vendredi 28 octobre 2016

Bienvenue aux réfugiés


La "Jungle" de Calais a été démantelée. 150 migrants vont être logés sur le département de la Haute Savoie (qui compte environ 800 000 habitants soit 0.02% de la population...).

Annecy va accueillir environ 75 réfugiés (0.04% de la population du bassin de vie). J'en suis très heureux.

Ces réfugiés sont tous demandeurs d'asile. A ce titre, la loi et les traités internationaux obligent l'Etat à les loger le temps que leur demande d'asile soit examinée. Si leur dossier est validé, ils pourront rester en France pour y faire leur vie. Dans le cas contraire ils seront reconduits à la frontière. Lu durée d'examen est fixée à maximum 6 mois.

C'est cette situation qui est normale, et non pas la situation initiale de Calais.

J'entends déjà des individus et des partis d'extrême droite se dresser contre cette arrivée. Je ne commenterai pas les visions racistes et xénophobes, je les condamne. En ce qui concerne la position du FN, elle doit se lire à l'aune de la vision rance qu'ils ont de la société et du racisme qui reste au fondement de leur idéologie. On ne peut pas non plus oublier que nous sommes à la veille d'une élection présidentielle... Eux qui parlent et agissent si peu pour la vie quotidienne des Annéciens, qui ne tiennent pas leur rôle d'élus locaux, ont tout intérêt à se mobiliser sur des causes aussi abjectes, pour mieux faire croire à leur utilité.

Pour ma part, je considère que ces réfugiés, qui fuient les guerres, la répression et parfois la misère, sont une chance pour notre pays. Oui une chance. Toutes les études économiques montrent que les migrants sont favorables à la croissance économique. D'ailleurs, une bonne partie du dynamisme économique de notre département est liée à l'accueil régulier de nouvelles populations (+ 10 000 habitants par an), qu'ils soient français ou étrangers. Il suffit de se rendre dans le BTP, dans l’hôtellerie/restauration, etc... pour voir que, sans les migrants, notre système économique s'effondrerait.

L'immigration n'a jamais fait augmenter le chômage. Elle contribue à le réduire.

Pour cela, il faut simplement un accompagnement à l'intégration. Il est évident que ces nouveaux réfugiés (ceux dont le dossier a été accepté au titre du droit d'asile) doivent être accompagnés pour apprendre notre langue, nos coutumes, nos habitudes, nos lois. Leurs enfants doivent aller à l'école. Ils deviendront les forces vives, aux côtés de nos enfants, de la France de demain.

Si la France ne peut, et ne doit, ouvrir ses frontières (car elle n'a pas quantitativement les structures d'accompagnement et d'accueil suffisantes), il faut arrêter de dire n'importe quoi. La Haute Savoie est parfaitement capable d'assimiler les quelques dizaines de réfugiés qui, après examen des dossiers, seront autorisés à rester (s'ils souhaitent rester ici).

J'invite chacun à marquer son rejet de la xénophobie et du racisme. Je souhaite que l'accompagnement de l'Etat soit à la hauteur. Et je dis bienvenue à ceux qui sont arrivés de Calais, ils peuvent enfin respirer "l'air pur de nos montagnes" et dire "Je suis la liberté".

mardi 25 octobre 2016

Centre des congrès : interview à RCF Haute Savoie

Retrouvez ici mon interview à Victor Vasseur de la Radio RCF Haute Savoie. Je fais le point sur le dossier du centre des congrès et rappelle la position qui est la mienne (et celle de mes amis) depuis plus de 6 ans.

Le combat continue. La route est longue et semée d’embûches mais au final nous gagnerons et le projet sera abandonné.


https://rcf.fr/actualite/actualite-locale/centre-de-congres-dannecy-la-mobilisation-continue

dimanche 23 octobre 2016

Centre des congrès : envoyez un recours hiérarchique !

L'association Annecy citoyenne, Evelyne Marteau et Claire Lepan s'associent à moi pour remercier tous les participants à notre réunion publique de vendredi soir. De nouveau, vous avez été nombreux à répondre à notre appel pour sauver la presqu'île d'Albigny. Merci ! Nous ne baissons pas les bras. Votre présence nous encourage à continuer le combat. Merci aussi pour les échanges très riches et constructifs.

Collectivement, nous avons pu travailler à la rédaction d'un recours hiérarchique pour faire annuler la décision préfectorale de déclarer ce projet pharaonique d'utilité publique.

L'objectif est d'utiliser tous les moyens à notre disposition. C'est pourquoi vous trouverez ici (en format word et pdf, cliquez sur le format désiré) et à la fin de cet article, notre proposition de recours hiérarchique que vous pouvez recopier et amender pour y apposer vos remarques personnelles, ou bien imprimer directement en ajoutant vos noms,prénoms et adresse en entête et votre signature.

Il suffit ensuite de glisser votre lettre dans une enveloppe adressée au Président de la République et de la mettre dans une boite aux lettres, sans nécessité d'affranchir.

Pour être valable, un recours hiérarchique doit être adressé dans les deux mois qui suivent l'arrêté préfectoral soit avant le 12 novembre (attention aux délais d'acheminement !).

Plus nous serons nombreux à écrire, plus cette démarche aura du poids ! Nous comptons donc, de nouveau, sur votre mobilisation citoyenne. Vous saurez être au rendez-vous pour sauver la presqu'île comme vous l'avez été au moment de l'enquête publique. Il ne faut pas se résigner mais continuer la résistance.

En parallèle, l'association "Annecy citoyenne" et vos élus travaillent au dépôt d'un recours contentieux auprès du tribunal administratif, au cas où la voie du recours hiérarchique ne suffise pas.

Texte du recours hiérarchique :

Nom Prénom
Adresse

  
   

Monsieur Le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

Annecy le 21 octobre 2016

Objet : Recours hiérarchique – DUP CESC sur la Presqu’île d’Albigny C2A (Annecy)

Monsieur le Président de la République,

La Communauté d’Agglomération d’Annecy (C2A) porte le projet d’implanter sur la Presqu’île d’Albigny, au bord du lac d’Annecy, un Centre d’Expositions, de Séminaires et de Congrès (CESC). Une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) pour  l’expropriation des propriétaires présents sur le site étant nécessaire, une enquête publique a été menée. Quelque 2000 personnes ont participé à celle-ci, preuve que ce projet ne laisse pas indifférents les habitants du territoire de la C2A.

Après analyse des arguments des habitants et leur mise en perspective avec ceux de la C2A qui a pu apporter des compléments à la demande des commissaires enquêteurs, la commission d’enquête a considéré que ce projet ne revêt pas un caractère d’utilité publique. Par conséquent elle a émis un avis défavorable à la demande de DUP formulée par la C2A.

Voici les éléments qui ont motivé cette décision :
- les obligations de la loi littoral ne sont pas respectées, le projet actuel dépasse largement l’extension autorisée par la loi littoral et détruirait le dernier espace naturel du secteur pourvu d’arbres protégés. La transgression de la loi littoral pourrait faire jurisprudence pour d’autres territoires
- un grand déficit de concertation avec la population, la non-information de l’existence de 2 pétitions qui ont rassemblé plus de 16 000 signatures contre ce projet et de 3 livres d’or ;
- une nécessité du projet non démontrée, des études obsolètes ou citées de manière tronquée, aucune recherche d’un autre lieu d’implantation ;
 - des perspectives de développement des infrastructures hôtelières haut de gamme sur la ville d’Annecy aléatoires, donc des perspectives d’emplois, de fait, aléatoires (les promoteurs de ce projet avançaient en premier lieu le chiffre de 900 emplois, ils ne parlent aujourd’hui plus que de 400 emplois…), une concurrence des villes de Lyon et de Genève mieux positionnées sur le marché du tourisme d’affaires, aucun élément financier probant et des incertitudes en termes de perspectives commerciales ;
- une prise en compte subjective des répercussions sur la circulation et le stationnement ;
- un coût des expropriations financier et humain élevé alors que la C2A est propriétaire de 80% de l’emprise de la DUP (10M€ hors mini-golf) ; un coût de construction très important : 4400€/m², un emplacement en bord de lac qui a de grande chance de générer un surcoût non évoqué par la C2A. En effet, la construction sur ce site demande l’injection de béton à grande profondeur pour ancrer le bâtiment dans la roche-mère qui est recouverte d’une épaisse couche de sédiments sans aucune étude préalable. Le lac est la source d’eau potable de plusieurs centaines de milliers d’habitants .Il faut veiller à ne pas la polluer ;
- les préconisations de la loi littoral non respectées, le projet actuel dépasse largement l’extension autorisée par la loi ; l’annihilation du dernier espace naturel du secteur.

La commission d’enquête en a donc conclu que l’opportunité du projet n’est pas avérée, que le bilan inconvénients/coûts/avantages est défavorable au projet et par conséquent que la nécessité de procéder à des expropriations ne s’impose pas.

Malgré ces conclusions argumentées, une forte mobilisation citoyenne et des interrogations formulées par mesdames les ministres Ségolène ROYAL et Emmanuelle COSSE, le préfet de Haute-Savoie a pris un arrêté le 12 septembre 2016 déclarant  d’utilité publique les acquisitions de terrains et les travaux nécessaires à la création du CESC (http://www.haute-savoie.gouv.fr/content/download/21927/135221/file/AP%20du%2012%20septembre%202016%20portant%20DUP%20centre%20des%20congres(1).pdf).
Dans son exposé des motifs, il prend le contre pied des conclusions motivées de la commission d’enquête et du débat citoyen..

En conséquence comme me le permettent les articles L410-1 à L412-8 du code des relations entre le public et l’administration, j’ai l’honneur de vous demander, Monsieur le Président de la République, de réviser le jugement du préfet de Haute-Savoie et donc d’annuler la DUP pour le projet de CESC sur la Presqu’île d’Albigny à Annecy.

Ce qui motive ma demande de recours hiérarchique n’est pas la défense de mes intérêts privés mais la sauvegarde des berges du lac d’Annecy, mon adhésion au mouvement historique qui a permis au fil des années de libérer ces berges de constructions et de les ouvrir au public sous forme de parcs et de plages. Le lac d’Annecy est un joyau naturel qui attire de très nombreux touristes et participe au rayonnement de notre territoire.

Ce qui motive ma demande de recours hiérarchique est mon inquiétude face à l’investissement démesuré des deniers publics envisagé par la C2A. Le coût du CESC équivaut à 5 années du budget d’investissement de la C2A ! Adieu les équipements structurants nécessaires aux habitants.

Ce qui motive ma demande de recours hiérarchique est la sauvegarde de la presqu’île d’Albigny la plage publique d’Albigny, de la Villa Abeille, propriété de la ville d’Annecy-le-Vieux, patrimoine du début du XXème siècle.

Vous remerciant pour l’intérêt porté à ma requête et dans l’espoir de pouvoir sauver la Presqu’île d’Albigny, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments respectueux. 

                                                                                                            Signature



samedi 22 octobre 2016

Solidarités entre territoires ?


Lors de la dernière réunion des 202 conseillers municipaux, Jean-Luc Rigaut nous a exposé sa manière de voir la future organisation territoriale et la répartition des compétences entre agglo et communes.

Pour lui, l'agglo va devenir le lieu de discussion et de décision des schémas d'organisations (SCOT, PLU Intercommunal, schéma gérontologique, schéma préservation de la qualité de l'air, schéma des mobilités...). Mais l'agglo n'aura aucun moyen de les mettre en oeuvre. Ce sera aux communes d'agir. C'est elles qui doivent avoir les moyens de faire (d'où, selon lui, la nécessité de fusionner).

Dit comme cela, un peu rapidement, cela semble assez clair et ne pas porter à discussion. Pourtant c'est là une vision dangereuse pour nos territoires. C'est une vision qui tourne le dos à des décennies de construction intercommunale en revenant sur les moyens accordés aux interco.

Pendant des décennies, le législateur a souhaité donner un poids et un pouvoir de plus en plus important aux intercommunalités, y compris avec des moyens financiers. Cela pour permettre une plus grande solidarité entre les communes et une meilleure répartition des ressources, pour apporter un service public de qualité à tous les habitants.

En limitant le rôle des interco à des discussions sur des schémas d'organisation, qui seront (ou pas !!! Quelles sanctions??? on le voit sur le logement...) appliqué par les communes, on rétrécit le rôle des interco à de simples assemblées de discussions, sans réel pouvoir. Des sortes de commissariats aux plans, sans moyens d'actions.

On crée surtout une rupture forte de solidarité entre les territoires, puisque les communes riches pourront mettre en oeuvre les décisions (qu'elles auront en grande partie imposé aux autres) alors que les plus petites ou les plus pauvres peineront. On organise la perte de solidarité entre les communes.

Nous savons depuis longtemps que M. Rigaut ne comprend rien à la Haute Savoie. Lui qui ne voit que ce département à l'aune de son regard urbain ne sait pas les liens affectifs qui lient nos territoires. Son idée d'un pôle métropolitain autour des grandes villes (Annecy, Chambéry, Aix-les-Bains) va d'ailleurs dans ce sens : celui de laisser de côté les petites communes, créant ainsi une ségrégation territoriale.

La Haute Savoie ce n'est pas les villes contre les campagnes. Ce n'est pas les gros contre les petits. Ce n'est pas les riches contre les pauvres. La Haute Savoie c'est un ensemble cohérent, subtil de ruralité et d'urbanité, de partage et de solidarité. C'est d'ailleurs cela que viennent chercher les touristes et les entreprises qui s'installent chez nous.

Vous voulez un exemple ? Dans la future agglo, nous allons créer un réseau de bus à deux vitesses : la zone urbaine (correctement desservie) et la zone rurale. Sur les investissements communautaires : le centre des congrès et les voies urbaines d'un côté, et quoi pour les autres ?

Pas étonnant que beaucoup d'élus de ces "petites communes" rurales s'interrogent à nous rejoindre. Qu'auront-elles à gagner dans cette manière de voir l'avenir qui semble réserver une place au soleil pour les gros qui pourront ainsi écraser les petits ?

Ce n'est pas ma vision de l'avenir de nos territoires. Des communes n'avanceront pas CONTRE les autres, mais AVEC elles. Si les communes veulent se renforcer ce n'est pas pour affaiblir les intercommunalités. Au contraire, l'intercommunalité doit devenir le lieu de la solidarité entre les territoires. Et pas seulement dans les slogans... "Une agglo attractive et solidaire". Mon oeil.

mardi 18 octobre 2016

Une fusion de communes sans arrière pensées politiciennes...

Hier soir se tenait une réunion de 202 conseillers municipaux du futur conseil municipal de la commune nouvelle. Les 6 maires nous ont présenté l'architecture de la future organisation (organigramme des services, commissions des élus, travail entre communes déléguées et commune nouvelle...).

Ce que l'on a appris :
- Il y aura 9 commissions d'élus et des services au sein de la commune nouvelle, pilotées par 13 "super" maires-adjoints. Ces commissions compteront en moyenne 22 élus. Les maires-adjoints des communes déléguées et le "super" maire-adjoint formeront un bureau (si si !!!) de la future commission. Pour ma part j'ai demandé à pouvoir participer à la commission des "Finances".

- A priori, les indemnités globales des élus resteront à enveloppe constante, les "super maire-adjoint" cumulant cette fonction avec celle de maire-adjoint délégué. Jean-Luc Rigaut n'a pas l'intention (mais il faudra être vigilant) d'augmenter encore ses indemnités comme il nl'avait fait en 2014...

- Le premier conseil de la commune nouvelle se tiendra le 02 janvier pour désigner le maire et les 13 "super" maires adjoints, ainsi que les conseillers délégués.

- Les périmètres des conseils des habitants n'ont toujours pas été définis (ce qui était pour nous, comme je l'ai souvent dit, une priorité, bien avant de savoir si tel ou tel élu gardait son poste...). Chaque commune délégué aura tout loisir d'en fixer librement son périmètre. Gageons qu'à Annecy, pour tuer toute forme de démocratie locale, nous n'aurons qu'un seul conseil des habitants pour 52 000 personnes.

- Le processus de décision va être hyper-complexe. pour décider par exemple d'une manifestation culturelle sur Pringy, il faudra :
1) Une inscription de cette demande à la commission culture de Pringy et une validation.
2) Une inscription au conseil communal de la commune déléguée de Pringy avec validation.
3) Une validation de forme par le maire-adjoint délégué à la commune de Pringy
4) Une inscription par le bureau de la commission de la commune Nouvelle de cette demande à la prochaine commission culture de la commune nouvelle
5) Une présentation en commission de la commune nouvelle avec validation
6) Une inscription au conseil municipal de la commune nouvelle et validation.
7) Un acte juridique du maire de la commune nouvelle.

Mais Jean-Luc Rigaut a déjà averti : le conseil municipal de la commune nouvelle ne sera qu'une "chambre d'enregistrement"(sic) des décisions des conseils communaux des communes déléguées. Comptez sur moi, pour prendre la parole en conseil municipal de la commune nouvelle et donner mon avis, y compris s'il est différent de celui des conseils communaux, si je ne suis pas d'accord ! Au 01 janvier 2017 chaque conseiller aura la légitimité pour donner son avis sur tout ce qui se passe dans la commune nouvelle !

Suite à quoi j'ai posé la question de la place des actuelles oppositions (qui représentent tout de même des habitants) dans le processus, sachant que nous en avons été soigneusement tenu très éloigné jusque-là.

J'ai notamment demandé ce qu'il en serait de la constitution des commissions "Finances" et "Appel d'offres" dont l'existence est légalement obligatoire et la composition régie par la loi pour justement donner aux oppositions toute leur place et leur rôle de contrôle des activités de la majorité. Jean-Luc Rigaut m'a répondu, comme à chaque fois, que la présence d'élus socialistes de la commune de Cran-Gevrier valait pluralisme politique. Je rappelle simplement que je ne suis pas socialiste. Etant élu indépendant, je ne me sens pas  représenté par les élus majoritaires de Cran. D'autre part, je n'ai pas souvenir que les élus actuels de Cran n'aient jamais porté un projet pour les Haras d'Annecy, les aménagements des écoles d'Annecy, les problèmes de sécurité sur Annecy, les difficutés de circulation et de stationnement sur Annecy, le développement du commerce du centre-ville d'Annecy...
Si nous demandons à être présent et respecté, c'est pour porter notre vision, CELLE QUE NOUS AVONS DEFENDUE DEVANT LES ANNECIENS EN 2014 ET POUR LESQUELLES NOUS SOMMES ELUS (ce qui n'est pas le cas des élus de Cran en ce qui concerne les problématiques d'Annecy...). Car je considère que nous ne tenons pas notre légitimité d'élu de notre place (je suis maire je fais ce que je veux) mais de notre programme électoral (je suis conseiller, je défends les idées portées devant les Annéciens)
Mais M. Rigaut fait de la politique politicienne, celle des partis et refuse de nous donner la parole et des responsabilités sous de faux prétextes.

J'ai d'ailleurs demandé, puisque selon ses défenseurs cette fusion "n'est pas politique", comment seront définis les "super" maire adjoints. Les oppositions (qui à Annecy représentent 55 % des voix !) auront-elles droit à des places ? Evidemment M. Rigaut, qui ne fait pas une fusion politique (selon lui et il aime le rappeler, comme pour mieux s'en convaincre lui-même), m'a immédiatement répondu que les 4 super "maires-adjoints" qui seront issus de la ville d'Annecy actuelle seront bien tous membres du groupe majoritaire... Les oppositions qui auraient pu prétendre selon les résultats électoraux à 1 ou 2 postes n'auront rien! Mais c'est pas politique...

De même, les délégués à l'agglomération supplémentaires auxquels a droit la commune nouvelle seront également tous issus du groupe majoritaire...

Voilà donc, pour M. Rigaut, le respect des minorités : tous les postes pour lui et ses amis ! Aucun pour ceux qui ne pensent pas comme lui. Mais à part çà, cette fusion n'a rien de politique...

Jean-Luc Rigaut souhaite une organisation en armée mexicaine avec plein de commissions, sous-commissions, conférence de ceci et cela, pour mieux pouvoir noyer la prise de décision et, au final décider tout seul. Il évince les "empêcheurs de tourner en rond" pour mieux phagociter tranquillement toutes les sensibilités politiques du bassin, renvoyant ceux qui sont trop perspicaces et qui ont compris ce petit jeu, dans une opposition sans pouvoir ni de contrôle, ni de décision, ni de proposition. Jean-Luc Rigaut tue tout simplement, derrière des aspects irréprochables de soit-disant démocratie, tous les contre-pouvoirs d'une vraie démocratie pour concentrer entre ses seules mains les pouvoirs. Au passage il en profite pour tuer toute alternative politique sur le bassin (car comment des socialistes qui auront cogérés pendant 3 ans les affaires municipales pourront-ils légitimement se présenter en 2020 contre JL Rigaut ?).

Mais comptez sur moi pour mettre quelques grains de sable dans cette belle construction théorique... Après tout, j'ai été élu pour faire entendre d'autres propositions, d’autres alternatives et je ne compte pas trahir la confiance de mes électeurs. Que voulez-vous, on ne se refait pas !

dimanche 16 octobre 2016

Centre des congrès : nouvelle réunion publique



Evelyne Marteau, Claire Lepan et moi-même, sommes très heureux de vous inviter à une réunion publique sur la thème :

"L'actualité du projet de centre des congrès sur la presqu'île d'Albigny".

Cette réunion se tiendra VENDREDI 21 OCTOBRE 2016 à 20h30, salle Pierre Lamy à Annecy.

Depuis que M. le Préfet de la Haute Savoie a décidé de passer outre la démocratie citoyenne en se servant du rapport de la commission d'enquête comme d'un papier toilette, et finalement décidé de signer l'arrêté préfectoral de déclaration d'utilité publique, certains voudraient que nous nous résignions.

Il n'en est rien ! Ce contre-temps facheux et ruineux n'entache en rien notre mobilisation et notre combativité pour faire échouer ce projet qui "n'est pas d'utilité publique" comme l'ont dit les commissaires.

Rien n'est fait ! Nous devons, tous ensemble continuer à nous battre pour notre lac. Des actions seront envisagées. Nous avons besoin de votre mobilisation et de vos idées.

Venez nombreux pour échanger avec nous sur le futur: quelles actions ? Quelle mobilisation ? Nous avons nos idées mais nous voudrions connaitre les vôtres.

Souvenons-nous que nous nous battons pour une cause plus grande que nous : la sauvegarde de notre lac (et au passage de nos finances publiques) pour nos enfants et nos petits-enfants. Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à l'abandon du choix de ce site !

Ensemble, nous changerons le cours de l'Histoire. Nous comptons sur vous !

dimanche 9 octobre 2016

Les écoles à Annecy : pas la priorité


Depuis des années on nous promet la rénovation d'écoles notamment Carnot et les Romains. Il paraît que c'est dans les tuyaux... mais Dieu que c'est long à venir ! Certainement qu'il y a d'autres priorités.

Autre fait notable et scandaleux : j'apprends que depuis cette rentrée tous les élèves annéciens du primaire ne sont plus automatiquement inscrits aux bibliothèques municipales comme cela était le cas auparavant. Jusque-là la ville offrait une carte d'accès pour emprunter livres et autre "contenus culturels " gratuitement. Depuis cette rentrée, ce sont aux parents de faire la démarche auprès des bibliothèques (la carte resté gratuite). Selon mes informations ce serait pour "responsabiliser" les parents. Sauf que c'est une idée idiote. Car les élèves qui ont le plus besoin de cet accès sont souvent ceux qui sont le plus éloigné familialement de la culture et des livres. Ceux qui justement ne poussent jamais la porte d'une bibliothèque. Cette mesure est une mesure de reproduction sociale, extrêmement dommageable. Elle laisse de côté les enfants qui en ont le plus besoin.
Certes il pouvait y avoir quelques oublis de rendre son livre chaque année, mais cela justifiait-il une telle mesure ? Bien sûr que non.

Sans compter que c'est un véritable casse-tête pour les enseignants qui emmènent leurs élèves à la bibliothèque : qui à sa carte et qui ne l'a pas ? Vous imaginez l'effet de stigmatisation pour eux qui ne l'ont pas!

Je demande à la mairie de revoir immédiatement sa position et de revenir à la situation antérieure, celle de l'égalité de tous les petits anneciens face à l'accès aux bibliothèques.

Autre sujet de grief: les subventions aux projets scolaires du type "classes découvertes " et autres. L'enveloppe accordée par la ville est ridicule : seulement 32000€. Même pas 10€/enfants pour une ville qu'on dit riche ! Résultat : de nombreux projets pourtant très intéressants doivent être abandonnés. Nous nous battons depuis 8 ans pour que cette enveloppe soit revalorisée. Sans succès. Voilà la vraie face d'Annecy.

Je finirai par les tableaux interactifs dont le déploiement se fait à une vitesse extrêmement lente... Quand on voit toutes les petites communes rurales de notre département qui sont équipées car elles ont fait cet effort et ce choix... et que la préfecture est largement en retard cela me fait mal.

Il faut malheureusement le dire : à Annecy les écoles ce n'est pas la priorité (alors que c'est une compétence exclusive de la ville). C'est sûrement pas assez bling-bling....

vendredi 7 octobre 2016

Enquête publique sur la révision du PLU

Une révision générale du Plan local d'Urbanisme est en cours. Nous en sommes à la phase d'enquête publique au cours de laquelle chaque citoyen peut s'exprimer pour faire remonter ses impressions et demandes de corrections.

Cette enquête publique se tient depuis lundi et jusqu'au vendredi 4 novembre inclus.

Vous avez plusieurs possibilités pour vous exprimer:


  • 1) Registre, au guichet du service urbanisme, 3e étage de l’hôtel de ville
  • 3) Courrier à : Mairie d’Annecy service urbanisme - mission PLU BP 2305 74011 Annecy Cedex
        4) Rencontrer le commissaire enquêteur : 

  • Mercredi 12 octobre 2016 de 14H00 à 17H00,
  • Vendredi 21 octobre 2016 de 14H00 à 17H00,
  • Vendredi 4 novembre 2016 de 14H00 à 17H00.

Pour ma part, 3 points ont attiré mon attention et nécessitent d'être modifiés dans le sens d'un plus grand respect de notre littoral, de nos espaces verts et d'ne plus grande mixité sociale. J'espère qu'ils motiveront également une démarche de la part de chaque citoyen pour s'exprimer dans ce sens. Ces éléments sont publics et peuvent être utilisés par chacun à sa guise.

1) Le nouveau PLU imposera aux promoteurs immobiliers 30% de logements sociaux sur tout nouveau programme immobilier à partir de 4 logements. C'est une bonne chose. La règle, qui jusqu'alors n'était pas écrite et subissait trop d'exceptions, sera cette fois-ci claire. Néanmoins, nous savons que la loi imposera 25% de logements sociaux d'ici à 2025 pour notre ville (nous sommes actuellement à 20%). Pour atteindre cette obligation légale, un cabinet d'étude a calculé qu'il faudrait construire 60% de logements sociaux dans tous les programmes neufs d'ici à 2025. Le double ! Dans un esprit constructif de compromis nous avions avancé le chiffre de 40%. Je rappelle que plus de 70% des Annéciens sont éligibles au logement social, que leur rareté est un handicap( le principal !) pour notre économie. Faire du logement social, c'est assurer notre prospérité économique et garantir à nos enfants de pouvoir rester au pays. 

Nous regrettons cette vision très stigmatisante des logements sociaux encore porté par la majorité. A Novel-Teppes, 48% des logements sont sociaux. pour autant aucun habitant ne voudrait quitter ce quartier. Comme quoi, quand ils sont bien faits, les logements sociaux ne sont pas porteurs de troubles mais de bien-être et d'une vie de quartier dynamique.

Je renvoie d'ailleurs à cette vidéo crée par l'agglomération (on se demande bien comment on peut affirmer que la C2A finance 40% de logements sociaux quand aucune commune ne retient ce taux dans ses documents d'urbanisme... les paroles et les actes !)


2) Le passage de zone Uc en zone Ub (permettant une plus grande densification) d'une partie du bout de l'avenue de France, devant les actuels bureaux de l'ONF et sur Sainte Bernadette. Si l'on comprend la nécessité de mettre en adéquation le zonage de cette partie de l'avenue avec la réalité des bâtiments existants (des immeubles) on sait que le changement de zonage sur cette partie de la ville est porteuse d'interrogations. En effet, l'implantation d'un potentiel nouveau centre des congrès sur la presqu'île pose des problèmes de stationnement. Tout le monde le sait et les commissaires-enquêteurs ont d'ailleurs largement souligné ce point dans leur rapport. Seule l'agglomération nie cette évidence.

Or, il existe un plan B que M. le maire a confirmé lors du dernier conseil : construire un parking en ouvrage sur cette partie de la ville pour garer les congressistes. Soit un parking silo (aérien) devant les bureaux de l'ONF; soit un parking en ouvrage (enterré) sur l'actuel parking de l'église Sainte Bernadette. Seul problème : le coût de ce parking (qui se chiffrera en dizaines de millions d'euros) n'est évidemment pas compté dans le coût actuellement annoncé (54 millions d'euros disent-ils) du centre des congrès. Il y a tout lieu de penser que ce futur parking sera payé par les Annéciens EN PLUS du centre des congrès. Heureusement que celui-ci ne verra jamais le jour là-bas !

3) J'ai regretté que derrière les belles paroles, les faits soient parfois forts différents. Le parc des Capucins, véritable joyau de verdure et de sérénité en plein coeur du quartier dense des Romains-Courier, n'a pas bénéficié d'une protection (on sait que la ville veut bétonner). J'ai demandé que ce parc soit classé en zone Uv dans sa configuration actuelle pour le sauver et le protéger, tout comme le sera le parc des Soeurs de Saint Joseph par exemple. Il n'y a aucune raison de défavoriser les Annéciens des Romains par rapport à ceux du centre-ville.

mercredi 5 octobre 2016

Centre des congrès : lettre au Président

Vous trouverez ci-jointe la lettre qu'Evelyne Marteau, Claire Lepan, et moi-même avons adressée au Président de la République concernant son intervention sur le dossier du centre des congrès à Albigny. Nous n'arrêtons pas le combat car pour nous, comme pour vous et les commissaires-enquêteurs, ce projet "n'est pas d'utilité publique". Et nous nous battrons pour qu'éclate cette vérité contre vents et marées.

Notre manière de faire de la politique : rester fidèle à ses idées, à la parole donnée aux électeurs. (lettre en pdf ici)