dimanche 30 août 2015

L'école du cirque aux Haras

Alors que le projet de réhabilitation des Haras part complètement à la dérive sous l'impulsion d'une majorité sans idée... je tiens à faire connaitre le projet qui est le nôtre pour ce site. Ce projet est animé par une grande idée simple : ouvrir totalement ce site (parc ET bâtiments) à tous les Annéciens.

Vous connaissez maintenant bien notre idée d'une HALLE DES PRODUCTEURS LOCAUX dans le bâtiment du manège. Voilà un lieu vivant (qui fera vivre le site toute l'année et toute la journée), utile à tous les Annéciens, promouvant les circuits-courts entre agriculteurs et consommateurs, vitrine de notre patrimoine gastronomique.

Vous connaissez aussi notre volonté d'implanter dans ce site une MAISON DES ASSOCIATIONS pour réunir en même lieu toutes les associations qui le souhaitent, créant ainsi une émulation, avec des moyens en locaux, en logistique et en lieux d'expression (notamment la carrière) à disposition.

Vous connaissez notre action pour transformer le bâtiment de l'angle des rue de la Paix et Jean Jaurès en une SALLE DE CONVIVIALITE, là encore à disposition de tous les Annéciens, en particulier en journée pour nos aînés amateurs de danse et qui ont besoin d'un lieu pour les saisons moins favorables (l'été ils se retrouvent au "Petit bal perdu").

Stages Cirque été 2015

Un dernier volet s'ajoute à ceux-ci : il s'agit d'installer dans un des bâtiments des écuries l'ECOLE DU CIRQUE (pour des cours en journée et des représentations en soirée ouvertes à des troupes amatrices ou professionnelles). L'école du cirque actuellement implantée au Parmelan dans les locaux du centre social est à l'étroit. La demande pour les enfants est très élevée, au point où les enfants qui n'auraient pas été inscrits dès leur plus jeune âge ont parfois des difficultés à pouvoir essayer cette activité. La faute en revient au manque de locaux. Les créneaux horaires sont déjà tous utilisés. Il faut donc un espace supplémentaire si l'on souhaite (et c'est mon cas) permettre à plus d'enfants de s'adonner aux arts du cirque dans un contexte associatif porteur de valeurs.

Le Haras, et ses bâtiments, est un lieu rêvé pour accompagner cet essor de nos talents locaux (ce qui est, vous le savez mon crédo : compter sur les forces vives déjà présentes ici plutôt que de toujours vouloir compter sur les initiatives "extérieures" à Annecy). Permettre à plus d'enfants d'essayer ce qui peut devenir une passion, c'est important, tout en ne marchandisant pas ces activités (ce qui est garanti par la gestion du centre social). Au passage, ce projet peut aussi trouver des financements départementaux et régionaux (pour la majorité qui ne fait que de la politique les yeux fixés sur la comptabilité).

Je sors du festival du Grand Bornand "Au bonheur des mêmes" où les arts du cirque (parmi d'autres) sont largement mis à l'honneur. Je sais que sur le département d'autres initiatives existent. Cette école du cirque pourrait aussi être un creuset de talents pour l'avenir (et pourquoi pas alors repenser les Noctibules avec ces ressources locales...).

La salle de l'école du cirque devra être multifonctionnelle et permettre d'accueillir, en plus des cours, des représentations avec un public (inutile de voir énormément grand comme d'autres événements annéciens, les arts du cirque n'aspirent pas nécessairement à des jauges de public qui se comptent en centaines). Des troupes amatrices ou professionnelles pourrait ainsi venir compléter la programmation culturelle d'autres établissements (comme Bonlieu dont on sait que les thématiques autour du cirque pendant les saisons hors-les-murs ont attiré tant de public populaire et annécien).

Une école du cirque aux Haras a l'avantage de ne pas rajouter des frais de fonctionnement énormes par rapport à l'existant, d'accompagner l'essor d'une activité prisée des Annécien dans le respect de valeurs fortes, d'ouvrir un espace à tous les Annéciens et de créer une émulation autour d'un art si populaire et exigeant. 

Je continue de porter ce projet partout où je le peux. L'ensemble est soutenu par une conviction profonde : Oui les Haras sont un endroit exceptionnel et c'est pourquoi il doit accueillir des activités qui s'adressent à des gens exceptionnels, c'est-à-dire à vous, les Annéciennes et les Annéciens !

jeudi 27 août 2015

Les rénovations d'écoles se font toujours attendre

La semaine prochaine, c'est la rentrée scolaire pour environ 3900 petits annéciens.

École de la Plaine - Annecy

Malheureusement cette année encore, les écoles d'Annecy ouvriront sans réelle rénovation en profondeur. Certes, il y aura bien eu quelques toilettages de ci de là (quelques salles repeintes, des stores changés...) mais rien de bien nouveau. Ah si, et c'est à souligner, la mise en place d'un self-service à l'école élémentaire de Vaugelas pour 60 000 euros (que nous avons soutenue).

Autre nouveauté, et ceux qui suivent ce blog savent combien cela nous était important : de nouveaux jeux à l'école des Romains (2 ans qu'on se bat...)

On peut souligner aussi la mise en place des premiers tableaux blancs en CM2 pour accueillir ensuite les Vidéo-projecteurs interactifs (bref, l'école numérique). Au passage (oui je sais c'est une obsession, mais quand on a fait un bon travail, moi et mon équipe, je tiens à ce qu'il soit valorisé) ce point n'apparaissait pas dans le programme du candidat Rigaut des dernières élections (lire p.8 de son programme) alors qu'il est explicitement mentionné dans le programme que j'ai porté avec mon équipe p. 12 : "Nous développerons les outils numériques dans les écoles d'Annecy" (on avait rencontré des professionnels avant de rédiger notre programme, nous...).

Bref, si vous vouliez des idées, il fallait lire notre programme. C'est ce que fait merveilleusement la majorité pour combler ses lacunes.

Au total, on nous annonce une enveloppe de 300 000 euros pour tous ces travaux. Sur un budget global de plus de 100 millions d'euros de la ville, vous pouvez calculer cela représente : 0.3%. Quel effort !!! Bravo !!! C'est exceptionnel !

Franchement je veux bien qu'on nous fasse passer des vessies pour des lanternes mais parfois il ne faut pas abuser...

Or, des écoles ont besoin de rénovations profondes : Carnot d'abord dont, avec mon équipe, nous n'avons eu de cesse de demander la rénovation au plus vite. C'est la plus vieille école de la ville (plus de 100 ans) qui a grand besoin de modernisation. Depuis que je suis élu (en 2008) j'entends la majorité nous promettre cette rénovation. D'après eux, les plans étaient même prêts. Or, dans une édition récente du Dauphiné, on apprend que la ville hésite encore : faut-il démolir une partie ou non ? Garder tel ou tel bâtiment ?

Franchement ce n'est pas sérieux. Qu'avez-vous fait pendant ces années ? Il n'était pas alors temps de réfléchir sérieusement ? Incompétence...

Je rappelle que cette rénovation était, elle, inscrite dans le programme de 2008 (pour le mandat dernier) de M. Rigaut... Elle se trouve bien sûr dans notre programme et, avec nous, il y a tout lieu de penser qu'elle serait déjà en route !

Ensuite les Romains : là aussi cette rénovation (programmée après celle de Carnot prioritaire, dans notre programme) était dans notre programme et dans celui de M. Rigaut. Les études n'ont pas encore commencé...

Enfin la rénovation de l'école de la Plaine (elle aussi dans les deux programmes) mais dont la majorité ne parle plus... 

Ces rénovations ne sont pas une option, une possibilité, mais une nécessité. L'accueil de nos enfants et des personnels enseignants et techniques dans des locaux fonctionnels et adaptés est une obligation. Elle passe, pour moi, en premier, bien avant d'autres dépenses engagées par la majorité.

Depuis des années nous demandons non seulement l'inscription de ces rénovations dans les budgets, mais aussi leur planification. On sait qu'on ne pourra pas les réaliser toutes en même temps. Mon équipe et moi avions programmé une rénovation tous les 2 ans (soit 3 écoles en 6 ans). Qu'en est-il de la programmation de la majorité ? Mystère.

Pourtant de l'argent, il y en a. La politique de désendettement à tout prix menée par la majorité (qui fait qu'à la fin de cette année on se demande si la ville aura encore une dette...) est un bon artifice envoyée à la figure d'un électorat (souvent vieillissant) pour se faire réélire. Mais elle conduit à une détérioration des conditions d'accueil de nos enfants et cela est inadmissible.

Favoriser les slogans électoralistes au détriment de la mission première des communes (accueillir nos enfants dans des écoles primaires adaptées) est une vision politique que je ne partage pas.


samedi 22 août 2015

Une édition 2015 sans moi

Annecy Classic Festival ouvrira ses portes lundi. Comme chaque année, l'organisation m'a aimablement envoyé une invitation pour assister à cette édition 2015. Je les en remercie. Malheureusement, cette année, je décline cette invitation et ne participerai pas à ce moment de musique. C'est la première fois, depuis 2008 (et le feu Annecy Festival Estival) que je ne serai pas présent. Je ne crois pas que d'autres élus puissent en dire autant en terme d'assiduité (en 2008, alors que le Festival Estival était en déclin nous étions 2 élus présents pour soutenir la présence de musique classique à Annecy). Oui, j'ai pratiqué pendant plus de 15 ans un instrument de musique en orchestre, notamment du classique que j'aime énormément.

Comme je l'ai expliqué dans mon billet du 31 juillet dernier (lire ici), je m'oppose à la façon dont l'organisation de ce festival a exigé et obtenu le doublement de sa subvention cette année, sans discussion préalable. L'augmentation de 50 000 euros pour permettre à ce festival de se "délocaliser" de l'église Sainte Bernadette à Bonlieu ne passe pas.

D'abord, je n'apprécie jamais beaucoup les injonctions, les exigences et à mots couverts les chantages. 

M'entendre dire que si les collectivités locales (et en particulier la ville) ne mettent pas plus d'argent dans le festival, celui-ci pourrait décider de partir... ne m'a jamais beaucoup aidé à écouter avec une oreille bienveillante. Si certains pensent que l'herbe est plus belle ailleurs, libre à eux d'aller essayer ! C'est déjà le même discours que j'avais tenu face aux exigences de l'ancien président de l'ETG qui voulait faire payer une partie de son nouveau stade par les contribuables... Je ne change (peut-être malheureusement !) pas.

Annecy, la ville, n'est pas un tiroir-caisse que l'on ponctionne à l'envie. Surtout quand c'est une organisation qui a réservé une salle plus grande que d'habitude (Bonlieu) sans avoir les financements et qui exige ensuite des collectivités locales qu'elles paient la note.


Ensuite, j'aime pas du tout les inégalités et les injustices.

Depuis que mon article est sorti sur ce blog, j'ai pu avoir les impressions de plusieurs responsables d'associations et de clubs sportifs. Tous sont choqués. Le discours est toujours le même (au fond) : "quand c'est pour des grands événements paillettes, la ville trouve toujours de l'argent. Mais pour mon association (mon club) qui travaille tous les jours pour les habitants, il n'y a jamais d'argent en plus". C'est malheureusement si vrai...

Je rappelle que toutes les subventions cette année ont été gelées, que l'on demande aux services municipaux de faire l'impossible pour faire des économies. Et là, on double une subvention parce que la salle précédente ne convenait plus...

Cela montre comment est gérée cette ville. C'est une politique du fait du prince, d'abus de pouvoir (le principe de cette subvention supplémentaire pérenne n'a jamais été abordé en commission de la ville, et sera soumise au vote fin septembre... après qu'elle ait été versée !). Sur quels bilans, sur quels rapports d'activités, sur quelles missions, cette augmentation se base-t-elle ?  Une politique sans cohérence et clientéliste. 

Vous comprendrez bien que, malgré l'attachement qui est le mien et qui reste intact à la musique classique et à l'existence d'un festival de grande qualité sur notre ville, l'édition 2015 d'Annecy Classic Festival se fera, pour la première fois, sans moi.

PS: Si certains responsables d'associations et de clubs annéciens souhaitent doubler pour l'année prochaine la subvention de la ville, vous connaissez maintenant le mode d'emploi...

jeudi 20 août 2015

Un square très réussi

Je suis passé devant le nouveau square de Lattre de Tassigny (situé à côté de la gare). C'est un très bel aménagement que nous avons soutenu, en rappelant l’intérêt de valoriser cette "entrée de ville" par le train pour nos visiteurs et les habitants du quartier.

Cet aménagement répond à plusieurs attentes et usages : le passage facilité entre l'avenue de Brogny et la rue des Glières, la mise en valeur des bassins de la fontaine, la présence d'un lieu de culte à proximité (et les célébrations : mariages, sépultures, qui vont avec), la valorisation de la stèle en l'hommage à Jean de Lattre de Tassigny, etc...







Ce nouvel espace a été pensé entièrement au sein des services de la mairie, en particulier le bureau d'étude (sans recours à des prestataires extérieurs souvent coûteux... comme quoi on a bien les ressources en interne! ). Je veux leur tirer un sacré coup de chapeau car le résultat est très réussi. Le nouveau square répond, de mon point de vue, à toutes les exigences que nous avions émises et que la population avait formulé.

C'est du très beau travail, qu'il faut saluer. Cela me donne l'occasion de remercier les services de la ville qui, avec un budget forcément contraint d'environ 200 000 euros, ont fait un travail formidable. Je pense naturellement aux services techniques (aménagement urbain et logistique urbaine) et aux services supports impliqués dans ce chantier.

Je remercie également les entreprises qui ont participé à la réalisation de ce nouveau square pour leur travail efficace et très professionnel.

Il reste quelques massifs de fleurs à planter mais je fais entièrement confiance au service "Paysage, biodiversité, espaces verts" pour son bon gout et ses réalisations qui nous régalent. Quoi qu'il en soit, il reste maintenant à nous tous à en profiter !

mardi 18 août 2015

Une Europe à la dérive

Depuis des mois, j'assiste horrifié et incrédule aux spectacles donnés par l'Union Européenne.


D'abord (et évidemment sans commune mesure avec les autres points) ces morts par centaines de réfugiés en Méditerranée et la sensation que l'UE laisse l'Italie et les pays limitrophes bien seuls. Impossible de se mettre d'accord sur quelques menus arrangements pour faciliter la gestion de ces flux. Il s'agit ici d'êtres humains, de femmes, d'enfants et d'hommes qui meurent en fuyant l'oppression politique, religieuse ou économique. L'UE s'est transformée en camp retranché qui laisse construire des murs à ses frontières comme cela est le cas en Hongrie.

Ensuite, la crise grecque et sa gestion désastreuse par l'UE qui a, tour à tour, donné le spectacle d'une oligarchie s'opposant à la démocratie (en critiquant le référendum), d'une instance de l'austérité à tout prix et, en arrière fond, d'une inquisition de la morale jugeant les grecs fainéants et profiteurs. On a même été jusqu'à envisager sérieusement d'exclure un des enfants de l'Europe...

Aujourd'hui, la crise du porc et derrière cette crise agricole, l'incapacité de l'UE de gérer quoi que ce soit au niveau économique, (sinon en négociant dans le dos des populations des traités secrets comme le TAFTA) poussant ainsi des millions d'Européens dans la misère par ses réglementations ultralibérales dogmatiques, qui ont prouvé partout ailleurs dans le monde leurs inefficacités. Quand j'étais étudiant en économie, on étudiait les PAS (Plans d'Ajustements Structurels) du FMI imposés aux pays dit en développement (comme le Brésil ou l'Argentine). Aujourd'hui que le monde a ouvert les yeux sur les désastres de l'ultralibéralisme économique (même le FMI le dit pour la Grèce, c'est dire...), que les américains et les anglais sont enfin revenus des années Thatcher et Reagan, c'est l'UE qui devient la forteresse de ces dogmes.

Alors, tout n'est pas de la faute de l'Europe, c'est vrai. Mais l'absence de pilotage politique, de vision pour l'avenir de notre Europe conduit à des blocages insurmontables (impossibilité de lutter contre le dumping social, environnemental et fiscal; pas de politique monétaire; pas de politique comemrciale aux frontières de l'UE; pas de budget européen pour des ambitions et des grands travaux communs...). L'Europe nous a protégé de la guerre militaire (encore que, il suffit de regarder du côté des Balkans ou en Ukraine, même si on me rétorquera qu'ils ne sont pas dans l'UE... ils sont quand même en Europe). Mais nous protège-t-elle de la guerre économique, celle qui fait des millions de victimes ? Ouvre-t-elle encore un espoir pour l'avenir et la jeunesse ?

On me rétorquera encore que c'est parce qu'il n'y a pas assez d'Europe, que le processus n'est pas encore arrivé à son terme, qu'il faut encore du temps... J'entends ce discours depuis des décennies. Il me rappelle les vieux discours des responsables du PCF quand on leur parlait des goulags d'URSS et des droits de l'Homme : le processus n'est pas arrivé à son terme, un jour tout sera bien, nous serons au paradis. On sait comment a fini l'URSS... A force d'attendre les jours meilleurs, l'achèvement de la société communiste, les citoyens se sont rebellés et ont précipité la chute de l'URSS. Et si, le logiciel était pourri à la base ?

En lisant les Mémoires de Louis Mermaz "Il faut que je vous dise" (ancien ministre, président de l'Assemblée Nationale), j'apprends que François Mitterrand n'a pas toujours été un fervent défenseur de l'idée européenne. Il préconisait même, avant la décolonisation de l'Algérie, la création d'un espace économique (puis politique ?) entre la France et les pays de la Francophonie. Je me demande, si cette intuition de départ n'avait pas quelque chose de pertinent.

La francophonie : une seule langue, des pays tout autour du monde, économiquement complémentaires, des liens importants. C'était là la possibilité de solder définitivement l'héritage colonial en construisant du positif sur les ruines de cette page sombre de notre histoire (comme l'a fait l'Angleterre avec le Commonwealth). C'était peut-être aussi l'occasion d'offrir un autre modèle de co-développement économique pour tous les pays membres (dont la France qui a besoin de la croissance des pays du Sud pour continuer à croître). C'était certainement la possibilité de penser différemment les flux de migration Nord-Sud pour le plus grand bénéfice de tous. C'eut été un réservoir culturel et patrimonial extraordinaire.

En partageant une même langue, des cultures différentes mais entremêlées, nous pouvons penser ensemble un autre avenir en soldant le passé et en ouvrant un horizon de prospérité économique, culturelle et démocratique.

Les populations du monde entier sont lasses d'attendre des jours meilleurs. Les inégalités se creusent et les générations passent. Je ne crois pas que l'Union Européenne n'ait jamais rien fait pour ralentir cela. Je suis même de plus en plus enclin à penser qu'elle est bien souvent le porteur de ce projet au niveau du continent. Moi, l'enfant de l'Europe, comme beaucoup de Français qui ne sont ni xénophobes, ni franchouillards, j'en viens à douter sérieusement du projet européen. Il est peut-être temps de taper enfin du poing sur la table, de réellement faire avancer l'Europe pour les peuples car la cocotte eurosceptique continue à chauffer ... ou bien de reconstruire, avec d'autres, un autre espace de prospérité (seul cela est évidemment impossible).

dimanche 16 août 2015

Une blague au retour de vacances

Après une semaine de vacances durant lesquelles j'ai coupé avec ce blog (et la politique en général) me voici de retour. Mi-figue mi-raisin pour être tout à fait honnête avec vous. Ces quelques jours m'ont permis de faire le point, et il n'est pas très optimiste pour notre ville.

Les incompétents sont toujours en place et rien ne bouge...
Le clientélisme fait plus que jamais son oeuvre pour s'attacher les voix de quelques amis...
L'embourgeoisement de la ville suit son cours, pour éviter tout risque de changement politique...
Et à la mairie on prépare gentiment le passage de relais à un candidat "Les Républicains" pour 2020.

Bref, c'est le pied.

Mais c'est ce que les Annéciens ont voulu. Ils critiquent à tout va mais n'imaginent pas changer de politique. Oh la gauche çà fait peur (à la limite le FN ?). Et puis trop jeune, trop intello, trop... Bref, on ne veut plus de Rigaut mais on le laisse en place. Alors il ne faut pas se plaindre.
Suis-je défaitiste ? Non. S'il y en a bien un qui se bat depuis 8 ans je crois que c'est moi. Et Dieu sait si on a fait avancer les choses... Mais rien n'y fait. Les Annéciens préfèrent tourner la tête, s'inventer l'image d'une ville qui n'existe plus, d'une politique qui serait sensée être la plus belle du monde... pour éviter de regarder la réalité en face.
Et depuis 8 ans j'ai juste l'impression de courir comme un pompier qui essaie de circonscrire les incendies pour le bien d'Annéciens qui en ont besoin... mais qui préfèrent rester chez eux quand il faut aller voter.

Alors, me direz-vous, voila une belle occasion de relever le défi ! Oui, mais plus comme avant. Faire la cour à une femme qui vous regarde à peine et continue de s'enticher d'un mari qui ne l'aime plus, çà finit par fatiguer. Penser plus à soi, être plus égoïste, faire comme les autres... finalement ils vont peut-être finir par me faire devenir un vrai politique, à la sauce locale ! Prendre ses indemnités, se foutre du monde, construire des horreurs, mais être toujours réélu.

Une page à succès.

Au passage je souhaite féliciter les administrateurs de la page Facebook : "Ce qu'un Annécien ne dit pas" pour leur humour décapant sur la fête du lac. J'ai trouvé très drôle et amusant. Je regrette que tous n'apprécient pas l'humour. Mais il faut dire que vu le peu de projets portés par le maire certains s'ennuient à la mairie et ont donc tout le temps disponible pour chercher la petite bête à tous ceux qui émettraient (ce qui est jugé comme) la moindre critique... Et Facebook semble être le nouveau lieu de la censure des élites locales (après le centre des congrès...).

Enfin moi j'ai bien ri et me félicite que malgré la léthargie de cette ville, certains citoyens osent et aient encore de l'audace.

samedi 8 août 2015

Soutenir nos agriculteurs: des solutions locales existent

Depuis plusieurs semaines, les agriculteurs sont dans la rue pour dénoncer les conditions de rémunération imposées par les distributeurs, en particulier la grande distribution. Les agriculteurs veulent pouvoir vivre de leur travail, pas des subventions de l'Etat. Ces revendications sont justes et légitimes. Je les soutiens pleinement.

Vous connaissez mon attachement au monde paysan, par mes racines familiales. L'agriculture française est une fierté, avec certes parfois un modèle productiviste qui reste à améliorer, mais de nombreux efforts ont été faits. Et puis nous n'en sommes pas encore au "modèle" allemand (si souvent montré en exemple) des fermes des 10 000 vaches, 50 000 cochons ou autres entrepôts gigantesque à poulets, avec des animaux qui ne voient jamais la lumière naturelle et ne fouleront pas un lopin de terre végétale.

Les règles de la mondialisation, reprise sans aucun complexe par cette Europe ultra-libérale, tuent notre agriculture. Le droit des peuples à l'autosuffisance alimentaire, leur droit à édicter des règles de progrès écologique et de respect animal, doivent rester inviolables, au-dessus des marchés. C'est le rôle du gouvernement d'aller redire ces vérités à des idéologues libéraux qui n'ont jamais mis les pieds ni dans une ferme ni dans une usine, sinon entourés de caméras et de tout un arsenal de personnes en costume cravate.


Mais localement nous devons aussi agir pour contourner les circuits de distribution classiques et créer un autre rapport entre les consommateurs et les producteurs. Les AMAP et toutes autres initiatives allant dans ce sens sont à saluer. Mais il s'agit, si j'ose dire, de passer à la vitesse supérieure, de toucher plus de monde.

C'est dans cet esprit que je porte toujours et sans relâche, avec l'équipe qui m'avait accompagné lors des élections municipales, un projet de Halle des producteurs locaux, dans le bâtiment du manège aux Haras. Ce lieu, véritable marché couvert, ouvert tous les jours, serait un lieu à "échelle plus large" de rencontre, de dégustation, de vente, entre les producteurs et les consommateurs, entre les urbains et les ruraux.

Ce lieu, dont la gestion pourrait être innovante (coopérative ? associative ? entre consommateurs et producteurs), en plein cœur de la ville, dans un endroit qui ainsi deviendrait enfin vivant, n'est pas une solution d'affichage marketing. C'est une partie de la solution locale au malaise réel de nos agriculteurs. En créant un lieu de vente clairement identifié, attractif, nous créons un nouveau circuit de distribution "à grande échelle" s'appuyant sur les expériences des circuits-courts tout en l'aménageant pour toucher le maximum de population. Et de touristes... puisque ce lieu pourrait devenir le TEMPLE de l'agriculture haut-savoyarde. 

Avec ce projet de Halle des producteurs locaux, projet économique, touristique, culturel, gastronomique et patrimonial, nous souhaitons construire un autre modèle de consommation POUR TOUS, impliquant une autre relation directe entre les personnes, loin des schémas anonymes des grandes surfaces.

Nous sommes bien loin du projet de Halle gourmande (même si vous remarquerez que les mots sont volontairement proches) défendu par la majorité. Derrière ce terme, il s'agit en réalité d'un restaurant-brasserie haut de gamme, pour RICHES, qui eux seuls auront droit à l'excellence de notre gastronomie haut-savoyarde. Un lieu élitiste, snob, où il fera bon être vu, mais où ni les agriculteurs, ni les Annéciens ne pourront jamais se payer un repas. Cette volonté d'embourgeoiser les Haras, parce que, pour eux, ce lieu magnifique doit être réservé à des personnes magnifiques (comprendre : riches) est à l'opposé de la vision que je porte pour ce lieu, et pour Annecy.

On peut toujours tenter d'embrouiller les gens en reprenant des mots, on peut toujours habiller ses projets sous des vernis de gastronomie locale, la réalité reste pourtant bien là : entre notre projet de Halle des producteurs locaux et le projet de Halle gourmande de la majorité, il y a un abîme qui nous interdit même de les comparer tant leurs logiques sont opposées.

L'enjeu, à Annecy, c'est de participer à la définition de cette agriculture de demain en coopération avec tous les acteurs. C'est une vision bien plus haute, à longue vue que nous devons porter collectivement pour les Annéciens et nos agriculteurs. 

Face aux difficultés, il nous reste l'imagination et l'innovation. C'est aussi cela que l'on attend de la Politique. 

mercredi 5 août 2015

Les tribunes trop éphémères de la fête du lac


Hier en rentrant d'un tour du lac à vélo, je suis passé par le Pâquier. J'ai de nouveau eu cette vision de ces 3 grandes tribunes montées pour la fête du lac, vides... 

Ces tribunes, montées uniquement pour l'occasion de la fête du lac, devraient rapidement être démontées, pour être rangées dans un hangar en attendant l'année prochaine. Je trouve cette débauche d'efforts demandée aux agents de la ville pour une seule soirée, insensée. Au passage, je félicite les agents de la ville et les bénévoles pour leur travail et leur professionnalisme à tous les niveaux, y compris dans ces tâches d'avant et après fête du lac. Chapeau !

A l'heure où l'on parle de rationalisation des dépenses publiques et de bonne gestion des deniers des contribuables, ces tribunes aussitôt montées, aussitôt démontées sont une aberration. Ces installations si éphémères consomment énormément d'argent public en main d'ouvre de montage et démontage...

 Il y a 1 an, j'appelais à "dépoussiérer la fête du lac". Je n'ai pas changé d'avis, malgré l'excellent cru de cette année. Car mon appel ne se limitait pas au spectacle lui-même mais à tout ce qui pourrait et devrait entourer la fête du lac. Dans mon esprit, la question de l'utilisation des tribunes DEJA installées, APRES la fête du lac faisait partie de la réflexion.

Puisque ces tribunes sont là, qu'est-ce qui nous empêche de les utiliser après la fête du lac, et de les démonter plus tard ? Rien sinon de la volonté politique et un peu d'imagination et d'innovation. (Je vous l'accorde ce n'est pas ce qui caractérise le plus la majorité municipale...)

On pourrait imaginer des concerts en fin d'après-midi, des représentations de théâtre, du spectacle de rue, des déclamations de contes, de slam, avec un écran géant, du cinéma, etc... Pour les idées, inutile de chercher bien loin, je suis certain qu'avec le tissu associatif d'Annecy, ce ne sont pas les propositions qui manqueraient... Il faut juste le vouloir et faire confiance.

Une telle proposition culturelle (qui se veut sans prétention, mais çà à Annecy sait-on faire des choses simples pour les gens simples ? sans tomber directement dans les paillettes et vouloir être sous le feu des projecteurs mondiaux ? Toute ressemblance avec des situations réellement vécues à Annecy est parfaitement voulue et assumée) aurait l'avantage d'offrir de l'animation en début août pour les Annéciens qui n'ont pas le chance de partir en vacances (eh oui il y en a !) et pour nos touristes.

Les tribunes de la fête du lac doivent servir plus longtemps qu'une seule soirée. Le coût de leur installation doit être amorti sur des programmations plus longues, pour le bonheur d'artistes locaux, des Annéciens spectateurs, et de nos touristes.