mercredi 13 septembre 2017

Logement social : on régresse


A la lecture du Dauphiné du jour et de l'interview du président de la fédération des promoteurs immobiliers des Alpes, on apprend que les ventes immobilières aux bailleurs sociaux ont représenté 9% des transactions au premier semestre 2017.

Par ailleurs, les professionnels pointent une baisse d'activité dans la construction.

Depuis plusieurs années, et encore lors du dernier budget de l'agglomération, je me bats pour que l'enveloppe des subventions accordées aux bailleurs sociaux pour construire du logement social, abordable pour tous, augmente.

Depuis des années, cette enveloppe est gelée et souvent pas utilisée en totalité.

Cela démontre une volonté politique manifeste de ne pas faire de logement social, logement dont pourtant, 75% des Annéciens (de la commune historique, 64% des Annéciens de la commune nouvelle) ont droit. Plus de 5000 personnes sont sur liste d'attente. Car le logement social n'est pas un logement pour pauvres. C'est un logement dont le prix est adapté aux capacités financières de chacun, que l'on soit de la classe populaire ou de la classe moyenne.

Sur Annecy, la loi nous oblige (et c'est tant mieux) à avoir 25% de logements sociaux en 2025. Nous sommes actuellement à moins de 20%.
Le Plan Local de l'Habitat (PLH) voté l'année dernière (j'ai voté contre) prévoit qu'on atteigne un taux de 21% en 2025, c'est-à-dire que l'on se place dans l'illégalité et que l'on paye donc les amendes prévues par la loi (ce qui est une aberration quand on sait qu'on manque de logements abordables).

Mais, ce que nous apprend cette interview c'est qu'en ne faisant que 9% de logements sociaux sur les nouvelles construction, non seulement on ne rattrape pas notre retard, non seulement on  ne réalise pas les objectifs peu ambitieux fixés par les élus eux-mêmes dans le PLH, mais en plus on va réduire le pourcentage de logements sociaux... 

On régresse !

Il est plus que temps que cette politique idéologique anti-logement social menée à Annecy change et qu'enfin on mette les moyens nécessaires aux vrais problèmes rencontrés par les Annéciens.

Les moyens financiers existent, on le voit avec les millions d'euros qu'on gaspille avec un projet de centre des congrès ridicule. Plus de 6 millions d'euros budgétés l'année dernière contre moins de 2 millions pour le logement social. On voit où sont les priorités. J'avais proposé l'année dernière qu'on annule ces 6 millions d'euros et qu'on les répartisse pour moitié en subventions nouvelles pour le logement social (l'article du Dauphiné aurait été tout différent !) et à moitié pour la réduction de la dette.

Pourtant, pour ma part, j'ai souvent des chefs d'entreprise qui m'alertent sur la difficulté qui est la leur de se développer car ils ne peuvent loger leurs employés. Certains décident même de ne pas s'installer ici pour cela... J'ai encore jamais entendu un chef d'entreprise me dire que son problème numéro 1 c'était la présence d'un centre des congrès prétendument trop petit...

Voilà aussi un moyen, en ces temps de ralentissement de la construction neuve de soutenir un secteur économique, le bâtiment, essentiel dans notre bassin de vie !

mardi 12 septembre 2017

Lyon-Turin : un arrêt préjudiciable à notre bassin


Le gouvernement a décidé de mettre en pause un certain nombre de grands travaux, en particulier la liaison ferroviaire Lyon-Turin, en attendant une future loi d'orientation générale sur les transports...

Cette décision est insensée et porte un préjudice énorme aux deux Savoie et donc à notre bassin de vie.

Je rappelle que ce projet est co-financé par: l'Etat français (25%), l'Etat italien (35%) et l'Europe (40%). Les financements ont été trouvés. La France s'est engagée, a donné sa parole. Les travaux ont déjà largement commencé côté francais.

Arrêter ce projet serait une erreur à la fois économique, écologique et sociale. Perdre du temps est incohérent avec la volonté de relance économique et de lutte contre la pollution atmosphérique.

Pour notre économie locale, le Lyon-Turin c'est d'abord une amélioration de la voie ferrée entre Chambéry et Saint-Exupéry, donc une amélioration des temps de parcours pour Paris, Marseille, le Sud-Ouest de l'Europe et le Nord. C'est un désenclavement ferroviaire nécessaire pour rester connecté au monde.

C'est aussi la possibilité d'une plus grande ouverture économie, culturelle, touristique vers l'Italie et au-delà l'Europe de l'Est grâce à un tunnel à grande vitesse. Tout ce qui peut rapprocher les gens, et notamment les Européens en ces périodes de replis identitaires est, pour moi, une bonne idée. Pour une fois que l'Europe fait quelque chose au service des peuples !

Le Lyon-Turin représente aussi un barreau essentiel dans une grande liaison de fret Est-Ouest (Kiev/Lisbonne) pour enfin mettre des camions sur des trains et limiter ainsi l'impact environnemental des camions.

L'Europe doit connecter les peuples (des peuples qui se connaissent , qui se côtoient, qui se parlent ne se font pas la guerre). Elle doit aussi participer de la reprise économique en investissant, créant ainsi des milliers d'emplois.

J'ai vu passer, il y a quelques jours, une lettre ouverte de plusieurs grands élus (tous de droite malheureusement) pour rappeler leur soutien à ce projet. Notre maire, président d'agglomération, en était et c'est très bien. J'y joins ma voix. 

Face à cette mise en pause, j'aurais souhaité entendre un peu plus les députés En Marche du département, connaitre leur position à ce sujet.

Pour ma part, j'interviendrai donc au prochain conseil communautaire du Grand Annecy, qui avait voté il y a quelques années une résolution à l'unanimité pour dire son soutien à ce projet, pour que notre assemblée rappelle qu'elle souhaite fortement la réussite de ce projet et sa mise en oeuvre rapide pour le bien de nos échanges économiques mais aussi humains et touristiques.

lundi 4 septembre 2017

Réforme du code du travail


Avant de m'exprimer sur ce sujet, j'ai pris le temps de m'informer un peu même si j'avoue ne pas être spécialiste du droit du travail.

Franchement, l'ensemble du texte ne me heurte pas, il est conforme aux engagements pris par le candidat Macron pendant la campagne électorale, engagements que j'ai soutenus.

Initialement une chose m'inquiétait beaucoup : le renversement de la hiérarchie des normes qu'avait prôné le candidat Macron mais que l'on ne retrouve pas dans les ordonnances. C'est tant mieux ! J'étais farouchement opposé à ce qu'un accord d'entreprise puisse dérogé aux règles communes contenues dans la loi. J'en avais déjà fait état en réunions publiques, en prenant la parole sur ce sujet. Si cette inversion avait été contenue dans le texte, personnellement je ne l'aurais pas voté. Mais elle n'y est pas et j'aurais donc soutenu ce texte.

Oui, je vois bien l'emballement qui se fait sur le point du plafonnement (sans que jamais personne ne parle d'ailleurs des planchers institués) des indemnités de licenciement. Franchement, je connais le risque : celui de provisionner ces indemnités comptablement pour mieux pouvoir licencier. C'est déjà ce que faisaient certaines grosses entreprises qui en avaient les moyens. Au final, le risque prud’homal touchait principalement les PME (qui ne licencient pas pour des convenances personnelles). Ce barème me semble de nature à fluidifier les rapports et à simplifier la vie des entreprises sans pour autant porter une atteinte "extraordinaire" aux droits des salariés.

Sur la fusion des instances représentatives du personnel, c'est tout simplement le bon sens qui l'emporte.

Reste la question, que certains syndicats semblent découvrir (eux qui s'intéressent souvent d'abord aux salariés des grandes entreprises), de la négociation collective dans les petites entreprises puisque les ordonnances ouvriront la possibilité pour un chef d'entreprise de négocier directement avec ses salariés non syndiqués. Il existe là un risque, pour moi faible mais qui devra certainement être étudié, suivi et potentiellement corrigé dans les mois qui viennent s'il s'avérait : des abus de certains patrons qui, faisant du chantage au licenciement ou à la dégradation des conditions de travail, voudraient faire pression sur leurs salariés pour signer n'importe quoi (même si ce n'importe quoi reste encadré par la loi!). Le risque existe. Mais s'il était avéré cela serait plus l'expression d'un malaise déjà grand dans l'entreprise où le collectif de travail ne fonctionne déjà pas très bien. Bref des entreprises qui vont mal et où les salariés ne sont pas respectés. La réalité pour ces entreprises c'est que si le patron est con, il est con. Peu importe les ordonnances ou pas... les salariés y sont déjà malheureux.
Mais pour la très grande majorité des petites entreprises, cette possibilité de négocier directement sur certains points peut être très bénéfique pour mettre en place un dialogue social (qui existe souvent déjà de manière informelle) y compris pour améliorer l'existant, et parfois pour permettre, c'est vrai, dans un esprit constructif et compréhensif, de passer des périodes plus difficiles en négociant des accords temporaires.

Si ce point peut interroger et devra être surveillé (et potentiellement corrigé) je crois que certains font avec cette mesure plus de la philosophie et de la théorie que du pragmatisme et du réalisme.

Oui, c'est vrai j'entends que ces ordonnances mettent plutôt l'accent sur la libéralisation du marché du travail et pas suffisamment sur la protection des salariés. Je crois qu'on peut dire que c'est vrai. Mais ampute-t-on tant que ça, comme certains cherchent à le faire croire, les droits des salariés ? Je ne le crois pas. Et je suis convaincu que ces nouvelles mesures vont aussi permettre aux acteurs de s'adapter et finalement d'en tirer profit, y compris pour les salariés (dont par exemple les délais de traitement de leurs contentieux aux prud’hommes sont ramenés de 24 mois à 12).

Je pense aussi que la contrepartie "protection des salariés" n'est pas à chercher dans ces ordonnances mais viendra avec la réforme de la formation professionnelle et celle des indemnisations chômage ouvertes aux démissions et chefs d'entreprises.

Si l'on réforme correctement la formation professionnelle et l'indemnisation chômage dans le sens d'une sécurisation des parcours professionnels personnels (et non une sécurisation des emplois dans des postes parfois subis par les salariés) alors nous aurons le pendant à cette flexibilisation du marché du travail.

Sécuriser les personnes dans leur vie professionnelle plutôt que les postes dans les entreprises, c'est, je le crois, l'avenir qu'il faut suivre et qui est engagé avec cette réforme (comme la précédente contre laquelle je n'ai jamais manifesté).

Je regrette que certains aient des discours caricaturaux, allant jusqu'à appeler à manifester avant même de connaitre le contenu des ordonnances, ou à organiser des manifestations anti-Macron (s'attaquer aux personnes n'a jamais fait partie de mes principes politiques).

Oui, il y a des choses à critiquer sur ce début de mandat Macron : la baisse aveugle, bête et méchante des APL alors qu'on nous avait parlé d'une réforme globale des aides au logement ; la suppression brutale et sans concertation des emplois aidés jamais annoncée et mise en oeuvre en dépit du bon sens et des réalités du terrain ; la forte baisse des dotations aux collectivités là encore jamais annoncée durant la campagne électorale ; la modification de l'assiette de l'ISF qui elle fut bien annoncée mais que j'ai dénoncé dès le début y compris en réunion publique En marche...

Les sujets de mécontentement ne manquent pas, à commencer par l'exercice du pouvoir qu'on nous annonçait plus démocratique, plus transparent, plus à l'écoute et qui s'avère plus fermé et opaque que jamais. Les citoyens ne sont pas mieux considérés sous Macron que sous Hollande ou Sarkozy. L'assemblée nationale est godillotte et beaucoup de militants En marche sincères se sont transformés en militants traditionnels de partis politiques incapables de la moindre auto-critique.

Mais je ne crois pas que vouloir faire croire aux Français que les ordonnances sur le code du travail (largement expliquées et connues des Francais au moment de l'élection présidentielle) seraient l'apocalypse soit de nature à leur redonner confiance dans les corps intermédiaires.

La gauche devrait comprendre que la notion même de travail et la relation des citoyens/salariés au travail a beaucoup changé en 150 ans. Je ne suis pas un adepte des libéralisations dogmatiques. Mais l'adaptation aux réalités contemporaines doit passer par une réflexion plus poussée sur la protection des citoyens/salariés dans leur vie professionnelle plutôt que sur la protection des postes (parfois devenus obsolètes ou dangereux pour la santé des salariés) dans les entreprises.

mercredi 30 août 2017

Centre des congrès : la République en marche... arrière

J'apprends ce matin dans le Dauphiné que le gouvernement a décidé lui aussi de faire appel de la décision du tribunal administratif de Grenoble d'annuler la DUP du centre des congrès, s'alignant ainsi totalement sur la position de l'agglomération.

C'est une décision que je déplore mais qui n'entame en rien notre détermination à faire respecter la loi et à continuer le combat pour défendre notre lac (et notre argent de contribuables !).

Lors de la campagne des législatives en Juin dernier, les candidates de la République en Marche avaient refusé de prendre position sur ce dossier, préférant faire l'autruche sur un sujet aussi important.
Par derrière, chacune répondait selon l'interlocuteur auquel elle s'adressait tantôt qu'elle était pour, tantôt qu'elle était contre.

Cette absence de convictions m'avait amené à prendre publiquement mes distances avec ces candidates et à annoncer que je voterai blanc.

Aujourd'hui, à l'aune de cette décision du gouvernement (qui n'a pas pu se faire sans prise de contact local, ou alors c'est encore plus la dictature parisienne qu'avant...) je ne regrette pas mon choix.

Mme Lardet, députée de la 2e circonscription, avait promis deux choses :
- qu'elle organiserait une concertation, une grande table ronde pour écouter tous les points de vue avant de se prononcer... On voit le résultat : le gouvernement se prononce sans qu'aucune concertation n'ait été organisée. Ou alors uniquement une concertation avec le président de l'agglo ? De deux choses l'une, sur ce dossier, soit Mme Lardet ne sert à rien puisque son avis n'est pas entendu à Paris, soit elle s'est rangée du côté de l'UDI local qui a tant fait pour m'évincer et la mettre députée, sachant qu'elle serait facilement manipulable...

- qu'elle se rangerait à l'avis de la justice. Or la justice est passée : elle a annulé la DUP. Visiblement en moins de 3 mois, les promesses d'hier sont vites oubliées puisque aujourd'hui le gouvernement fait appel c'est-à-dire conteste la décision de la justice.

Finalement ce choix de la République en Marche et du gouvernement de soutenir un projet débile ne me surprend pas. Cela fait des années que M. Leconte, conseiller communautaire de Meythet, membre d'En marche depuis le début, soutient sans réserves ce projet.

Ce qui me surprend plus c'est le gouffre qui semble de plus en plus s'installer entre les électeurs du renouveau (dont je suis notamment pour la présidentielle) qui ont cru que les choses allaient changer et qu'on aurait enfin de la démocratie participative; et les actes des nouveaux élus qui semblent prendre un malin plaisir à honorer ceux qui, au premier tour de la Présidentielle ont soutenu Fillon, en oubliant ceux qui ont fait le succès d'Emmanuel Macron.


Il y a comme un sentiment de manipulation. Et tous cas, aujourd'hui les choses sont claires sur cette question du centre des congrès : les parisiens et autres lyonnais, y compris débarqués à Annecy n'ont rien compris au sujet. Ce qui les importe c'est de faire du fric et de pouvoir venir faire leurs gueuletons tranquilles sur les bords du lac.

Mais, coucou, on est là ! Nous c'est la population qui, quelque soit le nom de nos opposants,leurs habits vieux ou neufs, continuera à protéger son lac de projets pharaoniques.

lundi 28 août 2017

Interrogations estivales

Conseiller municipal, avec la fusion des communes, je ne suis plus au courant de rien.

M. le Maire a bien fini par évincer son opposition. Alors je lis la presse et j'apprends parfois des choses que j'ignore. Je m'interroge souvent.

Voici l'état de mes interrogations à la lecture du dernier "Essor savoyard".

Gratuité de la cour du chateau

On apprend que la ville aurait enfin décidé de rendre la cour du château gratuite. C'est une bonne nouvelle pour nous qui demandons cette gratuité depuis 2008... C'est une véritable aberration de devoir payer pour entrer dans cette cour. Je pense qu'il n'y a qu'à Annecy où on avait cela.
Cependant dans l'article il est écrit : "cet accès est lié à un projet de construction d'un lieu d'accueil des visiteurs assorti d'une boutique et situés, justement, dans cette cour".

Euh... moi pas bien comprendre... Le château n'est-il pas un monument historique classé avec sa cour ? Qu'est-ce que c'est que ce projet qui sort du chapeau et dont on n'a jamais entendu parlé de construction nouvelle DANS la cour ? Le bétonnage d'Annecy n'a-t-il aucune limite, quitte à massacrer un monument historique ? Pourrait-on, en tant qu'élus, mandataires des Annéciens, avoir un tout petit, mais tout petit peu d'informations sur ce genre de projet ?

On nous sort cela comme ça, dans la presse, sans discussion, sans présentation, sans rien. C'est hallucinant.

Nouvelles rues bientot payantes

Si l'idée d'étendre les zones de stationnement aérien payante ne me heurte pas, au contraire, la manière dont est mené ce chantier est là aussi abracadabrantesque. Ca tombe comme ca, entre juin et septembre, entre la poire et le dessert... La place des Romains va devenir payante : qui en a discuté ? (le maire jurait que ca n'arriverait jamais il y a encore quelques mois..) Quand cela a-t-il été abordé avec la population ?

Mais en plus que vont devenir les quartiers périphériques où le stationnement restera gratuit ? Où va-t-on se garer pour rentrer chez soi ?

Non, ces projets sont présentés comme des évidences, des choses acquises et personne ne s'interroge sur leurs conséquences et leurs bien-fondés.

Vague artificielle sur le Thiou

Comment aborder ce sujet? D'abord jamais entendu parlé et on nous dit : c'est en bonne voie ! Ah bon ? Qui décide ? On nous dit que c'est en bonne voie mais on ne sait pas qui va payer ? Quel est l'impact sur l'environnement ? Quel coût de fonctionnement ? Bref on nous dit rien mais ca fait bien, c'est fun et c'est branché de dire oui avant d'avoir étudié la question.

Si je ne suis pas fermé à ce genre d'idées, j'avoue que j'aimerais qu'on nous l'expose avant de dire oui. J'avoue que j'ai quelques questions à poser aux concepteurs de ce genre de projets (dont certains si mes informations sont exactes, sont quand même très proches du maire). Et puis j'avoue que je pensais aussi qu'Annecy avait d'autres problèmes bien plus important que de savoir si on allait faire une vague de surf pour quelques privilégiés alors que des milliers d'Annéciens n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois avec un coût de la vie exorbitant et des loyers pharaoniques...

Mais bon je crois que plus ca va, plus je décroche. Ou, plus exactement, plus je ne vis pas dans la même réalité que M. le maire...

Je suis, par exemple, abasourdi de voir que la commission de municipalité s'est octroyée 1 mois et demi de vacances cet été alors que nous sommes à peine à 6 mois d'une fusion, que les services sont à bout de nerfs et que des dizaines de questions restent à trancher... Même à Annecy historique, il me semble que la municipalité prenait que 3 semaines de vacances en été...

Enfin avec 10 000 euros par mois, on peut à la fois faire du surf sur le Thiou, partir en vacances pendant des semaines et se payer un parking privé pour garer son 4x4...

mardi 15 août 2017

Le silence est d'or


Voilà plus d'un mois que je n'ai pas écrit sur ce blog.

Cela aura fait des vacances au maire et à son cabinet. Ils devaient être heureux.

C'est la première fois depuis 10 ans que je fais une cure de silence aussi longue. Deux raisons à cela :

1) Puisque je suis le seul homme politique local à essayer d'informer les citoyens régulièrement, je me suis dit : "on va voir ce que cela fait quand on ne leur dit plus rien". Vont-ils en redemander ?

La réponse est assez cruelle.

Je veux quand même épargner les quelques citoyens qui m'ont écrit pour demander des nouvelles face à ce silence et les assurer de ma reconnaissance.

2) L'absence de nouvelles très intéressantes. La majorité municipale bleue-rose-verte a noyauté l'information et mis en place une chape de plomb. Plus aucune information ne sort. Si j'en crois les derniers comptes rendus officiels, il n'y a rien qui se passe.

En réalité, car je me suis pas bête au point de ne me fier qu'aux comptes-rendus officiels, des décisions sont prises... et font grincer des dents. Cet été j'ai notamment pu m’entretenir avec plusieurs employés municipaux. J'ai ainsi pu saisir leur désarroi, leur lassitude, parfois leur colère et en tous cas leur découragement. 

La précipitation de cette fusion de communes (que j'avais dénoncée) a conduit à un grand n'importe-quoi qui pèse lourdement sur le moral des agents. Je veux leur dire toute ma sympathie, mais aussi toute la reconnaissance qui est la mienne pour le travail qu'ils font en direction de la population dans des conditions parfois difficiles. 

Si les Annéciens et les touristes peuvent faire "bronzette" sur les bords du lac, vagabonder dans les rues de la ville, profiter d'événements culturels et sportifs, etc, c'est d'abord grâce à vous qui chaque jour, sans médailles ni décorations, balayez les rues, installez des chaises, protégez, etc...

Ah si, j'ai quand même rédigé avec mes deux collègues, notre prochaine tribune municipale pour le prochain bulletin. Grâce aux arrangements gauche-droite pour liquider les oppositions, nous avons droit à 350 signes... espaces compris ! Pour vous donner une idée cela donne 4,5 lignes d'expression municipale pour une liste qui avait réuni plus de 4200 électeurs au second tour de l'élection municipale...

On passera donc de 2/3 de page à 5 lignes. Merci. Un grand merci spécial pour nos collègues verts écologistes qui ont décidé de se fondre dans la majorité en rejoignant le groupe majoritaire... Bizarrement ils ne s'en sont pas vantés dans la presse... Il faut croire que la politique menée leur plait.

Je me suis engagé en politique avec des valeurs. Informer les citoyens faisait partie de ces valeurs, travailler mes dossiers aussi. Quand on n'a plus de dossiers à travailler, qu'est-ce qu'on fait ? Et quand on a 4200 électeurs qui laissent leurs représentants être peu à peu muselés et écartés de la politique, que fait-on ?

Les appels à manifester ou à pétitionner contre telle ou telle dérive autoritaire à l'autre bout du monde sont légion... Voir la paille dans l’œil du voisin plutôt que la poutre qui est dans le sien... Ici on étouffe les minorités sans que cela ne suscite la moindre réaction. Tout va bien puisqu'ils ont dit qu'on était en démocratie.

Bon été à tous. A bientôt.

jeudi 13 juillet 2017

Petit retour sur ma nouvelle vie profesionnelle

Chers amis, il y a un an, je vous annonçais que je m'étais lancé dans un nouveau défi professionnel en créant les Jardins de Lornay (www.jardins-lornay.com). Je voulais produire des plantes (bambous et graminées) à vendre aux particuliers et aux professionnels, tout en créant un jardin à visiter.

Depuis maintenant 1 an, l'activité de pépinière fonctionne et je suis très heureux car de nombreux haut-savoyards sont déjà venus acheter leurs plantes chez moi. J'y vois une reconnaissance pour le travail et les choix que j'ai fait, notamment de cultiver des plantes adaptées à nos climats, d'être spécialisé sur quelques plantes pour apporter le meilleur conseil, et de n'utiliser aucun produit chimique.

Ce contact avec la clientèle me plait beaucoup. C'est un contact simple, sympathique.

Le 3 juin dernier, en présence de Madame la Maire et de membres du conseil municipal de Lornay, ainsi que Madame et Monsieur les conseillers départementaux, de représentants des Offices du tourisme et de nombreuses personnes,  nous avons inauguré le parc et lancé la saison des visites. Dorénavant je me transforme régulièrement en guide pour expliquer la beauté des bambous... C'est une facette du métier qui me plait aussi beaucoup.

J'avoue ne jamais m'ennuyer et l'été s'annonce très prometteur ! Cette semaine j'ai accueilli des enfants d'un centre de loisirs, je vais accueillir prochainement des personnes âgées d'EHPAD, des associations... et bien sûr touristes et habitants locaux qui souhaitent venir déambuler dans les jardins.

J'ai aussi créé une saison culturelle aux jardins pour cet été, avec au programme : veillées contées, pièce de théâtre, peinture. Des choses simples et vraies.

Je voulais partager cette joie avec vous car certains s'étonnent de me voir un peu moins souvent à certaines réceptions en mairie (même si je continue à être très présent). Mais il est vrai que toujours jouer les potiches, les "opposants" comme dit M. le Maire, ne m'intéresse plus beaucoup. J'aime créer et relever des défis. Je pensais pouvoir mettre cette énergie au profit de notre ville mais le maire verrouille tout et ne prends jamais le temps de nous écouter. Alors je crée dans mon entreprise.

Parti de rien ou presque, sur une friche horticole de 3 ans, nous avons créé un espace de convivialité, de culture et de beauté. Oh, tout n'est pas fini, il reste encore beaucoup de travail. Mais j'ai la satisfaction des cris des enfants, des remerciements de nos visiteurs, et du retour de nos acheteurs.

Pouvoir vivre dans le positif, dans les projets pour demain, procure une satisfaction immense, à mille lieux des désillusions de la politique. Ici chacun reconnait le travail qui a été fait. Ici chacun voit l'énergie et la passion qui est mise à transmettre à tous un peu de bonheur, un peu de savoir. Ici personne ne s'invente des titres, des ambitions ou des légitimités. La seule réalité c'est celle des saisons qui passent.

Je ne regrette pas un instant mon choix d'avoir quitté l'enseignement (que j'aimais beaucoup) car mes visites guidées, l'accueil de groupes, les conseils aux potentiels acheteurs mobilisent mes compétences de pédagogie et d'empathie.

J'ai aussi trouvé en Albanais un territoire où chacun réfléchit à s'aider mutuellement, à grandir ensemble, à progresser sans rien renier. Dans le monde agricole, j'ai trouvé un milieu humainement très riche.

Aux jardins de Lornay, l'écologie ce n'est pas qu'un mot, l'entraide pas qu'un slogan. Ici, par exemple, on sue ensemble, on cherche des solutions naturelles pour moins désherber, on écoute et on conseille.

Je reste attaché à la politique et à mon mandat que je mène de front comme depuis toujours car je sais qu'Annecy a de grands potentiels sous-employés. J'aime cette ville et ses habitants. Mais le recul m'a fait comprendre que face à un mur, il vaut mieux utiliser son énergie à autre chose. Continuer à représenter dignement les gens qui ont voté pour moi, voire préparer l'alternance. Mais ne plus s'évertuer à vouloir être de la partie quand la majorité vous rejette. Et croire, un peu fièrement c'est vrai, qu'au regard de ce que j'arrive à faire ailleurs, il est bien dommage qu'on nous écoute pas ici. Se dire enfin que l'on n'est pas responsable de la gestion calamiteuse de la ville. Après tout, les Annéciens ont voulu Rigaut, ils l'ont... Peut-être le début de la sagesse ? Allez savoir...

La politique est ingrate. Elle se réinvente chaque jour pour mieux ne rien changer. C'est désespérant. Avec la nature, il n'est jamais possible de tricher. Et cela apporte une sérénité et une harmonie indescriptibles.





mardi 11 juillet 2017

Pôle métropolitain : attention danger !


Je lis dans le compte-rendu très succinct du bureau de l'agglomération du 23 juin que la question de la création d'un pôle métropolitain englobant Chambéry, Aix-les-Bains et Annecy a été de nouveau abordée.

On sait que c'est une marotte de notre maire. Il semblerait que Chambéry soit d'accord.

Le pôle métropolitain est une nouvelle couche dans le mille-feuille administratif, plus grand que les communautés de communes, et en même temps en décalage par rapport aux départements (il peut d'ailleurs être discontinu territorialement). Rigaut vend cela comme la solution miracle pour la gestion des transports, le développement économique, etc... comme d'ailleurs il avait vendu l'agrandissement de la C2A pour devenir le Grand Annecy avec les mêmes arguments... avec les résultats qu'on connait puisque les transports sur le pays d'Alby ou les rives du lac vont encore attendre longtemps...

Créer une nouvelle couche administrative pour donner plus de pouvoirs à des personnels politiques comme M. Rigaut (quand on sait la vision du territoire qui est la sienne...) j'adhère déjà franchement pas trop.

Donner un empire plus grand à notre roitelet : bof bof.

Mais le rêve secret de M. Rigaut, c'est qu'une fois créé (il avance la date du 01 janvier 2018) en toute opacité (puisqu'aucun débat n'a jamais eu lieu en conseil sur cette question et que tout se passe de nouveau sans les élus et sans la population), ce pole métropolitain absorbe les compétences du département et finisse par l'évincer (à l'image de Lyon Métropole). Ainsi M. Rigaut nouvel empereur du pôle métropolitain aurait les manettes de maire, de président du Grand Annecy et de duc du pole métropolitain. Plus rien ne pourrait arrêter son égo et son ambition personnelle.

On sait que les relations entre M. Rigaut et le conseil départemental (notamment son président) ne sont pas très bonne, notamment depuis les JO2018. Le pôle métropolitain est une bonne occasion pour reléguer un "adversaire" loin de son pré-carré.

Au final, la philosophie du pôle métropolitain est claire. Unissons les espaces urbains situés à l'ouest des deux départements (on nous dira de nouveau pour peser face à Lyon, dans une vision quasi-guerrière de la guerre des autres contre nous) pour garder notre argent. Ne partageons surtout pas. Notamment avec les culs terreux des vallées de l'Est des départements... qui en plus on l'outrecuidance de ne voter que pour des gens de droite... (Ainsi M. Rigaut pourra certainement trouver quelques socialistes, voire des marcheurs, pour appuyer son projet).

Bref au pole métropolitain les richesses des villes. Aux départements la gestion des espaces de l'arrière-cour, montagneux et bouseux.

Evidemment moi qui suis né en Haute Savoie, et non pas à Meaux, je ne partage pas cette vision de la dissection de notre pays de Savoie. La Savoie est depuis plus de 1000 ans un espace commun, cohérent qui marche sur ses deux pieds : les villes et leurs industries;  les vallées et leur tourisme. Chacun vient renforcer l'autre et c'est la globalité du territoire qui fait sens. Vouloir découper les choses c'est se couper une jambe.

C'est évidemment faire preuve d'une vision égoïste, loin d'une forme de solidarité territoriale.

Il existe un projet alternatif, porteur d'avenir et équilibré. Malheureusement, il ressemble trop souvent à un serpent de mer : c'est la fusion des deux départements en un seul ! Je crois à ce projet porteur de complémentarités et de dynamisme, de solidarité et de prospérité.

M. Rigaut va de nouveau essayé de nous enfumer en disant que le pole métropolitain n'est pas incompatible avec la fusion des départements. Pourtant ce sont bien deux projets concurrents, porteurs de deux visions concurrentes. Nul doute, avec les promesses de campagne du candidat Macron que le législateur va bientôt offrir la possibilité (tant attendue) d'expérimentations locales dans des domaines divers. Il faut se tenir prêt à les saisir.

J'exhorte donc, face à la volonté de M. Rigaut de prendre tout le monde de court avec son pôle métropolitain, les deux présidents des conseils départementaux à franchir enfin le pas de la fusion, rapidement. Ils doivent le faire pour sauver l'unité de nos pays de Savoie, leur dynamisme et garantir une place aux territoires ruraux. Je leur demande de nous prouver qu'ils sont à la hauteur de l'Histoire qui s'écrit. 

Le temps presse. Certains rêvent de concentrer les richesses et les pouvoirs. Je sais que d'autres travaillent pour leurs territoires. A eux de comprendre l'enjeu qui se joue et de réagir vite ! Dans 6 mois, il sera peut-être trop tard...

mardi 4 juillet 2017

Parking de Bonlieu, en rire ou en pleurer ?

La ville, propriétaire et gestionnaire du parking souterrain de Bonlieu, a décidé de rénover cet espace.

Les peintures, notamment, ont été refaites. Mais elles s'effritent et partent en lambeaux. Mais de nombreux témoignages me remontent sur la dangerosité de ce revêtement : les voitures sont difficilement contrôlables, on glisse dès que l'humidité est là...

La ville et l'entreprise se renvoient la balle... Chacun dit c'est la faute de l'autre.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/jean-luc-rigaut-s-accroche-son-centre-des-congres-1498806904

Je vous invite à écouter cet entretien, la dernière question surtout... On entend que M. Rigaut, plus préoccupé par son pouvoir à la commune nouvelle et le Grand Annecy, ne maîtrise pas le sujet et s'en f...

A-t-on encore un maire à Annecy qui s'intéresse aux questions quotidiennes des Annéciens ? Qui commande à la ville ? Pourquoi ne tape-t-il pas du poing sur la table ? "On m'a dit..."

M. Rigaut ferait mieux d'abandonner ses rêves de monuments grandioses en bord de lac et de s'atteler pour de vrai aux préoccupations réelles des Annéciens.

Pour finir, les réponses de M. Rigaut sur le centre des congrès sont pour beaucoup complètes erronées (dire qu'une seule juridiction s'est prononcée sur les rives du lac est un mensonge), ou franchement manipulatoires (dire que quand il existe un SCOT - établi et voté par M. Rigaut et ses amis, le serpent qui se mord la queue... - la loi littoral ne s'appliquerait pas). Mais cela on le savait déjà !

vendredi 30 juin 2017

Le tribunal de Grenoble annule la DUP sur le centre des congrès

Vous trouverez ci-dessous mon intervention d'hier soir en conseil d'agglomération concernant la décision du tribunal administratif de Grenoble annulant la DUP du centre des congrès. Je regrette que M. Rigaut ait décidé de s'entêter en faisant appel de cette décision devant la cour d'appel. Cela va encore couter cher au contribuable de l'agglomération !

Je rêve d'un jour où les élus, à l'instar des citoyens ou des entrepreneurs, seront redevables sur leurs deniers personnels de ce genre de décision. Il est bien facile de payer des cabinets d'avocats et des boites de communication avec l'argent des autres. En tous cas, je regrette que pendant ce temps, par la faute de l'agglomération, rien ne bouge pour aider le secteur touristique du tourisme d'affaire à Annecy, les cafetiers et hôteliers du bassin. Mais Rigaut a choisi l'affrontement jusqu'au bout. C'est son choix. Pour ma part je reste fidèle à mes convictions et nous continuerons donc à nous battre, plus forts demain qu'hier.

Lien vers la vidéo: cliquez ici

Chers collègues,

Le tribunal administratif de Grenoble , saisi par les Amis de la Terre, la Frapna et Lac d'Annecy Environnement, a rendu ce mardi son jugement concernant la DUP du projet de centre des congrès à Albigny. Son jugement est clair et limpide : le projet de centre des congrès n'est pas d'utilité publique car il ne respecte pas la loi littoral qui limite les extensions d'urbanisation dans les espaces proches du rivage.

Il annule donc la DUP qu'il avait déjà suspendu en référé, comme il avait déjà annulé une partie du PLU d'Annecy-le-Vieux pour ces mêmes motifs.

Vous comprendrez ma joie et celle de très nombreux annéciens à l'énoncé de ce verdict. Mardi, c'était la fête du lac avant l'heure !

Pour autant cette décision du tribunal n'est pas, pour ceux qui ont travaillé le dossier sérieusement, une surprise. Cela fait bientôt 7 ans depuis 2010, qu'à cette tribune j'explique que le projet porté par l'agglomération ne respecte pas la loi littoral. Cela fait 7 ans que ceux que vous qualifiez "d'opposants" vous disent, monsieur le Président, que ce projet ne pourra pas se faire car il contrevient à la notion d'extension limitée d'urbanisation contenue dans la loi littoral. Que de quolibets, de mépris, de  sermonage nous avons subi depuis tout ce temps.

Pourtant nous n'avons jamais cessé notre combat pour une certaine vision d'Annecy et du respect de son environnement, fidèle en cela à l'histoire d'Annecy et de ses maires précédents. Dans ce combat à armes inégales, nous n'avons cessé de tendre la main pour sortir de l'ornière car cette perte de temps, d'argent et d'énergie n'était bénéfique à personne. J'ai par exemple suggéré que l'on interroge le tribunal sur les possibilités de construction sur la presqu'île avant les travaux, refusé. J'ai proposé d'autres lieux d'implantations, tous refusés. J'ai demandé l'année dernière ici au conseil de la C2A suite aux conclusions de l'enquête publique que l'on arrête les frais et que cesse le mépris. Vous vous êtes entêtés avec la complicité d'un préfet qui voyait en vous les continuateurs d'un ancien monde politique fait d'arrangements entre copains, à l'aune croyait-il alors d'un basculement à droite du futur gouvernement et à la promotion qu'il pourrait en attendre.

Aujourd'hui il n'est plus temps de discuter, la justice est passée. Elle rejette votre projet. Il est temps d'en prendre acte et d'en tirer toutes les conclusions en renonçant définitivement à ce projet.

Quand on est élu, dans un état de droit comme l'est la France, on ne fait pas ce qu'on veut. On doit d'abord écouter la population au service de laquelle nous sommes tous ici réunis. Elle s'est largement exprimée lors de l'enquête publique et vous l'avez méprisée. On doit aussi respecter les lois de la République. Nous ne somme plus sous l'ancien régime où des barons, marquis et autres roitelets de province, faisaient selon "leur bon plaisir". La révolution de 1789 est passée par là et il semble que les Français aient dernièrement choisi de rappeler à leurs élus qui commandait en démocratie, en renvoyant toute une ancienne garde à sa chère retraite.

Il y a un an, suite à l'enquête publique j'avais parlé concernant MM. Accoyer et Rigaut d'incompétence. Cela avait paru à certains exagéré. Je laisse les mêmes observateurs se faire de nouveau une opinion sur cet adjectif, que je maintiens, à l'aune de ce jugement et surtout à l'aune des dizaines d'articles parus dans la presse ou sur les supports institutionnels aux frais du contribuable dans lesquels ces mêmes élus juraient que le projet était conforme à la loi littoral.

Nous avons tenus bon. Et je veux ce soir remercier du fond du cœur les associations, au collectif citoyen et leurs militants qui depuis tout ce temps ne se sont pas découragés. Ils ont tenu bon même quand certains, à la région notamment, leur coupe les vivres alors que l'on sait tous le cout de telles démarches juridiques. Je veux aussi rendre aux Annéciens et habitants de l'agglo ce qui leur revient : cette décision nous la leur devons. Ils se sont déplacés nombreux lors de l'enquête publique, ils ont toujours été au rendez-vous des actions de protection de leur lac. C'est grâce à eux, d'abord et avant tout que ce projet ne verra pas le jour car leur mobilisation a rendu possible ce que certains nous disaient impossible. Ils ont su, sinon renverser la montagne, tout au moins changer le cours de l'Histoire.

En cette soirée j'ai également une pensée émue pour Bernard Bosson. Il me disait toujours : "le lac c'est l'âme d'Annecy. Ne vous inquiétez pas les Annéciens seront toujours au rendez-vous quand certains voudront s'attaquer à leur lac". Il avait raison. Je sais que ce jugement il l'attendait avec sérénité et joie.

Il est à présent temps de tourner cette page. Deux points restent alors à discuter collectivement, en toute transparence. Premier point : l'avenir du tourisme d'affaire à Annecy. Faut-il oui ou non un nouveau centre des congrès alors que je rappelle que les études de 2006 montraient qu'il fallait simplement une salle d'exposition supplémentaire ? Ces études ont à présent plus de 10 ans. Depuis le marché des congrès a beaucoup changé. Il faut donc les actualiser et regarder leurs résultats avec objectivité et sans s'en emparer pour des desseins personnels de grandeur. Je demande à ce qu'on puisse actualiser les études à la lumière des dernières données en matière de tourisme d'affaire et ainsi que l'on puisse répondre collectivement à la nécessité ou pas de construire un nouveau centre des congrès quelque part à Annecy dans un lieu qui respecte la loi, et notre lac. Car comme vous le savez, notre combat contre l'implantation d'un centre des congrès à Albigny n'a jamais été, contrairement à ce que l'exécutif a voulu faire croire, un combat contre tout centre des congrès, contre l'économie, contre l'emploi et contre le tourisme d'affaire. C'était un combat pour la protection du lac et le respect du droit. C'était un combat pour qu'à Annecy, cadre de vie et économie continue à aller de paire.

Le second point a traité est celui du devenir de la presqu'île. Dans cette affaire, le contribuable de l'agglo aura dépensé plus de 15 millions d'euros. D'abord en études et frais divers qui sont malheureusement perdus et qui ont eu de cesse d'augmenter au fur et à mesure de l'entêtement de nos dirigeants. Ensuite en acquisitions foncières. Que vont-elles devenir ? Les Annéciens ont largement manifesté leur volonté de voir ces biens immobiliers détruits pour ceux qui n'ont aucune valeur patrimoniale et remplacé par un parc public en continuité du parc Charles Bosson. L'avenir de la maison "Le Sud" devra aussi être abordé en concertation avec la population et les associations pour lui trouver une destination digne de ce lieu.

En conclusion, il y a chez moi la volonté de tourner cette page sans aucun ressentiment. Les habitants de l'agglo auront, le moment venu à demander des comptes à leurs élus. Mais ce moment n'est pas venu. A mi-mandat, il est encore temps de nous tourner vers l'avenir. Et surtout de changer vos pratiques d'élus. Dorénavant il n'est plus possible de faire sans la société civile, les associations, les collectifs citoyens et les habitants. Cette leçon de démocratie ne doit plus nous quitter !

Une page peu glorieuse de notre histoire locale doit se tourner sans attendre pour que vive le lac !





mardi 27 juin 2017

Les freins à l'embauche pour les entreprises


A l'heure où l'on s'interroge beaucoup sur la simplification du code du travail et où beaucoup de politiciens et d'énarques (qui, pour beaucoup d'entre eux, n'ont jamais travaillé dans le privé) ont des idées toutes faites sur ce qu'il conviendrait de faire, l'INSEE vient de publier une note intitulée : Que nous disent les entreprises sur les barrières à l'embauche.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2871900?sommaire=2872027

En voici le résumé :

"Que nous disent les entreprises sur les barrières à l’embauche ?

Depuis de nombreuses années, l’Insee interroge les entreprises sur les évolutions passées et futures de leur effectif, l’existence de difficultés de recrutement et de contraintes de production dues à un personnel insuffisant. Depuis janvier 2017, ces informations sont complétées grâce à de nouvelles questions permettant de révéler la présence de barrières à l’embauche ressenties par les entreprises et de préciser leur type. Il s’avère que la moitié des entreprises sont confrontées à des barrières au moment d’embaucher des travailleurs en CDI ou CDD de longue durée, un tiers n’en rencontrent pas et les autres ne se sentent pas concernées, probablement parce qu’elles n’ont pas récemment recruté de nouveaux employés. Les embauches sont freinées par l’incertitude sur la situation économique (barrière citée par 28 % des entreprises), la difficulté à trouver de la main-d’œuvre compétente (27 % des entreprises), un coût de l’emploi jugé trop élevé (23 % des entreprises) et par la règlementation du marché de l’emploi (18 % des entreprises)."

Sans surprise, pour un économiste de la demande, keynésien comme moi, le premier frein à l'embauche c'est l'absence de carnet de commande bien rempli. C'est l'incertitude sur l'avenir. Car les chefs d'entreprise n'embauchent que s'ils ont du travail. Et puis, ils n'embauchent pas pour licencier derrière...

Pour lever ce frein à l'embauche, il faut que la conjoncture économique s'éclaircisse et que la croissance économique soit au rendez-vous. Ce facteur est bien entendu influencé, dans une économie mondialisée, par le dynamisme économique mondial. Mais la France doit tout faire pour tirer son épingle du jeu.

Le deuxième frein à l'embauche c'est l'absence de main d'oeuvre qualifiée. De nombreux secteurs (industrie, automobile, restauration, etc...) peinent à trouver des profils qui aient les compétences requises. Le remède est bien connu : c'est la formation tout au long de la vie pour permettre aux salariés de changer de métier et de se reconvertir. C'est un enjeu majeur pour faire baisser le chômage, à condition que ces reconversions ne soient pas "forcées" car un salarié non motivé n'est pas un atout pour une entreprise. Il s'agit aussi de revaloriser certains métiers.

Le troisième frein est le coût du travail. Le CICE et les allègements de charge liés au pacte de compétitivité ont largement permis de rétablir une compétitivité de l'économie française en matière de coûts de la main d'oeuvre. Nous sommes aujourd'hui moins chers que les allemands. Si la course au moins disant salarial ne peut être un objectif en soi (nous serons toujours trop cher par rapport à un ouvrier chinois), ce rééquilibrage était nécessaire. Il va produire ses effets. Faut-il aller plus loin ? J'en doute. Il faut aussi le temps que les stéréotypes des chefs d'entreprises changent et que l'idée du coût du travail trop cher en France (qui était vraie avant) finisse par s'éteindre aux vues des réalités actuelles.

Enfin, en quatrième position, vient la question de la réglementation du travail donc du code du travail. Si les économistes libéraux font de ce combat un totem, on voit que les chefs d'entreprises, ceux qui ont des mains dans le cambouis, ne font pas de ces réformes une priorité. Personnellement je suis convaincu qu'il y a des choses à simplifier dans le code du travail pour qu'il s'adapte mieux aux réalités actuelles et contrairement à certains conservateurs de gauche je ne fais pas de cette réflexion un épouvantail absolu. Sommes-nous finalement mieux protégés comme salariés en France qu'ailleurs en Europe ? Pas certain. Il y a donc des choses à changer c'est sûr. Mais je remarque aussi que les idéologues qui font de la casse du code du travail un préalable à tout et un remède au chômage se trompent largement.

L'économie est une science. Comme toute science elle a pour objectif d'expliquer et de comprendre le monde dans lequel nous vivons, le plus objectivement possible. Elle offre au politique dans éclairages pour leurs prises de décisions. Même si l'idéologie fait naturellement partie de la politique, c'est normal, l'économie peut parfois rétablir quelques vérités et orienter différemment certains discours.

Tout ce qui peut avoir un effet bénéfique sur la baisse du chômage doit être mis en oeuvre. Mais ne nous trompons pas de levier, au risque de passer à côté...

samedi 24 juin 2017

Publicité : une nouvelle taxation qui me va


Avec la fusion des communes, la TLPE (Taxe Locale sur le Publicité Extérieure) qui s'applique à tous les dispositifs publicitaires notamment des commerçants, va se mettre en place sur les 6 communes déléguées.

Elle était déjà en place à Annecy depuis de nombreuses années. L'objectif de cette taxe, dans l'esprit annécien, n'est pas tant de rapporter de l'argent. Il est surtout de limiter la pollution visuelle liée à une surcharge de publicités, enseignes, banderoles, kakemonos, etc... C'est un outil de "dissuasion" face à l'étalement trop important de messages publicitaires.

L'harmonisation des tarifs va conduire à une baisse des prix pour les commerces d'Annecy, notamment avec l'instauration d'une gratuité jusqu'à 7 m² (alors que jusqu'à présent la publicité était taxée dès le premier m²).

Nous sommes une ville touristique où l'information du public, des clients est importante. En même temps, il faut toujours garder à l'esprit que la pollution visuelle si elle augmentait de façon inconsidérée deviendrait un handicap pour notre attrait touristique. Les touristes viennent visiter un cadre exceptionnel qu'il ne faut pas défigurer avec un étalage disproportionné de publicité. Ne scions pas la branche sur laquelle nous sommes assis !

La vieille ville est, de part l'application d'une réglementation stricte (l'AVAP notamment), relativement protégée de ces potentielles dérives. Mais nous devons aussi penser à nos quartiers.

Je suis confiant en nos commerçants pour qu'il sache faire la part des choses. La gratuité des premiers mètres carrés n'est pas une incitation à l'augmentation des surfaces de publicité ! Ils doivent la prendre comme une mesure d'allègement fiscal. J'ai confiance.

Mais n'étant pas tout à fait naïf (dans chaque groupe humain quel qu'il soit il existe toujours des canards boiteux), nous avons demandé qu'un suivi des surfaces publicitaires soit mis en place, à la fois sur la base du déclaratif des commerçants, mais aussi avec des contrôles directs par nos services. Cela afin de contrôler qu'on n'assiste pas à une hausse des surfaces publicitaires.

Je souhaite que des moyens humains soient mis en place pour ce contrôle. 

Je crois au gagnant-gagnant dans cette opération. Je fais confiance au bon sens. Sinon il nous restera toujours la possibilité de rectifier le tir en réinstaurant une taxation dès le premier mètre carré...

mercredi 21 juin 2017

Hausse des tarifs du périscolaire


Dans le cadre de la fusion des 6 communes, une harmonisation des tarifs du périscolaire et de la cantine scolaire doit être mise en place pour la rentrée de septembre.

La proposition de nouveaux tarifs nous a été présentée lundi soir en conseil communal. Cette délibération a donné lieu à un échange riche et constructif (était-ce lié à l'absence de l'Empereur Rigaut ?). Il ressort des simulations que les familles modestes et moyennes vont voir le tarif de la cantine scolaire diminuer, ce qui est une bonne nouvelle. Par contre le périscolaire, pour les Annéciens historiques va augmenter, parfois de manière significative, comme je l'avais annoncé il y a plusieurs mois. Il est vrai que la politique tarifaire de la ville était avantageuse (15€/trimestre pour le 1er enfant, moitié prix pour le deuxième et gratuit à partir du troisième). C'était un choix politique. Là les choses vont être très différentes.

Voici dans les grandes lignes ce que j'ai dit lors de ce débat en mon nom et en celui d'Evelyne et Claire.

Quelques éléments de contexte.

1) A l'aune des discussions que j'ai pu avoir (souvent de manière informelle puisque nous n'avons pas été associés aux discussions officielles sur ce chantier), il ressort deux visions, de mon point de vue assez éloignées de ce que doit être le périscolaire.

Il y a les élus qui pensent que le périscolaire est d'abord un service municipal de garde d'enfants. Pour eux, c'est d'abord aux usagers (parents) à payer ce service qui les arrange bien.

D'un autre côté, il y a les élus, dont je suis et dont je crois l'ensemble des élus d'Annecy historique sont, qui pensent que le périscolaire est d'abord un service public d'éducation, complémentaire à l'école. Il est là, dans le droit fil de la réforme des rythmes scolaires, pour offrir des activités d'épanouissement, d'ouverture, de découverte (artistique, sportive, éducatives, récréatives...) aux enfants. Cette logique est inscrite dans notre PEDT (Plan Educatif de Territoire). Dans ce cas, le coût de ce service doit naturellement être pris en charge par la collectivité, le contribuable. Ainsi à Annecy historique, la règle a toujours été la gratuité pour ces activités. le forfait modique de 15€/trimestre était une obligation de la CAF pour toucher des subventions.
Dans ce cadre, ce qui importe vraiment de surveiller, ce n'est pas le coût, mais le taux de participation des enfants à ces activités. L'idée étant qu'une très grande majorité des enfants (sinon tous) participent à ces temps périscolaires qui doivent être de qualité et financièrement accessibles.
Cela ne nous choque pas, dans ce cadre, que 95% du coût réel du périscolaire soit pris en charge par la ville (donc le contribuable) et seulement 5% par les familles. C'est un choix politique comme l'armement de la police municipale (qui aura lui aussi un coût certain) est un choix politique. Faire communauté ensemble, c'est accepter pour ceux qui n'ont pas d'enfants, qui sont à la retraite, cette solidarité intergénérationnelle et entre ceux qui ont des enfants et ceux qui n'en ont pas. C'est croire que nos enfants, s'ils sont bien éduqués sont une richesse pour tous.

2) La ville d'Annecy historique vient de boucler ses comtes pour 2016. Il ressort des chiffres que nous avons réalisé un excédent de fonctionnement de plus de 6 millions d'euros en 2016. Sur la commune nouvelle (agrégation des 6 communes) ce chiffre monte à 25 millions d'euros. Annecy est une ville riche qui, jusqu'à présent pouvait se payer une politique éducative ambitieuse. Pourquoi, alors qu'on nous promettait des jours meilleurs avec la fusion des communes, à partir de septembre cette politique devrait-elle être remise en cause ? Financièrement rien ne justifie ce changement de politique. C'est donc un choix politique. Je suis d'autant plus à l'aise sur cette question, qu'il y a quelques semaines, quand la question de l'harmonisation des taux de fiscalité avait été débattue (conduisant à une légère baisse des taxes foncières et d'habitation sur Annecy historique), j'avais voté contre la baisse des impôts.

Je crois à la vertu des impôts, raisonnables bien sûr, pour faire société ensemble. Je préfère, n'ayant pas d'enfants et donc potentiellement si je suis égoïste plutôt gagnant avec le nouveau système, payer des impôts en plus pour que les enfants d'Annecy ait un périscolaire accessible à tous et de qualité.

Notre vote

Face à cette proposition de nouveaux tarifs du périscolaire, nous avons voté contre. L'augmentation de 8.16€/mois pour les familles aux revenus les (vraiment) plus modestes, ainsi que les hausses pour les familles moyennes, n'est pas acceptable. Annecy a les moyens financiers d'une politique éducatives accessible à tous et de qualité. La politique, c'est faire des choix, mettre des priorités. Les politiques éducatives resteront toujours pour moi des politiques prioritaires, qu'il ne faut pas soumettre uniquement au regard des comptables et des calculatrices !

Les potentielles conséquences

En changeant ainsi de pied, après plus de 50 ans de politique éducative volontariste, la commune nouvelle prend un vrai virage d'inspiration libérale, droitière. Au moment où notre maire, s’appropriant honteusement une partie de la victoire d'>En Marche en Haute Savoie, proclame le retour du centrisme, c'est un bien curieux message qui est envoyé... Les actes, et les paroles...

On me dit que la baisse du prix des repas à la cantine compense en partie la hausse des tarifs du périscolaire et que dès lors peu de  familles seront impactées. C'est bien mal connaitre les familles modestes de notre ville qui en sont à compter chaque euro dépensé. Vont-elles continuer à mettre leurs enfants au périscolaire malgré les 8€ de plus par mois ? Cela fait sourire certains élus, mais je sais que pour certaines familles c'est une vraie question, un véritable dilemme. Plusieurs m'ont déjà fait remonter leur désarroi : je veux le meilleur pour mon enfant mais je n'ai plus les moyens.

Dès lors le risque est grand, quoiqu'en disent certains de voir la fréquentation du périscolaire diminuer créant ainsi deux catégories d'Annéciens : ceux qui peuvent se le payer et les autres. Le risque c'est que ces enfants, en fin d'après-midi plutôt que de s'éveiller à de nouvelles activités, se retrouvent devant la télé à la maison. Le risque c'est que certains, aux beaux jours, se retrouvent à errer dans nos quartiers. Certes, la politique d'intégration et de cohésion sociale ne repose par uniquement sur les tarifs du périscolaire, c'est une ensemble de mesures. Mais l'édifice est toujours fragile. Remettre en cause une des mesures peut fragiliser l'ensemble du dispositif. Le pragmatisme et la raison conduisent à conserver ce qui fonctionne plutôt que le remettre en cause pour des raisons idéologiques. Les conséquences peuvent être importantes (et coûteuses) à long terme...

L' "équité" inéquitable du taux d'effort

Pour calculer le prix à payer de la cantine et du périscolaire, il a été décidé par la majorité de mettre en place un "taux d'effort" unique. C'est le taux que l'on va appliquer à vos revenus fiscaux pour calculer le prix d'un repas à la cantine ou d'une présence (matin ou soir) ou périscolaire.

Le prix d'un repas sera ainsi égal à votre revenu fiscal par part fiscale multiplié par 0.35€. Le prix d'une présence au périscolaire (matin ou soir) sera égal à votre revenu fiscal par part fiscale multiplié par 0.05€.

On nous présente cela comme une mesure d'équité. Mais je ne dois pas avoir la même définition de l'équité.

Le taux d'effort proposé s'apparente à une taxe unique sur le revenu. (On appelle cela en économie une flat tax). La Russie par exemple a ce genre de taxe : l'impot sur le revenu est de 6% pour tous, quelque soit le revenu. En France on connait cela avec la TVA qui est le même taux pour tous. Tous ces impôts à taux unique sont par définition injustes puisque les pauvres sont taxés au même taux que les riches.

Certes, avec ce système, pas de seuils. Mais faire croire que c'est la même chose de vivre avec 1400€ de revenu par part fiscal (donc payer son repas 1.01€) ou avec 3000€ (soit 5€/repas)n'est pas vrai.
Avec 1400€/mois, après payement du loyer, de l'électricité, des impôts, etc... le reste à vivre est très faible. Or c'est bien sur ce reste à vivre qu'il faut discuter. Au contraire à 3000€/part fiscale, le reste à vivre permet de faire des choix.

Les taux progressifs impliquent certes des seuils qui ne sont jamais agréables. Mais ils permettent aussi une plus grande équité. En tous cas, c'est pour cela qu'en France l’impôt sur le revenu est progressif... Mais visiblement je n'ai pas la même définition de l'équité...

Au total cette délibération a été approuvée avec 19 POUR (majorité), 14 abstentions (majorité + FN + Bexon) et 6 CONTRE (divers gauche et écologistes).

lundi 19 juin 2017

Nouvelles députées d'Annecy


Les élections législatives sont maintenant terminées. Le Président de la République peut dorénavant compter sur une majorité à l'assemblée nationale, permettant ainsi de mener à bien les réformes qu'il avaient promises.

Sur Annecy, MMes Riotton et Lardet ont été élues sur les 1eres et 2e circonscriptions. Je les félicite pour leur élection et leur souhaite de réussir, pour l’intérêt du pays et de nos territoires, dans leurs missions.

Je ne peux passer sous silence le niveau record d'abstention, le nombre important de bulletins nuls et de bulletins blancs qui se sont exprimés. J'y vois majoritairement une forme d'attentisme bienveillant. 

Certains électeurs sont à la fois incrédules par rapport à la poussée de ces députés "champignons" encore inconnus il y a quelques semaines et dont on peut légitimement s'interroger sur certains aspects; mais en même temps ils ont décidé de leur laisser une chance et de laisser faire pour que le Président puisse agir. Mais cette majorité, pour ce que j'en ai vu et entendu hier dans les bureaux de vote, doit encore faire ses preuves. Elle est sous surveillance des Français.

Je souhaite pour ma part que l'on puisse travailler en bonne intelligence avec nos nouvelles députées pour l’intérêt des Annécien(ne)s. En tant qu'élu local, j'ai de nombreux sujets concernant notre territoire qui peuvent être appuyés par une députée : protection du lac, qualité de l'air, mobilité, économie touristique, agriculture, logement, santé... Je souhaite aussi que cela ouvre une nouvelle ère pour l'implication des citoyens. 

Je serai vigilant. Libre de mes paroles, car je reste non encarté, je continuerai à m'exprimer pour dire ce qui est bien et dénoncer ce qui est mauvais pour Annecy.

Un mot également à Lionel Tardy, l'homme, pour le remercier du temps et de l'énergie qu'il a accordé à notre territoire pendant 10 ans. Je l'avais affronté en 2012, j'avais alors recueilli 20297 voix (Mme Lardet recueille en 2017 : 20286 voix; en partie les mêmes mais aussi différentes), je regrette en particulier son implication aux côtés de la manif pour tous. Malgré nos très nombreuses divergences de fond, il s'est consacré sincèrement à son mandat. Je peux comprendre (pour l'avoir vécu notamment en 2014) l'amertume et le sentiment d'injustice qui doit être le sien aujourd'hui.

Bon courage et bonne chance à nos nouvelles députées.

Vive Annecy !

lundi 12 juin 2017

Faire ses cartons


Il y a 3 jours, je recevais une lettre de notre maire. Suite à la fusion des communes, celui-ci nous met dehors de la mairie d'Annecy.

En effet, M. Rigaut nous demande de faire nos cartons. Nous, élus minoritaires d'Annecy historique, devons plier bagage.

J'ai, 9 années durant, eu un bureau avec mes collègues élus dans lequel nous pouvions recevoir les Annéciens pour les écouter, échanger avec eux. Oh on ne demande pas un grand bureau, juste un lieu pour pouvoir exercer notre mandat d'élu correctement.

9 années durant, l'opposition avait quand même sa (petite) place dans les bâtiments de la mairie d'Annecy, aux côtés des agents territoriaux, dans la maison commune. Cela nous permettait de faire un amical "bonjour" aux personnes de l'accueil, de saluer les employés dans les couloirs, d'échanger sur les nouvelles de la famille, des enfants, etc...

Pendant 9 années, toutes les sensibilités politiques exprimées par les Annéciens étaient représentées à l'hôtel de ville.

Mais cela c'était avant. Avant que le fusion fasse disparaître les minorités, tue la démocratie. Depuis 6 mois, nous sommes dépossédés de notre pouvoir, confié par les Annéciens. Toutes les décisions sont prises en dehors de nous : élus divers gauche, écologistes, divers droite, front national. Le maire se comporte en despote qui décide de tout, tout seul avec sa petite majorité (45% des électeurs en 2014 !)/

Ne plus être associé aux prises de décision était déjà difficile à vivre. Mais aujourd'hui, se voir mis dehors de la mairie me donne un vrai coup de poing dans le coeur. 

Alors nous pouvons bien demander (comme le précise le maire) des locaux à Annecy-le-Vieux, Cran ou Seynod... Mais chacun pourra comprendre (à défaut d'être d'accord) que cela nous fasse mal. La maison commune va devenir la maison de quelques-uns. 

Ces méthodes ne m'inspirent que dégoût et colère. Ce sont des méthodes d'un autre temps. Peut-on gérer une ville comme Annecy avec à peine 45% des voix aux dernières élections municipales sans avoir un peu de respect pour les 55% d'Annéciens et leurs représentants ?

Voila la réalité du respect et du compromis de notre maire-despote: bien parler et faire croire qu'on est ouvert, mais mettre dehors les minorités sans jamais les associer aux prises de décision.


jeudi 8 juin 2017

Dimanche, je voterai blanc

Dimanche aura lieu le 1er tour des élections législatives. Je vote sur la 2e circonscription de Haute Savoie. Dans celle-ci 19 candidats se présentent... la majorité d'entre eux pour que leur micro-parti puisse toucher de l'argent public pendant 5 ans (chaque voix "rapporte" environ 1.42€/an).

J'ai voté et appelé à voter pour Emmanuel Macron au moment de l'élection présidentielle. J'ai fait campagne. Et depuis son élection, je ne le regrette pas.

Mais pour l'élection législative, je ne voterai pas pour la candidate de la République en Marche. Je ne la connais pas. L'absence de campagne, l'imbroglio sur son lieu de résidence (Paris ou Saint Jorioz ?), l'écartement des soutiens trop "marqués", le choix du suppléant et l'absence de prises de positions claires sur les sujets locaux me font douter de sa capacité à bien représenter notre territoire à l'assemblée.

Je considère que si le député est d'abord là pour voter les lois et contrôler le gouvernement, il a aussi un rôle à jouer localement. Ce rôle est de démontrer qu'il connait son territoire et qu'il en maîtrise les problématiques. A partir de ce constat qu'il aurait fait, il serait en capacité d'amender les lois voire de faire des propositions de lois pour apporter des réponses aux citoyens qu'il côtoie tous les jours.

Le député, surtout s'il est dans la majorité, n'est pas un robot qui appuie systématiquement sur le bouton "OUI". Si c'était le cas, il serait remplacé par des machines. Où serait d'ailleurs sa capacité à "contrôler le gouvernement" ? surtout s'il doit son élection à une étiquette politique. Je ne suis pas de ceux qui pensent que l'assemblée nationale doit se transformer en chambre d'enregistrement. Si, évidemment, je souhaite que le Président ait une majorité, je la souhaite travailleuse, sérieuse et attentive. Chaque pouvoir (législatif, exécutif et judiciaire) a son rôle à jouer et doit garder sa liberté d'actions.

Le député est une personne de convictions, qui est en capacité de dire OUI ou NON et qui répond clairement aux citoyens, y compris sur des sujets locaux tels que le centre des congrès ou le tunnel sous le Semnoz, deux sujets dont les enjeux nationaux (loi littoral, transition écologique...) sont évidents et dépassent le cadre strictement local.

Si je ne connais pas la candidate En marche, je connais par contre son suppléant qui est dans la vie politique locale depuis avant ma naissance... c'est vous dire le renouvellement ! Et j'avoue que le qualificatif de "progressiste" n'est pas celui qui me venait immédiatement en tête en pensant à lui. Je connais ses positions très tranchées en faveur du tunnel sous le Semnoz et du projet de centre des congrès à Albigny. Vous connaissez mes engagements sur ces deux sujets qui sont, pour moi, la pointe de l'iceberg d'un projet de société que l'on veut pour notre avenir et celui de nos enfants.

Je ne veux pas renier mes engagements en faveur du lac et de la qualité de l'air par une forme de suivisme béat qui voudrait qu'ayant soutenu un candidat à la présidence de la République, je soutienne à présent un duo à la législative qui ne partage pas mes idées et mon combat pour changer la manière de faire de la politique : transparence, clarté, courage. J'ai toujours été libre, libre de parler, libre de soutenir qui je veux. Je ne vais pas changer maintenant... (certains diront que je suis têtu, mais n'est-ce pas la plus beau compliment pour un savoyard ?)

Je m'attendais aussi, comme le candidat Macron s'y était engagé, à ce que les candidats En Marche! fassent des propositions pour une démocratie locale plus citoyenne, plus ouverte, plus vivante. Dans les documents de campagne qui me sont parvenus, on nous parle que de la loi de moralisation de la vie publique. Mais quid de la manière d'être "député", comment les citoyens seront-ils associés au travail du député ? Existera-t-il des comités de rédaction d'amendements ? Des jurys citoyens ? etc... Rien du tout. Aucun changement sur la manière de faire de la politique.

Il semble que, contrairement aux promesses, le renouveau démocratique ne soit encore pas pour demain...

On me dit : il faut absolument mettre un terme à l'hégémonie de LR sur le département. Et dans ce cas peu importe le candidat REM, il faut voter pour lui. Je ne suis pas de cet avis. Je pense que les citoyens en ont assez de ce jeu d'étiquettes politiques. Ils veulent voter pour un député qu'ils connaissent et qui leur a expliqué ce qu'il allait faire pour eux, et comment il le ferait. Certains citoyens veulent effectivement mettre un terme à cette hégémonie, mais avec des élus qui fassent la preuve qu'une autre voie est possible, qui s'engagent concrètement, clairement et sérieusement pour d'autres idées.

Et puis, si je ne partage pas les idées et les valeurs de M. Tardy, je sais qu'il a des idées et des convictions. Nous nous combattons souvent sur l'arène politique, même si humainement il est sympathique. J'ai toujours préféré les hommes politiques qui ont des idées à ceux qui ménagent toujours la chèvre et le choux et qui naviguent à vue, au gré des influences et du vent. J'ai aussi beaucoup de considération, là encore humaine, pour sa suppléante qui est à l'écoute et disponible; qui connait parfaitement le monde agricole qui est le mien.

La démocratie crève de l'absence de convictions.

J'ai le sentiment d'une campagne gâchée, inutile au territoire. Une occasion manquée de changer ici la politique et d'aborder les vrais sujets qui touchent à notre vie quotidienne.

N'ayant pas trouvé le renouvellement auquel j'aspirais, je voterai blanc dimanche.


mardi 6 juin 2017

Lutter contre les violences sexuelles sur enfants


Dans le monde, on estime que 20% des filles et près de 10% des garçons ont été victimes d'agressions sexuelles durant leur enfance.

On pourrait croire que ces chiffres sont liés majoritairement aux zones de conflits. Il n'en est malheureusement rien. Toutes les études montrent que ce sont tous les pays du monde, pauvres et riches, et donc y compris la France qui sont victimes de ce fléau.

Notre territoire annécien n'a aucune raison d'être épargné par cette réalité. Statistiquement, sur une classe de collège de 30 enfants, la probabilité est forte pour 4 ou 5 d'entre eux aient été victimes de violences sexuelles : attouchements, agressions, viols.

Cette réalité est trop souvent passées sous silence, malgré le travail remarquable fait par de nombreuses associations qu'il faut ici remercier. Mais les autorités publiques n'ont pas encore assez pris la mesure des conséquences dramatiques de ces chiffres, même si des progrès ont été faits.

Il reste encore beaucoup de travail pour libérer la parole des enfants et enrayer ce cancer qui détruit nos enfants et gangrène nos sociétés.

Les agressions sexuelles sur mineurs restent encore trop le tabou de nos sociétés. La raison en est malheureusement simple : la très grande majorité des faits sont commis dans le cadre de la famille. La réalité de la pédophilie est bien funeste : ce sont d'abord des proches qui abusent des enfants.

Le poids du silence vient alors recouvrir de sa pesanteur la dénonciation des faits. L'enfant s'enferme souvent dans le silence (sa parole n'étant pas prise au sérieux), le refoulement qui peuvent avoir des conséquences psychologiques, émotionnelles, sociales et affectives désastreuses.

La lutte contre les agressions faites aux enfants est une lutte que doivent mener les autorités avec une grande détermination, beaucoup plus que ce n'est le cas aujourd'hui. Mais c'est aussi un combat que toute la société doit mener pour extirper cette réalité de nos territoires.

Le poids des traditions, notre culture latine peu encline à écouter la parole des enfants, la minimisation des actes et de leurs conséquences par la société toute entière, tout cela doit changer !

Je souhaite m'y engager avec détermination et pugnacité. Les hommes politiques ont été trop longtemps frileux sur ce sujet, minimisant sa réalité et ses conséquences. Il est temps que cela change résolument. En d'autres temps (et sur un sujet fort différent) nous avons su collectivement réduire drastiquement la violence routière, il nous faut à présent lutter avec la même énergie contre les agressions faites aux enfants.

Dans les prochains jours, je prendrai contact avec les élus en charge de l'enfance, de la jeunesse, de la sécurité et de la vie scolaire pour que l'on réfléchisse ensemble aux moyens d'agir localement.

Il me semble cependant que quelques pistes peuvent déjà être évoquées (même si je suis conscient que, ça et là de telles initiatives existent déjà) :
- la mise en place dans nos écoles d'une information/formation pour nos enfants qui vise d'abord à libérer la parole des potentielles victimes. Il ne s'agit pas, comme je l'entends encore trop souvent d'apprendre aux enfants à dire "non". Un enfant ne peut pas dire non face à de tels agissements faits par des proches, souvent personnes de confiance. Il s'agit de libérer la parole.

- la mise en oeuvre d'un cycle de formation pour les personnels éducatifs en lien avec les acteurs habilités (psychiatres, associations spécialisées, policiers...) pour recueillir la parole des éventuelles victimes et faire les signalements nécessaires auprès des autorités.

- faciliter l'accueil et la reconnaissance des témoignages d'agressions en mettant en oeuvre un dispositif simple et connu de tous pour signaler les suspicions d'abus sexuels.

- enfin, mobiliser la société toute entière, en lien avec les associations d'aides aux victimes, grâce à des campagnes d'affichage, à des informations dans le bulletin municipal, des actions de terrain pour sensibiliser tous les citoyens à cette funeste réalité.

La lutte contre les violences faites aux enfants est trop longtemps restée un sujet tabou ou minoré. Des progrès ont été faits qu'il faut saluer, mais les chiffres montrent que ce n'est pas assez. Il faut faire plus, y compris localement.

C'est un véritable sujet de santé publique, car les victimes d'agressions sexuelles, si on ne libère pas cette parole, ont du mal à se construire. Nous savons que malheureusement chez les enfants qui n'ont pas parlé, le taux de suicide est très largement supérieur à la moyenne. Nous ne pouvons plus accepter cela. Nous devons agir avec détermination, sur des actions de long terme. C'est aussi un sujet sociétal majeur.

Des centaines d'enfants attendent de nous, citoyens, élus, que nous brisions le silence, que nous les libérions de leur chape de plomb. C'est un combat culturel majeur. Nous allons le mener ensemble pour réduire enfin ici puis ailleurs le nombre d'enfants victimes d'agressions sexuelles. 

vendredi 26 mai 2017

Nos idées infusent...

Lundi soir en conseil municipal, le point n°25 portait sur une convention de financement d'une étude entre la Ville et SNCF Réseaux concernant l'aménagement des terrains au Nord de la Gare (avenue Bouvard).

Voici ce que l'on pouvait y lire : "

CONVENTION ENTRE LA VILLE D'ANNECY ET SNCF RÉSEAU POUR LE
FINANCEMENT DES ÉTUDES DU SCHÉMA DIRECTEUR FONCIER SUR LE SECTEUR
NORD DE LA GARE D'ANNECY – AVENUE BOUVARD, ANNECY – 74000 ANNECY

La Ville d'Annecy et la SNCF envisagent à court et moyen terme une restructuration du nord
de la gare, le long de l'avenue Bouvard à Annecy.

Ce secteur pourrait ainsi en priorité accueillir un commissariat en remplacement de celui
actuellement avenue des Marquisats qui ne correspond plus aux besoins d'une ville de
128 000 habitants.

Dans un second temps, ce secteur pourrait aussi accueillir un centre d'affaires."

Fini donc le centre de sécurité civile place des Romains où le maire voulait faire une fusion des bâtiments entre les pompiers et la police. (programme de M. Rigaut p.19)

Quand mon équipe et moi étions beaucoup plus circonspect sur la faisabilité de ce projet (programme "Avec vous, Annecy pour tous, p. 13)


Mais surtout, certains se souviennent encore de notre idée d'implanter un centre d'affaires au coeur de notre ville. Nous avions fait le constat d'un manque criant de bureaux sur notre ville. De même, dans la vision qui était (et qui reste la nôtre) d' "élargir" le centre-ville pour "irriguer" les quartiers périphériques, il nous semblait intéressant de faire une connexion entre le quartier des Romains et Courier. Enfin, nous voulions redynamiser l'activité commerçante sur le bas de l'avenue de Genève.

C'est pourquoi, dans un esprit de dialogue et de concertation, nous avions exprimé le souhait de nous rapprocher de EDF qui possède un grand terrain le long du boulevard Decoux, au sud de la place des Romains pour travailler à un projet de centre d'affaires. (Programme "Avec vous, Annecy pour tous" p. 11)


Qu'est-ce qu'on n'avait pas entendu à l'époque de la campagne municipale sur cette idée. L'actuelle majorité gaussant notre soit-disant méconnaissance de la réalité économique de la ville...

Et aujourd'hui que voit-on revenir (certes pas tout à fait au même endroit, et le lieu semble encore plus indiqué) : une délibération pour réfléchir à implanter un centre d'affaires !!

Ce double élément contenu dans cette délibération apparemment anodine (renoncement à une promesse de campagne de M. Rigaut et reprise de notre idée d'un centre d'affaires proche de la gare) m'inspire deux réflexions :

1) Les Annéciens ont vraiment eu tort de préférer une équipe sans programme et sans vision pour l'avenir, obligé de copier les propositions de l'opposition (mais que le maire continue de qualifier "d'opposants qui s'opposent à tout et ne proposent rien"). Que de temps perdu, d'argent et d'énergie gaspillés (l'étude sur le rapprochement pompier/police a couté beaucoup d'argent public pour rien)

2) On peut aussi voir le côté positif des choses (ce que ne manquera pas d'ailleurs de dire le Maire sans jamais avouer ses sources d'inspirations politiques) : nos idées infusent et finissent parfois par voir le jour... même si pour cela il faut attendre d'être à mi-mandat...


Comme quoi une opposition réaliste et constructive, qui travaille de vraies propositions pragmatiques ça sert. Les Annéciens voient peu les avancées que nous arrachons parfois à la majorité pour leur bien. Tous ces projets sont systématiquement mis au crédit du maire et on oublie de citer les sources.

Ce sera à l'avenir une source de fierté pour moi, lorsque j'arrêterai la politique, de me dire que même minoritaire nous avons agi pour les Annéciens, pour l'économie et l'emploi, l'environnement, les plus fragiles, etc...

Merci à mes 44 colistiers avec qui nous avions réfléchi et porté ce programme. Il était cohérent et répondait aux attentes des Anénciens. La preuve, il est régulièrement pillé ! Vous pouvez en être fier(e)s !