mercredi 30 septembre 2015

Oui au tourisme d'affaire, non au choix de la presqu'ïle

S'il est une chose que j'ai apprise en politique, c'est qu'il faut sans cesse redire ce que l'on défend et ce pour quoi on se bat. En effet, entre d'un côté mes adversaires politiques qui font de la désinformation systématique et qui caricature mes positionnements ; et d'un autre côté la mobilité de la population annécienne (près de 10 000 annéciens déménagent chaque année), il faut sans arrêt rappeler nos positionnements, surtout quand ils sont un peu plus compliqués que seulement oui ou non.

C'est que les problématiques auxquelles nous avons à faire face ne sont pas toujours simples (sans compter que l'accès à l'information est rarement facilité par la majorité).

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Pour redire mon positionnement sur le centre des congrès et sur le tourisme d'affaire : Je ne suis pas contre le tourisme d'affaire, bien au contraire. C'est clair. Je sais que le tourisme d'affaire est une partie importante de notre activité touristique et qu'il faut la soutenir. Mais contrairement à d'autres, je n'en fais pas l'alpha et l'omega de la politique touristique de l'agglo. Dit autrement, je ne suis pas pour qu'on mette 54 M€ pour le seul tourisme d'affaire, nous enlevant ainsi toute possibilité d'action en direction des autres types de tourisme (social, patrimonial, local, familial...).

C'est aussi pourquoi, personnellement, je suis attaché à ce qu'Annecy conserve un centre des congrès, outil indispensable pour maintenir ce tourisme d'affaire. C'est une manne financière pour notre ville (plus de 40 millions d'euros par an) sur laquelle je refuse de "cracher" car elle procure aussi du travail à nos hôteliers et restaurateurs.

Mais pour que l'outil "centre des congrès" soit la locomotive qui tire "à pleine puissance" l'économie locale, il faut jouer les complémentarités avec le tissu commerçant existant. C'est pourquoi l'idée d'implanter un nouveau centre des congrès si loin du centre-ville d'Annecy est une erreur.

Pour finir, je ne suis pas sans connaitre les difficultés financières du centre des congrès de l'Impérial actuel. Il coûte en effet plus de 500 000 euros aux habitants de l'agglo par an. Je ne me satisfait pas non plus de cette situation. Et je mets en garde ceux qui demandent que rien ne change, qu'aucun nouvel équipement ne soit construit pour le tourisme d'affaire en arguant que c'est un secteur en déclin : le statut quo n'est pas souhaitable car il coûte trop cher au contribuable. Oui, sur ce point, nous avons une divergence profonde avec nos alliés écologistes, mais je l'assume.

Il n'y a donc pas d'un côté ceux qui veulent construire un nouveau centre des congrès à Albigny et qui sont pour le tourisme d'affaire et d'un autre côté ceux qui sont contre ce projet parce qu'ils sont contre le tourisme d'affaire. Je ne rentre pas dans ces cases, dans ces caricatures.

Je suis pour le tourisme d'affaire et ses retombées économiques indispensables à notre bassin de vie. Et c'est pour cela que je crois depuis toujours qu'il faut trouver une solution pour adapter notre offre en matière d'espace de congrès. Mais une solution concertée et respectueuse de nos finances et de notre lac. Je ne me satisfais pas de la situation actuelle qui coûte chère au contribuable.

Mais je m'oppose avec force et détermination au projet de nouveau centre des congrès porté par MM. Rigaut et Accoyer car il coûte trop cher par rapport aux capacités d'investissement de l'agglomération et parce que mettre tous ses œufs dans le même panier est une politique irresponsable (et que ce coût est largement lié au choix de l'emplacement en bord de lac). Je m'y oppose car toutes les études montrent qu'il ne répond déjà plus aux exigences des entreprises et des congrès tels qu'ils sont organisés en 2015 et que dès lors il coûtera très cher en fonctionnement. Je m'y oppose car il est situé trop loin du centre-ville d'Annecy et de ses commerces (peu d'effet d'entrainement sur les chiffres d'affaires et les emplois). Et je m'y oppose enfin car il est contraire à la loi littoral et laisse penser que le tourisme (y compris d'affaire) se fait contre les habitants en saccageant leur lac.

Je dis qu'on ne peut pas se payer le luxe de ne rien faire sur cette question du tourisme d'affaire qui est un des moteurs de notre dynamisme économique local et qui pour l'instant nous coûte cher, et souffre d'un outil inadapté. Je regrette que, par le choix d'un site totalement inapproprié, l'agglomération bloque toute évolution favorable à ce secteur. 

Voila ma position. Elle n'a pas varié depuis 5 ans. Je sais qu'elle ne convient ni à MM. Accoyer et Rigaut, ni aux adversaires du tourisme d'affaire. Mais je ne suis pas là pour plaire aux uns ou aux autres. J'essaie de penser l’intérêt général, dans des positionnements plus complexe que simplement oui ou non.

lundi 28 septembre 2015

La rénovation du stade remisée au placard

S'il est un point qui figurait dans les promesses de M. Rigaut (et de son équipe, sinon il va dire que je fais une "obsession" sur sa personne), c'était la rénovation du parc des sports d'Annecy. Ce chantier lourd constituait même le plus gros investissement inscrit dans son programme électoral.

Cette rénovation devait servir : "1) les clubs locaux, 2) le respect des riverains; et seulement 3) l'ETG" selon l'équipe majoritaire... C'est vrai qu'à l'époque ETG était en ligue 1 et que la mairie se mettait volontiers à genoux pour satisfaire toutes leurs volontés.

On peut lire dans le compte-rendu de la commission de majorité du 07 septembre dernier, concernant une rencontre avec les responsables du FC Annecy : "Plusieurs points ont été abordés, tenant compte de la montée de l’équipe seniors 1 en CFA 2 et la descente d’ETG FC en ligue 2, ce qui remet à plus tard les travaux de restructuration du parc des sports."

La rénovation du stade et de l'ensemble du parc des sports n'est donc plus à l'ordre du jour... (même si promis pendant des années, cette rénovation n'avait rien à voir avec l'ETG jurait l'équipe majoritaire... vraiment ils nous prennent pour des billes... mais devait être faite pour les clubs locaux et les riverains...). Petit conseil entre amis svp, pensez à me rappeler de ne plus écouter ce que dit cette majorité...



Fin mai dernier j'écrivais un article intitulé : Etg en ligue 2. Dans cet article, je dénonçais la politique extrémiste, du tout ou rien de la ville, vis-à-vis d'ETG. J'écrivais ainsi : "Cette politique, extrémiste à chaque étape, du RIEN, puis TOUT, puis RIEN, n'est pas sérieuse. On ne décide pas d'une politique en fonction des résultats d'une équipe de foot, mais en fonction de l’intérêt général pour les Annéciens." 

Eh bien, vous voyez que je n'avais pas tort. Et M. Rigaut peut bien détourner mes propos et les railler sur son blog, la majorité elle-même reconnait mettre aujourd'hui la rénovation du stade au placard en attendant quoi ?... une remontée d'ETG en ligue 1 ??? Toute la politique municipale en ce qui concerne notre stade n'est-elle donc dictée que par une seule équipe, même pas annécienne ?

Je regrette cette absence de cohérence, de stabilité et au final de projets. JL Rigaut est en train de vendre notre ville aux intérêts extérieurs. Il fait fi des besoins de nos clubs locaux, de leurs demandes. La seule chose qui comptait, c'était un beau stade pour une équipe de foot d'élite, pour pouvoir briller à la télé. 

Ce n'est pas ma conception d'une politique pour le sport à Annecy. Et là encore, le bossonisme est bien loin... Dommage.

A regarder tous ces renoncements, je me demande bien ce qu'il va rester comme investissements réalisés au cours de ce mandat... Balleydier, Capucins, Haras : donner au privé; rénovation d'écoles : on attend; Petit paquier, commissariat : aux oubliettes; passage Bellevue, passerelle Galbert : au fond d'un placard; rénovation du stade: en attente des résultats de l'etg...
Une ville qui n'investit plus est une ville qui s'endort avec un tissu économique du BTP qui souffre.

samedi 26 septembre 2015

Construire des logements sur quels terrains ?

Le SCOT (schéma de Cohérence Territorial, sorte de "super-PLU") du bassin annécien a fixé des objectifs clairs et chiffrés en terme de construction de logements pour les 20 prochaines années, afin de répondre à l'augmentation de la population.

Ce sont ainsi 30 450 logements nouveaux qu'il faudra construire pour accueillir plus de 40 000 personnes nouvelles sur le périmètre des communautés de communes : C2A, Fillière, Cruseilles, Fier et Usses, Rive Gauche, Tournette, Faverges. Les chiffres sont même détaillés intercommunalité par intercommunalité.



Pour la C2A ce sont donc 20 800 logements (plus des 2/3 du total) qu'il faudra construire, dans une logique de concentration dans les cœurs urbains (mais avec des espaces verts de respiration !!!) pour éviter l'étalement urbain.

Ces objectifs sont clairs, nets et connus de tous les élus. Ils ont été approuvés par la C2A. On pouvait donc s'attendre à ce que le Programme Local de l'Habitat (PLH) de l'agglomération, qui est actuellement en discussion et qui s'étalera de 2015 à 2020, prenne des mesures pour mettre en ouvre ces constructions. Pour construire, il faut posséder du foncier.

Or, l'action n°5 du PLH appelée "politique foncière" prévoit une enveloppe annuelle pour acheter des terrains de... 800 000 euros/an ! Avec cette somme tous les experts s'accordent à dire (au prix du foncier sur l'agglo) que cela permettra d'acheter environ 5 000 m² de terrain par an, 0.5 hectare !

C'est évidemment très insuffisant pour remplir nos engagements inscrits au SCOT. C'est pourquoi, avec Claire Lepan, nous avons pris la parole à la fois en conseil d'agglomération et en conseil municipal pour rappeler qu'il fallait faire plus pour la construction de logements (sociaux et à prix abordables). Il faut mettre des moyens financiers en adéquation avec les engagements que nous avons pris en signant le SCOT.

Le logement est la préoccupation n°1 des habitants de l'agglo. Son prix devient fou. Beaucoup ne peuvent plus se loger. Plus de 5000 personnes sont inscrites sur les listes d'attente du logement social. Des centaines d'autres, logées dans le parc privé, sont étouffées part leurs loyers. Il faut vraiment agir ! C'est la priorité absolue. Au passage, on trouve bien plus de 10 millions d'euros (l'équivalent de 13 années, plus de 2 mandats, d'achats de terrains pour la construction de logements) pour acheter des terrains en bord de lac pour y construire un nouveau centre des congrès. Si on les utilisait plutôt à répondre aux vrais attentes des habitants : à acheter des terrains pour construire des logements, plutôt que de s'entêter à construire ce nouveau centre des congrès sur un terrain hors de prix ?

Les pistes de réflexion sont, pour moi, les suivantes si l'on veut trouver le foncier nécessaire à la réalisation de nos objectifs inscrits au SCOT (elles peuvent s'additionner):
- renoncer à mettre des millions dans l'achat des terrains de la presqu'île et réorienter cet argent vers l'acquisition foncière en vue de la construction de logements.
- adhérer rapidement à l'EPF74 (Etablissement Public Foncier) dont le rôle est d'acheter des terrains pour le compte des communes (en contre-partie d'un financement via une hausse de la taxe d'habitation d'environ 4 €/an/logement)
- libérer les réserves foncières disponibles pour construire du logement. Je pense en particulier aux terrains de l'aéroport de Meythet, situés en plein cœur d'agglomération et qui ne sert plus aujourd'hui que comme "déversoir" des avions privés de l'aéroport de Genève ou pour quelques activités amateurs. Il faut arrêter cet aéroport (largement subventionné sur fonds publics) et libérer ces terrains pour construire nos logements, utiles pour tous les habitants.

La situation est insoluble si nous ne prenons pas des décisions fortes. Il s'agit de tenir parole et d'honorer notre signature du SCOT. Ce SCOT qui propose une réponse face à la crise du logement.

J'attends des responsables de l'agglomération qu'ils agissent enfin pour tracer une voie de sortie face à la crise du logement que nous connaissons, qu'ils fassent des choix.

jeudi 24 septembre 2015

Fusion à 13 : déclaration au conseil municipal


Lundi, le conseil municipal était appelé à se prononcer sur le projet de fusion des 13 communes de l'agglo. Vous trouverez ci-jointe ma déclaration à cette occasion. Il faut savoir que depuis, 7 communes se sont prononcées contre (conformément à leurs déclarations en Juin au conseil d'agglo... que de temps perdu) : Metz-Tessy, Epagny, Poisy, Montagny, Quintal, Chavanod, Argonay; 2 se sont prononcées pour "sous conditions" : Cran-Gevrier et Annecy-le-Vieux ; et 3 (23%... moins du quart) se sont prononcées pour, sans réserve : Annecy, Seynod et Meythet.

A Annecy, le vote a donné 7 Contre (Evelyne, Claire, moi et 4 FN), 5 Abstentions (3 EELV et 2 Bexon) et 33 Pour (Majorité).

Voici ma déclaration (chacun jugera ainsi des soit-disant attaques personnelles contre le maire..):

"M. le maire, chers collègues,

Je me suis déjà exprimé au conseil d'agglomération sur le sujet d'une fusion des 13 communes. Je ne vais donc pas redétailler tous mes propos ce soir, mais redire l'essentiel, qui motivera de nouveau (dans une parfaite cohérence) mon vote négatif à cette délibération.

D'abord, rappelons le contexte qui porte sur deux points:

1) la baisse des dotations d'Etat et la montée en puissance du Fonds de Péréquation Intercommunale et Communale (FPIC) qui entraîne des baisses de recettes. Ces baisses ont pour objet de participer à l'effort national en vue du redressement des finances publiques. Je regrette que certains ici, responsables de partis politiques qui, au niveau national disent que le gouvernement n'en fait pas assez pour diminuer les dépenses, cherchent absolument à s'extraire de cet effort en proposant tous les artifices possibles. Au passage je reprends l'analyse de M. le Préfet qui montre que, grâce aux fonds genevois, la Haute Savoie sera beaucoup moins impactée que d'autres territoires par cette baisse.

D'autre part, construire un budget municipal, ce n'est pas simplement regarder les recettes, c'est aussi analyser les dépenses. Que fait-on avec l'argent du contribuable ? N'a-t-on pas moyen de rationaliser des dépenses voire d'en supprimer certaines ?

Pour la rationalisation, je pense évidemment à la mutualisation d'équipements et de services. J'ai déjà) proposé dans cette enceinte, à plusieurs reprises, la mutualisation au niveau de l'agglomération de la cuisine centrale et des serres municipales, mais aussi des services d'urbanisme en vue d'une Plan Local d'Urbanisme Intercommunal. Sans succès.

Pour ce qui est des annulations des dépenses, j'ai bien quelques idées à soumettre, comme l'annulation de la hausse des indemnités de 2000€ du maire et du président de l'agglomération ainsi que le remboursement des sommes déjà perçues. Quand on demande aux autres, notamment aux associations, de se serrer la ceinture, il faut déjà soi-même montrer l'exemple. Or, voire les déficits de l'Etat continuer à se creuser pour verser des dotations qui servent à augmenter la rémunération de certains élus, très peu pour moi. De même, si cela doit servir à assouvir les projets pharaoniques de quelques barons locaux, comme le choix insensé environnementalement et financièrement, d'implanter le nouveau centre des congrès à Albigny; ou bien encore le projet passéiste de tunnel sous le Semnoz.

Vous voyez que, si certes, on peut regretter la baisse des recettes liées aux décisions de l'Etat, nous pouvons aussi balayer devant notre porte et regarder ce que l'on fait de cet argent. On trouvera largement de quoi encaisser des baisses sans toucher aux services à la population.

2) La fusion de Rhône-Alpes et de l'Auvergne qui éloignerait les centres de décisions d'Annecy et la nécessité de grossir pour peser. J'ai la faiblesse de croire que les conseillers régionaux, actuels et à venir, ne prennent pas leurs décisions en fonction du poids démographique des territoires, mais bien en fonction de ce qu'ils pensent être l'intérêt général. Et puis, pour renforcer le poids d'Annecy, il existe bien d'autres pistes de réflexion souvent évoquées, jamais réalisées, comme la fusion des deux départements, l'élargissement vaste de l'agglomération ou bien encore un travail en commun, régulier, avec Genève.

Voila pour les éléments de contexte qui ne peuvent, à eux seuls, justifier une fusion des 13 communes de mon point de vue.

Fusionner c'est se marier pour l'avenir et pour toujours. On ne se marie plus pour des questions d'argent mais bien pour un projet de vie commune. Or, quel projet est porté par les promoteurs de la fusion à 13 ? Aucun. Ils ne répètent que des arguments financiers sans vision pour l'avenir au-delà des 3 ans de gel des dotations de l'Etat pour réaliser leurs projets pharaoniques.

La fusion à 13 est mort-née parce qu'elle n'a pas su entraîner un mouvement d'adhésion. Pourquoi ? D'abord parce que les arguments avancés (principalement financiers) étaient bien trop faibles. Ensuite parce que la méthode, verrouillée autour de quelques maires qui ont fait de ce projet leur projet quasi-personnel (dans une vision très politicienne), a froissé. On ne peut vouloir rassembler en tenant les autres à distance, en s'accaparant de tels projets qui devraient largement dépasser les clivages politiques et les copinages. Par exemple, les groupes d'opposition du conseil municipal ont été systématiquement tenus à l'écart. cette méthode ne peut être porteuse d'une dynamique positive.

De même, la population (qui n'a jamais donné mandat pour cette fusion) a été totalement oubliée à Annecy. Aucune réunion publique, aucun débat. Simplement un lien internet, sans rapport humain, très peu diffusé et finalement sans intérêt. Une telle fusion aurait dû "emballer" les citoyens, créer du débat, des échanges, etc... mais non, rien ! Certains politiques ont préféré les tenir à l'écart et privatiser à eux seuls ce débat.

Sur le fond, ce ne sera pas long. Ce projet de fusion à 13 qui pouvait paraître attractif sur le papier s'est heurté au mur de la réalité de nos territoires. Ce projet de fusion à 13 est une vision parisienne, vue de loin, de ceux qui ne connaissent pas ce que sont nos communes, leurs identités, leurs spécificités. C'est une vision de gestionnaire, déconnectée des réalités du terrain. En fusionnant des communes dont certaines ont moins de 1000 habitants et d'autres largement plus de 20 000, on mélangeait des entités trop différentes, aux problématiques très éloignées, aux pratiques démocratiques incommensurables. Alors oui, nous partageons depuis plus de 10 ans à l'agglo (et même avant avec le district)des politiques à 13 communes, et c'est heureux. Dans notre maison commune de la C2A nous vivons une colocation choisie. Même si en apparence le passage de la colocation au mariage peut paraître aisé, il n'en est évidemment rien dans la vie privée comme dans la vie des institutions.

Je regrette vraiment l'obstination dans un projet mort-né par fierté ou arrogance car il laissera des traces profondes entre les communes, traces dont nous n'avions pas besoin. En tous cas, personnellement, je ne participerai pas de cela.

Puisque la fusion à 13 est morte, que faire ? Tout arrêter ? Certainement pas. Non, il est plus que temps (trop de temps a été perdu) de travailler à une fusion des communes volontaires. J'ai toujours défendu l'idée d'une fusion des communes urbaines volontaires à 4 ou 5 (le cas d'Annecy-l-Vieux semblant délicat et mal engagé après les prises de position publiques de son maire).

Mais il faut tirer les enseignements de cet échec et savoir changer de méthode. Pour réfléchir à cette fusion possible, qui devra reposer sur un véritable projet partagé par tous les élus et la population, nous proposons :
- que ce sujet soit piloté non pas par le seul maire d'Annecy mais par un groupe d'élu réunissant toutes les tendances politiques du conseil, représentant tous les citoyens dans leur diversité;
- que la population soit largement associée et mise au cœur du processus décisionnel en proposant, pourquoi pas, la tenue d'un référendum. Le fait d'acter rapidement le recours au vote populaire est très important car il nous obligera, nous les élus collectivement, à faire preuve de transparence, de pédagogie et de clarté. Si nous pensons, et c'est mon cas, que ce projet de fusion des communes volontaires est bon pour l'avenir, bon pour le bien commun, alors ne craignons pas la vox populi mais au contraire laissons-la s'exprimer en toute confiance. Les Annéciens sont des gens raisonnables qui sauront prendre la bonne décision.

Cette organisation avec un pilotage pluraliste et transparent, suivie d'un référendum permettra de créer la dynamique nécessaire à une fusion réussie des communes urbaines volontaires. C'est la voie que nous vous proposons de suivre à présent. "

mardi 22 septembre 2015

Subvention à "AIDES"


Hier soir, le conseil municipal était appelé à voter une subvention de 2000 € pour participer à l'organisation d'une action organisée par l'association AIDES (coût total de l'opération : 12 620€).

L'association Aides a ouvert depuis quelque temps une permanence tous les jeudi de 17h00 à 20h00 au 18 avenue de la Mandallaz à Annecy. Des rendez-vous sont également possibles directement par téléphone au 06.14.50.47.97.

Aides lutte contre l'épidémie de SIDA (et les hépatites virales) en menant de nombreuses actions auprès de tous les publics. Aides fait bien entendu la promotion de l'usage du préservatif car il est le seul moyen de se protéger de la maladie. Mais Aides fait bien plus que cela (soutien individuel, groupes de paroles, prévention...). Et c'est pour moi l'occasion de remercier tous les bénévoles pour le travail (souvent de l'ombre) qu'ils font.

Il est donc légitime, étant donnée la mission de protection de nos populations contre une maladie qui est la nôtre, que la ville d'Annecy participe (comme elle le fait régulièrement) au financement de telles actions.

Je trouve regrettable (pour ne pas dire plus) que des élus du FN et de DVD du conseil municipal aient préféré ne pas voter cette subvention au motif "qu'AIDES ne fait que de la promotion du préservatif alors qu'il existe d'autres méthodes pour responsabiliser nos jeunes face au danger du SIDA"... Chacun pourra s'imaginer ce que sont ces autres méthodes (abstinence surement)... Au-delà du fait que cela montre une totale méconnaissance du travail fait par cette association et tant d'autres, travail qui porte heureusement ses fruits puisque l'épidémie régresse, ce vote est tout simplement irresponsable au moment où la vigilance face aux MST a tendance à se relâcher.


dimanche 20 septembre 2015

Inscriptions sur les listes électorales

Les 6 et 13 décembre prochains auront lieu les élections régionales pour renouveler les conseillers régionaux d'Auvergne-Rhône-Alpes.


Pour pouvoir voter, vous devez être inscrits sur les listes électorales avant le 30 septembre. Cette démarche s'effectue soit en mairie (service élection, état civil) avec une pièce d'identité et un justificatif de domicile de moins de 3 mois, soit directement en ligne sur le site mon.service-public.fr (https://mdel.mon.service-public.fr/inscription-listes-electorales.html ).

Voter est un droit, c'est aussi un devoir, pensez-y, y compris si vous avez déménagé à l'intérieur de la commune.

vendredi 18 septembre 2015

Réforme territoriale : lettre ouverte de C. Jeantet

Christian Jeantet (ex-conseiller général d'Annecy Nord-Ouest) m'a transmis la lettre ouverte qu'il a adressée aux grands élus. Il m'a demandé de bien vouloir la publier sur ce blog, ce que je fais avec plaisir car elle met le doigt sur deux sujets primordiaux.

Premier sujet, en ce qui concerne la fusion de communes, la question du lien entre élu et citoyen, et plus globalement l'interrogation légitime d'une captation du pouvoir par quelques élus déconnectés du terrain et des réalités. Sur ce point, je le rejoins totalement. Quelque soit le périmètre de fusion des communes (3-4-5-6 communes?), la commune nouvelle potentielle devra IMPERATIVEMENT se doter d'outil de démocratie locale, participative pour impliquer davantage les citoyens. Sur Annecy, j'avais proposé la création de "conseils locaux d'habitants" (pour faire remonter des idées et des changements quartier par quartier) et d'un "conseil économique, social et environnemental communal" (qui devrait être consulté avant chaque "grand projet" et chaque année sur le budget, et qui, en plus, aurait la capacité de s'auto-saisir des sujets de son choix: on imagine l’intérêt sur des thèmes comme les transports, la piétonisation du centre ville, l'avenir touristique, la préservation des rives du lac...). Voilà des outils qui impliquent directement la population dans les affaires de la cité. Dit autrement, si la fusion de communes doit être synonyme de duplication du mode de gestion autocratique et opaque de la ville d'Annecy actuelle à tout le nouveau périmètre, ce sera sans moi. Je ne souhaite pas imposer aux Cran-Gevriens, aux Meythésans, aux Ancileviens, aux Seynodiens... notre monarchie républicaine annécienne.

Par contre je ne suis pas totalement d'accord avec Christian sur ses craintes de toute fusion de commune. Si elle est bien menée (avec notamment cet aspect démocratique et d'autres éléments) la fusion des communes urbaines est pour moi une piste prometteuse.

Second sujet : le périmètre de l'élargissement de la C2A au 01/01/17. Je partage totalement la vision de Christian Jeantet, que je porte depuis plusieurs mois, d'une grande intercommunalité qui recoupe la réalité du bassin de vie et qui ne se limite pas à "des arrangements" entre élus. Pour moi, la nouvelle agglo doit recouper les limites de notre arrondissement d'Annecy pour permettre de mener des politiques ambitieuses en matière de transports, de gestion de l'eau, de l'assainissement... (provoquant par là-même la disparition du SILA et donc des économies sur une structure du mille-feuille), au service de tout le sud du département. Je trouve dommage que ce débat n'ait pas lieu car c'est une question du périmètre d'élargissement de la C2A devra être tranchée avant la fin de cette année... 

Voici le texte de Christian Jeantet:

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Lettre ouverte aux grands élus de l’Agglomération d’Annecy
« Arrêtez de vous regarder le nombril ! »

Depuis de nombreux mois, la fusion des communes de l’Agglomération d’Annecy est le sujet d’actualité.
Les arguments développés pour cette fusion sont assez limités : conserver pendant les trois prochaines années une partie des dotations de l’état et assurer un certain poids à la ville centre dans l’espace local et régional.

Les compétences des communes sont avant tout celles d’organiser et  de faire vivre la vie sociale de proximité. Les écoles maternelles et élémentaires, la petite  enfance, les actions éducatives, la  vie associative, la police de proximité, la voirie communale, les évènements culturels de proximité, l’action sociale en direction des familles et des personnes âgées, l’état civil…

Toutes les  actions qui sont menées doivent l’être au plus près des citoyens pour répondre réellement à leur besoin. Cela nécessite un lien étroit entre les élus choisis et les citoyens. Pour moi, ces élus ont pour mission de proposer des solutions mais surtout de faciliter l’implication, les initiatives et la participation des citoyens à la vie publique.

Les difficultés que rencontrent les communes de moins de 5000 habitants sont d’abord liées à la faiblesse de leur rentrée fiscale. C’est à ces communes que la nouvelle loi propose la possibilité de fusionner.

Les communes entre 5 000 et 20 000 habitants ne rencontrent pas cette difficulté. Elles ont tout à la fois les possibilités financières et techniques pour organiser cette vie sociale et conserver un lien étroit qui peut, si c’est la volonté municipale, permettre à beaucoup de citoyen de s’investir positivement dans la vie publique. Pour Poisy, c’est un élu pour environ 230 habitants et chaque Poisylien peut s’il le désire débattre avec un élu proche de chez lui. Pour Annecy c’est un élu pour 1000 habitants et dans le cas d’une fusion ce sera un élu pour 2600 habitants.

Mais au-delà,  le danger c’est l’effet surpermarché. Les citoyens, éloignés des centres de décision, consomment les services et ne sont en contact au mieux que des services municipaux ; certes le plus souvent compétents mais incapables d’adapter la réponse et surtout forcément rétifs à la participation des citoyens dans un système compliqué et très encadré.

La fusion des communes est donc sûrement positive pour les communes comme Metz-Tessy et Epagny qui atteignent ainsi un seuil de population intéressant sans perdre le lien social. Il n’a par contre aucun effet bénéfique sur les réelles compétences et la vie sociale des communes de plus  de 5 000 habitants de l’Agglomération sauf à vouloir éloigner les citoyens des décisions et gouverner de manière pyramidale.

 Il y a peut-être un intérêt uniquement pour Annecy le vieux. En effet cette commune n’a aucun véritable centre ville, ni structure sociale très développé. Elle a été pensée par les élus comme des quartiers d’Annecy autonomes fiscalement qui utilisent les services de la ville d’Annecy : médiathèque, cinéma, piscine….

La vraie évolution dont à besoin notre territoire n’est donc pas dans une fusion des grandes communes. L’essentiel pour tous les habitants, c’est l’agrandissement de l’Agglomération d’Annecy.

Cette intercommunalité a aujourd’hui en charge, les transports, l’eau, les déchets, la structuration de l’espace avec le schéma de cohérence territorial, l’économie, le tourisme, l’environnement avec le contrat de bassin fier et lac.
C’est dans ces compétences de service public qu’il faut améliorer notre efficacité. Cela passe par une nouvelle intercommunalité beaucoup plus étendue. De Faverges à Rumilly en passant par Alby, La Balme, Groisy, Thorens et Thônes voir Cruseilles : Une intercommunalité  à la dimension de notre bassin de vie.

Les effets seraient très importants. Des transports en communs coordonnés qui permettent d’éviter de prendre tout le temps la voiture, avec une tarification adaptée et des transports à la demande dans les  zones plus rurales. Une gestion unique  de l’eau de la source au traitement avec la disparition d’une multitude de syndicats très locaux incapables de gérer correctement la ressource et l’approvisionnement non par incompétences mais parce que leur action est limité et segmenté. Il en va d’ailleurs de même pour la collecte, le tri et le traitement des déchets. Il y a dans ces deux secteurs beaucoup d’économie à réaliser pour les collectivités comme pour une grande partie des citoyens. La compétence économique doit elle aussi être élargie. La réflexion sur l’implantation des zones économiques doit être intercommunale et la ressource servir à l’ensemble des habitants du bassin de vie et ne plus se limiter pour la plus grande part aux projets d’Annecy et Annecy le vieux. Dans la même logique, le plan local de l’urbanisme doit faire place à un plan intercommunal de l’urbanisme. 

Le Schéma de cohérence territorial est d’ailleurs le premier élément de cette évolution. Pour l’environnement, l’exemple nous a été donné par nos prédécesseurs avec le sauvetage du lac. Aujourd’hui les actions pour améliorer la qualité de l’air, préserver nos paysages, les espaces naturels et reconquérir les bords du lac ne peuvent se réaliser qu’avec des actions intercommunales.

Cette évolution de l’intercommunalité à environ 230 000 habitants, aura également un effet très positif sur le poids de notre territoire au niveau régional. Ce ne sera peut-être pas le Maire d’Annecy qui en sera le représentant mais le Président de cette nouvelle intercommunalité sera encore plus  légitime.

Les discussions répétitives sur la fusion interne à l’Agglomération polluent le débat démocratique. Elles contrarient et servent de repoussoir à l’évolution de l’intercommunalité qui est pourtant absolument nécessaire. Les élus des communes entourant l’Agglomération d’Annecy redoutant, à juste titre, que cette fusion à 13, à 6 ou à 5 ne soit que l’expression de la volonté des grands élus annéciens de conserver le pouvoir de décisions au plus près d’Annecy comme si leurs seuls projets avaient de l’intérêt et devaient être financés par tous. 

Messieurs les grands élus, arrêtez donc de vous regarder le nombril.  Vous nous proposez une vision pyramidal, axée sur la compétition entre territoire, recroquevillé sur quelques futiles prééminences politiques ou plans de carrière.


Parlons enfin d’avenir en proposant comme modèle de développement celui d’une coopération éclairée avec comme objectif de faire fructifier les atouts de notre territoire et  de nos communes. Misons sur l’intelligence collective, elle sera beaucoup plus efficace que le schéma passéiste et stéréotypé du chef qui décide pour tous les autres ; schéma qui perdure depuis bien trop longtemps.

mercredi 16 septembre 2015

Fusion de communes : à Annecy, concertation zéro

Lundi soir au conseil municipal, le maire nous ressert son projet de fusion des 13 communes de l'agglomération pour ne former qu'une seule commune nouvelle.

Je me suis déjà exprimé ici, et à la tribune du conseil d'agglomération, pour dire ce que je pense de ce projet mal ficelé et mort-né. Inutile donc de redire que la méthode d'élaboration a été déplorable, que ce projet ne repose que sur des aspects financiers de petits boutiquiers, et qu'il ne comporte aucun projet d'avenir clairement discuté (au point où on entend tout et son contraire, M. Accoyer demandant la privatisation des services publics d'Annecy... de quoi je me mêle et Rigaut, qui ne répond pas, continue de promettre à peu prêt le contraire...). Le projet Annecy 2030 (que je n'ai pas voté !) ne peut être un projet d'avenir suffisant.

Non, ce qui me frappe, c'est l'absence totale de concertation avec la population annécienne sur ce projet (comme sur tous les autres). Alors que toutes les autres communes urbaines de l'agglo (Annecy-le-Vieux, Seynod, Cran-Gevrier, Meythet) et beaucoup d'autres communes (Epagny, Metz-Tessy et j'en oublie surement) ont toutes organisé au moins une réunion publique sur ce thème, à Annecy : RIEN !
Pas une réunion publique ! Aucune concertation !

Oui, Annecy se distingue des autres communes de l'agglo par la suffisance  de ses élus majoritaires qui ne trouvent pas nécessaire d'associer la population (au moins un minimum) à ce genre de décision (qui ne figurait dans aucun programme électoral donc qui n'a aucune légitimité démocratique). Même M. Accoyer a fait semblant ! C'est dire...


Mais au château (la mairie d'Annecy) Sa Majesté Rigaut gouverne par la grâce de Dieu dans un règne de quasi-droit divin. C'est au bon vouloir du prince... qui sait que ses conseillers municipaux majoritaires, comme des moutons, voteront sans broncher n'importe quoi, pourvu que le chef ait parlé. Les désirs du roi sont des ordres...

On aurait pu imaginer aussi que le maire, ayant vu le vote de ses oppositions au conseil d'agglomération (FN, Claire et moi : contre, Bexon : abstention), cherche à discuter avant le vote du conseil municipal. Qu'il essaie de trouver un consensus, qu'il cherche à nous convaincre, à discuter, à comprendre nos oppositions pour les faire évoluer... Bref qu'il cherche à agir en maire voulant créer un vaste consensus sur un sujet aussi important pour l'avenir de notre ville.

J'ai donc attendu tout l'été (près de 3 mois) un hypothétique coup de téléphone pour fixer un rendez-vous et parler de tout cela en adultes responsables... et bien j'attends toujours ! M. Rigaut, avec sa majorité au conseil municipal qui représente 45% des électeurs, n'a que faire de ses oppositions (qui représentent 55% des électeurs). Il continuera à agir selon son bon plaisir, dans un enfermement total, depuis son château, sa tour d'ivoire.

Le résultat du vote de lundi soir ne fait aucun doute. La majorité dira OUI à la fusion à 13. Mais qu'est-ce que ce vote aura de véritablement démocratique, et de légitime ? A chacun de répondre.

lundi 14 septembre 2015

Cuisine centrale : les mensonges du parking

Lors de la dernière commission "restauration scolaire" (du mardi 08 septembre), un point a été fait sur l'état d'avancement de la construction de la nouvelle cuisine centrale aux Teppes, à la place de l'ancienne chaufferie.

Au cours de cette présentation, nous avons eu confirmation d'un bruit qui courrait depuis plusieurs semaines et qui concerne les parkings pour les employés de cette cuisine centrale. La mairie réfléchit à créer un nouveau parking pour les employés de la cuisine centrale. Ce parking serait pris sur l'espace actuel qui sert au périscolaire (à nos enfants !) à côté de l'école des Teppes, rue des edelweiss. Il s'agit d'agrandir l'impasse qui mène à l'entrée de l'école sur cette cour du périscolaire pour créer des places réservées aux services de la restauration municipale.



Je m'oppose catégoriquement à ce choix et au signal qu'il envoie : remplacer des espaces pour nos enfants par des places de parking, cela n'est pas l'idée que je me fais du développement durable.

Par ailleurs, cela nous ramène aux débats que nous avions eu en 2013 (avant les élections) sur le choix de cet emplacement pour la nouvelle cuisine centrale. Avec mon équipe, nous avons toujours refusé le choix de ce lieu pour 4 raisons : 1) il fallait mettre là un espace ouvert aux habitants du quartier (d'où notre proposition d'un musée d'art contemporain et d'une annexe de la mairie), 2) ce lieu aurait dû accueillir un parking souterrain pour désengorger le quartier, 3) les nuisances engendrées par ce projet (odeurs, bruits, circulation de camions) ne sont pas négligeable dans un quartier résidentiel et 4) le projet défendu par la mairie ne comportait pas de parkings pour les employés et ceux-ci viendraient donc grossir le flot des voitures garées dans ce quartier déjà saturé.

Je me souviens parfaitement la réponse qui nous avait été apportée, y compris en réunion publique avec les habitants, sur ce dernier point. "Les employés de la cuisine centrale viennent tous travailler en bus [ à 5h du matin !!!!?!!!!] et en vélos [y compris l'hiver et quand il neige !!!?!!!!]" voila la réponse du maire, appuyé explicitement sur ce point par le directeur de la cuisine centrale. Promis juré, pas besoin de parking (donc ce lieu était idéal !).

Alors pourquoi aujourd'hui ce projet de parking pour les personnels ? Ces gens-là ont menti aux Annéciens, raillant au passage une opposition "jamais contente". Je regrette l'attitude du responsable de la cuisine centrale dans cette affaire. En tant que fonctionnaire au service de l'intérêt général, il n'avait pas à couvrir des mensonges et à prendre parti (notamment en période de campagne électorale) en tronquant la vérité. Car, à n'en pas douter, le choix de l'emplacement de cette nouvelle cuisine centrale aurait été discuté différemment si l'on avait répondu sincèrement à nos inquiétudes et que la problématique du parking des personnels avait été abordée avec objectivité.

Les fonctionnaires de la ville ont un rôle de conseil et d'expertise (en amont des décisions). Ils doivent pour cela rester dans un rôle de neutralité, sans quoi c'est la confiance qui s'érode. Le fait d'avoir traité avec mépris nos interrogations et ce point n'est pas sérieux et constitue une faute grave.


Le maire a menti aux Annéciens, notamment ceux de ce quartier, malgré nos mises en garde. Des services ont été instrumentalisés pour servir le discours (faux) d'un candidat au détriment des projets d'un autre. Aujourd'hui, la vérité apparait : il faut un parking pour les personnels et celui-ci viendra amputer un espace actuellement dédié aux enfants. Je trouve cela particulièrement scandaleux et hypocrite. Comme nous l'avions proposé, d'autres lieux existaient pour implanter cette nouvelle cuisine centrale, que nous voulions intercommunale dès le départ, comme la zone de Vovray. 

Aujourd'hui, les habitants de ce quartier, citoyens de seconde zone à qui on peut bien faire passer un "petit" mensonge (imaginons juste un instant que l'on rogne sur la cour de l'école du quai Jules Philippe pour mettre des voitures... j'imagine déjà le tollé), ne sont qu'au début de leurs surprises...

samedi 12 septembre 2015

Une démocratie toujours aussi exemplaire...

Jeudi à 10h55 j'ai reçu un mail de la mairie m'invitant à une réunion d'information pour... le soir même à 19h30 ! Ce n'est pas la première fois que cela se produit, mais là trop, c'est trop !


Cette réunion portait sur un sujet très important : l'évolution de la réglementation sur les livraisons en centre-ville et l'extension de la zone piétonne. Au passage, certains commerçants, également présents, m'ont fait savoir qu'ils avaient été averti le jour-même ou la veille...

Cette invitation très tardive (!!!) pour un événement aussi important marque un profond mépris de la majorité en ce qui concerne l'opposition et les citoyens que nous représentons (d'autant plus que je suis membre de la commission urbanisme, commerce..., et que ce point n'a jamais été traité dans cette commission). Cela est inadmissible. Je condamne ces manières de faire qui s'inscrivent dans une méthode de travail scandaleuse (la salle n'a certainement pas été réservée ce matin !) qui a cours depuis le début du mandat et qui vise à effacer l'opposition.

Ne pas tenir informés les élus, faire des réunions en "oubliant" de nous inviter (exemple : repas de début d'année scolaire à l'école Carnot), traiter des sujets dans notre dos (exemple : tènement Saint Joseph, Capucins), mépriser les élus que nous sommes (recevoir des ordres du jour 3 jours avant les conseils), dédaigner de nos interrogations... Tout cela participe de la main-mise de la majorité sur les affaires de la ville et de sa volonté de nous écarter des décisions et de l'information.

Je condamne ces agissements avec la plus grande fermeté. Je rappelle à M. le maire que nous sommes des élus, légitimes à être tenus informés et être invités en temps utiles. Je souhaite que la majorité se ressaisisse et arrête ces petites magouilles qui ne sont pas dignes d'élus responsables. A moins, que le maire incrimine de nouveau la poste... ou les services municipaux ?

Le respect et la tolérance vis-à-vis de ceux qui ne sont pas d'accord avec vous, mais qui s'expriment au nom de ceux qui les ont élus n'a plus court à la mairie. L'attitude agressive et méprisante qui caractérise ces élus vis-à-vous de nous en dit long sur leur vision de la démocratie.


Est-ce que l'on fait si peur à la majorité par nos expressions et nos idées ? Trouvent-elles à ce point un écho dans la population qu'il faille nous évincer, par des stratagèmes scandaleux, de toute information et décision ? On peut le penser aux vues de ces agissements qui se multiplient depuis le renouvellement de l'assemblée municipale.

jeudi 10 septembre 2015

Marche pour les réfugiés à Annecy


Une marche est organisée ce week-end dans toute l'Europe pour afficher le soutien des citoyens à l'accueil de réfugiés qui fuient la guerre, la répression et les exactions dans leur pays.

Depuis plusieurs mois, avec les conflits en Syrie, Afghanistan, Irak, Libye, ce sont des milliers de réfugiés qui frappent à la porte de l'Europe. Ils attendent de nous un refuge, un asile pour reconstruire leurs vies. J'ai déjà exprimé mon souhait que chacun se montre solidaire et généreux avec ces réfugiés sur ce blog.

L'appel (relayé ici) à une action des communes de France a été entendu par la municipalité d'Annecy qui a annoncé vouloir accueillir quelques réfugiés. Bravo et félicitations ! 
Je veux également souligner, sur notre agglomération, la proposition de la ville de Cran-Gevrier de mettre à disposition des réfugiés, deux logements d'urgence.

Des communes prennent leurs responsabilités dans ce drame et nous les en félicitons. Dommage que d'autres soient encore muettes...

Pour accompagner cet élan de solidarité une marche de soutien aux réfugiés et à leur accueil est organisée à Annecy ce samedi à 16h00 devant la Préfecture. Elle s'inscrit dans le cadre d'actions citoyennes européennes. Je vous invite à marquer votre soutien en vous y associant nombreux.

mardi 8 septembre 2015

200e article !


J'ai lancé ce blog au lendemain de ma ré-élection au conseil municipal et au conseil d'agglomération. Après 16 mois d'existence, presque jour pour jour (le premier article de ce blog date du 14/05/14), voici le 200e article publié sur ce blog. Moi-même je n'en reviens pas ! Çà passe si vite !

Je suis heureux (et fier) de cette belle réussite (eh oui c'est moi qui écrit sur mon blog, je n'ai pas de rédacteur caché). En effet, depuis 16 mois, j'essaie à ma modeste mesure de faire vivre le débat démocratique sur notre ville et notre agglomération. J'évite pour cela les "copier-coller", la pensée pré-mâchée de textes déjà écrits que certains recrachent tels quels sur leurs sites. J'ai appelé ce blog : "entre nous soit dit" pour qu'il reflète ma pensée, mes idées, mes solutions, mais aussi ma vie, mes doutes, mes interrogations.

Depuis plusieurs mois, beaucoup me disent qu'il fait dorénavant partie de leur vie, qu'il est une source d'information importante. Ces compliments me vont droit au cœur. Cela signifie qu'il a atteint son objectif : vous dire les yeux dans les yeux ce que je pense, ce que je crois et ainsi pouvoir écouter en retour vos remarques, vos critiques, vos modérations, vos encouragements.

Alimenter un blog régulièrement, cela demande du temps, c'est vrai. Mais c'est indispensable ! J'ai toujours considéré qu'être élu c'était certes pouvoir parler au nom de ceux qui nous ont élu, mais c'est aussi leur rendre des comptes, les écouter, les informer. Je ne comprends pas ces élus qui ne font pas ce travail. Nous n'avons pas la même conception de la citoyenneté : pour eux vous n'êtes que des électeurs qu'il s'agit de séduire une fois tous les 6 ans, et puis "silence". Pour moi, un citoyen doit avoir les moyens de comprendre le débat public, de se faire sa propre opinion et d'interagir avec ses élus. Un citoyen ne devrait pas être passif pendant les 6 années qui séparent chaque élection ! Il doit être acteur de sa ville, doit savoir ce que pensent ses élus et au besoin, il doit pouvoir les interpeller.


Mon style d'écriture plait ou déplait. Je le sais et je l'assume. Mais l'augmentation de l'audience de ce blog me prouve qu'il est utile, sinon intéressant.

Lorsque parfois le doute m'assaille, la motivation peut se relâcher un peu, je pense à vous. Et je me dis : il faut continuer, continuer à penser, continuer à dire, continuer à proposer, continuer à contester. Notre ville et notre agglomération méritent un débat politique de qualité avec les habitants pour témoins. J'essaie d'y contribuer à ma place. 

Bien sûr, tenir un blog n'est pas le seul "travail" d'un élu. Il ne peut remplacer ni le contact physique, ni les rencontres, ni les rendez-vous. Mais il permet de déployer une pensée et une vision sans peur d'être qui l'on est et de dire ce que l'on pense.

Merci à vous tous d'être fidèles, d'être présents pour appuyer ou pour critiquer (mais là n'est pas l'important). L'important c'est de discuter du fond des choses pour agir ensemble pour un avenir plus beau pour notre ville. 

Toutes mes amitiés à toutes et à tous.

dimanche 6 septembre 2015

MJC des Romains : affaire politique ?

Avec Evelyne Marteau et Alain Germani, j'ai assisté la semaine dernière à l'assemblée générale extraordinaire de la MJC - Centre social des Romains. Elle est liée à la situation financière inquiétante de cette structure et a été provoquée par le commissaire aux comptes.

Cette histoire dure depuis plusieurs mois. Depuis que tout le monde a découvert que la situation financière de la MJC était très largement déficitaire. Elle intervient, de plus, dans un contexte particulier puisque la MJC n'a plus de directeur depuis avril, mais un directeur adjoint qui fait office de directeur par intérim (ce que semble contester la fédération des MJC).

Nous avons un conseil d'administration qui, face à cette situation, a pris des décisions pour redresser la barre (et la première a été de nommer un directeur par intérim pour assurer la continuité de ce poste clé, ce que l'intéressé a fait avec sérieux et efficacité). Trois emplois ont été supprimés. Un Dispositif Local d'Accompagnement (DAL fait par un conseiller expert) a été lancé. Des réductions drastiques de dépenses ont été engagées. Au point où, selon le suivi budgétaire, ce sont plusieurs dizaines de milliers d'euros qui seront ainsi récupérés, faisant apparaître un déficit très limité pour cette année.

Malgré ces marques de responsabilités, la ville jette de l'huile sur le feu et attise les tensions, plutôt que d'encourager les efforts faits. Lors de cette AG, le maire-adjoint présent s'est permis de dire que "rien n'avait été fait" par l'association, accusant à mots couverts, le président et son CA d'incompétence. Il n'est d'ailleurs qu'à connaitre les mots doux avec lesquelles l'élu responsable à la ville des MJC accueille le président pour comprendre que la ville prend ce prétexte d'une situation délicate (comme d'autres MJC en ont connu avant) pour régler des comptes.

Sinon, pourquoi avoir bloqué le versement du troisième tiers de la subvention de la ville ? Cela attise les inquiétudes légitimes des salariés (qui se sont d'ailleurs exprimés en ce sens par la bouche de leur délégué du personnel) et ne sert strictement à rien.

Je passerai sur le rôle ambigu de la fédération des MJC qui est sensée mettre à disposition de la MJC un directeur (et qui reçoit pour cela une subvention de 75 000€ de la ville) et qui n'a proposé depuis avril aucun candidat... et qui tire à boulet rouge (emboîtant le pas à la ville) sur les bénévoles du CA. Au passage, j'ai rappelé à la fédération que 4 directions s'étaient succédées à la MJC en 4 ans...

Alors oui, il y a des difficultés à la MJC des Romains, liées à une trop lourde masse salariale. Tout le monde est d'accord. Cette hausse de la masse salariale étant justifiée par ceux qui l'avaient décidée (et je rappelle que tous les budgets prévisionnels, votés en AG chaque année, ont été approuvés par la ville et la fédération) par l'ouverture du nouvel équipement de Rulland. J'ai appris lors de cette AG extraordinaire que la ville ne financerait qu'un poste supplémentaire de ludothéquaire... pour animer un tel espace ? Est-ce bien sérieux ? Ah, à Annecy, on aime construire pour en mettre plein la vue, mais ensuite quand il s'agit de financer le fonctionnement, il n'y a plus personne...

Ajouté à cela le gel des subventions décidé par la majorité et contre lequel nous nous sommes vigoureusement opposés (alors qu'on trouve tant d'argent pour d'autres choses...), sans compter le refus initial des conseillers départementaux (UDI-Les Républicains) du canton de redonner à la MJC la somme de 21 000 € jusque là versée par C. Jeantet (PS) et vous comprendrez que le contexte n'est pas très favorable. Il est favorable à une compression des actions publiques menées par les MJC et celle des Romains sert d'exemple pour expliquer à toutes les autres comment cela se passera dorénavant.

Face aux difficultés, la ville joue une drôle de partition s'en prenant malhonnêtement à des bénévoles qui ont fait le travail. Pourquoi ?
Deux raisons principales à mon sens. D'abord, la "doctrine" de la ville en matière de MJC est en train de changer (là encore on sort du bossonisme). Les MJC doivent devenir "rentables" comme le dit le maire-adjoint. Cela signifie : réduire les actions directes en faveur de la population, les missions d'actions populaires, les animations en direction du vivre ensemble. Il ne faut conserver que les activités de loisirs pour lesquelles les usagers (clients?!) payent. Bref les MJC doivent devenir des clubs de loisirs...

Education populaire autonome

Les membres du CA des Romains ne sont pas dans cette optique et préfèrent visiblement garder un volet d'éducation populaire conforme aux valeurs des MJC. La ville ne veut pas "fermer la MJC", comme certains le pensent, ce serait trop dangereux (et pas très bon en termes d'image). Mais elle ne fait rien pour aider (quand on sait combien des clubs sportifs par exemple ont été largement aidés alors qu'ils étaient en difficulté... et j'ai toujours trouvé cela normal) et laisse pourrir la situation pour pouvoir désigner ensuite un bouc-émissaire et redire qui commande. Je crois de plus en plus qu'elle veut y installer une équipe docile qui fera ce changement de "nature" de la MJC et la transformera en équipement rentable. (Et dire que la fédération n'a toujours pas compris...). Face à l'hostilité du CA, on tape sur le président, cible bien facile d'autant que son nom apparaissait sur la liste que je conduisais aux dernières élections...

Ceci augure assez mal de l'audit lancé par la ville auprès de toutes les MJC... Un moyen de faire passer ces changements en profondeur sous couvert de modernisation ? A suivre...

vendredi 4 septembre 2015

Etre humain...



Il s'appelait Aylan Kurdi, il avait 3 ans. Il est mort, comme des milliers d'autres, pour avoir fui la guerre et la terreur. Il cherchait simplement un asile, un lieu pour pouvoir vivre et grandir.

Ils sont syriens, irakiens ou afghans, parfois libyens. Ils viennent de pays dévastés par la guerre et le fanatisme religieux. Ils viennent de pays où l'Europe ne peut pas dire qu'elle n'est pas (un peu) responsable de la situation.

Entre 1933 et 1945, des centaines de milliers d'allemands, autrichiens, polonais, tchèques... ont fui l'Europe nazie, parce qu'ils étaient juifs, tziganes, homosexuels, communistes, ou tout autre chose que les nazis n'aimaient pas. En relisant ce document, on a presque l'impression que l'Histoire bégaye...

http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=216

N'a-t-on pas entendu, il y a de cela quelques mois, notre Premier Ministre parler de Daesh (l'état islamique) en employant les mots d' islamo-fascisme? Je ne rentrerai pas dans la question de savoir si c'est le bon mot. Mais s'il est ce que pense le Premier Ministre, celui-ci devrait donc en tirer les conséquences. Comme l'Angleterre et les USA de 1935, nous devons aujourd'hui accueillir ces réfugiés qui fuient la guerre (entre armée régulière qui utilise des gaz mortels et Daesh) et la barbarie d'un groupe terroriste qui sème le chaos partout où il est : assassinant tous ceux qui ne sont pas de leur "secte", vendant les filles comme du vulgaire bétail, exécutant les homosexuels, violant des fillettes, terrorisant des populations entières.

L'Europe doit ouvrir ses portes. C'est un devoir moral, dont chacun aura à répondre avec sa conscience. Cet exil n'est pas un choix pour ces personnes, c'est une obligation. La vie (peut-être s'ils arrivent à traverser) ou la mort. A leur place, nous ferions tous la même chose. 

Plusieurs initiatives ont été lancées depuis hier. J'ai notamment signé cet appel, que je soutiens, d'une sénatrice UDI pour la mobilisation des communes de France.

Pétition (cliquez pour ouvrir)

Je note aussi l'appel du PS et de la FNESR (Fédération nationale des élus socialistes et républicains) pour la création d'un réseau de "villes solidaires". J'espère qu'à la C2A nous pourrons nous inscrire dans cette dynamique.

Face à cette tragédie (dont je rappelle que nous ne sommes pas sans responsabilité...) il y aura toujours ceux qui trouveront de "bons" arguments pour tourner la tête et tout amalgamer. Chômage, immigration, musulmans, terroriste, syriens,... toutes ces conneries (car rien n'a jamais prouvé ces liens) ne pèsent pourtant pas bien lourd face à une photo, à une réalité celle d'un enfant de 3 ans mort pour avoir essayer de vivre son rêve. 

Soyons fiers que ces réfugiés choisissent l'Europe comme terre d'asile. Oui ils ne vont pas en Arabie Saoudite, au Qatar ou ailleurs parce qu'ils fuient l'oppression, la liberté et cherchent une vie meilleure. Ceci devrait nous remplir de fierté et devrait donner à réfléchir aux déclinistes de tous bords. Après la seconde guerre mondiale, les immigrés juifs européens ont largement participé à faire des Etats-Unis la grande nation économique que nous connaissons. L’Histoire nous a déjà montré que l'immigration est plus génératrice de prospérité que d'appauvrissement. D'ailleurs, en Haute Savoie où nous accueillons chaque année 10 000 personnes de plus (+1.5%) nous savons ce que cette immigration apporte à notre dynamisme économique.

J'aime mon pays, parce que parfois, par le passé il a su être digne de son titre de "pays des droits de l'Homme". J'aime mon pays parce qu'il est mélangé, parce qu'il est multiculturel, riche d'une culture toujours vivante à laquelle participe des Femmes et des Hommes venus des quatre coins du monde. J'aime mon pays quand il se lève pour dire "Je suis Charlie".

"Je suis Aylan". Soyons des femmes et des hommes libres, tendant la main à ces exilés fuyant la barbarie et la mort.