaise foi et qui crée des polémiques inutiles, irrespectueuses pour l'élu que je suis et les professionnels. 2) Sur AirBnB cela fait 3 ans que je propose des solutions à cette problématique et que M. Rigaut ne bouge pas. Si Annecy Vieille ville devient une usine à sommeil avec AirBnB M. Rigaut y est pour beaucoup en ne faisant rien... et il reproche à moi et ceux qui veulent une autre règle pour les terrasses de faciliter un Annecy Disneyland... Je vois pas trop le lien, par contre c'est franchement l’hôpital qui se fout de la charité.

Sinon on a droit au discours habituel du maire chevalier blanc sensé défendre les pauvres habitants contre la voracité des commerçants prêts à tout pour faire de l'argent... Après j'ai décroché parce que ces discours purement électoralistes ne m'intéressent pas. Et la caricature des professionnels comme de mes propositions n'a aucun intérêt. Désolé je ne suis donc pas en mesure de vous les rapporter.

mardi 14 novembre 2017

Orientations budgétaires pour la ville en 2018

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Hier soir avait lieu le conseil municipal de la commune nouvelle avec, au menu, le débat d'orientations budgétaires (DOB) pour 2018.

Je suis intervenu pour dire ceci :

D'abord sur la forme, à quoi sert un DOB ? Comme son nom l'indique il sert à l'exécutif et la majorité pour exposer les orientations qu'ils comptent donner au budget 2018. L'exécutif fait des propositions qui sont ensuite débattues AVANT la rédaction finale du budget. De son côté l'opposition apporte les orientations, les infléchissements, les propositions qu'elle entend soumettre et qu'elle espère voir être repris dans le budget.

Or, d'après le calendrier budgétaire, il se trouve que pour la partie "fonctionnement" du budget 2018, les 7 maires se sont réunis le 23 octobre dernier pour valider les derniers arbitrages en vue de la rédaction du budget 2018. Dit simplement sur cette partie, le budget est déjà défini avant que le DOB n'ait eu lieu... Bref, le DOB est un théâtre (d'ombres) qui ne sert à rien puisque les propositions que nous pourrions faire... ont déjà été arbitrées avant que nous les fassions...

Sur la partie "Investissements" du budget 2018, la réunion d'arbitrage entre les 7 maires aura lieu ce vendredi. On pouvait donc avoir l'illusion qu'on pouvait au moins débattre des investissements et des orientations données par l'exécutif. Sauf que, dans le DOB présenté, il n'y avait aucun investissement de détaillé. Donc on ne débat sur rien. "Trop tôt" a répondu Rigaut. Trop tôt le lundi pour présenter les choix de l'exécutif aux élus; mais dans les temps le vendredi pour les présenter entre soi, entre maires ? Franchement de qui se moque-t-on ?

J'ai donc fortement hésité à participer à cette mascarade. Mais je me suis dit que les citoyens avaient le droit d'entendre d'autres orientations budgétaires, une autre vision politique pour notre ville que cette bouillie insipide servie par cette majorité bleue-rose-verte.

Fonctionnement

La fusion a créé une des communes les plus riches de France et les moins endettées. On pouvait s'attendre à ce que cette bonne santé financière bénéficie aux Annécien.ne.s dans leur quotidien. Or, qu'est-il proposé ?

Après la fin de la quasi-gratuité du périscolaire, la fin des activités sportives municipales gratuites et la dégradation de l'encadrement de nos enfants dans les écoles par les ATSEM, sans compter la souffrance au travail que subissent nos agents et dont on ne parle pas assez, pour cette année on nous propose :
- un gel de la masse salariale (hors réévaluations réglementaires). Je rappelle que notre ville voit sa population augmenter chaque année de plusieurs milliers d'habitants. Les besoins sont croissants pour simplement maintenir un niveau de service public identique à celui qui est actuellement, notamment dans les domaines du social, de l'éducation, du logement ou encore de la sécurité.
Par ailleurs, la charge de travail pour les services supports (RH, marchés publics, finances...) devient intenable. Pour rappel, depuis le 01 janvier, la ville a repris les compétences "Sports" et "Culture" de l'agglo. Ce sont 300 agents qui nous ont rejoint, sans aucune embauche pour leur gestion par les services supports qui ont absorbé cette hausse d'activité sans soutien supplémentaire.
On ne peut pas réfléchir à la masse salariale de la ville d'Annecy, démographiquement dynamique, de la même façon que sur des villes en stagnation ou en déclin. C'est pourquoi j'espère que les négociations actuelles sur les contrats avec l'Etat concernant la maîtrise de la dette publique et les niveaux de dotations pour les années à venir tiendront compte de cette réalité. On accepte bien les nouveaux habitants pour leurs taxes et impots (qui augmente sensiblement dans les recettes de la ville) mais on refuse d'assumer leur prise en charge par un service public de qualité ?

On peut toujours trouver des gains de productivité et il faut les rechercher à chaque fois que c'est possible. Mais je rappelle que depuis 3 ans les communes historiques ont réduit leur masse salariale. Peut-on continuer encore avec des besoins croissants ? Je ne le crois pas.

- un gel à l'euro près des subventions aux associations, soit avec l'inflation anticipée à +1.2%, une baisse de pouvoir d'achat. Là encore quel intérêt d'être aussi riche si ce n'est pas pour permettre une dynamique de nos associations, porteuse de dynamique économique, sociale et démocratique ? Une porte est entrouverte pour les associations qui ont du personnel, c'est bien car elles voient leurs charges augmenter quasi-mécaniquement de 2.5% à 3% par an. Sauf qu'il est dit que l'on va regarder leurs fonds propres avant de les accompagner. Que veut-on pénaliser les dirigeants d'associations qui ont été prudents, qui ont bien géré ?

J'en ai profité pour poser la question sur l'état d'avancement de l'étude menée depuis des lustres sur l'avenir de nos structures socio-culturelles (MJC, centres sociaux). C'est une étude dont on n'entend plus parler...
De même, j'ai demandé quel était le montant du budget qui serait consacré aux futurs conseils de quartiers. Sur ce point JL Rigaut m'a répondu que leur création serait voté en décembre et qu'aucun budget n'était prévu pour leur fonctionnement... On voit déjà à quoi ca va servir...

Investissement

Sur l'investissement, je vous l'ai dit : rien sinon l'inscription d'une enveloppe de 50M€ présentée comme "extraordinaire" par l'exécutif.
Sauf que c'est très loin de l'effort que faisait Annecy historique quand elle était seule. Au DOB, à Annecy, on débattait sur 30 à 32 M€. Or Annecy historique représente 40% de la population de la commune nouvelle. Pour fournir le même effort d'investissement qu'avant il faudrait une enveloppe autour de 75 M€ à la commune nouvelle.
On me répond que l'on ne réalisait pas tout. C'est vrai, à Annecy historique on réalisait autour de 70% de l'enveloppe (20 à 22 M€/an). Mais c'est vrai dans toutes les collectivités. Il faut bien sûr toujours chercher à améliorer ce taux de réalisation. Mais cette logique sera aussi vraie, j'en suis convaincu, sur la commune nouvelle. Ce qui devrait vouloir dire qu'on réalisera au mieux 35 à 37 M€ en 2018... Un montant très loin des investissements des autres grandes villes de France...

Je ne peux rien vous dire sur le détail de cette enveloppe on ne l'a pas eu: quid des rénovations des écoles et de leurs équipements pédagogiques et informatiques ? Le Haras ? La réalisation de nouveaux parkings en ouvrage ? L'avenir de la chapelle des Capucins ? etc...

Pour moi, ces orientations budgétaires 2018 ne permettent pas de tenir la promesse du contrat de service public signé par les 6 ex-communes. Le niveau de service public va se dégrader. Le manque d'ambition en matière de subventions et d'investissements va peser également sur le secteur économique local, sur le lien social et sur nos politiques en faveur du cadre de vie.

Il ne s'agit pas d'ouvrir grand les cordons de la bourse. Mais il s'agit de prendre acte de la santé financière de notre commune nouvelle et de la mettre au service d'un territoire pour avancer, évoluer, innover. La gestion de "petit comptable" n'amène que dégradation, conservatisme et immobilisme.

J'ai, pour finir et sans grand espoir, fait une dernière proposition. Je souhaite que pour la rentrée de septembre 2018, en concertation avec les personnels concernés, une expérimentation pour ouvrir le dimanche une bibliothèque municipale puisse être mise en place. Il s'agit d'offrir, en ce jour de congés, la possibilité à une population qui travaille la semaine, d'avoir un accès facilité à ce lieu de culture. L'accès à la lecture, mais aussi aux activités culturelles seraient ainsi facilité créant un lien social pour des personnes qui parfois peuvent se retrouver isolé le dimanche. Cette expérimentation devrait être suivie d'un bilan pour voir si la démarche mérite d'être ensuite pérennisée. Cela fonctionne très bien dans de nombreuses villes (même s'il existe aussi des contre-exemples). Nous verrons bien si l'idée est reprise ou pas.


Il n'y a dans cet exposé de nos orientations budgétaires aucune volonté de polémique comme a tenté de le faire croire M. Rigaut. Au contraire, il y a une volonté de mener à bien son mandat d'élu avec sérieux et rigueur en profitant de ce temps qu'est le DOB pour exposer notre vision, notre politique. On fait juste de la politique pour les Annécien.ne.s comme c'est notre rôle en exposant calmement et sereinement nos priorités. Je regrette que M. Rigaut se complaise dans une caricature absurde de nos prises de parole. Certainement préfère-t-il les lèches-bottes qui n'interviennent que pour encenser sa politique sans faire aucune proposition ? Ou bien ceux qui critiqueront au moment du budget sans jamais avoir exposé leurs attentes avant ?

C'est difficile d'être systématiquement traité de démagogue ou de polémiste. Mais je n'ai pas à avoir honte d'exposer mes choix et visions politiques quand c'est le moment, même si ce ne sont pas les mêmes que M. Rigaut. Il parait que c'est aussi le signe qu'il commence à avoir peur... il cherche ainsi à décrédibiliser un adversaire menaçant... La rançon de la confiance que vous m'accordez de plus en plus nombreux. Merci

dimanche 12 novembre 2017

Centre Pompidou : Bravo à Ferney !

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Je lis dans le Dauphiné du jour une très belle nouvelle : le centre Georges Pompidou de Paris va ouvrir une antenne dans la nouvelle ZAC de Ferney Voltaire dans l'Ain. En plus, Universcience (structure publique regroupant le Grand Palais et la cité de la Science de la Villette à Paris) aura également ses locaux.

C'est pour l'ensemble de la région un formidable atout culturel, touristique et scientifique. Bravo aux élus et à tous ceux qui ont permis cette décision !

Je ne peux toutefois m'empêcher d'avoir quelques regrets concernant Annecy. Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que j'avais porté, en 2014, dans mon programme municipal, la réalisation d'un grand musée de l'Art contemporain en lien avec la MJC des Teppes et la fondation Salomon. J'aurais bien vu cet espace muséographique dans le quartier des Teppes, à la place de la nouvelle cuisine centrale inaugurée récemment, pour permettre une véritable ouverture aux quartiers populaires et une médiation culturelle vers nos concitoyens qui n'ont pas forcément l'habitude de ce genre de lieux.

Je ne peux m'empêcher de penser qu'avec un peu d'intelligence et de volonté, on aurait peut-être pu avoir cette antenne de Georges Pompidou... C'eut été un formidable atout pour la ville ! Au lieu de quoi, on roupille sur nos "lauriers". Le Haras tombe en ruines, on construit des usines à bouffe au milieu des immeubles populaires... mais tout va bien. Heureusement que d'autres territoires se bougent et obtiennent eux des résultats pour le dynamisme de leurs villes, l'économie locale et le tourisme. Sans compter la plus-value culturelle indéniable de ce genre de structure...

Enfin, à Annecy, on préfère les promotions immobilières et l'accaparement du pouvoir par et pour quelques-uns plutot que de se bouger pour obtenir des choses. On ne propose rien.

Je signalerais aussi au passage que le musée Pompidou a bien compris l’intérêt de se structurer en réseau (Ferney sera la 3e antenne délocalisée) pour faire tourner les œuvres et apporter au plus près des populations une médiation sur l'art. Depuis des années, je propose que l'on fasse de même sur les pays de Savoie en fusionnant nos musées de pays et de territoires pour former un outil capable de faire vivre la culture locale. En créant une véritable marque reconnue autour du musée savoisien de Chambéry et ses annexes (musée-chateau d'Annecy, musée de l'alpinisme à Chamonix, musée des costumes à Saint Jean de Maurienne, la nécropole royale de Hautecombe, etc...), fusionnant tous ces lieux, on pourrait redonner enfin un souffle à ces structures poussiéreuses...

Si Savoie Mont Blanc veut jouer la carte de la culture, il faut inventer de nouveaux modèles, de nouvelles organisations. De grands noms comme Georges Pompidou, Louvre, etc... l'ont bien compris. Et nous ? Chacun sa chapelle ?

Annecy regarde passer les trains... et se transforme en maison de retraite médicalisée pour riches en mal de villégiatures lacustres et montagnardes... D'ailleurs comme le soulignent à juste titre les Annécien.ne.s depuis plusieurs jours : Annecy s'est choisi un nouveau logo en adéquation avec cette voie "sénior" : un hôpital à ciel ouvert (avec sa croix blanche !). Le festival de cannes.

Oups, attention, j'entends les craquements du Haras qui tombe en ruines... A moins que les Annécien.ne.s se réveillent tant qu'il est encore temps ? Car il y a des élus qui voient loin, qui travaillent et qui proposent, à Annecy comme à Ferney-Voltaire.

Certes Annecy n'a pas vocation à avoir tout mais enfin... Ce projet rentre tellement en résonance avec le projet que j'ai porté et que je porte encore, que je n'ai pas résisté à l'envie de vous signaler qu'avec d'autres élus on pourrait peut-être obtenir d'autres résultats ! Et Annecy pourrait enfin se réveiller.

samedi 11 novembre 2017

Une histoire réécrite ?

Sur le site de l'agence de communication Graphéine qui a réalisé le nouveau logo de la commune d'Annecy on peut lire :

https://www.grapheine.com/portfolio/logo-ville-annecy

"Annecy, capitale de Haute-Savoie

Historiquement, Annecy est la capitale de la Province de Savoie de 1434 à 1659."

Je ne suis pas historien mais j'ai quelques connaissances en matière d'Histoire de notre territoire et notamment de la Savoie. Je regrette que l'on puisse écrire de telles bêtises pour justifier (maladroitement et trompeusement) les choix d'un logo. Mais je me souviens de plusieurs discours dans lesquels M. Rigaut expliquait qu'Annecy avait été italienne... (alors que la Savoie a été annexée à la France en 1860 et que l'Italie est née en 1861...). C'est dire le niveau de méconnaissance de l'histoire de notre pays.

"La province de Savoie" n'a jamais existé. La Savoie, comté puis duché avant de devenir royaume, était divisée en apanages et en comtés dont le comté du Genevois qui eut Annecy pour capitale (après l'installation de la réforme calviniste à Genève et le transfert de la capitale des bords du Léman vers les rives du lac d'Annecy). Le comté du Genevois fut intégré à la Savoie en 1401. Rapidement, sa gestion fut confié à la branche cadette de la famille de Savoie (les Savoie de Nemours) comme gage de leur haut rang au sein de la famille ducale.

Annecy a donc été la capitale du comté du Genevois dont le drapeau est la croix bleue sur fond jaune.


Il existera à partir de 1723 une "province de Savoie" (ex Etat de Savoie-propre) comprenant l'avant-pays savoyard actuel et une partie de la combe de Savoie (rien à voir avec Annecy!) ayant comme capitale Chambéry.

Bref, Annecy n'a jamais été la capitale d'une "province de Savoie", ce titre revenant s'il faut le donner, historiquement à Chambéry. Le seul titre historique dont peut se prévaloir Annecy est celle de capitale du Genevois mais dont les couleurs ne sont pas le rouge et blanc mais le jaune et bleu...

Dommage que cette agence de Lyon soit si peu informée de cette réalité historique... Mais c'est évident que si elle a pris ses renseignements auprès de M. Rigaut quelques erreurs historiques ont largement pu se glisser...

Amoureux de mon pays et de son histoire, j'aime bien quand les choses sont dites avec vérité pour ne pas travestir nos origines. La récupération par la seule ville d'Annecy du symbole de la croix de Savoie est un non sens historique (car si la croix de Savoie peut - doit- etre présente dans le logo de la ville, elle ne peut en être le seul attribut au risque de passer pour de la récupération). La croix de Savoie n'appartient pas plus à Annecy qu'à Chambéry, qu'à Novel ou à Etercy, ou à Bessans ou à Tignes, etc... Elle appartient à ce beau territoire qui a une histoire particulière regroupant les deux départements actuels de Savoie et Haute Savoie et qui historiquement constituaient le duché de Savoie...

Ne pas connaitre ses racines c'est ne pas savoir qui l'on est et où l'on va... C'est comme conduire sans rétroviseur. A moins que ce soit le révélateur d'être obligé de choisir un emblème de rassemblement aussi vague que la croix de Savoie car on a été incapable de trouver autre chose pour réunir Annecy, Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod... C'est dire l'identité de notre commune nouvelle... sans spécificité propre ?