mardi 30 août 2016

Prix du lait : des causes et des solutions

Les producteurs de lait sont en colère. La raison de cette colère : la baisse du prix payé aux agriculteurs.

Alors que les coûts de production ne cessent d'augmenter, le prix de rachat par les industriels de l'agroalimentaire (comme Lactalis) aux ne cessent de baisser. Aujourd'hui, en France, un éleveurs de vaches laitières se lève (tôt!) le matin pour perdre de l'argent ! Ce n'est évidemment pas tenable.

Cette situation est d'autant plus insoutenable et immorale que dans le même temps les profits des groupes industriels ne cessent d'augmenter et les fortunes des patrons de ces groupes s'envolent. M. Emmanuel Besnier (patron de Lactalis) a une fortune estimée à 6.8 milliards d'euros. Qu'a donc fait cet héritier, ce fils à papa dont le seul mérite est d'être bien né et d'avoir hérité de la fortune de la famille, pour être à la tête d'une fortune qui équivaut à plusieurs milliers de fois celle de n'importe quel producteurs laitier ?

Les raisons de cette baisse du prix du lait sont multiples :
- côté "offre": la fin des quotas laitiers européens a provoqué une sur-production (estimée à + 6% en Allemagne par exemple). Exsangues, les exploitations laitières ont souvent augmenté les volumes pour essayer de s'en sortir... précipitant ainsi le prix à la baisse. L'industralisation de la production en Allemagne, avec ses fermes des "mille vaches", a également augmenté la production, avec des conditions d'élevage et de qualité de vie pour les animaux dégradantes. L'Allemagne exporte plus de 50% de son lait.
- côté "demande" : la consommation de lait et de produits laitiers baisse chez les consommateurs européens. L'embargo russe n'a rien arrangé.

Que faudrait-il faire ?
A court terme, il faut bien entendu que l'Etat intervienne comme il l'avait fait pour le prix de la viande de porc en mettant sérieusement la pression sur les industriels pour qu'ils relèvent leur prix d'achat. Car cette baisse du prix ne favorise pas une baisse des prix pour le consommateurs, mais une hausse des profits.
L'Etat et l'Europe doivent également soutenir les exploitants en favorisant des étalements de charges voire leur réduction. Mais cela n'est pas satisfaisant (car cela nourrit le sentiment dans la population d'un secteur sous perfuson de subventions) et n'est pas durable. C'est, je le crois, néanmoins important car l'existence de nos exploitations agricoles doit être préservée. Elles ne produisent pas que du lait. Leurs bienfaits pour la société sont plus importants que cela (entretien des paysages, lien social, peuplement rural...).

A plus long terme :
- la montée en qualité, avec un lait moins quantitatif et plus qualitatif, valorisé notamment, à l'exemple de notre département, par des AOC, IGP et autres labels d'excellence.
- la reconversion des exploitations agricoles vers d'autres productions dont la consommation augmente en réduisant progressivement le lait. Cette mutation doit être accompagnée et soutenue.
- le regroupement des producteurs au sein de coopératives pour peser plus lourd dans les négociations face aux industriels.
- La maitrise de la chaine de production, par les éleveurs eux-mêmes, du lait au produit fini, en aidant à la mise en place de lieu de fabrication de produits finis (ex. yaourts, fromages...) contrôlés par les agriculteurs eux-mêmes (ou leurs regroupements) permettant ainsi une meilleure valorisation financière de leurs productions et un gain certain sur la valeur ajoutée. Cela permettra en outre de développer fortement la vente directe au consommateurs, court-circuitant ainsi un autre acteur vorace du secteur : la grande distribution !
- le développement de filières locales. C'est pourquoi j'avais proposé deux choses sur Annecy pour aider nos agriculteurs (et arboriculteurs et apiculteurs et vignerons...) : 1) la création dans le Manège du Haras d'une halle des producteurs locaux véritable vitrine de nos savoir-faire et lieu de distribution directe entre producteurs et consommateurs; et 2) grâce à la création d'une cuisine centrale intercommunale, adaptée pour toute l'agglomération, la mise en place d'une contractualisation avec nos producteurs locaux leur garantissant une filière d'écoulement locale à un prix digne et fixé à l'avance (à l'exemple des contractualisations des AMAP).

Les millions d'euros d'aides versées chaque année par l'Etat et L'Europe aux agriculteurs devraient servir à ce vaste chantier de restructuration du secteur. Il ne s'agit pas de faire de chaque exploitant un industriel confirmé, mais de le placer dans la situation de maitriser le devenir de sa production et d'en gérer la redistribution de valeur ajoutée crée. Or, la valeur ajoutée a été "aspirée" des producteurs vers les transformateurs. Les agriculteurs doivent prendre les rennes de la transformation pour récupérer leur richesse.

Cotation physique du lait

Prix moyen payé aux producteurs en France
Année - Trim.Valeur
€/1000 L
Année - 1
2014 - 4387369 (+4,9 %)
2015 - 1348358 (-2,9 %)
2015 - 2305375 (-18,6 %)
2015 - 3307361 (-14,9 %)
2015 - 4322387 (-16,6 %)
2016 - 1299348 (-14,1 %)
2016 - 2283305 (-7,2 %)
2016 - 3278307 (-9,4 %)

ValuesCotation20142015201625030035040017 Mars 14: Cotation: 359 €/1000L





vendredi 26 août 2016

Nouvelle voie professionnelle


J'ai 36 ans. J'ai enseigné à l'université et au lycée pendant plus de 12 années. J'ai trouvé dans l'enseignement une joie et un réel bonheur, celui de la transmission du savoir ainsi que la joie de côtoyer la jeunesse de France, ses doutes, ses envies, ses bonheurs et ses angoisses. Je veux remercier tous mes collègues qui, au gré de mes passages de poste en poste m'ont accueilli, aidé et parfois soutenu.

Pendant ces années j'ai toujours été contractuel, passant de CDD en CDD. Mon engagement politique, associé à des pressions, m'ont fermé de nombreuses portes professionnelles et souvent obligé à passer par la case "Chômage". Oui, parfois on paie cher ses engagements pour les autres. C'est comme çà et je ne regrette pas du tout. J'y ai gagné ma liberté de parole.

Mais il fallait en sortir. J'ai estimé avoir l'âge pour me lancer dans de nouvelles aventures professionnelles (je rassure tout de suite : je ne lâche pas mon mandat d'élu je continue !). J'ai donc décidé de monter ma propre entreprise en engageant une reconversion professionnelle. Depuis juin je suis donc devenu entrepreneur en créant une entreprise dans le domaine horticole : Les jardins de Lornay. 

www.jardins-lornay.com

Le jardinage a toujours été pour moi une passion. L'heure était venue d'en faire mon métier. J'y vois la manière de revenir à une forme d'authenticité et de bonheur personnel. Le monde agricole ne m'est pas étranger puisque mes grands-parents en étaient issus.

Ce projet, mi-agricole mi-touristique, consiste en la culture de plantes destinées à la vente et, dans quelque temps à l'ouverture d'un jardin botanique au grand public. Une autre manière de sensibiliser au respect de la nature et à l'écologie, tout en apportant sur un territoire qui s'y prête vraiment, un projet de développement du tourisme vert. Je n'oublie pas mon expérience pédagogique et j'ouvrirai rapidement mon exploitation aux enfants et aux scolaires pour transmettre ma passion et ouvrir chacun au bonheur de faire un métier manuel, tourné vers l'avenir et porteur de valeurs humaines fortes, parfois très éloignées du matérialisme et de la consommation de masse.

J'ai, à tout dire, longtemps hésité à publier ce post tant je connais la méchanceté de certaines personnes dans notre monde politique et toutes les crasses qu'ils m'ont déjà faites. Mais je ne résiste pas à vous faire partager à la fois mon bonheur et mon avenir, à vous qui, je le sais et vous en remercie, m'ont toujours soutenu dans les moments plus difficiles.

J'en profite aussi pour remercier mes amis et ma famille qui me soutiennent et m'aident beaucoup dans ce démarrage d'activité. Sans eux rien de cette belle aventure n'aurait été possible. Merci énormément.

lundi 22 août 2016

Rentrée politique


Cette semaine marque la rentrée politique nationale. Celle-ci sera marquée par l'élection présidentielle, véritable obsession (malheureusement) de tous les politiques dans une 5e République qui s'apparente trop souvent à une monarchie républicaine.

Cet automne sera marqué par les primaires de la droite et de la gauche. Alors que j'ai défendu cette idée des primaires qui doivent être un moment démocratique d'exposition et d'explication d'idées et de solutions pour le pays, on voit au contraire de plus en plus un concours de beauté et d'égos.

C'est finalement assez navrant. Mais enfin puisqu'il faut en passer par là...

J'étais hier à Frangy-en-Bresse pour écouter Arnaud Montebourg. Vous connaissez mes affinités avec ses analyses (Made in France, place des PME dans les politiques économiques, 6e République, Refondation de l'Europe, lutte contre l'évasion et le dumping fiscal et social, diplomatie non alignée...). Il a été le seul en 2012 au moment des dernières élections à se mouiller et à venir en Haute Savoie faire campagne sur mon invitation. Alors ira-t-il directement à l'élection présidentielle ou passera-t-il par la case primaire ? Je n'en sais rien. Quelle serait la meilleure stratégie, je n'en sais rien. Face à tant d'inconnues il est urgent d'attendre et de voir comment les choses vont évoluer avant de prendre position pour tel ou tel candidat.

Localement, la rentrée sera, de mon point  de vue, médiatiquement très très calme, sinon silencieuse. Le processus secret de fusion des communes va poursuivre son oeuvre dans les bureaux feutrés, loin des élus de base et d'opposition, ainsi que de la population. De même, l'élargissement de l'agglo va se faire dans le plus grand silence, meilleure stratégie pour M. Rigaut s'il souhaite continuer de cumuler les fonctions de maire et de président de l'interco. Le débat politique va artificiellement se déplacer sur le plan national, enfumant ainsi les Annéciens, pour mieux permettre à nos responsables politiques d’organiser la répartition de leurs pouvoirs tranquillement.

Au niveau des projets et des réalisations, tout va être mis au point mort. Le travail en commissions est déjà très réduit parce qu' "on attend la fusion". Les conseils municipaux dérouleront les affaires courantes.

Une chose néanmoins va venir animer un peu la vie citoyenne annécienne : la mise en place  du Comité Annecy Jeunes. Un peu d'air frais ca fera du bien !

Pour ma part, je vais m'atteler à rassembler toutes celles et tous ceux qui souhaitent créer une force de propositions et de préparation de l'alternance au sein du nouveau conseil municipal. Je crois que la dérive unanimiste dans laquelle se sont engagés tant de nos responsables politiques en refusant de débattre des vrais enjeux de la fusion AVANT le 01 janvier est mortifère. Elle est, plus encore, porteuse d'un grand danger : celui de laisser au front national l'exclusivité de la parole d'opposition. Cela je ne le souhaite pas. Les Annéciens m'ont élu pour porter un autre projet que celui de M. Rigaut, une autre manière de fonctionner. La fusion ne changera rien à cette réalité et le vote des plus de 3500 Annéciens qui ont voté pour nous sera respecté. 

Nous continuerons à travailler comme nous l'avons toujours fait : forts de nos idées, de nos valeurs mais aussi porteurs de solutions alternatives, de propositions innovantes; dans un esprit d'ouverture avec les citoyens.

Je sais que de nombreux autres conseillers municipaux d' Annecy-le-Vieux, de Cran-Gevrier, de Meythet, de Pringy et de Seynod partagent cette vision. Oui nous pouvons nous unir pour porter une autre voix. C'est à cela, pour la vie démocratique et le débat public, pour que d'autres solutions soient toujours portées dans le nouvel Annecy que je vais m'atteler. Car les grands enjeux sur l'avenir de notre nouvelle commune sont devant nous. Il y aura de nombreux choix à faire. Nous devons compter et nous faire entendre. Je souhaite que, face à la reconfiguration politique qui est en route localement, face à une majorité bleu-rose-verte, se dessine une alternative constructive, réaliste et efficace, basée non sur des couleurs politiques ou des intérêts personnels, mais sur l'envie de défendre l’intérêt de tous les Annéciens. Sur l'envie de proposer une autre manière de faire, AVEC les citoyens. Sur la volonté de porter des projets et des solutions alternatives.

Je donne donc rendez-vous à toutes les bonnes volontés pour travailler ensemble à la mise en place de cette force constructive et exigeante dans l’intérêt des Annéciens, les Ancileviens, les Cran-Gevriens, les Meythésans, les Prinniaciens et les Seynodiens. Les enjeux qui s'ouvrent à nous vont conditionner la réussite de cette fusion et fixer le cap pour des années. Cette responsabilité historique exige, avec tous ceux qui le souhaitent, que nous soyons forts et présents pour peser sur les choix qui seront faits dans les 3 ans qui viennent.

mardi 16 août 2016

Gauche/droite ?

J'ai toujours pensé (et je continue de penser) que la pensée politique se divisent en deux : la gauche et la droite, qui portent chacune des idéologies (au sens noble du terme) différentes.

Il y a d'un côté la droite qui considère que ce qui est premier, c'est l'individu. La société fonctionne bien si chaque individu est libre de mener ses propres projets (économique, personnels, etc...). La société est pensée comme seconde, comme l'addition d'individus. Le "Je" précède le "Nous". 

A gauche on considère au contraire que c'est la société, le collectif (classe sociale, groupe, ethnie...) qui est premier. L'individu ne peut s'émanciper que dans une société juste, à tendance égalitaire. Les lois, règles, normes collectives permettent à l'individu d'être ce qu'il est vraiment et lui garantir de s'émanciper. Le "Nous" précède le "Je".

Cette différence idéologique se justifie parfaitement de manière intellectuelle. Il existe des penseurs, des philosophies, des idéologies, tout aussi respectables des deux côtés. Il n'existe donc pas, intellectuellement, de supériorité d'une vision sur l'autre. 

Mieux, je continue de penser que ce tiraillement, cette "lutte" entre ces deux pôles politiques est nécessaire et doit être recherchée, pour le bien de la société. 

Je crois donc à l'alternative Gauche/Droite, à sa nécessité pour la démocratie et au-delà pour le bien commun. La Gauche et la Droite, ce n'est pas pareil, et c'est très bien car c'est dans l'alternance de l'une et de l'autre que se construit une société équilibrée.

Enfin, ça c'est pour la théorie. Car dans la réalité, les choses sont bien plus compliquées avec une Gauche (auto désignée) qui s'en prend aux individus (les chômeurs, les terroristes,...) et oublie l'analyse des causes et donc de proposer des solutions collectives ; et une Droite (auto désignée) qui elle aussi brouille les pistes en demandant un Etat plus fort, plus protecteur...

Localement quand je vois comment se font les positionnements politiques des uns et des autres, je suis encore plus troublé. Tout se passe comme si nos élus s'étaient partagés les rôles : à droite on parle économie, sécurité, commerce; à gauche : culture, logement et transports en commun. On a donc des comportements quasi-pavloviens des uns et des autres qui sur-réagissent dès que le camp d'en face parle de tel ou tel sujet sensé être de sa chasse-gardée.

Il est alors déconcertant de voir un élu comme moi qui décide de ne pas s'enfermer dans ce genre de cases prédéfinies. Oui je parle de sécurité et demande une présence policière plus massive notamment la nuit dans nos quartiers. Oui je parle d'activité commerçante, d'avenir économique. Oui je parle de culture et je me permets d'interroger certains partis-pris. Oui, je défends le logement social mais aussi le logement intermédiaire. Les cases sautent et ca ne plait pas beaucoup...

Bref, je suis un ni-gauche ni-droite puisque je parle des sujets de gauche ET des sujets de droite... Mais n'est-ce pas cela faire de la politique ?

Au fond je crois que faute de questionnements personnels suffisants, faute de réflexion, on voit trop souvent la gauche et la droite se comporter de la même façon et avancer les mêmes idées et les mêmes solutions. Bref, globalement et à juste titre, les citoyens disent : "gauche et droite c'est pareil !" Il faut bien reconnaître que de là où je suis c'est très souvent vrai...

Alors j'en suis arrivé à cette conclusion un peu bancale : Oui je pense qu'il existe dans toute société une opposition idéologique entre la gauche et la droite, que cette opposition ne doit pas être un combat à mort puisqu'au fond personne n'a raison ou tort (même si chacun peut et doit défendre ses opinions) mais qu'elle doit être réelle pour permettre aux citoyens de se faire leur propre opinion. Pour lutter contre le FN, il ne faut pas des listes "arc-en-ciel" ou des unions sacrées. Elles ne font que le renforcer. Il faut au contraire un antagonisme clair (ce qui ne veut pas dire "extrême") mais respectueux et constructif.

Entendez-moi bien cela ne signifie pas : plus à gauche ou plus à droite. Non juste plus réfléchi, plus construit et plus cohérent. La logique d'ensemble d'un discours, d'une parole publique, soutenue par un comportement adéquat : voilà l'antidote aux extrémismes.

Mais en même temps je crois que les partis politiques actuels ont tué le clivage gauche/droite par leur manque d'idées et le comportement de beaucoup de leurs membres. A nous autres, conscients de cette dérive, de reconstruire autre chose. Quelque chose qui permette au citoyen de se ressaisir de la chose publique, de comprendre les enjeux et les solutions possibles sur tel et tel problème, de se faire son opinion selon ses convictions. Non plus des oppositions stériles, stéréotypées, souvent de façade, mais des débats légitimes sur la meilleure façon de préparer un monde plus beau, plus juste et plus fraternel pour nous-mêmes et nos enfants.

Ce qui conduit au fascisme, ce n'est pas la confrontation des idées dans un cadre républicain. C'est au contraire l'effondrement des idées, la fin de la confrontation politique. La nature ayant horreur du vide, ce qui fait le jeu du FN ce sont les comportements des partis politiques actuellement en place qui donnent l'impression d'une même politique menée par les mêmes individus (on change juste les noms), sans alternative possible.

Il ne faut pas craindre l'alternative (réfléchie, rationnelle et constructive). Craignons au contraire l'effacement des antagonistes, les fusions sans contenus, les discussions entre partis ou entre élus car ce sont eux qui mènent la politique à la déroute et ouvrent la voie aux extrémismes de tous bords.

vendredi 12 août 2016

Inspiration(s)


Pour pouvoir écrire sur ce blog, j'ai besoin d'inspiration. Et en ce moment celle-ci me manque.

Je pourrais bien vous parler du fameux aménagement de la cour du périscolaire des Teppes et la bêtise d'avoir construit une cuisine centrale à cet endroit, mais je l'ai déjà fait. Et puis, il parait que les enseignants et les personnels du périscolaire sont très contents, ils vont pouvoir avoir leurs propres places de stationnement et venir avec leur bagnole jusque devant la grille de l'école. Et tant pis pour les enfants et l'environnement ! Donc non, je ne le ferai pas.

J'aurais pu vous parler des dégâts de AirBnB sur les professionnels du tourisme local, mais je l'ai déjà fait. Et puis ces mêmes professionnels s'empressent de signer des lettres ouvertes pour un centre des congrès situé à Albigny, à des centaines de mètres de leurs commerces, ruinant ainsi tout espoir de gains supplémentaires. Ayant déjà interpellé nos "responsables" politiques à deux reprises à ce sujet, je crois avoir fait le job.

Je pourrais vous parler des impacts de la fusion des communes, de la hausse des impôts à Annecy dès 2017 et de la baisse des effectifs municipaux, mais je l'ai déjà fait. Et puis ces mêmes Annéciens n'ont été que 82 à venir participer à notre votation citoyenne, finalement pas si mécontents d'être ainsi menés à la baguette par leur cher maire.

Je pourrais vous parler de la fête du lac et de son aspect mercantile dont chacun se demande ce qu'il renferme comme "service à la population" ce qui est d'ordinaire la mission d'une commune, mais je l'ai déjà fait. Et puis, il ne faut jamais rien dire sur la fête du lac de peur d'être "contre les valeurs d'Annecy" si chères (dans tous les sens du terme) à notre maire. Quelles sont les valeurs portées par la fête du lac ???

Non, décidément, je ne vois dans tout cela que radotage, répétition et causeries. Dans 4 mois nous vivons un big bang territorial mais tout le monde semble s'en détourner. Le débat politique est tombé à zéro, le maire dit merci aux visiteurs payeurs (carnets de chèque ambulant) venus à la fête du lac; et dit "chut" aux citoyens en tuant le débat politique préférant s'arranger avec ses copains dans des bureaux feutrés.

Ah oui, j'ai oublié l'ETG... et les interviews de Rigaut qui se félicite d'avoir dit non à la construction d'un nouveau stade, lui le président d'agglo qui l'a proposé en plein conseil... Mais peu importe, les contre-vérités et le ridicule ne tuent pas. Mieux, à Annecy, certains citoyens semblent adorer quand leur maire leur raconte ses histoires mêmes si ce sont des contes de fées réécrits après coup. Donc non, pas l'ETG...

J'ai parfois l'impression de ne pas être dans le bon tempo, dans le bon siècle. Notre classe politique ne vit que de com. , que pour le pouvoir et l'argent. Sur les idées et les solutions, elle est aussi sèche qu'une branche morte. Je me suis engagé en politique pour des idéaux et des valeurs. Je crois au sens de l'honneur, du courage, de l'amitié et de l'amour. Nous ne sommes entourés que d'égos et d'intérets personnels.

Car oui, certains ont déjà les yeux rivés sur 2020 et les prochaines élections municipales. Ils cherchent à gagner des places sur la future liste "arc-en-ciel" de Rigaut...  C'est aussi çà le dessous des cartes de la fusion... celles que l'on ne dit pas aux citoyens. Et puisqu'il parait que cette fusion ancre définitivement la ville entre les mains de Rigaut autant s'en rapprocher dès maintenant...

Oui, l'inspiration me manque pour vous parler des choses de la vie, quand cette vie politique ne tourne plus rond. Alors prenons le temps de vivre vrai avec les amis et la famille. C'est là que je retrouve ma force et le sens de la vie.

Même si cher Freud nous enseigne que le plaisir nait de la pulsion de mort... (ce qui semble si bien s'appliquer à Annecy), moi je préfère les plaisirs nés des pulsions de vie : la flore, la faune, les êtres humains et leurs contacts, la créativité et l'imagination, la générosité...

lundi 8 août 2016

"Ce que je ne pouvais pas dire"

Jean-Louis Debré n'est pas ma tasse de thé préférée, mais je lui reconnais d'être un véritable homme d'Etat, avec une vision sincère et claire de la démocratie (ce qui manque tant à de nombreux hommes politiques, notamment locaux). Mais je me régale à la lecture de son livre "Ce que je ne pouvais pas dire" paru cette année chez Laffont.


Je ne résiste pas à vous faire lire le passage qui concerne son repas du 10 octobre 2007 avec Bernard Accoyer. C'est tellement le Bernard Accoyer que l'on connait localement : carriériste, imbu de lui-même n'écoutant personne que son ambition personnelle, politique politicard et, par beaucoup d’aspects, incompétent.



A cette lecture, une seule chose me frappe : comment se fait-il que localement cet homme fasse la pluie et le beau temps avec son vassal Rigaut ? Faut-il que notre classe politique locale soit si mauvaise qu'elle accepte de s'agenouiller devant M. Accoyer sans broncher ? Pourquoi une telle aura pour quelqu'un qui n'a été Président de l'Assemblée Nationale que parce qu'il a "servi, en quelque sorte, d'expédient" {sic] ? Mystère

samedi 6 août 2016

Rénovation de l'accueil du camping municipal


La ville a décidé de rénover l'accueil du camping municipal pour le mettre aux normes PMR, rénover les sanitaires et le rendre plus "accueillant". C'est une très bonne chose car le "vieux" chalet d'accueil n'était plus du tout adapté aux besoins de la clientèle, ni à l'image que l'on souhaite donner de la ville.

Par ailleurs, notre camping est classé 4 étoiles et cette rénovation est nécessaire pour garder ce classement.

Un concours a été lancé et un architecte a été retenu pour un coût global d'un peu moins d'un million d'euros (financé entièrement par le budget annexe du camping, donc les clients). C'est un très beau projet qui nous a été présenté en commission urbanisme fin juin.

J'ai cependant émis une remarque avec d'autres élus : la toiture du nouveau bâtiment, pour des raisons financières, est prévue en PVC. Nous avons été plusieurs à regretter ce choix d'un matériau "bas de gamme" peu esthétique. Nous avons demandé à ce que la possibilité d'une toiture végétalisée (dans cet écrin qu'est le Semnoz) soit étudiée. Il nous a semblé qu'étant donné les taux d’intérêt faibles actuellement pour de l'emprunt, mais aussi la durée de vie attendue de ce bâtiment, une rallonge budgétaire (financée par emprunt) pouvait être étudiée.

Nous attendrons les arbitrages de la majorité.

J'ai également émis l'idée de travailler sur un lieu d'accueil pour les camping-cars en plus de l'aire des Marquisats souvent saturée en été, afin d'éviter des stationnements anarchiques en ville. Lors d'un séjour à Trévoux (Ain) j'ai pu bénéficier d'un tel lieu (un parking ombragé à proximité du camping municipal) adapté et sécurisé pour 5€ la nuit (à régler à l'accueil du camping) avec services en plus. J'ai trouvé cela très commode et pratique. Je pense que nous aurions tout à gagner à étudier ce genre de dispositif. A suivre...