vendredi 30 décembre 2016

2016 : une année de rupture


L'année 2016 me laissera un gout amer, celui de la rupture entre des élus et la population. A l'international bien sûr (l'élection de Trump, le Brexit en sont des résultats) mais aussi et d'abord localement.

D'abord il y a eu le dossier du centre des congrès. En janvier, avec mes amis, je me lançais à fond pour mobiliser la population et l'inciter à participer à l'enquête publique (réunion publique, argumentaires, billets sur ce blog....). Et tous ensemble nous avons réussi à convaincre les commissaires-enquêteurs de la justesse de nos arguments. "Le centre des congrès sur la presqu'île n'est pas d'utilité publique".

Sauf que... Sauf que les élites ont décidé de passer outre cet avis. MM. Rigaut et Accoyer sont restés droits dans leurs certitudes et leur entêtement. Et le préfet, avec le soutien du Président de la République, a finalement signé l'arrêté de Déclaration d'Utilité Publique. Grâce au référé des associations, l'arrêté a finalement été suspendu. Nous avons en parallèle un recours juridique en cours au tribunal, un recours hiérarchique qui court auprès des ministres concernés et du Président de la République et nous préparons les recours juridiques si nécessaire.

Ensuite il y a eu le dossier de la commune nouvelle. A Annecy: pas une seule réunion publique. Simplement un atelier annoncé à la dernière minute, avec une salle qui change au dernier moment. Pour ce qui est des décisions politiques, les habitants sont mis hors jeu, les élus aussi hormis les 6 maires qui décident de tout, tous seuls (par exemple quand on apprend l'armement de la police municipale dans la presse...). Notre demande de référendum est rejetée. Convaincus de ne pas être légitimes pour voter ce bouleversement de notre paysage institutionnel, ébahis par ce manque de démocratie et de concertation, Claire, Evelyne et moi refusons de nous prononcer sur la fusion en Juin. Les réunions privées, à huis clos sans la population et la presse, vont se poursuivre toute l'année.

L'avenir des Capucins et le projet immobilier porté par la mairie a aussi occupé notre année 2016. Pour faire face à ce saccage du dernier parc naturel en cœur de ville, une association se constitue autour de riverains. Là encore l'avis de la population qui s'est mobilisée en nombre pour sauver le parc n'est pas écouté. Les élus ont décidé... et les élus ont toujours raison ! Nous déposons un recours gracieux auprès du maire qui répond sèchement et avec un ton menaçant qu'il n'entend pas revenir sur son projet. Aujourd'hui, par la force des choses et le manque de dialogue non désiré par le maire, le dossier se retrouve sur le bureau du juge...

2016 marque aussi la fin d'une vision, la fin d'une époque. Celle du temps où les maires d'Annecy cherchaient à se rendre maîtres des rives du Fier pour les aménager et les ouvrir au public. En 2016, la mairie décide de ne pas acheter les terrains Ceccon et de laisser un possible projet immobilier casser la trame verte que constitue le Fier. En 2016, des élus iront jusqu'à imaginer mettre des canons à neige sur le Semnoz, en toute discrétion. Heureusement, notre intervention et la levée de boucliers qui en résulte stopperont ce projet des temps passés.

Oui, 2016 aura marqué un changement de ton, une augmentation des tensions. Jamais par le passé nous n'avions eu à déposer des recours contre un permis de construire (Capucins). Jamais par le passé nous n'avions été aussi mal traités en tant que citoyens et qu'élus, mis de côté, évincés comme ce fut le cas sur la fusion de communes.

Les élites locales ont pris, en 2016, la grosse tête. Elles se sont éloignées des citoyens, en rêvant à leur projets pharaoniques. Elles ont oublié qu'un élu ne fait pas ce qu'il veut parce qu'il est élu. Il doit rendre des comptes, informer et concerter. Il est mandaté pour réaliser des projets qu'il a présenté à la population , qui lui a donné au moment des élections, le feu vert pour les réaliser.

Cette vision du rôle des élus. Ces batailles sur tous ces dossiers. Cela a provoqué de nombreuses ruptures : avec la gauche et les écologistes (fusion des communes et Capucins), avec la majorité aussi cette fois non pas sur le fond mais sur le respect dû aux élus. Je les assume sans regrets. C'est quand on est dans la tempête que l'on voit qui sont les bons capitaines, ceux qui savent garder le cap de certaines valeurs. Je crois que j'ai agi ainsi avec mes collègues que je tiens à remercier. Notre cap n'a pas changé : Avec vous... Annecy pour tous. 

Mais les ruptures amènent aussi au changement, à l'action et au renouvellement. Comptez sur moi, sur nous, en 2017 pour continuer à porter nos idées et nos valeurs dans un esprit de travail au service de tous les Annéciens, historiques comme "fusionnés". Nous serons les artisans "cordeliers" ceux qui veulent renouer le lien avec la population, reconstruire la corde qui doit toujours unir élus et citoyens.

Belle fin d'année 2016 à toutes et à tous.

mercredi 28 décembre 2016

Commune nouvelle : 2 propositions pour les citoyens

Lundi soir, le conseil municipal de la commune nouvelle d'Annecy se réunira à partir de 16h à Cap Périaz pour élire son Maire et la municipalité.

Le conseil sera également amené à voter son règlement intérieur, qui fixe les règles de vie commune, entre élus et entre élus et citoyens.

Dans le cadre du projet de règlement intérieur qui nous a été soumis, j'ai déposé un certain nombre d'amendements qui seront examinés en séance. Plusieurs amendements techniques ont pour objet de permettre une expression plurielle et non censurée de toutes les sensibilités politiques.


J'ai également déposé deux amendements qui concernent plus directement les relations avec les citoyens.

Le premier amendement propose d'instaurer la retransmission en direct des conseils municipaux sur internet pour permettre à tous les citoyens de suivre, de chez eux, les débats et ainsi de recréer du lien entre élus et citoyens, tout en garantissant une plus grande transparence encore. En Auvergne Rhone-Alpes, toutes les villes de plus de 100 000 habitants (Lyon, Grenoble, Saint Etienne, Clermont-Ferrand) hormis Villeurbanne ont fait ce choix. Je propose donc qu'Annecy se mette à l'unisson de ses consœurs et joue dans la cour des grands.

Le second amendement propose la création d'un droit d'interpellation citoyenne. Si un nombre (ni trop élevé ni trop faible, j'ai proposé 1000 personnes) d'Annéciens inscrits sur les listes électorales souhaite saisir le conseil municipal d'une question, il pourra le faire en déposant son texte auprès du maire qui le présentera au conseil municipal suivant, au moment des questions diverses. Ce droit d'interpellation citoyenne, qui existe en Belgique et commence à faire son chemin en France, a pour but de saisir le conseil municipal directement par les citoyens sur une question relevant des compétences municipales. Il s'agit de donner un outil supplémentaire de démocratie participative pour les citoyens, sans non plus tomber dans la "revendication personnelle". Evidemment, il s'agit uniquement d'un droit d’interpeller les élus (ici l'ensemble du conseil municipal) qui gardent la main sur la réponse à apporter. Ce dispositif pourra évoluer au fil du temps en regard de ses limites ou avancées.

Je crois que ces deux propositions sont de nature à approfondir notre démocratie locale. Dans une commune de plus de 126 000 habitants, il faut être extrêmement attentif pour que le lien de proximité entre les citoyens et les élus ne se casse pas. Tous les mécanismes qui offrent des possibilités de rapprochements sont à mon avis à mettre en oeuvre. Je suis convaincu que ces deux amendements, qui ne sont pas révolutionnaires, peuvent apporter des compléments utiles aux formes déjà existantes (ou à créer) de démocratie locale.

J'ai bon espoir d'arriver à convaincre une majorité de conseillers de leur pertinence.

vendredi 23 décembre 2016

Commune nouvelle : ca commence fort !


Ma collègue, Claire Lepan, m'a fait parvenir le texte suivant où elle exprime à merveille ce qui se passe avec la commune nouvelle. La grande braderie du service public a commencé. Finalement, le programme droitiste de Bernard Accoyer finira bien par se mettre en place sur Annecy et sur toute la commune nouvelle. Il est bien loin le temps où JL Rigaut se posait en rempart contre l'UMP et P Hérisson. Aujourd'hui c'est lui qui met en action ce programme, sous couvert de fusion de communes. Force est de constater que face à cette réalité, les pouvoirs de résistance sont faibles. Mais ils existent : la preuve ? On continue à défendre une certaine idée du service public à l'Annécienne.

Claire Lepan : "

Denis DUPERTHUY a relayé à plusieurs reprises nos interrogations, nos inquiétudes sur ce que recouvrait la notion de "bon niveau de service public" mise en avant par les promoteurs de la fusion des communes pour la justifier. Nous avons été renvoyé à la lecture du contrat de service public fixant les grandes orientations de la commune nouvelle, dont la lecture n'a jamais rien eu de rassurant pour les "Annéciens historiques" que nous sommes.

A quelques jours de la fusion effective, nous commençons à y voir plus clair : nous avons eu connaissance de la commande politique pour certaines thématiques.
Je rappelle que la commune nouvelle doit réglementairement offrir le même niveau de service public à tous ses habitants.

Pour ce qui concerne le social, domaine dans lequel je suis investie, les habitants de la ville historique d'Annecy ont du souci à se faire. Le "bon niveau" de service public va largement se faire sur leur dos. Je n'oublie pas que chaque commune fusionnée apporte au pot commun, mais leurs contributions sont sans commune mesure avec celle de la ville d'Annecy.

Seniors : 
La commande politique est claire : déployer l'offre de service sur tout le territoire de la commune nouvelle sans augmentation de budget, sans augmentation de la masse salariale.
Concrètement, cela signifie par exemple que les capacités des restaurants municipaux dédiés aux personnes âgées resteront identiques mais que ceux-ci seront ouverts à tous les habitants de la commune nouvelle. Or plusieurs communes ne proposaient pas ce service. Au bout du compte, il y aura moins de place pour les "Annéciens historiques" qui ont largement contribué par leurs impôts à la mise en place de ces équipements... Il en est de même pour les activités physiques, culturelles, conviviales jusque là proposées.

Solidarité :
La ville d'Annecy est, de part son histoire, dotée d'un pôle social comprenant des assistant-e-s social-e-s et agents sociaux. En effet, une convention entre la ville et le département a délégué à la ville pendant 50 ans la charge du traitement social sur son territoire. Le Département a mis fin à cette convention en 2014, récupérant les locaux des PMS et une partie seulement de leur personnel. La ville d'Annecy avait choisi de conserver ces postes et de créer un pôle "Solidarités" pour préserver les compétences acquises, la fine connaissance de la réalité sociale vécue par les Annéciens. C'est notamment ce qui lui a permis de mener une Analyse des Besoins Sociaux en interne.
Là aussi la commande politique est claire : orienter les personnes vers les services sociaux du Département. Et cela ne sera pas sans incidence pour les "Annéciens historiques". A l'heure actuelle pour obtenir une rendez-vous avec un-e assistant-e social-e du département sur la commune d'Annecy, il faut attendre de 4 à 5 semaines ! Heureusement que la ville d'Annecy offre un dispositif complémentaire pour répondre à l'urgence. Cette orientation scelle en outre le devenir du pôle "Solidarités" de la ville d'Annecy : à terme, une disparition pure et simple !  De son côté le Département ne donne pas de signe de renforcement de son offre...

Conseil Communal d'Action Sociale :
Une commande politique on ne peut plus claire : création d'un CCAS à compétences réduites !
Pour l'heure, on ne sait quelles actions seront abandonnées : cours de vélo pour adultes pour accéder à la mobilité, cours de langue pour gagner en indépendance et s'intégrer... Il faut attendre la constitution du nouveau CCAS de la commune nouvelle pour en savoir plus.

Plus généralement, pour l'ensemble des thématiques, la commande politique de base est la même : pas d'augmentation de budget, pas d'augmentation de la masse salariale soit la dilution du niveau de service public historique d'Annecy sur le territoire de la commune nouvelle... Est-ce qu'avec autant pour tous, et même souvent moins (la non augmentation de la masse salariale signifie dans les faits le non remplacement de postes d'agents suite à leur départ en retraite) nous pouvons offrir un "bon niveau" de service public ? Cela dépend évidemment d'où on part, du niveau existant sur les communes avant fusion. 

On peut me reprocher de regarder un verre à moitié vide au lieu d'un verre à moitié plein. Il est certain que l'offre de service public va s'améliorer pour certains des citoyens qui vont rejoindre la ville d'Annecy (dont la majorité n'a jamais jugé bon de doter leur commune d'une telle offre de service public) mais j'ai été élue par 4200 Annéciens pour défendre une vision partagée de l’intérêt général des Annéciens et non par des Seynodiens, des Ancileviens ou autres. Ce sont aux Annéciens, au programme que j'ai porté avec mes collègues que je dois ma légitimité d'élue. C'est à eux que je rends des comptes. Ce sont eux qui m'ont mandaté pour défendre une certaine idée du service public, certainement pas pour démolir ce qui existait déjà."

lundi 19 décembre 2016

Le manque de neige

Depuis plusieurs semaines maintenant, il ne pleut pas. Un anticyclone est scotché sur la France et empêche toute perturbation d'arriver. Il n'a donc que très peu neigé en montagne.


Le ski est largement compromis pour les vacances de Noël dont les taux de réservation sont en baisse. C'est évidemment une mauvaise nouvelle pour l'économie locale. Même si, pour l'instant il s'agit de ne pas sombrer dans l'abattement puisque l'hiver finira bien par arriver.

Ceci dit, c'est évidemment un manque à gagner important pour nos stations, et donc l'économie locale. D'un point de vue de l'emploi c'est aussi un coup dur pour tous les emplois saisonniers qui participent au dynamisme économique de notre territoire.

Les raisons de ce manque de neige, même si cela n'est pas exceptionnel, sont certainement à chercher au niveau des dérèglements climatiques provoqués par l'Homme.

Les stations ne sont pas restées inactives. Elles vont proposer pour les vacanciers des activités nombreuses et variées (loisirs, cultures, sports...). On peut venir en vacances à la montagne à Noel pour se ressourcer.

Pourtant, cet épisode doit nous interpeller et nous amener à réfléchir et agir pour l'avenir car nul doute que malheureusement, ces conditions risquent de se renouveler plus que de coutume.

Pour cela, il y a les solutions "faciles" mais "risquées". Par exemple, l'installation d'enneigeurs  (canons à neige) pour combler les manques de neige naturelle. Cette solution coûte cher et n'est pas garantie, on le voit actuellement avec l'inversion des températures en montagne. Je comprends que des stations investissent dans ces équipements qu'il ne faut pas rejeter par principes, mais cela reste une solution qui a ses limites, notamment environnementales.
Il y a les solutions "farfelues", avec notamment l'installation de pistes couvertes, à l'impact environnemental et paysager désastreux.

Et il y a les solutions de moyen et long terme qui reposent sur une évolution du modèle économique de nos stations. Ces évolutions sont pour la plupart en marche. Elles reposent, de mon point de vue :
- 1) sur une diversification accrue de l'offre en hiver. Beaucoup de stations ont commencé cette mutation pour une offre d'autres services en hiver, mais cette tendance doit être accentuée.
- 2) sur une politique de fidélisation de la clientèle. Cela suppose des nouveautés chaque année, à la fois en terme de sports, mais aussi d'activités annexes. Pour cela, il faut prendre conscience que le tourisme hivernal doit être couplé à d'autres formes de tourisme (patrimonial, culturel, vert, de détente...). Les partenariats ville/montagne par exemple, seraient un excellent levier de diversification et de fidélisation.
- 3) sur une politique d'attraction locale. Il ne faut pas négliger la clientèle locale et régionale. Vouloir des touristes internationaux, haut de gamme, c'est bien. Mais cela ne remplit pas les hôtels et les restaurants pendant toute la saison. Il faut donner les moyens aux habitants locaux d'apprendre le ski, de le pratiquer à des tarifs abordables et faire de la pub dans leur direction.
 - 4) sur une qualité d'accueil et de prestations réévaluée. Nous sommes en compétition avec le monde entier sur le créneau de la neige, il faut donc proposer le "petit plus" qui fait la différence. Il faut souligner de ce point de vue les efforts faits depuis des années. Mais il reste trop de professionnels qui ne maîtrisent pas les langues et dont les niveaux de prestations sont parfois trop faibles. Il nous faut monter en qualité.
- 5) sur le développement d'une offre estivale. Il faut faire découvrir notre montagne en été (et en saisons "creuses") pour attirer les clients en hiver. Cela passe par le maintien d'une vie locale (économie, services publiques, etc...) tout au long de l'année.

Enfin et peut-être d'abord, il faut changer de logiciel. Jusqu'ici c'était : Montagne = Vacances = Ski = Touristes. 
Le ski, ce n'est pas que pour les touristes.
Les vacances, même en hiver ce n'est pas que le ski.
La montagne, ce n'est pas que les vacances. Il y a aussi des gens qui y vivent à l'année et qui font la montagne.

Je crois que ces changements sont en cours. Mais il faut les accélérer. La complémentarité plaine/montagne, ville/station est un point d'appui important car notre économie est un tout. C'est pourquoi notamment, je m'oppose à la création d'un pole métropolitain des villes du sillon alpin. Cette logique conduirait à terme à une rupture économique entre la plaine et la montagne, la ville et les stations, préjudiciable aux deux. Au contraire, il faut construire les complémentarités, les solidarités. 

Le manque de neige est une difficulté certaine pour notre économie. Mais c'est peut-être aussi la chance de s'interroger sur l'avenir, sur l'évolution à mettre en place, sur les modifications à accélérer. Je suis personnellement convaincu qu'après une seconde moitié du XXe siècle consacrée par l'or blanc, nous sommes aujourd'hui devant des défis importants. Et je suis intimement persuadé que nous avons à la fois les ressources et le génie pour évoluer ensemble et trouver la voie d'avenir qui préserve ce secteur économique et qui l'enrichisse pour l'avenir.

samedi 17 décembre 2016

Semnoz : machine arrière !

Jeudi soir, à ma demande, la présidente et le directeur du SIPAS ont fait une présentation du plan de modernisation du Semnoz voté la veille au comité du SIPAS (Syndicat du Semnoz).

Vous vous souvenez que j'avais fait connaitre sur ce blog la validation faite en octobre par ce même SIPAS d'un plan de près de 8 millions d'euros pour moderniser la station du Semnoz.

Visiblement, la mobilisation née de cette publication a été importante et a produit des effets puisque le projet finalement retenu est bien différent de celui envisagé à l'origine. Le SIPAS a fait machine arrière sur les deux points qui m'interrogeaient :

1) la création de nouvelles pistes sur le versant d'Annecy (je n'y étais pas opposé mais je voulais des précisions sur les tracés et les impacts et terme d'environnement, de faune et de flore) est finalement repoussée
2) l'installation de canons à neige, à laquelle j'étais opposé, a été supprimée.

Le projet de modernisation du Semnoz comprendra donc:
- Le remplacement du télésiège du Belvédère (4 places à pinces fixes) par un débrayable 6 places avec gare de stockage des sièges en bas (impact sur le paysage réduit car les sièges seront stockés dans un batiment même en été, et lus de confort en hiver pour des sièges non gelés)
- La suppression du téléski du Chatillon, devenu superflu avec le nouveau télésiège
- Le remplacement, côté Bauges, du téléski de l'Aigle
- Le déplacement du téléski Bambi pour les débutants côté Annecy de quelques mètres
- La création d'un tapis remonte-pente côté Bauges avec espace débutant (piste débutant, piste de luge, jardin d'enfants).

Ces investissements sont, de mon point de vue, nécessaires pour maintenir notre station à niveau et continuer à offrir aux skieurs des conditions agréables de ski. J'y suis favorable. Le projet tel qu'il ressort après quelques tensions me semble parfaitement acceptable.

Néanmoins, comme je l'ai dit à la C2A, je crois que la réflexion sur l'avenir du Semnoz doit avoir lieu. Cette réflexion doit porter bien entendu sur les pratiques hivernales (impacts du réchauffement climatique, enjeux économiques, pluriactivités, diversification, etc...) mais aussi (et surtout) sur les pratiques estivales. De cette réflexion, ne peut être absente la problématique de l'accès au Semnoz lui-même (transports en commun, place de la voiture, etc...).

Cette réflexion globale et proactive, qui porte une vision de long terme appuyée sur les expériences d'autres stations et sur la réalité des changements (climatiques, de consommation, de mobilité) doit être faite en toute transparence et associer au maximum les citoyens et les mondes socioprofessionnels et associatifs. C'est pourquoi j'ai proposé que l'on saisisse le Club Air Climat de l'agglomération de cette problématique pour qu'il y réfléchisse (en s'entourant le cas échéant des spécialistes nécessaires). Il ne faudrait pas que cette réflexion reste l'affaire de quelques experts dans des cabinets de conseils.

J'aime le Semnoz. Je le pratique régulièrement été comme hiver. Je sais ce qu'il représente pour les Annéciens et les habitants du bassin. Son espace de pratique de ski à moindre coût est une chance pour nos enfants. C'est aussi un enjeu économique, d'emploi majeur. Je ne souhaite pas qu'il devienne une réserve d'indiens, qu'il reste figé sans évolutions. 



Au contraire, je souhaite qu'il puisse s'adapter. Mais je crois qu'il faut faire les choses dans l'ordre : urgemment, maintenir les installations en état et les moderniser (c'est ce qui est prévu), puis lancer une vaste réflexion transparente et citoyenne pour tracer les lignes d'une vision stratégique de long terme, largement partagée, avant potentiellement le lancement d'une deuxième phase du plan de modernisation.

Je crois que cette nécessité et cette méthode de travail ont, à présent, bien été comprises par les responsables du SIPAS et je m'en réjouis.

jeudi 15 décembre 2016

Logement des travailleurs saisonniers


Le débat concernant l'acte 2 de la loi Montagne est actuellement en discussion au Sénat. J'en lis le compte-rendu dans le Dauphiné, notamment en ce qui concerne le logement des travailleurs saisonniers. 

C'est un sujet, vous le savez, qui me tient particulièrement à cœur, notamment depuis le drame de la mort de deux jeunes dans leur camion à La Clusaz début janvier 2013.

J'avais porté, comme candidat à la députation en 2012, des propositions à ce sujet, s'appuyant notamment sur les expériences menées dans d'autres stations.

Pourtant la réponse est toujours la même de la part des autorités en place : "les stations ne sont pas responsables"... "C'est un choix de vie de ces travailleurs".
Une très bonne manière de se cacher derrière son petit doigt et de ne surtout rien faire.

Estomaqué une nouvelle fois, je le suis, en lisant les prises de position de nos sénateurs haut-savoyards concernant deux propositions contenues dans le texte porté par le gouvernement. Le gouvernement souhaite améliorer l'hébergement des travailleurs saisonniers (dont je rappelle qu'ils participent largement à la vie économique de notre territoire, à sa richesse et à son attrait) par deux propositions :
- permettre aux bailleurs sociaux de louer des logements vacants à des propriétaires privés pour ensuite les sous-louer à des saisonniers à des tarifs modérés. C'est l'expérience qui est menée depuis plusieurs années aux Deux Alpes, avec succès.
- mettre en place un plan d'actions, avec tous les acteurs concernés, pour trouver des solutions pour héberger tous nos saisonniers (constructions de logements spécifiques, installation d'aires pour camions, etc...)

Ces mesures semblent bien pragmatiques et empreintes de bon sens. Et pourtant voilà que nos sénateurs montent de nouveau au créneau pour "desserrer la contrainte" (sic Le Dauphiné) (c'est-à-dire les amendes pour les communes qui refuseraient de réfléchir à ce plan d'actions).

Je regrette personnellement ces postures politiciennes, soumises à des intérêts économiques qui visiblement font peu de cas de la situation parfois inhumaine du logement des saisonniers. Car qui peut s'opposer à l'obligation de réfléchir et de mettre en place des actions pour loger des saisonniers ?

S'il ne s'agit pas d'étouffer financièrement les stations, il s'agit d'être clairs et fermes avec ceux qui refusent de s'intéresser à ce sujet et qui préfèrent "traire les saisonniers" comme des vaches à lait sans en assumer les responsabilités... Et qui préfèrent dire : "Les camions, c'est leur choix de vie..."

Faudra-t-il d'autres drames ? Alors M. les Sénateurs, un peu de pragmatisme et moins d'idéologie et de soumission aux intérêts financiers.


mercredi 14 décembre 2016

Pollution : appel à mobilisation

Vous savez que notre bassin de vie connait actuellement un fort pic de pollution aux particules fines. Je me suis déjà exprimé à ce sujet à de nombreuses reprises, y compris à travers mes votes en conseils municipaux et d'agglomération.

Je vous invite à participer nombreux ce samedi 17 décembre à partir de 14h, devant la mairie d'Annecy, à ce rassemblement organisé par des associations.

Il s'agit d'environnement certes, mais aussi de santé publique. Les pouvoirs publics ne bougeront que si les citoyens mettent la pression. Alors, à nous de jouer !


lundi 12 décembre 2016

SIPAS : caricature quand tu nous tiens

Je lis le Dauphiné du jour. Et je ris. Et je pleure. L'article concerne le projet de modernisation du Semnoz dont je vous ai parlé sur ce blog.

D'abord on apprend que "Françoise Camusso veut que tous les élus, surtout les nouveaux [qui sont quand même élus depuis 3 ans... !!!], aient bien toutes les cartes en main et connaissent le dossier Semnoz". A lire les propos de Mme Camusso, on a presque l'impression que c'est elle qui veut le débat, la transparence alors que ce dossier a été présenté en catimini en comité du SIPAS sans aucune débat préalable, ET sans communication ultérieure. Tout dans l'opacité. Or, je rappelle que c'est suite à ma demande écrite de ce débat auprès du Président (qui l'a accepté) que nous en parlerons.

Mais surtout je lis l'interview du directeur de l'ESF et je ne sais à qui il s'adresse lorsqu'il dit "les personnes contre les investissements".
J'avoue que ce genre de caricature n'énerve fortement. Ce monsieur et d'autres n'ont pas lu mon blog (dans lequel je trace, il est vrai, pour moi, une ligne rouge concernant les canons à neige, mais où je dis aussi que le maintien à niveau des installations n'est pas discutable). Et on caricature ma position, comme c'est souvent le cas, en opposant à tout. Après 8 années d'étude, je crois être un peu plus dans la finesse que ce genre de posture débile qu'on me prête.

Je sais bien d'où viennent ces caricatures : des élus majoritaires qui ont été vexés que je dévoile ce projet qu'ils voulaient tenir secret. Je regrette que des responsables associatifs ou professionnels préfèrent écouter les mensonges et les caricatures plutôt que de se renseigner directement auprès de moi pour connaitre mon point de vue. 

Me faire passer pour un con, dans le champ politique, je peux comprendre. Certains n'ont pas d'autres arguments. Mais parler de personnes qui veulent "créer des réserves d'indiens" au Semnoz, ca m'énerve si cela s'adresse à moi car qui me connait un peu (et non à travers le prisme pervers des élus majoritaires) sait que je suis pas contre le développement du tourisme...

Mais c'est vrai qu'en Haute Savoie, certains milieux professionnels sont tellement sous la tutelle des politiques majoritaires qu'ils gobent tout ce qu'ils disent.

En Haute Savoie, demander un débat c'est être opposant... Vive la vie, vive la démocratie (car je n'ai fait que demander un débat et si on en parle en conseil d'agglo c'est bien, n'en déplaise à Mme Camusso, parce que je l'ai demandé) !

samedi 10 décembre 2016

On meurt petit à petit

Annecy, deuxième ville la plus polluée de France... A l'époque déjà les autorités avaient minimiser...

Depuis plusieurs jours, à Annecy, on suffoque sous la pollution aux particules fines.

Pour Annecy et la Haute Savoie, il faudra bientôt inventer une nouvelle échelle de mesures, qui dépasse le 100/100. Et cela risque encore de durer... 

Certains semblent s'en amuser, quand on décide de prendre des mini-mesures de circulation alternée pour quelques vieux camions... seulement à partir de mardi prochain !!! Dans 3 jours... N'est-ce pas la préfecture ?

Cela fait bien longtemps que la pollution n'amuse plus les haut-savoyards. Parce que nous on crève à petit feu de cette purée de merde qu'on voit planer au dessus de nos têtes. On entend encore le discours des "particularités topographiques", à savoir les encaissements de nos vallées. Ben oui, on vit ici et ici c'est pas comme ailleurs. Il faut donc prendre des décisions différentes d'ailleurs !!! On n'a pas dessiner le relief de nos paysages et on va pas raser les montagnes... parce qu'on les aime. Alors ce serait bien d'arrêter de se cacher derrière ce genre d'argument pour justifier l'inaction.

Les responsables de cette pollution sont connus depuis TRES longtemps... Le chauffage en foyer ouvert (qu'est-ce qu'on attend pour les interdire ? et prendre des mesures d'accompagnement au changement), mais aussi les industries (on n'a pas la main sur les incinérateurs peut-être ?) et le transport. 
Car s'il est une spécificité que les élites parisiennes qu'on nous envoie ont bien compris c'est la topographie de nos vallées. Par contre,on a dû oublier de leur dire que nous sommes des vallées frontalières avec un tunnel sous le Mont-Blanc (bientôt noir !) qui génère un trafic routier international important. A ma connaissance, au fin fond de l'Auvergne où il existe aussi des vallées encaissées, du chauffage au bois, mais pas de trafic international, les seuils de pollution sont nettement inférieurs à chez nous.

Ce trafic doit être stoppé immédiatement en période de crise. Et pour le long terme revoir le ferroutage. 

Par contre, il serait un peu facile de dédouaner les élus locaux de leurs responsabilités dans ce dossier. Car elle n'est pas totalement nulle, même si elle est partagée avec les décisions nationales. Quand l'agglo et le conseil départemental décident d'investir plus de 300 millions d'euros dans des infrastructures routières (dont le Tunnel sous le Semnoz, des doublements de voiries, etc...) et moins de 100 millions dans une misérable ligne de BHNS le long du lac, ils choisissent le tout voiture et le tout pollution. Ils créent le surplus de pollution de demain. Je n'ai cessé de le dénoncer en conseils d'agglomération et de voter contre ces décisions qui ne font que renforcer le problème de la pollution. Les élus locaux n'ont toujours pas compris qu'on devait changer de logiciel intellectuel : Sauvegarder les parcs en ville pour créer des espaces de respiration et de captation de la pollution, Penser les transports AVANT les bétonisations (comme ce ne fut malheureusement pas le cas pour la zone de Montagny-Seynod, si l'on en croit la DREAL)...

C'est parce que nous sommes différents (ici c'est pas PARIS ou LYON), que nos paysages et notre topographie est différente, qu'on doit innover et inventer des solutions pour sortir de cette situation qui, je le rappelle, est une arme de destruction massive de notre santé. Si les autorités ne sont pas capables d'être à la hauteur de ces enjeux, c'est à la population de leur rappeler leurs obligations.

C'est pourquoi, je m'associe à l'appel à se rassembler ce samedi 10 décembre à 14h devant la Préfecture à Annecy pour des citoyens (les sentinelles de la vallée de l'Arve), pour demander des vraies mesures. Je vous invite tous à y participer.




mercredi 7 décembre 2016

Centre des congrès : recours hiérarchique suite


Il y a quelques semaines de cela, avec l'association Annecy citoyenne, Claire Lepan, Evelyne Marteau et moi-même avions invité tous les Annéciens qui le souhaitaient à faire parvenir au Président de la République un recours hiérarchique demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral de DUP.

J'ai reçu ce jour au courrier une lettre du cabinet du Ministère de l'Intérieur (responsable hiérarchique des Préfets) qui m'informe qu'ils ont bien pris acte de notre demande. M. le Ministre a "saisi les services concernés aux fins d'un examen diligent de votre demande" (sic).

La lettre se termine par "Je ne manquerai pas de vous tenir informé de la suite qui pourra être réservée à votre demande".

En clair, notre demande collective d'un recours hiérarchique n'est pas jetée à la poubelle. Elle est prise au sérieux et est étudiée. De ce fait, elle permet de continuer à faire courir le délai pour un éventuel recours contentieux devant les tribunaux.

Par ailleurs, nous avons jugé utile, hier, de porter à connaissance du même Ministre et du Président de la République, par courrier, le jugement du Tribunal Administratif de Grenoble qui suspend la DUP. Cela pourra peut-être éclairer leurs décisions.

Au passage, grâce au jugement du tribunal, chacun aura pu noter la différence d'appréciation entre d'un côté les porteurs du projet (ex-Préfet, Rigaut et Accoyer) qui juraient leurs Grands Dieux que la loi littoral n'avait rien à faire au moment de la DUP et qu'il fallait attendre le permis de construire pour en parler ; et d'un autre côté les commissaires enquêteurs, le juge des référés et l'ensemble des opposants au projet qui disent depuis le début que la notion d'utilité publique s'apprécie aussi (pas seulement) au regard de la loi littoral.

Quand il y a quelques mois je vous disais qu'ils sont incompétents... Mais il parait que nous sommes des nuls qui ne comprenons rien à rien et qui faisons de la polémique politique. A croire que ceux qui font de l'entêtement politique, ce sont les promoteurs de ce projet qui sont en train de se prendre le mur de la réalité en pleine figure ! Ca fait mal ??

jeudi 1 décembre 2016

Point sur quelques dossiers en cours

Aménagement du Semnoz

J'avais fait connaitre sur ce blog (http://denisduperthuy.blogspot.fr/2016/11/des-canons-neige-sur-le-semnoz.html) le projet du SIPAS concernant le plan d'aménagement du Semnoz, plan voté en toute discrétion en octobre dernier. Comme quoi avoir des élus qui s'intéressent à leurs sujets et font leur travail... Bref. Depuis la presse s'est faite l'écho de ce projet. Merci à elle. Et tout cela semble avoir fait beaucoup de bruit dans le milieu politique local puisque, aux dernières nouvelles, l'implantation de canons à neige ne serait plus d'actualité...

J'ai écrit au Président de l'agglomération pour demander qu'une présentation par le SPAS et un débat aient lieu au prochain conseil d'agglomération. J'ai reçu la réponse du Président qui accède à ma demande. Nous aurons donc l'occasion d'avoir ce débat, transparent et ouvert, que je demandais. Je m'en réjouis car le Semnoz est notre bien commun qu'il faut certes aménager (personne n'est contre) mais tout en le protégeant. Comptez sur moi pour participer activement et de manière constructive à ces échanges.

Domaine des Capucins

L'association des Amis du Domaine des Capucins, après avoir émis un recours gracieux auprès du maire qui l'a balayé d'un revers de manche, a adressé cette semaine un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Grenoble pour contester le permis de construire délivré par la ville. Affaire à suivre...

Cartes de bibliothèques pour les écoliers d'Annecy

Dans un précédent article (http://denisduperthuy.blogspot.fr/2016/10/les-ecoles-annecy-pas-la-priorite.html) je dénoncais la décision de la C2A et de la ville de ne plus attribuer automatiquement de cartes de bibliothèques aux écoliers d'Annecy. Cette mesure était parfaitement discriminatoire et portait atteinte à ma vision du service public et de l'égalité d'accès à tous à la culture. Evelyne et moi-même avons porté cette dénonciation et la demande de retour à la situation antérieure en commission municipale et au conseil municipal. Nous avons le plaisir de voir que nous avons été entendu. La municipalité a décidé de revenir au processus antérieur, ce qui, pour cette année, risque de prendre un peu de temps... Mais le bon sens a quand même fini par triompher !

Centre des congrès

Notre recours (à Claire Lepan et moi-même) contre la délibération de 2015 (qui validait le projet) devant le tribunal administratif de Grenoble est toujours en cours d'instruction (recours sur le fond). Nous espérons une audience rapidement.
Entre-temps, vous avez été très nombreux à écrire un recours hiérarchique au Président de la République contre la décision du Préfet de signer la DUP. Merci ! Nous attendons un retour prochain.
Claire, Evelyne et moi-même avons fait de même, auprès du Président de la République, du Ministre de l'Intérieur (supérieur hiérarchique direct des Préfets) et du Premier Ministre. Depuis nous travaillons à un recours contentieux (devant les tribunaux) contre cette DUP (le fond).
Nous avons appris hier que le tribunal de Grenoble avait fait suspendre l'arrêté préfectoral de DUP. Je veux féliciter les associations environnementales (Amis de la Terre, FRAPNA, ALAE) pour leur action (elles étaient les seuls à pouvoir faire un recours en référé) qui porte ses fruits. Néanmoins, il ne faut faire aucun triomphalisme : cette décision ne porte pas sur le fond de la DUP mais sur la forme. Elle n'annule pas la DUP mais la "suspend". Il faudra continuer à se battre. Ceci dit, c'est un signe supplémentaire de la faiblesse juridique de ce dossier, comme je ne cesse de le dire(moi l'ignoble opposant; et ces affreux commissaires enquêteurs qui étaient, soit-disant, à ma botte !) depuis 7 ans. Et cela va nous faire gagner du temps pour préparer les recours sur le fond. L'entêtement de MM. Accoyer et Rigaut sur ce dossier est mortifère. Ils sont coupables d'incompétence.
Cette suspension est possible parce que l'enquête publique a émis un avis négatif. Et cet avis négatif c'est aux citoyens qui se sont mobilisés que nous le devons ! Merci à vous, votre participation à cette enquête publique n'a pas été vaine et elle n'a pas fini de produire ses effets bénéfiques pour la protection du lac et des deniers publics.

Conclusion

Certains cherchent à me caricaturer comme l'opposant systématique à tout. Vous qui me lisez de plus en plus nombreux (ce blog a battu ses records de fréquentation en novembre, merci !!!), vous savez que je ne fais que mon travail : informer, faire sortir les dossiers gênants, proposer, donner mon avis et parfois m'opposer à des projets. J'estime que la démocratie se nourrit de cette transparence et de ces débats. 

Oui, je ne laisse pas le marigot politique tourner en rond tout seul, loin de la population, dans son petit cercle. C'est une manière de faire de la politique qui date du siècle dernier. Aujourd'hui, j'estime nécessaire et obligatoire de débattre librement, à coeur ouvert avec la population comme témoin et comme actrice.

Et puis, quand on regarde bien (et même si souvent c'est sous forme de recupération par la majorité) il faut croire que souvent nous avons raison puisque nos arguments finissent généralement par être repris... 

Pour d'affreux opposants, avouez que c'est flatteur !