vendredi 30 décembre 2016

2016 : une année de rupture


L'année 2016 me laissera un gout amer, celui de la rupture entre des élus et la population. A l'international bien sûr (l'élection de Trump, le Brexit en sont des résultats) mais aussi et d'abord localement.

D'abord il y a eu le dossier du centre des congrès. En janvier, avec mes amis, je me lançais à fond pour mobiliser la population et l'inciter à participer à l'enquête publique (réunion publique, argumentaires, billets sur ce blog....). Et tous ensemble nous avons réussi à convaincre les commissaires-enquêteurs de la justesse de nos arguments. "Le centre des congrès sur la presqu'île n'est pas d'utilité publique".

Sauf que... Sauf que les élites ont décidé de passer outre cet avis. MM. Rigaut et Accoyer sont restés droits dans leurs certitudes et leur entêtement. Et le préfet, avec le soutien du Président de la République, a finalement signé l'arrêté de Déclaration d'Utilité Publique. Grâce au référé des associations, l'arrêté a finalement été suspendu. Nous avons en parallèle un recours juridique en cours au tribunal, un recours hiérarchique qui court auprès des ministres concernés et du Président de la République et nous préparons les recours juridiques si nécessaire.

Ensuite il y a eu le dossier de la commune nouvelle. A Annecy: pas une seule réunion publique. Simplement un atelier annoncé à la dernière minute, avec une salle qui change au dernier moment. Pour ce qui est des décisions politiques, les habitants sont mis hors jeu, les élus aussi hormis les 6 maires qui décident de tout, tous seuls (par exemple quand on apprend l'armement de la police municipale dans la presse...). Notre demande de référendum est rejetée. Convaincus de ne pas être légitimes pour voter ce bouleversement de notre paysage institutionnel, ébahis par ce manque de démocratie et de concertation, Claire, Evelyne et moi refusons de nous prononcer sur la fusion en Juin. Les réunions privées, à huis clos sans la population et la presse, vont se poursuivre toute l'année.

L'avenir des Capucins et le projet immobilier porté par la mairie a aussi occupé notre année 2016. Pour faire face à ce saccage du dernier parc naturel en cœur de ville, une association se constitue autour de riverains. Là encore l'avis de la population qui s'est mobilisée en nombre pour sauver le parc n'est pas écouté. Les élus ont décidé... et les élus ont toujours raison ! Nous déposons un recours gracieux auprès du maire qui répond sèchement et avec un ton menaçant qu'il n'entend pas revenir sur son projet. Aujourd'hui, par la force des choses et le manque de dialogue non désiré par le maire, le dossier se retrouve sur le bureau du juge...

2016 marque aussi la fin d'une vision, la fin d'une époque. Celle du temps où les maires d'Annecy cherchaient à se rendre maîtres des rives du Fier pour les aménager et les ouvrir au public. En 2016, la mairie décide de ne pas acheter les terrains Ceccon et de laisser un possible projet immobilier casser la trame verte que constitue le Fier. En 2016, des élus iront jusqu'à imaginer mettre des canons à neige sur le Semnoz, en toute discrétion. Heureusement, notre intervention et la levée de boucliers qui en résulte stopperont ce projet des temps passés.

Oui, 2016 aura marqué un changement de ton, une augmentation des tensions. Jamais par le passé nous n'avions eu à déposer des recours contre un permis de construire (Capucins). Jamais par le passé nous n'avions été aussi mal traités en tant que citoyens et qu'élus, mis de côté, évincés comme ce fut le cas sur la fusion de communes.

Les élites locales ont pris, en 2016, la grosse tête. Elles se sont éloignées des citoyens, en rêvant à leur projets pharaoniques. Elles ont oublié qu'un élu ne fait pas ce qu'il veut parce qu'il est élu. Il doit rendre des comptes, informer et concerter. Il est mandaté pour réaliser des projets qu'il a présenté à la population , qui lui a donné au moment des élections, le feu vert pour les réaliser.

Cette vision du rôle des élus. Ces batailles sur tous ces dossiers. Cela a provoqué de nombreuses ruptures : avec la gauche et les écologistes (fusion des communes et Capucins), avec la majorité aussi cette fois non pas sur le fond mais sur le respect dû aux élus. Je les assume sans regrets. C'est quand on est dans la tempête que l'on voit qui sont les bons capitaines, ceux qui savent garder le cap de certaines valeurs. Je crois que j'ai agi ainsi avec mes collègues que je tiens à remercier. Notre cap n'a pas changé : Avec vous... Annecy pour tous. 

Mais les ruptures amènent aussi au changement, à l'action et au renouvellement. Comptez sur moi, sur nous, en 2017 pour continuer à porter nos idées et nos valeurs dans un esprit de travail au service de tous les Annéciens, historiques comme "fusionnés". Nous serons les artisans "cordeliers" ceux qui veulent renouer le lien avec la population, reconstruire la corde qui doit toujours unir élus et citoyens.

Belle fin d'année 2016 à toutes et à tous.

mercredi 28 décembre 2016

Commune nouvelle : 2 propositions pour les citoyens

Lundi soir, le conseil municipal de la commune nouvelle d'Annecy se réunira à partir de 16h à Cap Périaz pour élire son Maire et la municipalité.

Le conseil sera également amené à voter son règlement intérieur, qui fixe les règles de vie commune, entre élus et entre élus et citoyens.

Dans le cadre du projet de règlement intérieur qui nous a été soumis, j'ai déposé un certain nombre d'amendements qui seront examinés en séance. Plusieurs amendements techniques ont pour objet de permettre une expression plurielle et non censurée de toutes les sensibilités politiques.


J'ai également déposé deux amendements qui concernent plus directement les relations avec les citoyens.

Le premier amendement propose d'instaurer la retransmission en direct des conseils municipaux sur internet pour permettre à tous les citoyens de suivre, de chez eux, les débats et ainsi de recréer du lien entre élus et citoyens, tout en garantissant une plus grande transparence encore. En Auvergne Rhone-Alpes, toutes les villes de plus de 100 000 habitants (Lyon, Grenoble, Saint Etienne, Clermont-Ferrand) hormis Villeurbanne ont fait ce choix. Je propose donc qu'Annecy se mette à l'unisson de ses consœurs et joue dans la cour des grands.

Le second amendement propose la création d'un droit d'interpellation citoyenne. Si un nombre (ni trop élevé ni trop faible, j'ai proposé 1000 personnes) d'Annéciens inscrits sur les listes électorales souhaite saisir le conseil municipal d'une question, il pourra le faire en déposant son texte auprès du maire qui le présentera au conseil municipal suivant, au moment des questions diverses. Ce droit d'interpellation citoyenne, qui existe en Belgique et commence à faire son chemin en France, a pour but de saisir le conseil municipal directement par les citoyens sur une question relevant des compétences municipales. Il s'agit de donner un outil supplémentaire de démocratie participative pour les citoyens, sans non plus tomber dans la "revendication personnelle". Evidemment, il s'agit uniquement d'un droit d’interpeller les élus (ici l'ensemble du conseil municipal) qui gardent la main sur la réponse à apporter. Ce dispositif pourra évoluer au fil du temps en regard de ses limites ou avancées.

Je crois que ces deux propositions sont de nature à approfondir notre démocratie locale. Dans une commune de plus de 126 000 habitants, il faut être extrêmement attentif pour que le lien de proximité entre les citoyens et les élus ne se casse pas. Tous les mécanismes qui offrent des possibilités de rapprochements sont à mon avis à mettre en oeuvre. Je suis convaincu que ces deux amendements, qui ne sont pas révolutionnaires, peuvent apporter des compléments utiles aux formes déjà existantes (ou à créer) de démocratie locale.

J'ai bon espoir d'arriver à convaincre une majorité de conseillers de leur pertinence.

vendredi 23 décembre 2016

Commune nouvelle : ca commence fort !


Ma collègue, Claire Lepan, m'a fait parvenir le texte suivant où elle exprime à merveille ce qui se passe avec la commune nouvelle. La grande braderie du service public a commencé. Finalement, le programme droitiste de Bernard Accoyer finira bien par se mettre en place sur Annecy et sur toute la commune nouvelle. Il est bien loin le temps où JL Rigaut se posait en rempart contre l'UMP et P Hérisson. Aujourd'hui c'est lui qui met en action ce programme, sous couvert de fusion de communes. Force est de constater que face à cette réalité, les pouvoirs de résistance sont faibles. Mais ils existent : la preuve ? On continue à défendre une certaine idée du service public à l'Annécienne.

Claire Lepan : "

Denis DUPERTHUY a relayé à plusieurs reprises nos interrogations, nos inquiétudes sur ce que recouvrait la notion de "bon niveau de service public" mise en avant par les promoteurs de la fusion des communes pour la justifier. Nous avons été renvoyé à la lecture du contrat de service public fixant les grandes orientations de la commune nouvelle, dont la lecture n'a jamais rien eu de rassurant pour les "Annéciens historiques" que nous sommes.

A quelques jours de la fusion effective, nous commençons à y voir plus clair : nous avons eu connaissance de la commande politique pour certaines thématiques.
Je rappelle que la commune nouvelle doit réglementairement offrir le même niveau de service public à tous ses habitants.

Pour ce qui concerne le social, domaine dans lequel je suis investie, les habitants de la ville historique d'Annecy ont du souci à se faire. Le "bon niveau" de service public va largement se faire sur leur dos. Je n'oublie pas que chaque commune fusionnée apporte au pot commun, mais leurs contributions sont sans commune mesure avec celle de la ville d'Annecy.

Seniors : 
La commande politique est claire : déployer l'offre de service sur tout le territoire de la commune nouvelle sans augmentation de budget, sans augmentation de la masse salariale.
Concrètement, cela signifie par exemple que les capacités des restaurants municipaux dédiés aux personnes âgées resteront identiques mais que ceux-ci seront ouverts à tous les habitants de la commune nouvelle. Or plusieurs communes ne proposaient pas ce service. Au bout du compte, il y aura moins de place pour les "Annéciens historiques" qui ont largement contribué par leurs impôts à la mise en place de ces équipements... Il en est de même pour les activités physiques, culturelles, conviviales jusque là proposées.

Solidarité :
La ville d'Annecy est, de part son histoire, dotée d'un pôle social comprenant des assistant-e-s social-e-s et agents sociaux. En effet, une convention entre la ville et le département a délégué à la ville pendant 50 ans la charge du traitement social sur son territoire. Le Département a mis fin à cette convention en 2014, récupérant les locaux des PMS et une partie seulement de leur personnel. La ville d'Annecy avait choisi de conserver ces postes et de créer un pôle "Solidarités" pour préserver les compétences acquises, la fine connaissance de la réalité sociale vécue par les Annéciens. C'est notamment ce qui lui a permis de mener une Analyse des Besoins Sociaux en interne.
Là aussi la commande politique est claire : orienter les personnes vers les services sociaux du Département. Et cela ne sera pas sans incidence pour les "Annéciens historiques". A l'heure actuelle pour obtenir une rendez-vous avec un-e assistant-e social-e du département sur la commune d'Annecy, il faut attendre de 4 à 5 semaines ! Heureusement que la ville d'Annecy offre un dispositif complémentaire pour répondre à l'urgence. Cette orientation scelle en outre le devenir du pôle "Solidarités" de la ville d'Annecy : à terme, une disparition pure et simple !  De son côté le Département ne donne pas de signe de renforcement de son offre...

Conseil Communal d'Action Sociale :
Une commande politique on ne peut plus claire : création d'un CCAS à compétences réduites !
Pour l'heure, on ne sait quelles actions seront abandonnées : cours de vélo pour adultes pour accéder à la mobilité, cours de langue pour gagner en indépendance et s'intégrer... Il faut attendre la constitution du nouveau CCAS de la commune nouvelle pour en savoir plus.

Plus généralement, pour l'ensemble des thématiques, la commande politique de base est la même : pas d'augmentation de budget, pas d'augmentation de la masse salariale soit la dilution du niveau de service public historique d'Annecy sur le territoire de la commune nouvelle... Est-ce qu'avec autant pour tous, et même souvent moins (la non augmentation de la masse salariale signifie dans les faits le non remplacement de postes d'agents suite à leur départ en retraite) nous pouvons offrir un "bon niveau" de service public ? Cela dépend évidemment d'où on part, du niveau existant sur les communes avant fusion. 

On peut me reprocher de regarder un verre à moitié vide au lieu d'un verre à moitié plein. Il est certain que l'offre de service public va s'améliorer pour certains des citoyens qui vont rejoindre la ville d'Annecy (dont la majorité n'a jamais jugé bon de doter leur commune d'une telle offre de service public) mais j'ai été élue par 4200 Annéciens pour défendre une vision partagée de l’intérêt général des Annéciens et non par des Seynodiens, des Ancileviens ou autres. Ce sont aux Annéciens, au programme que j'ai porté avec mes collègues que je dois ma légitimité d'élue. C'est à eux que je rends des comptes. Ce sont eux qui m'ont mandaté pour défendre une certaine idée du service public, certainement pas pour démolir ce qui existait déjà."

lundi 19 décembre 2016

Le manque de neige

Depuis plusieurs semaines maintenant, il ne pleut pas. Un anticyclone est scotché sur la France et empêche toute perturbation d'arriver. Il n'a donc que très peu neigé en montagne.


Le ski est largement compromis pour les vacances de Noël dont les taux de réservation sont en baisse. C'est évidemment une mauvaise nouvelle pour l'économie locale. Même si, pour l'instant il s'agit de ne pas sombrer dans l'abattement puisque l'hiver finira bien par arriver.

Ceci dit, c'est évidemment un manque à gagner important pour nos stations, et donc l'économie locale. D'un point de vue de l'emploi c'est aussi un coup dur pour tous les emplois saisonniers qui participent au dynamisme économique de notre territoire.

Les raisons de ce manque de neige, même si cela n'est pas exceptionnel, sont certainement à chercher au niveau des dérèglements climatiques provoqués par l'Homme.

Les stations ne sont pas restées inactives. Elles vont proposer pour les vacanciers des activités nombreuses et variées (loisirs, cultures, sports...). On peut venir en vacances à la montagne à Noel pour se ressourcer.

Pourtant, cet épisode doit nous interpeller et nous amener à réfléchir et agir pour l'avenir car nul doute que malheureusement, ces conditions risquent de se renouveler plus que de coutume.

Pour cela, il y a les solutions "faciles" mais "risquées". Par exemple, l'installation d'enneigeurs  (canons à neige) pour combler les manques de neige naturelle. Cette solution coûte cher et n'est pas garantie, on le voit actuellement avec l'inversion des températures en montagne. Je comprends que des stations investissent dans ces équipements qu'il ne faut pas rejeter par principes, mais cela reste une solution qui a ses limites, notamment environnementales.
Il y a les solutions "farfelues", avec notamment l'installation de pistes couvertes, à l'impact environnemental et paysager désastreux.

Et il y a les solutions de moyen et long terme qui reposent sur une évolution du modèle économique de nos stations. Ces évolutions sont pour la plupart en marche. Elles reposent, de mon point de vue :
- 1) sur une diversification accrue de l'offre en hiver. Beaucoup de stations ont commencé cette mutation pour une offre d'autres services en hiver, mais cette tendance doit être accentuée.
- 2) sur une politique de fidélisation de la clientèle. Cela suppose des nouveautés chaque année, à la fois en terme de sports, mais aussi d'activités annexes. Pour cela, il faut prendre conscience que le tourisme hivernal doit être couplé à d'autres formes de tourisme (patrimonial, culturel, vert, de détente...). Les partenariats ville/montagne par exemple, seraient un excellent levier de diversification et de fidélisation.
- 3) sur une politique d'attraction locale. Il ne faut pas négliger la clientèle locale et régionale. Vouloir des touristes internationaux, haut de gamme, c'est bien. Mais cela ne remplit pas les hôtels et les restaurants pendant toute la saison. Il faut donner les moyens aux habitants locaux d'apprendre le ski, de le pratiquer à des tarifs abordables et faire de la pub dans leur direction.
 - 4) sur une qualité d'accueil et de prestations réévaluée. Nous sommes en compétition avec le monde entier sur le créneau de la neige, il faut donc proposer le "petit plus" qui fait la différence. Il faut souligner de ce point de vue les efforts faits depuis des années. Mais il reste trop de professionnels qui ne maîtrisent pas les langues et dont les niveaux de prestations sont parfois trop faibles. Il nous faut monter en qualité.
- 5) sur le développement d'une offre estivale. Il faut faire découvrir notre montagne en été (et en saisons "creuses") pour attirer les clients en hiver. Cela passe par le maintien d'une vie locale (économie, services publiques, etc...) tout au long de l'année.

Enfin et peut-être d'abord, il faut changer de logiciel. Jusqu'ici c'était : Montagne = Vacances = Ski = Touristes. 
Le ski, ce n'est pas que pour les touristes.
Les vacances, même en hiver ce n'est pas que le ski.
La montagne, ce n'est pas que les vacances. Il y a aussi des gens qui y vivent à l'année et qui font la montagne.

Je crois que ces changements sont en cours. Mais il faut les accélérer. La complémentarité plaine/montagne, ville/station est un point d'appui important car notre économie est un tout. C'est pourquoi notamment, je m'oppose à la création d'un pole métropolitain des villes du sillon alpin. Cette logique conduirait à terme à une rupture économique entre la plaine et la montagne, la ville et les stations, préjudiciable aux deux. Au contraire, il faut construire les complémentarités, les solidarités. 

Le manque de neige est une difficulté certaine pour notre économie. Mais c'est peut-être aussi la chance de s'interroger sur l'avenir, sur l'évolution à mettre en place, sur les modifications à accélérer. Je suis personnellement convaincu qu'après une seconde moitié du XXe siècle consacrée par l'or blanc, nous sommes aujourd'hui devant des défis importants. Et je suis intimement persuadé que nous avons à la fois les ressources et le génie pour évoluer ensemble et trouver la voie d'avenir qui préserve ce secteur économique et qui l'enrichisse pour l'avenir.

samedi 17 décembre 2016

Semnoz : machine arrière !

Jeudi soir, à ma demande, la présidente et le directeur du SIPAS ont fait une présentation du plan de modernisation du Semnoz voté la veille au comité du SIPAS (Syndicat du Semnoz).

Vous vous souvenez que j'avais fait connaitre sur ce blog la validation faite en octobre par ce même SIPAS d'un plan de près de 8 millions d'euros pour moderniser la station du Semnoz.

Visiblement, la mobilisation née de cette publication a été importante et a produit des effets puisque le projet finalement retenu est bien différent de celui envisagé à l'origine. Le SIPAS a fait machine arrière sur les deux points qui m'interrogeaient :

1) la création de nouvelles pistes sur le versant d'Annecy (je n'y étais pas opposé mais je voulais des précisions sur les tracés et les impacts et terme d'environnement, de faune et de flore) est finalement repoussée
2) l'installation de canons à neige, à laquelle j'étais opposé, a été supprimée.

Le projet de modernisation du Semnoz comprendra donc:
- Le remplacement du télésiège du Belvédère (4 places à pinces fixes) par un débrayable 6 places avec gare de stockage des sièges en bas (impact sur le paysage réduit car les sièges seront stockés dans un batiment même en été, et lus de confort en hiver pour des sièges non gelés)
- La suppression du téléski du Chatillon, devenu superflu avec le nouveau télésiège
- Le remplacement, côté Bauges, du téléski de l'Aigle
- Le déplacement du téléski Bambi pour les débutants côté Annecy de quelques mètres
- La création d'un tapis remonte-pente côté Bauges avec espace débutant (piste débutant, piste de luge, jardin d'enfants).

Ces investissements sont, de mon point de vue, nécessaires pour maintenir notre station à niveau et continuer à offrir aux skieurs des conditions agréables de ski. J'y suis favorable. Le projet tel qu'il ressort après quelques tensions me semble parfaitement acceptable.

Néanmoins, comme je l'ai dit à la C2A, je crois que la réflexion sur l'avenir du Semnoz doit avoir lieu. Cette réflexion doit porter bien entendu sur les pratiques hivernales (impacts du réchauffement climatique, enjeux économiques, pluriactivités, diversification, etc...) mais aussi (et surtout) sur les pratiques estivales. De cette réflexion, ne peut être absente la problématique de l'accès au Semnoz lui-même (transports en commun, place de la voiture, etc...).

Cette réflexion globale et proactive, qui porte une vision de long terme appuyée sur les expériences d'autres stations et sur la réalité des changements (climatiques, de consommation, de mobilité) doit être faite en toute transparence et associer au maximum les citoyens et les mondes socioprofessionnels et associatifs. C'est pourquoi j'ai proposé que l'on saisisse le Club Air Climat de l'agglomération de cette problématique pour qu'il y réfléchisse (en s'entourant le cas échéant des spécialistes nécessaires). Il ne faudrait pas que cette réflexion reste l'affaire de quelques experts dans des cabinets de conseils.

J'aime le Semnoz. Je le pratique régulièrement été comme hiver. Je sais ce qu'il représente pour les Annéciens et les habitants du bassin. Son espace de pratique de ski à moindre coût est une chance pour nos enfants. C'est aussi un enjeu économique, d'emploi majeur. Je ne souhaite pas qu'il devienne une réserve d'indiens, qu'il reste figé sans évolutions. 



Au contraire, je souhaite qu'il puisse s'adapter. Mais je crois qu'il faut faire les choses dans l'ordre : urgemment, maintenir les installations en état et les moderniser (c'est ce qui est prévu), puis lancer une vaste réflexion transparente et citoyenne pour tracer les lignes d'une vision stratégique de long terme, largement partagée, avant potentiellement le lancement d'une deuxième phase du plan de modernisation.

Je crois que cette nécessité et cette méthode de travail ont, à présent, bien été comprises par les responsables du SIPAS et je m'en réjouis.

jeudi 15 décembre 2016

Logement des travailleurs saisonniers


Le débat concernant l'acte 2 de la loi Montagne est actuellement en discussion au Sénat. J'en lis le compte-rendu dans le Dauphiné, notamment en ce qui concerne le logement des travailleurs saisonniers. 

C'est un sujet, vous le savez, qui me tient particulièrement à cœur, notamment depuis le drame de la mort de deux jeunes dans leur camion à La Clusaz début janvier 2013.

J'avais porté, comme candidat à la députation en 2012, des propositions à ce sujet, s'appuyant notamment sur les expériences menées dans d'autres stations.

Pourtant la réponse est toujours la même de la part des autorités en place : "les stations ne sont pas responsables"... "C'est un choix de vie de ces travailleurs".
Une très bonne manière de se cacher derrière son petit doigt et de ne surtout rien faire.

Estomaqué une nouvelle fois, je le suis, en lisant les prises de position de nos sénateurs haut-savoyards concernant deux propositions contenues dans le texte porté par le gouvernement. Le gouvernement souhaite améliorer l'hébergement des travailleurs saisonniers (dont je rappelle qu'ils participent largement à la vie économique de notre territoire, à sa richesse et à son attrait) par deux propositions :
- permettre aux bailleurs sociaux de louer des logements vacants à des propriétaires privés pour ensuite les sous-louer à des saisonniers à des tarifs modérés. C'est l'expérience qui est menée depuis plusieurs années aux Deux Alpes, avec succès.
- mettre en place un plan d'actions, avec tous les acteurs concernés, pour trouver des solutions pour héberger tous nos saisonniers (constructions de logements spécifiques, installation d'aires pour camions, etc...)

Ces mesures semblent bien pragmatiques et empreintes de bon sens. Et pourtant voilà que nos sénateurs montent de nouveau au créneau pour "desserrer la contrainte" (sic Le Dauphiné) (c'est-à-dire les amendes pour les communes qui refuseraient de réfléchir à ce plan d'actions).

Je regrette personnellement ces postures politiciennes, soumises à des intérêts économiques qui visiblement font peu de cas de la situation parfois inhumaine du logement des saisonniers. Car qui peut s'opposer à l'obligation de réfléchir et de mettre en place des actions pour loger des saisonniers ?

S'il ne s'agit pas d'étouffer financièrement les stations, il s'agit d'être clairs et fermes avec ceux qui refusent de s'intéresser à ce sujet et qui préfèrent "traire les saisonniers" comme des vaches à lait sans en assumer les responsabilités... Et qui préfèrent dire : "Les camions, c'est leur choix de vie..."

Faudra-t-il d'autres drames ? Alors M. les Sénateurs, un peu de pragmatisme et moins d'idéologie et de soumission aux intérêts financiers.


mercredi 14 décembre 2016

Pollution : appel à mobilisation

Vous savez que notre bassin de vie connait actuellement un fort pic de pollution aux particules fines. Je me suis déjà exprimé à ce sujet à de nombreuses reprises, y compris à travers mes votes en conseils municipaux et d'agglomération.

Je vous invite à participer nombreux ce samedi 17 décembre à partir de 14h, devant la mairie d'Annecy, à ce rassemblement organisé par des associations.

Il s'agit d'environnement certes, mais aussi de santé publique. Les pouvoirs publics ne bougeront que si les citoyens mettent la pression. Alors, à nous de jouer !


lundi 12 décembre 2016

SIPAS : caricature quand tu nous tiens

Je lis le Dauphiné du jour. Et je ris. Et je pleure. L'article concerne le projet de modernisation du Semnoz dont je vous ai parlé sur ce blog.

D'abord on apprend que "Françoise Camusso veut que tous les élus, surtout les nouveaux [qui sont quand même élus depuis 3 ans... !!!], aient bien toutes les cartes en main et connaissent le dossier Semnoz". A lire les propos de Mme Camusso, on a presque l'impression que c'est elle qui veut le débat, la transparence alors que ce dossier a été présenté en catimini en comité du SIPAS sans aucune débat préalable, ET sans communication ultérieure. Tout dans l'opacité. Or, je rappelle que c'est suite à ma demande écrite de ce débat auprès du Président (qui l'a accepté) que nous en parlerons.

Mais surtout je lis l'interview du directeur de l'ESF et je ne sais à qui il s'adresse lorsqu'il dit "les personnes contre les investissements".
J'avoue que ce genre de caricature n'énerve fortement. Ce monsieur et d'autres n'ont pas lu mon blog (dans lequel je trace, il est vrai, pour moi, une ligne rouge concernant les canons à neige, mais où je dis aussi que le maintien à niveau des installations n'est pas discutable). Et on caricature ma position, comme c'est souvent le cas, en opposant à tout. Après 8 années d'étude, je crois être un peu plus dans la finesse que ce genre de posture débile qu'on me prête.

Je sais bien d'où viennent ces caricatures : des élus majoritaires qui ont été vexés que je dévoile ce projet qu'ils voulaient tenir secret. Je regrette que des responsables associatifs ou professionnels préfèrent écouter les mensonges et les caricatures plutôt que de se renseigner directement auprès de moi pour connaitre mon point de vue. 

Me faire passer pour un con, dans le champ politique, je peux comprendre. Certains n'ont pas d'autres arguments. Mais parler de personnes qui veulent "créer des réserves d'indiens" au Semnoz, ca m'énerve si cela s'adresse à moi car qui me connait un peu (et non à travers le prisme pervers des élus majoritaires) sait que je suis pas contre le développement du tourisme...

Mais c'est vrai qu'en Haute Savoie, certains milieux professionnels sont tellement sous la tutelle des politiques majoritaires qu'ils gobent tout ce qu'ils disent.

En Haute Savoie, demander un débat c'est être opposant... Vive la vie, vive la démocratie (car je n'ai fait que demander un débat et si on en parle en conseil d'agglo c'est bien, n'en déplaise à Mme Camusso, parce que je l'ai demandé) !

samedi 10 décembre 2016

On meurt petit à petit

Annecy, deuxième ville la plus polluée de France... A l'époque déjà les autorités avaient minimiser...

Depuis plusieurs jours, à Annecy, on suffoque sous la pollution aux particules fines.

Pour Annecy et la Haute Savoie, il faudra bientôt inventer une nouvelle échelle de mesures, qui dépasse le 100/100. Et cela risque encore de durer... 

Certains semblent s'en amuser, quand on décide de prendre des mini-mesures de circulation alternée pour quelques vieux camions... seulement à partir de mardi prochain !!! Dans 3 jours... N'est-ce pas la préfecture ?

Cela fait bien longtemps que la pollution n'amuse plus les haut-savoyards. Parce que nous on crève à petit feu de cette purée de merde qu'on voit planer au dessus de nos têtes. On entend encore le discours des "particularités topographiques", à savoir les encaissements de nos vallées. Ben oui, on vit ici et ici c'est pas comme ailleurs. Il faut donc prendre des décisions différentes d'ailleurs !!! On n'a pas dessiner le relief de nos paysages et on va pas raser les montagnes... parce qu'on les aime. Alors ce serait bien d'arrêter de se cacher derrière ce genre d'argument pour justifier l'inaction.

Les responsables de cette pollution sont connus depuis TRES longtemps... Le chauffage en foyer ouvert (qu'est-ce qu'on attend pour les interdire ? et prendre des mesures d'accompagnement au changement), mais aussi les industries (on n'a pas la main sur les incinérateurs peut-être ?) et le transport. 
Car s'il est une spécificité que les élites parisiennes qu'on nous envoie ont bien compris c'est la topographie de nos vallées. Par contre,on a dû oublier de leur dire que nous sommes des vallées frontalières avec un tunnel sous le Mont-Blanc (bientôt noir !) qui génère un trafic routier international important. A ma connaissance, au fin fond de l'Auvergne où il existe aussi des vallées encaissées, du chauffage au bois, mais pas de trafic international, les seuils de pollution sont nettement inférieurs à chez nous.

Ce trafic doit être stoppé immédiatement en période de crise. Et pour le long terme revoir le ferroutage. 

Par contre, il serait un peu facile de dédouaner les élus locaux de leurs responsabilités dans ce dossier. Car elle n'est pas totalement nulle, même si elle est partagée avec les décisions nationales. Quand l'agglo et le conseil départemental décident d'investir plus de 300 millions d'euros dans des infrastructures routières (dont le Tunnel sous le Semnoz, des doublements de voiries, etc...) et moins de 100 millions dans une misérable ligne de BHNS le long du lac, ils choisissent le tout voiture et le tout pollution. Ils créent le surplus de pollution de demain. Je n'ai cessé de le dénoncer en conseils d'agglomération et de voter contre ces décisions qui ne font que renforcer le problème de la pollution. Les élus locaux n'ont toujours pas compris qu'on devait changer de logiciel intellectuel : Sauvegarder les parcs en ville pour créer des espaces de respiration et de captation de la pollution, Penser les transports AVANT les bétonisations (comme ce ne fut malheureusement pas le cas pour la zone de Montagny-Seynod, si l'on en croit la DREAL)...

C'est parce que nous sommes différents (ici c'est pas PARIS ou LYON), que nos paysages et notre topographie est différente, qu'on doit innover et inventer des solutions pour sortir de cette situation qui, je le rappelle, est une arme de destruction massive de notre santé. Si les autorités ne sont pas capables d'être à la hauteur de ces enjeux, c'est à la population de leur rappeler leurs obligations.

C'est pourquoi, je m'associe à l'appel à se rassembler ce samedi 10 décembre à 14h devant la Préfecture à Annecy pour des citoyens (les sentinelles de la vallée de l'Arve), pour demander des vraies mesures. Je vous invite tous à y participer.




mercredi 7 décembre 2016

Centre des congrès : recours hiérarchique suite


Il y a quelques semaines de cela, avec l'association Annecy citoyenne, Claire Lepan, Evelyne Marteau et moi-même avions invité tous les Annéciens qui le souhaitaient à faire parvenir au Président de la République un recours hiérarchique demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral de DUP.

J'ai reçu ce jour au courrier une lettre du cabinet du Ministère de l'Intérieur (responsable hiérarchique des Préfets) qui m'informe qu'ils ont bien pris acte de notre demande. M. le Ministre a "saisi les services concernés aux fins d'un examen diligent de votre demande" (sic).

La lettre se termine par "Je ne manquerai pas de vous tenir informé de la suite qui pourra être réservée à votre demande".

En clair, notre demande collective d'un recours hiérarchique n'est pas jetée à la poubelle. Elle est prise au sérieux et est étudiée. De ce fait, elle permet de continuer à faire courir le délai pour un éventuel recours contentieux devant les tribunaux.

Par ailleurs, nous avons jugé utile, hier, de porter à connaissance du même Ministre et du Président de la République, par courrier, le jugement du Tribunal Administratif de Grenoble qui suspend la DUP. Cela pourra peut-être éclairer leurs décisions.

Au passage, grâce au jugement du tribunal, chacun aura pu noter la différence d'appréciation entre d'un côté les porteurs du projet (ex-Préfet, Rigaut et Accoyer) qui juraient leurs Grands Dieux que la loi littoral n'avait rien à faire au moment de la DUP et qu'il fallait attendre le permis de construire pour en parler ; et d'un autre côté les commissaires enquêteurs, le juge des référés et l'ensemble des opposants au projet qui disent depuis le début que la notion d'utilité publique s'apprécie aussi (pas seulement) au regard de la loi littoral.

Quand il y a quelques mois je vous disais qu'ils sont incompétents... Mais il parait que nous sommes des nuls qui ne comprenons rien à rien et qui faisons de la polémique politique. A croire que ceux qui font de l'entêtement politique, ce sont les promoteurs de ce projet qui sont en train de se prendre le mur de la réalité en pleine figure ! Ca fait mal ??

jeudi 1 décembre 2016

Point sur quelques dossiers en cours

Aménagement du Semnoz

J'avais fait connaitre sur ce blog (http://denisduperthuy.blogspot.fr/2016/11/des-canons-neige-sur-le-semnoz.html) le projet du SIPAS concernant le plan d'aménagement du Semnoz, plan voté en toute discrétion en octobre dernier. Comme quoi avoir des élus qui s'intéressent à leurs sujets et font leur travail... Bref. Depuis la presse s'est faite l'écho de ce projet. Merci à elle. Et tout cela semble avoir fait beaucoup de bruit dans le milieu politique local puisque, aux dernières nouvelles, l'implantation de canons à neige ne serait plus d'actualité...

J'ai écrit au Président de l'agglomération pour demander qu'une présentation par le SPAS et un débat aient lieu au prochain conseil d'agglomération. J'ai reçu la réponse du Président qui accède à ma demande. Nous aurons donc l'occasion d'avoir ce débat, transparent et ouvert, que je demandais. Je m'en réjouis car le Semnoz est notre bien commun qu'il faut certes aménager (personne n'est contre) mais tout en le protégeant. Comptez sur moi pour participer activement et de manière constructive à ces échanges.

Domaine des Capucins

L'association des Amis du Domaine des Capucins, après avoir émis un recours gracieux auprès du maire qui l'a balayé d'un revers de manche, a adressé cette semaine un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Grenoble pour contester le permis de construire délivré par la ville. Affaire à suivre...

Cartes de bibliothèques pour les écoliers d'Annecy

Dans un précédent article (http://denisduperthuy.blogspot.fr/2016/10/les-ecoles-annecy-pas-la-priorite.html) je dénoncais la décision de la C2A et de la ville de ne plus attribuer automatiquement de cartes de bibliothèques aux écoliers d'Annecy. Cette mesure était parfaitement discriminatoire et portait atteinte à ma vision du service public et de l'égalité d'accès à tous à la culture. Evelyne et moi-même avons porté cette dénonciation et la demande de retour à la situation antérieure en commission municipale et au conseil municipal. Nous avons le plaisir de voir que nous avons été entendu. La municipalité a décidé de revenir au processus antérieur, ce qui, pour cette année, risque de prendre un peu de temps... Mais le bon sens a quand même fini par triompher !

Centre des congrès

Notre recours (à Claire Lepan et moi-même) contre la délibération de 2015 (qui validait le projet) devant le tribunal administratif de Grenoble est toujours en cours d'instruction (recours sur le fond). Nous espérons une audience rapidement.
Entre-temps, vous avez été très nombreux à écrire un recours hiérarchique au Président de la République contre la décision du Préfet de signer la DUP. Merci ! Nous attendons un retour prochain.
Claire, Evelyne et moi-même avons fait de même, auprès du Président de la République, du Ministre de l'Intérieur (supérieur hiérarchique direct des Préfets) et du Premier Ministre. Depuis nous travaillons à un recours contentieux (devant les tribunaux) contre cette DUP (le fond).
Nous avons appris hier que le tribunal de Grenoble avait fait suspendre l'arrêté préfectoral de DUP. Je veux féliciter les associations environnementales (Amis de la Terre, FRAPNA, ALAE) pour leur action (elles étaient les seuls à pouvoir faire un recours en référé) qui porte ses fruits. Néanmoins, il ne faut faire aucun triomphalisme : cette décision ne porte pas sur le fond de la DUP mais sur la forme. Elle n'annule pas la DUP mais la "suspend". Il faudra continuer à se battre. Ceci dit, c'est un signe supplémentaire de la faiblesse juridique de ce dossier, comme je ne cesse de le dire(moi l'ignoble opposant; et ces affreux commissaires enquêteurs qui étaient, soit-disant, à ma botte !) depuis 7 ans. Et cela va nous faire gagner du temps pour préparer les recours sur le fond. L'entêtement de MM. Accoyer et Rigaut sur ce dossier est mortifère. Ils sont coupables d'incompétence.
Cette suspension est possible parce que l'enquête publique a émis un avis négatif. Et cet avis négatif c'est aux citoyens qui se sont mobilisés que nous le devons ! Merci à vous, votre participation à cette enquête publique n'a pas été vaine et elle n'a pas fini de produire ses effets bénéfiques pour la protection du lac et des deniers publics.

Conclusion

Certains cherchent à me caricaturer comme l'opposant systématique à tout. Vous qui me lisez de plus en plus nombreux (ce blog a battu ses records de fréquentation en novembre, merci !!!), vous savez que je ne fais que mon travail : informer, faire sortir les dossiers gênants, proposer, donner mon avis et parfois m'opposer à des projets. J'estime que la démocratie se nourrit de cette transparence et de ces débats. 

Oui, je ne laisse pas le marigot politique tourner en rond tout seul, loin de la population, dans son petit cercle. C'est une manière de faire de la politique qui date du siècle dernier. Aujourd'hui, j'estime nécessaire et obligatoire de débattre librement, à coeur ouvert avec la population comme témoin et comme actrice.

Et puis, quand on regarde bien (et même si souvent c'est sous forme de recupération par la majorité) il faut croire que souvent nous avons raison puisque nos arguments finissent généralement par être repris... 

Pour d'affreux opposants, avouez que c'est flatteur !

mercredi 30 novembre 2016

Les conseils


Je suis très heureux d'avoir régulièrement des "amis" réels ou virtuels qui s'adressent à moi directement pour parler politique. C'est la magie d'internet et c'est, je crois, l'honneur d'un homme politique de savoir rester au contact de ses administrés.

Souvent ils me donnent des conseils, on m'invite à être plus ceci, moins cela. "Tu ne devrais pas parler de ta vie privée", "tu devrais te concentrer sur la politique locale", "tu écris trop", "tu parles pas assez de cela", etc... C'est très plaisant et je dois dire que cela me donne à chaque fois à réfléchir et me permet d'évoluer.

Oh je me doute bien que je ne fais pas "tout comme il faut". Je fais des erreurs. Et j'aime à ce que certains essaient de corriger "le jeune" politique que je suis par des conseils avisés et toujours bienveillants.

Je veux cependant apporter une légère explication. J'ai décidé de créer ce blog pour m'y exprimer librement et sans tabous. Je ne fais pas de la politique comme un passe-temps, un hobby. Moi, j'y crois. Je suis passionné de politique car j'ai la conviction que c'est par la politique que beaucoup de choses passent : notre avenir, notre bonheur (en tous cas les conditions de sa réalisation) notamment. Je m'y engage à fond avec toute mon âme. J'y mets ce que je suis, entièrement, sans retenue. Car être élu du peuple est un mandat qui m'honore tous les jours au plus haut point. Vous avez le droit de savoir à qui vous faites confiance, qui vous représente.

Il y a forcément des combats qui, de part mon histoire, me tiennent particulièrement à cœur et en premier lieu la lutte contre toutes les discriminations ; la notion de justice et d'équité des citoyens, des quartiers ; l'efficacité économique et la perspective de prospérité ; l'engagement en faveur de la nature et de l'environnement...

J'accepte avec bienveillance et gratitude tous les conseils car j'ai beaucoup à progresser. Je dis simplement que je n'appliquerai jamais les conseils qui visent à me changer au fond, à me faire changer. Je fais de la politique comme je suis. J'ai déjà payé assez cher pour cela et j'ai depuis bien longtemps franchi le Rubicon du "politiquement correct". J'assume et je revendique qui je suis. Merci à vous tous de vous préoccuper de mon avenir politique et de me prodiguer des conseils pour que "je réussisse". Cela démontre que vous avez assez de sympathie pour moi pour me prêter des destinées plus hautes encore. J'en suis sincèrement touché. Mais si je dois mettre mes convictions et ma manière d'être de côté pour "réussir", alors je dis "Non, sans moi".

La politique est affaire de sincérité. J'essaie d'avoir l'honnêteté de vous informer et, au passage, de vous dire qui je suis. Je ne demande pas que cela plaise à tout le monde et nul doute que ma manière de  m'exprimer est perfectible, que mes prises de positions sont améliorables. Mais sur le fond, j'ai fait, avant de me lancer en politique, ma propre introspection et je sais qui je suis et où je veux aller pour moi et mon territoire. Je n'en changerai pas. Je n'ai pas à en être fier ou à m'en excuser. Je suis qui je suis parfois ça plait, parfois ça déplaît. C'est la vie, l'essentiel étant de ne jamais rendre les autres indifférents.

Je n'ai pas peur de perdre, de "retomber dans l'anonymat", de ne plus être élu. Je ne suis pas attaché à tout prix à mon mandat. Non, j'ai juste peur de ne pas avoir eu l'énergie d'essayer. Si le chemin de l'avancée du pays et de ses territoires passe nécessairement par des compromis, il ne passe pas par des compromissions.

Avec toutes mes amitiés et mes remerciements.

lundi 28 novembre 2016

Fillon, Hollande, Le Pen...

Hier, les électeurs de la droite et du centre (???) ont désigné leur candidat pour l'élection présidentielle dans un exercice de démocratie particulièrement réussi. Bravo ! Il faut saluer la victoire de M. Fillon qui portera donc les valeurs d'une droite réactionnaire et ultralibérale.

Le fait qu'il existe une droite réactionnaire et conservatrice d'un point de vue social et sociétal n'est pas une découverte même si, sous les mandats de Chirac, celle-ci avait été d'une certaine façon muselée.
Le fait qu'il existe une droite ultralibérale, au service d’intérêts particuliers (compagnie d'assurance maladie privées, lobby nucléaire, Medef, grandes fortunes contre l'ISF...) qui prône le retour à une économie de la jungle du chacun pour soi, n'est pas non plus une surprise. Même si cette tendance à droite, grâce au Général de Gaulle, a toujours été minoritaire.

Non, ce qui constitue une surprise c'est que l'alliance du conservatisme et de l'ultralibéralisme, testé en Angleterre et aux Etats-Unis dans les années 1980, apparaisse en France aujourd'hui avec 35 ans de retard...

En réalité, j'ai bien peur que ce programme de casse sociale soit porté par une sociologie très étriquée : celle d'une bourgeoisie de province catholique fervente ; en total décalage avec les aspirations profondes du pays.
D'ailleurs les analyses des votes le montrent : les ouvriers, salariés, fonctionnaires, ne votent pas Fillon. Ils votent pour une candidate qui incarne la protection (vis-à-vis de toutes les peurs y compris les plus irrationnelles et manipulées) : Marine Le Pen.

S'il devait y avoir un second tour de la Présidentielle Fillon/ Le Pen, j'ai vraiment peur que la majorité vote pour l'extrême droite qui n'a qu'à faire campagne sur la protection du modèle social français.

Et la gauche dans tout çà ? Qu'en dire ? Aucune remise en cause des erreurs du quinquennat, la chasse aux sorcières pour ceux qui ne pensent pas comme les chefs, des divisions mortifères... Je n'ai pas beaucoup d'illusions. Hollande, à juste titre ou pas, est largement rejeté par les électeurs. Mon cœur balancerait plutôt vers Montebourg mais je trouve que sa campagne ne décolle pas. Elle n'est pas organisée sur les territoires. Il y a aussi Macron qui apporte des idées nouvelles souvent intéressantes mais dont le programme économique me laisse sceptique. Et puis si Bayrou se présente aussi, quel espace politique ? Mélenchon fait son cinéma de son côté. Les verts jouent à la belote et le PRG se réunit dans sa cabine téléphonique...

Bref, il va falloir attendre que tout cela se décante un peu avant de pouvoir y voir clair sur l'avenir. Et prendre les décisions utiles pour notre territoire et son avenir.

jeudi 24 novembre 2016

Taxe de séjour et concertation

En écho aux réactions de nombreux hôteliers qui m'interpellent à ce sujet, comme ils l'ont fait récemment lors d'une réunion de l'office du tourisme d'Annecy, je retranscris ici l'échange qui a eu lieu lors du vote de la modification de cette taxe de séjour au conseil d'agglomération de septembre dernier (enregistré au PV de la séance)

Oui, il existe des élus qui s'intéressent à l’hôtellerie... et pas forcément des élus de droite ! Mais j'ai été rassuré, Mme Allantaz ayant assuré qu'il y avait eu concertation...

Conseil d'agglo : "

M. DUPERTHUY.- (Annecy) 

Concernant la période de perception, jusqu’alors nous étions sur 6 mois, du 1er avril au 31 octobre. Nous passons à une période de 12 mois, nous avons potentiellement un gain qui peut être jusqu'à deux fois supérieur en termes de montant de taxe de séjour collecté. 

Je voulais savoir si c’était bien la décision qui avait été prise et s'il n'y avait pas eu une erreur dans la délibération, j'imagine que non. Et en tout cas, quelle a été la concertation menée avec les professionnels du secteur car on double la période de perception ?

En outre, dans le mode de calcul retenu, on avait un abattement de 50 % qui est supprimé, donc à nouveau un doublement potentiel. Les hôteliers notamment vont très certainement manifester leur mécontentement face à ces changements. La concertation a-t-elle été suffisante ? 

Enfin, je ne vois plus les prix de taxe de séjour pour les chambres d'hôte et les camping-cars, qui avaient été rajoutés l'année dernière, 75 centimes par nuit pour ces modes d'hébergement qui n'apparaissent plus dans la délibération d'aujourd'hui. Je voulais savoir si c'était un oubli.

Mme ALLANTAZ.- (Annecy-le-Vieux) 

Dans le tableau il y a les camping-cars.
Pour ce qui concerne la concertation, il y a eu des réunions, je rappelle cependant que la taxe de séjour est payée par les touristes qui viennent dans notre région. Les hébergeurs ne font que collecter cette taxe et la reverser, ce n'est pas une taxe qui est payée par les hébergeurs.

L'objectif est bien de pouvoir développer des actions en faveur du tourisme dans notre région et les hébergeurs ne sont que des intermédiaires.

M. LE PRESIDENT.- 

Dans l'évolution il y avait une perception au forfait,on revient au réel parce que c'est aussi de l'équité sur l'ensemble des territoires autour du lac d'Annecy, le périmètre de l'Office du Tourisme.

Il y a également une équité nouvelle à laquelle nous devons être attentifs, et nous sommes souvent interpellés, c’est l'arrivée d'autres moyens d'hébergement, notamment Airbnb. Nous étions attentifs à ce qu'ils déclarent les différentes locations et donc qu’ils soient soumis à cette taxe. Il n'y a pas de forfait avec eux, nous sommes bien dans un nouveau paysage qui conduit à ce système de taxation réelle, qui est la plus proche de la réalité, de l'équilibre et de l'équité des uns et des autres.

D'autres questions ? Ce n'est pas le cas. On passe au vote."

mardi 22 novembre 2016

Les boucs-émissaires

Pourquoi la politique ne peut-elle pas, à un moment, élever le débat plutôt que de toujours chercher des boucs-émissaires, des responsables innocents aux maux de la société ?

Vous me direz que c'est l’Histoire de l'Homme qui veut çà... Il y a eu les Juifs, les Tziganes, les Handicapés (surtout mentaux), les Noirs, les Arabes, et les Homosexuels. L'amusement préféré d'une certaine frange de la population ultra-minoritaire mais puissamment relayée politiquement semble de taper sur tout ce qui ressemble à un gay ou une lesbienne. Pour cela, ils trouvent toute sorte de faux arguments plus débiles les uns que les autres.

Voir des affiches avec des hommes enlacés, symboles du bonheur et peut-être de l'amour, en décoiffent certains. La belle affaire ! Quand d'autres cherchent à casser les liens d'adoption, faible avancée sociétale obtenue, dans l’intérêt de l'enfant, avec le mariage pour tous par ce gouvernement de gauche, qui lui aussi aura été bien frileux sur les droits des homosexuels.

Il faut croire que la France n'a pas de problèmes pour s'en prendre toujours aux mêmes... Et dire qu'on risque d'avoir au second tour de l'élection présidentielle le choix entre une candidate qui ne peut pas voir les Arabes et un candidat qui déteste, avec ses amis du Sens Commun, les Homos...

La belle France que voilà!  Celle non des débats sur le fond, sur la pauvreté, les difficultés d'accès aux soins, le chômage, le changement climatique, etc... Non, celle du rejet de l'Autre parce qu'il est différent, parce qu'il veut vivre heureux. La frustration individuelle est certainement le moteur de ces rejets. Voir des hommes et des femmes heureux renvoie ceux qui critiquent à leur propre malaise personnel, leur vie sans saveur. Ce bonheur là leur est insupportable. 

Vous qui vivez heureux en couples homosexuels ne vous laissez pas assaillir par la haine homophobe. Vous qui vivez heureux avec votre couleur de peau différente, ne vous laissez pas assaillir par la haine raciste.

Ce qu'ils rejettent en nous, sous de faux arguments, est aussi vieux que le monde : c'est le droit à la différence et au bonheur. Le bouc-émissaire a cela de pratique que ce qu'on lui reproche n'est pas de sa responsabilité mais une projection de celui qui est l'auteur de la critique. Pour certains, ils préféreraient nous voir mourir (par exemple du SIDA en empêchant des campagnes d'informations). Mais je les rassure, nous serons toujours là et après nous, il en viendra encore d'autres. Car c'est la Nature qui choisit et non pas les dogmes.

Pour tous ceux que vos campagnes homophobes et racistes blessent, nos jeunes notamment, je ne cesserai jamais de me battre pour notre droit de vivre et d'être heureux, dans une République qui unit et qui protège tous ses enfants. Etre différents mais vivre tous ensemble, c'est plus que possible, c'est hautement souhaitable et c'est ce que chacun d'entre nous s'emploie jour après jour à faire, dans un Etat qui garantisse les mêmes droits pour tous.

dimanche 20 novembre 2016

Des canons à neige sur le Semnoz

Le SIPAS (Syndicat Intercommunal pour la Protection et l'Aménagement du Semnoz), présidé par Mme Camusso et dont M. Herisson est vice-président (quand je disais en 2013 que cela ne serait pas sans conséquence....), a présenté au cours de son comité du mois d'octobre un projet de "Modernisation du stade de neige hiver/été". Il y en aurait pour 7 800 000 €

Ce projet consiste :

- Implantation d'un télésiège débrayable 6 places (5 200 000 €) en remplacement du 4 places BELVEDERE
- Ouverture d'un nouveau secteur côté ANNECY (donc nouvelles pistes) en réutilisant le télésiège 4 places BELVEDERE (1 000 000 €)
- Des aménagements sur les équipements existants ( 500 000 €)
- Création de nouvelles activités été ( 500 000€) avec notamment une tyrolienne
- L'installation de canons à neige sur le bas des pistes ( 600 000€) à gros débit : 18 à 40 m3 de neige/heure (jusqu'à une température max. de 2 °C)

Le SIPAS s'attend à des subventions de la Région et du Département pour un total de 1 920 000 €. Il resterait donc en autofinancement (par emprunt) à payer 5 800 000 €.

Cela alourdirait l'annuité de l'emprunt total du SIPAS (hypothèse d'un emprunt sur 25 ans à 1.64%) de près de 300 000€, et la porterait globalement à 622 000 €. Or les cotisations annuelles des communes membres du SIPAS s'élèvent à 623 000€.

Dit autrement, financièrement, le SIPAS aura les moyens de mettre en oeuvre ce plan d'aménagement et d'installation de canons à neige.

Le compte-rendu du SIPAS se termine ainsi : "Le comité donne son accord à ce projet par 22 voix POUR et 2 ABSTENTIONS".

Le SIPAS a été crée par Charles Bosson en 1969 pour protéger le Semnoz. Les maires d'Annecy, et cela faisait consensus, se sont toujours opposés à tout projet d'implantation de canons à neige sur le Semnoz, qui manque d'eau. Leur vision a toujours été de faire de cet espace un lieu familial, protégé, le poumon vert de la ville. D'ailleurs en 2000 le SIPAS a adhéré au Parc Naturel Régional des Bauges.

Si la nécessité de maintenir à niveau les matériels n'est pas discutable, la décision de créer de nouvelles pistes (dont on ignore le tracé et donc l'impact environnemental) mérite un vrai débat. De même, l'implantation de canons à neige est, pour moi, une faute grave qui va à l'encontre de l'objectif "nature" de ce site. En effet, nous mettons là le doigt dans un engrenage qui va nous échapper. Je suis convaincu qu'une fois quelques canons à neige implantés, d'autres suivront et dans quelques années c'est tout le domaine qui en sera couvert. C'est un cercle infernal à la rentabilité.

Avec les canons, viendront les demandes d'urbanisation (hotels, restaurants, magasins...) et les propriétaires fonciers ne vont pas se priver de cette future plus-value de leurs terrains.

Mettre en place des canons à neige au Semnoz a toujours été une ligne rouge pour les Annéciens. Je considère qu'elle doit le rester au risque de voir fleurir une station de ski nouvelle écologiquement très impactante.

Je demande officiellement :
- au Maire d'Annecy, Président d'Agglomération de nous donner son point de vue sur ce projet.
- au SIPAS d'ouvrir un débat avec les citoyens, les associations et tous les acteurs, sur le tracé des futures pistes envisagées avant de poursuivre. 
- un grand débat, plus globalement, sur l'utilité de dépenser plusieurs millions d'euros sur un domaine skiable de moyenne montagne situé entre 1500 et 1700 m d'altitude, alors que toutes prévisions scientifiques liée au changement climatique font craindre un niveau d'enneigement allant en diminuant.

Je regrette que ce genre de décision soit pris en catimini sans débat préalable, y compris à l'agglomération où on s'est bien garder de nous en parler jeudi soir. S'il faut ouvrir un nouveau combat pour la protection de notre environnement, j'y suis prêt. Est-ce cela "Porter haut les valeurs d'Annecy" ? On se croirait revenu au cauchemar de la candidature des JO2018...

vendredi 18 novembre 2016

Conseil d'agglomération d'hier soir


Vous trouvez l'image prétentieuse ? Moi aussi mais faut bien de temps en temps s'envoyer des fleurs !

Le conseil d'agglomération d'hier soir était l'avant dernier de la C2A. A partir de Janvier nous siégerons au conseil du grand Annecy. Voici les quelques points qui ont retenu mon attention:

1) Le transfert des compétences "Sports et Culture" de l'agglo vers les communes. Comme lundi au conseil municipal, j'ai redit mon hostilité à ce transfert qui constitue un retour en arrière. Nous avons été seulement deux (avec Claire Lepan) à défendre cette idée d'une intercommunalité qui va de l'avant, pour le progrès de tous. J'ai du mal à comprendre l’intérêt des petites communes à avoir voté cette délibération. Elles en sont les grandes perdantes. De même, je ne comprends pas la position de la gauche de gouvernement sur ce point. Cela va totalement à l'encontre de l'esprit de la loi NOTRe issue du gouvernement. J'ai voté contre.

2) L'extension du périmètre d'action du SILA (qui s'occupe notamment du traitement des déchets et des eaux usées) à la communauté de communes du canton de Rumilly est une bonne chose. J'ai donc voté pour.

3) La zone d'activité économique Montagny/Seynod qui s'étendra sur 44 hectares le long de la plaine du Treige (sortie autoroute Seynod Sud) en deux poches. J'ai toujours été défavorable à l'organisation de cette future zone sur deux poches et en particulier je suis contre la création d'une poche au nord qui viendra détruire des terres agricoles encore cultivées, parmi les plus fertiles et faciles à exploiter de l'agglo. De même, l'autorité environnementale avait pointé du doigt la logique d'accès de ces zones uniquement orientées vers le tout voiture (le bus viendront après nous ont assuré les responsables de l'agglo). J'étais pour une concentration sur la poche sud avec, y compris, l'intégration du terrain de la Pilleuse (pour autre chose que pour y mettre un "village moto" comme ce sera le cas, une nouvelle aberration écologique à l'heure de la Cop 21). J'ai donc voté contre ce projet qui relève d'une logique d'aménagement du siècle dernier. Quand on regarde ce qui se fait ailleurs, on voit qu'aujourd'hui on sait densifier les zones d'activités économiques pour qu'elles soient moins impactantes sur l'environnement (bâtiments à plusieurs étages, parking sous ou sur les bâtiments, voies de transports en commun, etc...). De même, et comme je l'avais dit avec d'autres au dernier conseil d'octobre, j'ai voté contre les routes de desserte de cette zone car j'avais annoncé que dorénavant je voterai contre toute nouvelle infrastructure routière tant qu'elle ne serait pas accompagnée d'une infrastructure de transports en commun. Pour ma part, fidèle et constant, j'essaie de faire que mes discours d'octobre soient aussi ceux de novembre.

4) Le schéma régional de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. Ce schéma renforce de mon point de vue la place de l'Université Savoie Mont Blanc. Il reconnait son niveau d'expertise, de professionnalisme, ses résultats et ses intérêts immense pour nos filières d'excellence et d'avenir, ainsi que son utilité au maintien d'une jeunesse localement qui puisse trouver une offre diversifiée d'enseignement supérieur. J'ai voté pour cette délibération qui sert notre université et indirectement notre bassin d'emploi.

5) L'agglo, comme elle le fait depuis des années, a voté pour l'ouverture des commerces sur 7 dimanches de 2017. J'ai demandé quelles seront les mesures d'accompagnement de cette décision, notamment en terme de transports en commun. Car on ne peut avoir deux discours : l'un sur la nécessité d'inciter les gens à prendre le bus notamment pour se rendre au travail ou faire ses courses, l'autre de dire que faire circuler des bus les dimanches où les magasins sont ouverts serait trop coûteux. Si l'activité économique trouve bénéfice à ces ouvertures dominicales, il serait légitime qu'elle participe alors un peu plus au fonctionnement des transports en commun pour permettre aux clients de venir aux magasins en bus (en augmentant par exemple le Versement Transports, l'un des plus bas de France...)

6) Comme je l'avais fait au conseil municipal, et pour les mêmes raisons, j'ai voté contre le changement de régime indemnitaire des agents de l'agglo.

7) J'ai été heureux de voter la délibération d'adhésion de l'agglo à l'Etablissement Public Foncier (EPF) de Haute Savoie. Cette structure est spécialisée dans l'achat pour le compte des collectivités de biens immobiliers, le montage de projets à destination d'habitat, économique ou mixte. Il offrira à l'agglo un outil supplémentaire pour acquérir du foncier et monter des projets utiles pour le logement et l'économie. L'EPF a une expertise reconnue et appréciée. L'agglo, jusque là, avait toujours refusé d'y adhérer. Mais la loi a changé et oblige dorénavant toute intercommunalité à adhérer à un EPF Local ou à la structure nationale. Il vaut mieux rester un acteur local : c'est moins cher et plus efficace. Alors oui, il y aura un impact pour les contribuables, c'est vrai. Et j'ai toujours eu ce discours de vérité. Les impôts locaux devraient augmenter avec cette adhésion de 6-7 €/an/foyer. C'est beaucoup me direz-vous. C'est vrai. Mais je préfère voir mes impôts augmenter pour faire du logement et répondre aux vraies attentes des entreprises locales, plutôt que, comme c'est le cas actuellement, financer un éventuel futur centre des congrès sur la presqu'ile d'Albigny.


mercredi 16 novembre 2016

Transfert des compétences "Culture et sports"

Lundi la majorité du conseil municipal a voté le retour des équipements culturels et sportifs de la C2A aux communes (ex.: piscines, patinoires, Bonlieu, Brise Glace...). Ces structures seront à partir du 01 janvier gérées de nouveau par les communes.

C'est un retour en arrière auquel je suis résolument opposé. On a mis des années à avoir un début de politique de gestion de ces équipements commune et aujourd'hui tout est remis en cause par égoïsme communal.

Pourquoi ce retour en arrière ?

Souvenez-vous ! Lorsque les "petites communes" de l'agglomération ont refusé de fusionner avec Annecy... Or un projet de création d'une nouvelle piscine était évoqué, du côté d'Epagny-Metz-Tessy... La réaction d'élus et de maires parmi ceux qui vont fusionner a été directe : Ils ne veulent pas fusionner, on va leur faire payer ! Résultat : retour des équipements sportifs aux communes comme cela s'ils veulent une nouvelle piscine, ils devront se la payer tout seul ! Ce ne sera pas l'agglo qui payera.

Voilà le niveau du débat politique sur notre bassin de vie ! Ou est l'intéret général ? Celui de nos enfants, de nos concitoyens qui ont du mal à obtenir des créneaux pour les cours de natation ? La construction d'une nouvelle piscine sur cette rive du Fier est une nécessité. Mais non, "on va les faire payer !"

Rigaut nous dit que la nouvelle agglo se concentrera sur les compétences obligatoires (économie, aménagement du territoire, environnement). C'est faux, elle gérera aussi les équipements et la politique des personnes âgées. Pourquoi ? Par électoralisme et clientélisme. Sinon pourquoi refuser l'intégration des équipements de la petite enfance, communautaire sur d'autres communautés de communes qui vont nous rejoindre ?

Rigaut nous dit que les politiques culturelles et sportives doivent être "de proximité" et donc être aux communes. C'est vrai, mais c'est déjà le cas ! Ce sont les communes qui définissent leurs politiques culturelles et sportives depuis toujours. L'agglo ne gérait que les EQUIPEMENTS culturels et sportifs. Ceci avait un sens, celui de la coopération (des équipements utilisés par des habitants de plusieurs communes), de la coordination (pour planifier les constructions de manière cohérentes), et de la solidarité (les communes riches participaient aux financements d'équipements sur le territoire de communes plus pauvres). Maintenir les équipements dans la nouvelle agglo ne changeait rien sur leur gestion mais présentait de nombreux intérêts. Au lieu de quoi on se recroqueville sur les égoïsmes communaux (appelés "nationalisme" quand il s'agit de pays).

Rigaut nous dit que l'esprit de la loi ce n'est plus l'intégration (la mise en commun de compétences) au niveau intercommunal, mais au contraire, la désintégration. C'est faux. Dans ce cas, l'agglo deviendrait un "machin" qui dicterait les orientations globales et les communes seraient là pour les mettre en oeuvre. On a connu historiquement, dans de nombreux pays, cette division entre ceux qui pensent et ceux qui agissent. Ca n'a jamais fonctionné. Car il arrive toujours un jour où ceux qui sont sensés agir n'ont plus les moyens de le faire et alors la belle mécanique s'enraye. Cela revient à dire que l'agglo n'a plus qu'un rôle consultatif. Elle se désarme pour agir et mener ses propres politiques.
Cette vision est totalement absurde et fausse. Ce n'est pas l'esprit de la loi NOTRe contrairement à ce que dit M. Rigaut. Au contraire, la loi pousse à l'intégration pour faire ensemble, au niveau intercommunal, ce qu'il est plus efficace de faire à ce niveau. Construire et gérer des équipements culturels et sportifs a un impact sur tout un bassin de vie et pas seulement sur le territoire d'une commune. Ces compétences doivent rester de compétence intercommunale.
M. Rigaut fait croire qu'un nouveau modèle est impulsé, notamment à Annecy, qu'un nouvel esprit plane sur la répartition des compétences. Ce nouvel esprit, bizarrement ne soufflerait qu'à Annecy nulle part ailleurs, où les intercommunalités continuent de s'intégrer. La baronnie d'Annecy est en bonne voie.

M. Rigaut porte une vision passéiste et rétrograde de ce qu'est une agglomération. Fer de lance d'une vision technocratique et égoiste des instituions, il rejette ainsi toute forme de solidarité territoriale.

Je porte une autre vision : celle non des représailles et des coups rendus, mais celle du pragmatisme et de l’intérêt général. Je m'oppose sur le fond au choix fait par ceux qui portent ce retour en arrière du temps d'avant le district, des années 1980. Les gens vivent, travaillent et ont des loisirs sur un territoire plus global. Ils doivent, fraternellement et en solidarité, participer collectivement de la réalisation des grands équipements culturels et sportifs. Ils ont pour cela des élus, élus au suffrage universel qui siège en conseils communautaires non pour délivrer des feuilles de route, mais pour agir dans l’intérêt collectif.

vendredi 11 novembre 2016

Le 13e mois des agents d'Annecy

Lundi soir, en conseil municipal, la majorité nous propose de faire évoluer le régime indemnitaire des agents d'Annecy en vue de la fusion de communes.

Derrière cette délibération d'apparence technique, se cache en réalité un nouveau coup de canif dans le dos de nos agents, particulièrement de catégorie C (c'est-à-dire les moins bien payés).

En effet, il est proposé de supprimer le 13e mois, acquis social obtenu de haute lutte depuis la mandature de Charles Bosson. Ce 13e mois n'est pas un avantage social pour une catégorie privilégiée, mais une manière pour des agents qui gagnent souvent moins de 1500€/mois de boucler les fins de mois. 

Il est proposé de le remplacer par une prime. C'est une régression inacceptable car la prime est toujours à la tête du client. Elle peut être accordée ou supprimée. De plus, elle est par définition individualisée, alors que le 13e mois est collectif.

Claire Lepan, Evelyne Marteau et moi-même soutenons les agents de la ville d'Annecy qui luttent pour leur 13e mois. Nous ne voterons pas ce changement de régime indemnitaire dans ces conditions. 

La fusion de communes ne peut pas être un prétexte pour ce genre de régressions sociales. On sait déjà que les taux d'encadrements des ATSEM dans les écoles vont baisser, que le prix du périscolaire va augmenter.

La fusion de communes est en train de se transformer en une vaste entreprise de casse sociale. Derrière les discours convenus, ce sont des décennies de luttes politiques, syndicales et associatives qui sont passées à la moulinette des "économies" en commençant par les plus faibles. 60 ans d'actions collectives sont remises en cause par quelques maires en 6 mois...

mercredi 9 novembre 2016

Victoire de Trump

Donald Trump sera le prochain président  des Etats-Unis d'Amérique.

Je crois qu'il n'est pas inutile de dire ma sidération et une certaine angoisse face à cette nouvelle. Chacun a pu, au fil des mois de campagne, comprendre et voir qui était Trump: quelqu'un de violent qui n'aime pas les femmes et les minorités et qui a beaucoup divisé son propre pays.

Pourtant pour moi, cette victoire n'est pas une surprise. Hier encore au petit déjeuner, je disais à mon mari : c'est Trump qui va gagner même si évidemment je ne le souhaite pas.

Pourquoi ? Principalement parce que Clinton n'était plus dans son temps. Clinton, candidate de l'establishment, de Wall Street et du parti démocrate n'a pas compris que les électeurs en ont assez des partis politiques. Ils en ont assez de cette caste politique coupée du monde réel qui fricote avec le showbiz, avec les milieux d'affaires et qui ne s'intéresse aux citoyens qu'au moment des élections.

Aux Etats-Unis, comme en France et ailleurs dans le monde démocratique, les citoyens ont perdu confiance dans les corps intermédiaires (syndicats, partis politiques, etc...) et dans leurs politiques. Il n'est qu'à voir le mouvement des policiers si réticent aux syndicats.

Ici aussi nous connaissons la montée d'une caste politique isolée, qui tourne en rond sans parler avec les gens. On connait les compromissions des partis politiques, plus intéressés à leurs intérets propres, à la défense de leur petit pouvoir. Plus actifs pour virer ceux qui travaillent et font de l'ombre à ceux qui, sans rien faire, voudraient des places si possibles bien rémunérées. On connait ces élus qui courent après les places et les indemnités. On connait les collusions d'intérets entre certaines industries, notamment du BTP et certains politiques.

Quand on voit comment se passe la fusion des communes, avec les partis qui s'entendent entre eux pour conserver le pouvoir, qui excluent la population et les agents municipaux. Quand on voit comment la voix populaire est bafouée, même après enquête publique. Quand on voit comment certains organisent la captation du pouvoir au détriment des petites communes, et des petits élus. On se dit que ceux-là aussi sont responsables de ce sentiment d'exaspération de la population qui ici, comme aux Etats-Unis en a assez de ces politiques professionnels qui ne pensent qu'à eux, à conserver leur pouvoir et qui ont, depuis bien longtemps oublié leurs valeurs et leurs idées.

Ils incarnent un système politique dont les citoyens ne veulent plus. Sarkozy avait joué là-dessus en 2007 en tapant sur les corps intermédiaires. Hollande avait tapé sur la finance (en discours !). Le Pen prendra le flambeau en 2017. Trump a joué cette carte du candidat qui n'est pas du sérail, qui s'est fait tout seul y compris contre son parti. Et c'est ça qui a plu aux électeurs, le Frankenstein qui détruira par ses outrances l'ancien monde.

La victoire de Trump n'est pas un accident de l'Histoire mais la conséquence logique, malheureusement, d'une "élite" politique qui ici comme là-bas, a construit les barreaux un à un qui ont permis à Trump de gravir l'échelle.  Par leur manque de courage et leur manque d'audace uniquement intéressés aux bidouillages institutionnels et électoraux (redécoupage de circonscription, agrandissement de communes...) pour sauver leurs postes (maires délégués, maires adjoints, sous adjoints, conseillers délégués...) ces politiques ont rompu le lien avec les électeurs et ouverts grand la porte à Trump et à Le Pen.

Le malheur de la démocratie actuelle, ce sont les partis politiques incapables de se remettre en cause et d'évoluer. Continuez vos conciliabules d'arrières boutiques, vos exclusions de ceux qui ne pensent pas tout à fait comme vous et vos discours sans valeurs, de toute façon, je suis malheureusement convaincu que le peuple a déjà choisi sa voie pour l'avenir. 

Cette voie lui retombera dessus ? Elle est logiquement irrationnelle ? Voir des pauvres voter Trump c'est con ? Peut-être... Mais ils ne veulent plus voter pour l'establishment parce que cet establishment les a trop trahi de niveau le plus local au niveau national. Ils préfèrent, dans un rêve chimérique, construire la créature affreuse, horrible, qui détruira l'ancien monde pour permettre au nouveau monde de voir un jour le jour, plutôt que de conserver la prison dorée que leur proposent les politiques des partis. La destruction créatrice si bien étudiée par J. Schumpeter fait son entrée en politique...


Nous entrons dans l'inconnu. Il va falloir être forts sur nos valeurs. Mais j'ai confiance dans les jeunes générations pour construire après la tempête qui se lève et que nous allons devoir traverser ensemble, solidaires et fraternels.

lundi 7 novembre 2016

Avenir des Haras


Un groupe de travail des élus a été mis en place, à notre demande, sur l'avenir du Haras.

Ce qu'il en ressort actuellement c'est que ce lieu sera découpé en 3 parties dont la cohérence reste très incertaine (quand je pense que cette même équipe municipale critiquait notre projet car elle le considérait comme trop décousu...):

- une partie commerciale, avec placette, côté rue de la Paix (grâce au nouveau portail ouvert à cet effet). L'écurie face à cette entrée comprendrait une "Halle gourmande", c'est-à-dire un restaurant (haut de gamme?) avec un espace de vente directe d'épicerie fine. Le bâtiment qui fait l'angle avec la rue Jean Jaures ainsi que la maison du directeur accueilleraient des commerces classiques.

- une partie "Culture et formation" prenant les 3 bâtiment dont la façade donne rue Jean Jaures avec à y mettre : la fondation Salomon (1 étage d'un des bâtiments et 1 second étage en partage avec le CITIA) et le CITIA (dont un pôle "Formation", les bureaux et un musée)

- une partie "Evenements" avec le Manège transformé en grande salle polyvalente et le petit bâtiment qui donne sur le rond-point Berthollet transformé en salle municipale.

On voit très clairement, par rapport au projet de départ, que la majorité a tenté de copier notre projet, défendu au moment des élections de 2014 qui développait l'idée :
- d'un musée d'Art contemporain en collaboration avec la Fondation Salomon et l'Arteppes que nous aurions implanté aux Teppes à la place du chantier de la cuisine centrale pour ouvrir ce quartier sur la ville et créer la synergie nécessaire avec la Maison de l'Enfance (permettant au passage la création de parkings souterrains). M. Rigaut, alors candidat avait déclaré qu'Annecy n'avait pas besoin d'un nouvel espace d'art contemporain car il en existait déjà un à l'école d'Arts. Résultat: il en crée un aux Haras !

- d'une halle des producteurs locaux dans le manège du Haras. Véritable marché couvert ouvert tous les jours, cet espace vivant et dynamique aurait permis de faire vivre ce lieu toute la journée, tout en mettant en valeur les produits et producteurs locaux, en lien avec le magasin actuel des producteurs de la Maison de l'Agriculture. Au lieu de quoi, on va créer une salle polyvalente désespérément vide dans le Manège (vue la grandeur de la salle qui voudra la louer ?) et une halle gourmande où certes, à force de convictions, nous avons réussi à intégrer un espace de vente directe, mais à quel prix ? Cette halle gourmande sera-t-elle réservée aux bobos ? On est très loin de l'espace populaire, touristique et gastronomique, qui aurait apporté un vrai service aux Annéciens, que nous défendions.

- d'un grand musée du cinéma d'animation (avec bureaux et lieux de formationpour CITIA), que nous aurions implanté sur le terrain Balleydier et non pas aux Haras. Car le Haras n'est pas adapté, en termes de construction, à l'accueil d'un vrai musée moderne de l'image en mouvement. C'est trop petit et mal conçu. Or, comme l'a bien dit l'expert mandaté par la ville, s'il s'agit de faire un bout de musée dans un coin, ce n'est pas la peine. Il faut un vrai grand musée et on lit entre les lignes de ce rapport, que le Haras n'est pas le lieu idéal. C'est exactement ce que nous disions depuis des années... De même pour les locaux de Citia et des formations prévues. Un nouveau bâtiment moderne et spacieux, lumineux entre la vieille ville et le projet de Portzamparc aurait été l'idéal, plutôt que de  donner aux Soeurs de Saint Joseph...

- d'une maison des associations, qui n'existe pas à Annecy pour fédérer les associations et créer une dynamique grâce à un lieu commun de rencontres, d'animations et d'informations. L'espace extérieur de la carrière offrait un lieu d'expression des activités associatives idéal. Au lieu de quoi, on s'oriente vers un jardin, sans vie, sans rien, vide la moitié de l'année...

- d'un espace pour les arts du cirque car l'école du cirque du Parmelan est trop petite. Les hauteurs sous plafonds de certains bâtiments aurait permis cette réalisation à la fois pour l'école du cirque et pour accueillir des spectacles (de cirque et d'autres culturels) en lien avec Bonlieu (pas loin) et avec les écoles du quartier (pour le périscolaire). Au lieu de quoi, on laisse s'installer un cirque commercial au milieu de la carrière... et l'école du cirque continue à suffoquer dans des locaux trop petits.

Derrière les mots et la récupération manifeste de certaines de nos idées se cache en réalité un projet bien différent. Le projet actuel de la mairie risque fort de créer un espace disparate finalement peu vivant au cours de l'année en son cœur et ne répondant que de manière très anecdotique aux besoins des Annéciens (salle des fêtes relayée à un carrefour, espace de vente directe de produits tenant dans un mouchoir de poche, pas de vie associative, pas d'école du cirque pour la culture et nos enfants).

Au fond le projet de la majorité rate l'objectif essentiel de la transformation du Haras : faire de ce lieu un trait d'union entre les quartiers, entre les habitants. Il crée des espaces divers, déconnectés les uns des autres, tous tournés vers les rues adjacentes mais aucun ne créant le lien, la traversée.

Tout cela en continuant de faire croire aux Annéciens qu'ils peuvent donner leurs idées et qu'elles seront étudiées alors que tout est déjà décidé. Mieux, on fait tout pour inscrire ce projet dans le marbre rapidement, avant la fusion des communes au 01 janvier, pour etre sûr que les autres ne pourront plus rien dire... C'est beau les mariages d'amour et de confiance...