mercredi 30 décembre 2015

Rétrospective 2015

L'année 2015 se termine. Nationalement, elle aura été marquée par les attentats et leurs victimes. La crise économique et le chômage sont encore, malheureusement, trop présents. Oui, 205 n'aura pas été la plus "sympathique" des années même s'il ne faut jamais oublier les petits bonheurs de chacun.

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Localement, nous n'avons pas chômé ! Avec mes collègues élus, j'ai porté de nombreuses propositions et remarques au conseil municipal et au conseil d'agglomération. Petit rafraîchissement de mémoire ?
Allez, c'est parti, revenons sur les grands thèmes abordés.

Le logement

Début Janvier, je réaffirmais à la presse que notre priorité absolue est le logement. Trop cher, souvent inadapté, il grève exagérément le pouvoir d'achat des Annéciens. Grâce à notre action, le projet d'écoquartier Vallin-Fier a été revu et plus de logements pour les ménages modestes vont être construits (logements en accession aidée et logements sociaux). D'autres projets, plus modestes, ont également suivi cette inflexion. Nous nous en réjouissons, même s'il faut faire plus encore. Je crois qu'en 2015, nous avons tenu parole.
Avec Claire Lepan, nous avons bataillé sur le PLH (Plan Local de l'Habitat), que nous avons fini par rejeter, faute non pas d'ambitions, mais de moyens financiers pour réaliser ces ambitions. En effet, le nouveau PLH (2014-2019) prévoit plus de logements à prix abordable mais ne fixe aucune ressource financière pour les financer ! De même, il est dit qu'il faudra construire plus de logements sociaux, mais avec la même enveloppe financière ! Pour nous, l'agglo n'a pas pris en compte l'urgence du logement qui pénalise le dynamisme économique local et fragilise les ménages modestes.

Le centre des congrès

L'année 2015 aura été l'occasion de fêter 5 ans de lutte contre l'implantation du nouveau centre des congrès à Albigny. Lorsqu'au printemps, MM. Rigaut et Accoyer ont fait voter l'avant-projet définitif avec une hausse de 7 millions d'euros par rapport au coût initial, j'ai de nouveau redit mon opposition au choix du site. Avec Claire Lepan, nous avons été les deux seuls conseillers communautaires à nous mouiller encore et toujours en saisissant la justice pour faire annuler cette délibération. Nous avions d'ailleurs, au préalable, saisi le tribunal administratif pour qu'il nous renseigne sur le nombre de mètres-carrés constructibles. Tout comme nous avions saisi le préfet sur cette même demande.

Un conseil municipal des Jeunes

Le groupe "Avec vous, Annecy pour tous" a déposé un vœu pour la création d'un conseil municipal des Jeunes à Annecy afin de mieux intégrer la parole et les demandes des jeunes à nos décisions. La majorité et les groupes d'extrême droite et de droite extrême ont rejeté cette proposition par peur de notre jeunesse. Depuis, un groupe de travail s'est constitué pour trouver un autre dispositif. Nous verrons bien ce qu'il en sortira.

Le couvent des Capucins

La majorité a décidé de revendre le couvent des capucins à un promoteur immobilier pour le privatiser et le bétonner. Alors que nous avions demandé dès le début d'année une ouverture du parc au public, le vote de la vente de ce lieu magnifique a été une douche froide. Surtout que ce dossier (comme tant d'autres) a été pensé en secret. Nous avons redit notre volonté de voir cet espace ouvert au public. Nous avons lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 1000 signatures pour sauver le parc. Et nous allons continuer à nous opposer à ce projet, avec le soutien de nombreux Annéciens.

La fusion des communes

L'idée, sortie du chapeau, de fusionner les 13 communes de l'agglo a fait pschitt... Je n'étais pas favorable à cette "grande" fusion, mal menée par l'exécutif de l'agglo, mal préparée et mélangeant des communes trop différentes. J'ai donc voté contre tout en réaffirmant que je ne suis pas opposé, loin de là, à l'idée de fusionner les communes urbaines volontaires. C'est le processus qui est aujourd'hui engagé et que nous avons accompagné. Le choix définitif du mariage aura lieu dans le premier semestre 2016. Nous avons des exigences qui conditionnent notre choix final et que nous portons régulièrement dans les différents conseils comme l'implication de la population dans les décisions, le maintien et le renforcement du service public à la population, le travail autour d'un projet d'avenir pour notre nouvelle commune qui prenne en compte les exigences de solidarité et de performance.

Par ailleurs, nous avons validé le regroupement des communautés de communes des deux rives du lac, du Pays d'Alby, de la Fillière et de la C2A.

Le terrain Balleydier

La majorité, toujours dans le plus grand secret, a décidé de vendre le terrain Balleydier et d'acheter le parc des Soeurs de Saint Joseph pour l'ouvrir au public (!!! si si en centre ville c'est possible, contrairement aux Capucins..). Là encore, le projet immobilier proposé et les parkings moches et insuffisamment nombreux, ne répondent en rien aux attentes des habitants de la vieille ville et aux professionnels qui y travaillent. Pour notre part, nous défendons l'idée d'installer là un véritable musée du cinéma d'animation qui serait une nouvelle locomotive puissante pour le tourisme et qui valoriserait une filière d'excellence économique locale. Nous avons besoin de penser l'avenir et de faire face à la concurrence de nouvelles destinations touristiques en innovant dans des projets utiles et économiquement viables.


Bien entendu ce ne sont là que nos prises de position les plus emblématiques et souvent médiatisées. Mais je n'oublie pas le travail mené en commissions par mes collègues (et moi-même) sur les questions des mobilités et transports, la qualité de l'air, le social et la solidarité, la culture et le sport, la sécurité et la tranquillité publique, le dynamisme économique et l'innovation (avec la question d'AirBnB par exemple), l'accueil de nos enfants en crèches, dans les écoles et au périscolaire dans des conditions acceptables (de locaux et de prix notamment), etc...

Chacun pourra juger sur ces quelques exemples de notre travail au service de tous les Annéciens et habitants de l'agglomération. Nous proposons (logements, Capucins, conseil municipal Jeunes, Balleydier, etc...) et parfois, faute d'écoute, nous nous opposons. C'est une mission exigeante, parfois ingrate, mais qui me procure la satisfaction de la parole tenue, de votre confiance (donnée au moment des élections) respectée.

Je sais que notre travail, nos positions ne sont pas toujours partagées par tous les Annéciens, c'est bien normal. Mais vous savez aussi que nous travaillons avec la volonté de porter une certaine idée du bien commun et du vivre ensemble. Notre travail est souvent félicité pour sa pertinence et son sérieux et je veux, par ce message, y associé mes collègues et ceux qui nous soutiennent depuis des années. Un leader ne peut rien et n'est rien sans des collègues travailleurs et dévoués au bien commun.

Depuis Janvier 2015 je n’appartiens plus à aucun parti même si chacun sait que mon cœur est à gauche, une gauche responsable, ouverte, pragmatique, progressiste et écologiste. J'appartiens au parti d'Annecy et j'en suis très heureux. Cette année, j'ai pu la consacrer entièrement à vous. Nous avons pu mieux nous connaitre au cours de réunions publiques où vous êtes venus nombreux, de marchés, de rencontres, loin des chamailleries politiciennes. J'ai beaucoup reçu de vous, d'affection, d'amitié et d'échanges toujours enrichissants. Je vous en remercie très chaleureusement car sans vous, cette année aurait été très difficile. Grâce à vous, je sais que nous sommes sur la bonne voie pour faire gagner Annecy. 

Je vous embrasse.

lundi 28 décembre 2015

Déchéance de nationalité : on arrête le cirque ?

Depuis quelque temps je me suis un peu éloigné, sur ce blog, des thématiques nationales pour me consacrer à la vie locale. Ce n'est pas parce que la politique nationale ne m'intéresse plus, bien au contraire. Non, mais je la trouve de plus en plus pitoyable.

Cette 5e République, avec sa monarchie républicaine, n'en finit pas d'agoniser et de créer des monstres démocratiques : FN, absence de débat au parlement (et donc émergence de "frondeurs"), zigzags de l'exécutif, réforme constitutionnelle en plein état d'urgence...

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La dernière trouvaille en date de l'exécutif : la déchéance de nationalité pour les binationaux terroristes. Je n'ai pas voulu commenter à chaud ce genre d'annonce dont on ne sait jamais trop si l'exécutif ne va pas faire machine arrière deux jours après... Mais non, çà dure et c'est n'importe quoi.

Plus que jamais, il faut être intraitable avec les terroristes qui attaquent notre pays. Oui, nous sommes en guerre contre des fanatiques qui veulent nous imposer leur terreur et leur vision rétrograde du monde. Bien sûr, l'Etat doit mettre tout en oeuvre pour éradiquer ce terrorisme, traquer ces assassins et les punir le plus sévèrement possible. La sécurité des Français est une priorité absolue.

Mais la déchéance de nationalité... Comment dire ? Reprenons du début.
L'idée de départ est de faire peser sur la tête des potentiels djihadistes français une menace tellement insoutenable qu'elle les ferait réfléchir à deux fois avant de passer à l'acte : leur supprimer la nationalité française. Franchement, ce n'est pas crédible. Ces fous furieux en ont rien à faire de leur nationalité. Et bien souvent ils sont morts après leurs actes : ils se moquent pas mal d'être enterrés français ou autre autre. Des dires mêmes du Premier Ministre, cette sanction sera inefficace.

Alors pourquoi la proposer ? Pour faire semblant de faire quelques chose. Pour donner l'impression d'agir, tout de suite, maintenant, quitte à prendre des décisions inutiles... C'est sidérant. Cela démontre bien l'état de délitement de notre démocratie, l'état d'effritement de nos institutions. On passe des jours à débattre de mesures inutiles... Comment voulez-vous que les Français croient encore en la Politique ? La politique n'est-elle plus qu'une question de postures, de spectacle ?

Et un spectacle populaire qui plus est ! C'est même écrit dans l'argumentaire envoyé aux parlementaires socialistes : cette mesure doit être soutenue car elle est populaire ! On nage en plein populisme, en pleine démagogie. Ah, il est bien loin le temps où un Mitterrand supprimait la peine de mort, alors encore soutenue par une large majorité de Français...

Alors, tout cela ne serait pas bien grave si deux éléments ne venaient pas s'y ajouter, cette fois-ci sur le fond.

1) D'abord la déchéance de nationalité est une manière d'exclure de la communauté nationale quelqu'un parce qu'il aurait commis un acte terroriste. Très bien. Mais c'est une mesure simpliste qui consiste à exclure sans plus se poser de questions. C'est une manière simpliste de répondre à un problème complexe. Entendez-moi bien, il ne s'agit nullement de chercher des circonstances atténuantes à ces criminels, mais bien de s'interroger sur le "pourquoi? " et le "comment?". Pourquoi des jeunes Français deviennent-ils terroristes ? Et comment cet endoctrinement, ces préparations ont été possibles? On n'a jamais soigné une maladie en cassant le thermomètre qui indique que l'on a de la fièvre. Un bon médecin cherche toujours les racines de la maladie pour l'éradiquer définitivement. En matière de Politique ce devrait être la même chose. Malheureusement cela prend du temps et nécessite des moyens. Eradiquer le terrorisme et le terreau qui lui permet de prospérer ce devrait être l'ambition ultime du gouvernement. On est bien loin d'une mesurette inutile comme la déchéance de nationalité.
Car au fond, si on poussait la logique jusqu'au bout, "une fois que l'on a franchi les limites, il n'y a plus de limite" comme dit le proverbe, pourquoi ne pas les supprimer "définitivement" de la communauté des hommes ? Pourquoi n'en rester qu'à la communauté nationale et les renvoyer dans d'autres pays ? En clair, pourquoi ne pas proposer cette ignominie que serait le rétablissement de la peine de mort ?

2) Cette idée de déchéance de nationalité est un virus d'extrême droite. Car derrière l'idée de façade elle véhicule une idéologie xénophobe. D'abord, la déchéance de nationalité (pour les terroristes qui seraient restés vivants) n'aurait de sens qu'avec un contrôle SYSTEMATIQUE aux frontières pour s'assurer que l'ex-Français ne reviennent pas. Comment contrôler tant de kilomètres de frontières ? Et surtout ce n'est évidemment pas souhaitable. Allons-nous nous replier sur nous-mêmes, vivre entre nous, parce que nous serions alors protégés de la "menace extérieure" ? Franchement ce n'est pas la vision du monde et de l'Humanité qui est la mienne. Ne pas tout accepter, certes, mais verrouiller les frontières : non.

Cette mesure de déchéance de la nationalité toucherait les binationaux. On se demande bien, au passage, ce que la nationalité a d'ailleurs à voir avec le terrorisme quand on voit que l'Etat Islamique recrute dans à peu près tous les pays, mais passons sur cette incohérence qui revient à vouloir désherber son jardin avec de l'aspirine "puisque çà éradique bien les maladies".... Cette mesure a quelque chose de nauséabond en ce sens où elle cible spécifiquement une partie des Français : les binationaux (que fera-t-on pour les terroristes "juste" Français?).
Ce qui devrait être une richesse (avoir deux nationalités, créer des ponts entre des pays) est donc vu comme potentiellement "dangereux". On retrouve ici les argumentaires d'extrême droite sur le manque de "loyauté" des binationaux qui ne seraient pas capables de "choisir leur camp". La déchéance de nationalité trimbale dans ses bagages l'idée nauséabonde de l'absence de "pureté". Les binationaux ne sont pas totalement fiables.

Dans les périodes de troubles (ici terroristes) il faut rétablir un cocon national protecteur : 1) en se barricadant derrière nos frontières , 2) en "purifiant" la nationalité de ceux qui vivent dans le cocon.

Si je ne doute pas de la sincérité du Président et du premier Ministre qui ne tomberont jamais dans de telles extrémités, je sais aussi que les majorités présidentielles changent... En laissant la porte ouverte à cette idée de déchéance de nationalité pour les binationaux, l'exécutif semble donner raison au FN et ouvre une voie très dangereuse pour l'avenir.

Parce que cette mesure est inefficace, qu'elle est un cache-sexe pour ne pas se poser les bonnes questions sur le terrorisme et la manière de l'éradiquer et parce qu'elle repose sur des fondements xénophobes, j'y suis fondamentalement et profondément hostile. Travaillons enfin sérieusement à éradiquer le terrorisme et laissons tomber la poudre de perlimpinpin ! 

jeudi 24 décembre 2015

Joyeux Noël à tous


Je vous souhaite à vous, mes amis, un très joyeux Noël plein de bonheur et de joie. Qu'il soit pour tous un temps de fraternité, cette valeur si essentielle qui relie tous les Hommes entre eux et qui les unit à la Pachamama.

Joyeux Noël !

mardi 22 décembre 2015

Fusion de communes : une méthode à confirmer

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Jeudi dernier, à la suite du conseil d'agglomération, une réunion des 202 conseillers municipaux des 6 communes qui réfléchissent à fusionner au 01 Janvier 2017 s'est tenue (s'il y a fusion le nombre d'élus en 2020 sera réduit à 55).

Une méthode de travail a été énoncée. Des groupes de travail vont se réunir pour plancher sur 11 sujets (Finances/RH, sports, culture, scolaire, logements, vie démocratique...). Malheureusement pour les oppositions (et les électeurs qu'elles représentent) seules les majorités participent à ces groupes de travail. On nous en a exclu pour plus d' "efficacité" et par peur de groupes trop nombreux (quand on voit ceux qui travaillent réellement dans ce genre de groupe, on peut se dire que l'argument est bien faible...). Inutile d'insister sur le fait qu'une majorité comme celle de Pringy ou de Meythet, élues avec beaucoup moins de voix que nous, aura droit au chapitre, pas nous.

On nous a expliqué que cela n'était pas grave car toutes les sensibilités politiques étaient représentées dans les différents exécutifs... sauf que ceux qui n'ont pas d'étiquette politique (ou plus) ne sont donc pas représentés. (Le partage du pouvoir entre PS, UDI et LR a encore de beaux jours devant lui visiblement). Personnellement, je ne me sens pas représenté dans ces groupes de travail.

Alors en contrepartie tous les conseillers municipaux auront droit au compte-rendus qu'ils pourront commenter. Ces remarques remonteront aux groupes de travail qui trancheront. Il faut noter également qu'une réunion à huis clos sera dorénavant organisée après chaque conseil municipal pour faire le point, commune par commune.

Nous avons accepté cette proposition de méthode. Avions-nous le choix ? Bien sûr, nous aurions préféré participer directement aux groupes de travail (202 conseillers divisés par 11 groupes : 18 élus par groupe, il me semble que c'était gérable...). Mais si on râle sur cette méthode on va nous dire qu'on râle tout le temps... Et il semble que les électeurs préfèrent souvent les élus moutons... Sans oublier que les majorités auraient alors détournée notre agacement sur la méthode pour le transformer en  opposition au projet de fusion... ce qui n'est absolument pas le cas.

Au cours de cette grande réunion, je me suis inquiété de la concertation avec la population qui tarde à venir. Il ne faudrait pas que tout soit, quand même, décidé avant la concertation, me semble-t-il... Oh mince, c'est vrai ce n'est pas le genre de nos élus majoritaires... On peut donc être confiants.
La concertation avec la population est laissée au libre choix des différents maires qui l’organiseront comme ils veulent sur leur commune. C'est quand même dommage qu'à un an d'un possible mariage à 6, on ne soit pas fichu d'adopter une méthode commune... Enfin passons... A Annecy, si on a droit à la même concertation que pour la fusion à 13 (c'est-à-dire aucune réunion publique, aucun atelier citoyen, rien, nada, que dalle...) çà promet...

Un élu de Pringy s'est interrogé sur le fait que les maires et les exécutifs balaient d'un revers de manche la question de passer par le référendum pour consulter la population. Cette question est très pertinente et mérite une réponse plus argumentée que le discours vide qui nous est servi (et que l'on nous a resservi) à chaque fois.

Oui, le référendum est possible. Oui, n'ayant pas été élus sur un programme de fusion, il est légitime de se poser cette question. Là aussi, lassé de prêcher dans le vide auprès d'élus de tous bords qui, de toutes façons, se sont déjà mis d'accord entre eux (à se demander s'ils ne se sont pas déjà répartis les postes...), fatigué de cette oligarchie qui discute entre elles, je n'ai pas poussé cette idée. On ne peut pas se battre sur tous les fronts, souvent seuls...

On nous dit que le référendum est dangereux (sic!!!) car si la participation est insuffisante (il faut 50% de participation pour que le résultat soit validé) le projet tombera à l'eau. C'est faux. La meilleure preuve en est ce que sont en train de faire les communes autour de Thorens-Glières.

On pourrait très bien programmer un référendum pour Avril. Si toutes les communes disent OUI et qu'il y a plus de 50% de participation, c'est fait. Si la participation est inférieure à 50%, les conseils municipaux peuvent parfaitement reprendre la main derrière (avant Juin). Dans une commune où la population aurait dit OUI majoritairement au référendum mais où les 50% de participation ne seraient pas atteints, le conseil municipal pourrait légitimement adopter la fusion. Bien entendu si la population d'une commune disait NON cela voudrait dire que la commune se retire du projet de fusion.

Sur cette affaire, face à un élu de la moins peuplée des 6 communes, j'ai trouvé les maires bien légers et pour tout dire pas très honnêtes. Nous savons qu'il faut gagner la confiance pour faire adhérer les populations (et les élus) à ce projet. Or, voir tous les maires (notamment des plus grandes villes) répétés en boucle cet argumentaire faux, ne me laisse rien présagé de très réjouissant pour l'avenir...

Je tiens à dire que dans cette affaire de fusion, les maires sont des élus comme les autres. Que ces petits conciliabules à 6 pour travailler des argumentaires d'enfumage des élus, ça ne va pas me plaire très longtemps. Soit on se parle franchement et on répond honnêtement aux question légitimes des élus, soit sinon le projet de fusion est déjà mort. 

jeudi 17 décembre 2015

Mosquée : dit quand reviendras-tu ?

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C'était en 2004. Des individus mettaient le feu à la mosquée d'Annecy privant ainsi les musulmans de notre ville de leur lieu de culte.

Depuis 2004, la communauté musulmane cherche à reconstruire sa mosquée (2e mosquée construite en France après celle de Paris) pour continuer à vivre dans l'esprit de concorde et de respect qui était le sien avec tous les Annéciens pendant de nombreuses décennies.

Mais voilà, pour des raisons parfois réelles et évidentes, souvent teintées d'islamophobie, des riverains ont choisi d'empêcher cette reconstruction.

Oui, le quartier des Alpins est un quartier qui connait de gros problèmes de stationnement. Il serait bête de le nier et l'absence de parkings en nombre suffisant dans le projet de mosquée est une question qu'il faut avoir le courage de se poser. Oui, les premiers projet de mosquée, surement trop grands et d'une hauteur importante ont pu légitimement interroger et faire naître un sentiment de bétonisation et d'étouffement. Oui, au départ, la faible transparence sur les financements a créé un terreau fertile pour toutes les spéculations et les fantasmes de "main invisible" de puissances étrangères. Oui, l'absence d'implication de la mairie pour faciliter le dialogue entre riverains et musulmans, pour retourner un climat qui se dégradait, a ses responsabilités dans l'état de fait actuel. Oui, l'annulation de 3 permis de construire pour cette mosquée, pourtant délivrés par la ville, interroge sur le sérieux mis sur ce dossier et engendre nécessairement une méfiance de la part de ceux qui pouvaient n'être que sceptiques.

L'historique depuis 10 ans de ce renouveau de la mosquée, le passif qu'il traîne derrière lui est malheureusement lourd. De quelques habitants mus par des orientations politiques à connotation extrémiste, l'opposition à ce projet s'est propagé à des riverains plus modérés mais inquiets. Cette contagion s'est faite sur le lit d'un sentiment étouffement du quartier et d'isolement (parkings, urbanisme grandissant...) qui dépasse largement le cadre de ce seul projet. De ce point de vue, la mosquée paie l'absence de vision du politique et un aménagement de la ville délirant. Le second terreau fertile de cette propagation est l'abandon des hommes politiques : ce quartier a eu le sentiment d'être seul et effectivement la ville, par ses permis invalidés, a donné l'impression de se dédouaner totalement de questions légitimes. Elle n'a pas non plus voulu se mouiller réellement pour construire un dialogue et ramener la sérénité.

Tout cela est vrai et malheureusement, je suis intimement convaincu, que le mal est fait. Un nouveau projet est présenté par l'association Nouvel Avenir qui a tiré les leçons du passé et fait preuve d'une écoute et d'une transparence exemplaire. Mais le mal est fait. L'opposition au projet, et en réalité la volonté de plus en pus de riverains de voir partir définitivement la mosquée de la rue des Alpins, a pris une proportion qui m'interroge depuis plusieurs mois maintenant.

Ma vision concernant ce projet a toujours été simple et claire:
- les musulmans comme toutes les autres communautés religieuses d’Annecy ont droit à un lieu de culte digne, EN CENTRE VILLE.
- les musulmans d'Annecy ont droit de choisir le lieu d'implantation de leur mosquée
- le projet de mosquée doit évidemment être conforme aux règles d'urbanisme qui s'appliquent à tous.
- le contrôle de la teneur des prêches relève du ministère de l'Intérieur et de l'Etat. Il doit être intraitable contre toute forme de discours extrémiste.

Dès le rejet du dernier permis de construire par le Conseil d'Etat, face à cette opposition grandissante sur le quartier des Fins et étant donné le passif de ce dossier sur ce lieu, j'avais fait une proposition d'apaisement et de pragmatisme (que j'aurai assumée si j'avais été maire) : pourquoi ne pas trouver un accord avec l'association Nouvel Avenir pour qu'elle construise sa mosquée, intégrée à un projet plus global, route des Vignières, à l'emplacement des serres municipales actuelles qui vont déménager sur le terrain de Anciens Abattoirs.

J'ai compris que ni la ville, ni l'association n'avait voulu attraper au vol cette proposition et l'étudier sérieusement. Sincèrement je le regrette car elle me semblait une porte de sortie réalisable et acceptable pour tous plutôt que de s'entêter dans un quartier où le projet sera toujours plus difficile à faire accepter.

La ville et l'association ont voulu s'obstiner à implanter cette mosquée rue des Alpins. C'est leur droit et c'est pourquoi je me suis depuis tu. Mais je crois que ce choix conduit de nouveau dans un tunnel juridique sans fin qui nuit à la cohésion de notre ville et alimente tous les ressentis. C'est aussi en ne permettant pas la construction d'un lieu de prière digne pour les musulmans qu'ont les pousse à prier dans des lieux parfois sordides: caves, arrières-boutiques, etc... où le contrôle républicain des prêches est nécessairement plus difficile. Face à ce qui est vécu comme une injustice par des jeunes musulmans (l'absence de lieu de culte digne), la situation est critique et peu malheureusement mener au pire. C'est sur le terreau du sentiment d'injustice et d'inégalité que naissent bien souvent les vocations djihadistes.

Je crois que la possibilité de réfléchir à ce plan B existe toujours. Que si un projet bien pensé et largement intégré était proposé, certes à quelques pas de la rue des Alpins (route de Vignières) mais toujours en centre ville, construit en transparence et en lien direct avec les riverains, il serait largement accepté. Vous me direz : mais alors les extrémistes auraient gagné, la mosquée serait partie de la rue des Alpins. On peut voir les choses comme cela. Mais on peut aussi se dire que c'est en semant ainsi la pagaille et la discorde qu'ils sont en train de gagner. Les incendiaires de 2004 ne pensaient sûrement pas que leur acte, mû par une idéologie du rejet, serait à ce point un succès...

Oui, il y a dans ce texte une forme de fatalisme et de résignation. Il naît de mon impuissance (je ne peux que faire des propositions et rien d'autre) et du sentiment diffus mais réel que parfois les acteurs de ce dossier ne se rendent pas compte de ce qu'ils font, sur un sujet qui est devenu si brûlant.

mardi 15 décembre 2015

Capucins : intervention en conseil municipal


Claire Lepan est intervenue au nom du groupe pour exprimer notre point de vue sur la vente du clos des Capucins à un promoteur immobilier. Vous connaissez notre attachement à ce lieu et à la préservation du parc et son ouverture au public depuis des années. Hier soir, le Maire est resté autiste aux 936 premières signatures que notre pétition a déjà recueillie (elle reste d'ailleurs en ligne et je vous invite à continuer à la faire signer).

Englué dans ses contradictions, énervé et visiblement fébrile prouvant ainsi son inconfort sur ce dossier, le maire est resté droit dans ses bottes. Même le FN a dû venir à sa rescousse en expliquant finalement le fond du positionnement grotesque de la majorité sur ce dossier : oui à un parc public au couvent des soeurs de St Joseph en plein coeur de ville parce qu'il sert de vitrine aux touristes, mais non à un parc aux capucins qui ne sera pas "suffisamment fréquenté par ces mêmes touristes et ne servira qu'aux riverains". 

Voir le Maire et le FN sur la même longueur d'onde et finalement sur la même vision de l'urbanisme a de quoi surprendre mais c'est malheureusement la réalité. Ils veulent tous deux transformer Annecy en carte postale pour touristes et ils oublient les Annéciens. Pour M. Noël (FN) c'est assez choquant quand on sait qu'il habite une villa au milieu ds champs à Montagny que d'expliquer que les riverains des Capucins n'ont pas besoin de verdure. Mais au fond, c'est assez logique, il ne cotoie que très peu les Annéciens et est peu au fait de leurs besoins. Lui, il a choisi Annecy pour y faire carrière avec une étiquette porteuse.

Chacun sa vision de la politique. Je regrette simplement que ce genre de comportement puisse recueillir des voix parmi les Annéciens...

Au final, la vente a été votée par le groupe majoritaire soutenu par le FN ; et rejetée par notre groupe (6 voix) et le groupe DVD Bexon (essentiellement sur des questions architecturales du projet, pas sur le maintien du parc). Le combat n'est pas fini, il ne fait que commencer. Nous aurons l'occasion très prochainement de nous mobiliser de nouveau pour sauver ce lieu magnifique du béton et du pognon.

Voici l'intervention que Claire a lu hier au soir :


Monsieur le Maire, chers collègues,

Je vais voter contre cette délibération qui a pour finalité la construction d’un projet immobilier en lieu et place du parc des Capucins, sa bétonisation donc.

Oui, les annéciens ont besoin de logements mais ils ont aussi besoin, dans les zones déjà fortement densifiées, ce qui est le cas du quartier Courier et de l’avenue de Cran, d’espaces de respiration pour le bien vivre ensemble mais aussi de chacun.

Un urbanisme à taille humaine doit préserver les espaces verts.

Un urbanisme soucieux de la qualité de l’air doit éviter les fortes concentrations d’habitations et préserver les espaces verts dans les villes. Ceux sont là les principes urbanistiques portés par Air Rhône-Alpes, Observatoire agréé par le Ministère de l’Ecologie du Développement durable et de l’Energie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Rhône-Alpes. La qualité de l’air de notre ville étant très régulièrement médiocre voire mauvaise, nous devrions donc, il me semble faire de ces principes les nôtres.

Le parc des Capucins est le dernier espace naturel de la ville. Il est situé entre une usine et la rocade. Monsieur le Maire, vous qui dites avoir à cœur de traiter de manière uniforme tous les quartiers de la ville, tous ses habitants, je vous invite à préserver le parc des Capucins et à l’ouvrir au public comme vous le ferez pour le parc des Sœurs Saint Joseph situé lui en vielle ville à quelques mètres du Paquier, des Jardins de l’Europe et de la Mairie et ce avec le même enthousiasme.

Monsieur le Maire, chers collègues,
Je vais voter contre cette délibération avec le soutien des 936 signataires de la pétition « Sauvons le parc des Capucins », pétition lancée il y a dix jours, jour pour jour.

Ces 936 remiers signataires se souviennent de vos promesses lors du rachat par la ville du couvent, de la chapelle et du parc des Capucins, rachat intervenant sous la pression populaire pour sauver cet espace d’un premier projet immobilier. Vous vous étiez engagé alors à préserver le parc et à l’ouvrir au public. Il n’était pas question d’une simple déambulation !

Ces 936 signataires se trouvent aujourd’hui trahis : ils pensaient avoir mis cet espace sous votre protection, l’avoir protégé de la spéculation immobilière. Ils pensaient offrir aux générations futures un espace de verdure, un horizon au milieu du béton !

Ces 936 signataires vous appelle à stopper votre projet immobilier !

Monsieur le Maire, cher collègues,

Je vous invite à prendre le temps de la réflexion dans votre démarche : souhaitez-vous être complices du saccage d’un bien de tous les Annéciens ? Souhaitez vous hypothéquer le bien vivre des habitants actuels et des générations futures ?

Moi, non.

vendredi 11 décembre 2015

Serres municipales, mon point de vue


Alors que la "pose de la première pierre" du nouveau centre horticole a eu lieu mercredi, je n'y ai pas assisté.

Ce nouveau centre horticole sera installé aux anciens abattoirs à la limite communale entre Seynod et Annecy.

J'ai toujours soutenu, avec mes collègues élus, y compris au cours du dernier mandat, la construction d'un nouvel outil performant, "écologique" et offrant des conditions de travail largement améliorées pour les agents municipaux. Les anciennes serres de l'avenue des Barattes étaient obsolètes depuis déjà bien longtemps.

Mais j'ai aussi toujours défendu l'idée (avant même que l'on parle de fusion de communes) d'une mutualisation de cet outil à toutes les communes de l'agglomération volontaires. Je trouve RIDICULE de dépenser 7 millions d'euros d'argent public pour avoir un outil JUSTE A NOUS. Les autres communes achètent leurs fleurs à des entreprises privées, et font faire des centaines de kilomètres en camions à ces plants. C'est à l'opposé de ma vision du développement durable qui doit favoriser la production de plantes adaptées à nos climats, le plus proche possible des lieux de plantations. Et je crois que cela ne va pas dans le sens des discussions de la COP21 (alors après on peut toujours planter un arbre, pour se donner bonne conscience...)

Avec la fusion des communes, cette réflexion est d'autant plus d'actualité. Nous lançons la construction d'un nouvel outil (y compris pour optimiser les coûts de production, c'était une des idées de départ) qui, on le sait, est déjà obsolète au niveau des capacités de production.

Cette vision égoïste, jusque-boutiste, alors qu'il fallait temporiser et associer d'autres communes à ce projet est une caricature de ces politiques qui gèrent l'argent des autres avec désinvolture.

Deux exemples de choses qu'on aurait pu faire si on avait mutualiser ce nouvel équipement;
- 1) créer une partie pépinière pour arbres et arbustes qui ne sera pas présente dans le nouveau centre horticole car la ville d'Annecy n'en plante pas assez par an pour qu'une telle production soit "rentable". Mais à plusieurs communes, la production aurait été supérieure et donc rentable
- 2) implanter cet outil sur un terrain moins onéreux et garder ce terrain, en cœur d'agglomération, à côté des transports en commun, pour y installer du logement, plutôt que de faire l'inverse : les logements en périphérie d'agglo et les serres en son cœur...

Je vois avec un léger sourire amusé que la majorité communique largement sur la présence d'une serre pédagogique ouverte aux scolaires et aux jardiniers amateurs. Cela me fait sourire car j'ai bataillé des mois durant en commission "urbanisme" (donc dans des réunions sans témoins) pour que ces espaces ouverts sur l'extérieur soit inclus au programme. Je vous passe les discours et les procès en incompétence que j'ai pu recevoir à l'époque ("les serres seront un lieu pour nos professionnels, pas pour les habitants, vous n'y connaissez rien") de la part des mêmes qui aujourd'hui se l'approprient.

Oui il y aura des espaces pour les Annéciens et ces serres seront un espace ouvert. C'est grâce à notre action (quoiqu'en dise la majorité qui n'a aucune vergogne à s'approprier nos idées) que cela est possible. Et c'est tant mieux car çà me met du baume au cœur. Oui, grâce à notre groupe, certes minoritaire mais toujours actif, les choses évoluent parfois dans le bon sens, pour vous, les Annéciens.

mardi 8 décembre 2015

Tunnel sous le Semnoz : quelle rigolade !

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En lisant le dauphiné libéré de ce matin, on apprend qu'au cours du débat concernant le budget 2016 du conseil départemental, M. Puthod (qui en plus d'être maire-adjoint à Annecy, vice-président de l'agglo, président du CITIA... bref cumulard est aussi conseiller départemental) est intervenu. C'est déjà en soi une information tellement sa voix est très discrète dans cette instance depuis des années et des années qu'il y siège au nom des Annéciens.

Il est intervenu pour dire : "l'agglo ne pourra pas suivre sur l'ensemble des projets prévus"... "Nous devons renégocier pour réduire notre niveau de participation [de l'agglo], pour le tunnel [sous le Semnoz] mais pas seulement"...

En effet, comme je n'ai cessé de la dire et contrairement aux contre-vérités de M. Rigaut et des autres promoteurs du tunnel, le conseil départemental ne payera pas tout. Les accès sont à la seule charge de l'agglo [cf. article http://denisduperthuy.blogspot.fr/2015/12/tunnel-sous-le-semnoz-le-parler-faux-du.html et tant d'autres]. D'ailleurs, cette répartition des financements a été actée et votée au conseil d'agglomération de décembre 2014. J'ai toujours dit que l'agglo n'a pas les moyens de payer ces accès au tunnel et que, par conséquent, les promoteurs du tunnel (parmi lesquels on trouve M. Puthod) vendent du vent aux Annéciens depuis des années. Ce projet est irréalisable financièrement ! (Et c'est tant mieux car il est contraire aux enjeux actuels de mobilité et de lutte contre la pollution). D'où ma parfaite sérénité sur ce sujet, et ce projet qui ne verra jamais le jour.

On ne peut donc que s'étonner de cette sortie du conseiller départemental d'Annecy/Sevrier (qui a fait campagne sur le tunnel...) quand on sait qu'il n'a pas ouvert la bouche en décembre dernier (mais il a visiblement la mémoire très courte) au moment du vote de la répartition des financements de ce projet. Est-ce de l'inconséquence ou de l'incompétence ? J'opterais volontiers pour la seconde solution car j'avais, au cours du débat qui avait précédé cette délibération, mis le doigt sur cette difficulté financière sans que M. Puthod ne viennent à abonder ma position.

En décembre dernier M. Puthod votait donc POUR la répartition des financements et aujourd'hui il demande à renégocier... On ne peut que comprendre et approuver la réponse hostile de M. Monteil et d'autres conseillers départementaux à cette demande. Quand on est grand et courageux on se pose ses questions avant et on assume ses votes.

Cette péripétie, qui montre bien le sérieux de nos élus locaux, en dit long aussi sur l'état des finances de notre agglomération. J'avais écrit il y a 4 ans un article sur mon ancien blog prédisant le mur financier à l'agglo pour 2016 (en retravaillant les études faites par un cabinet indépendant mandaté par l'agglo à l'époque). Nous y sommes. Le prochain budget de l'agglo est très difficile à construire et pas seulement à cause des baisses de dotations de l'Etat mais aussi à cause des choix politiques faits par les équipes en place. Cette année 2015 l'exécutif avait trouvé le subterfuge en augmentant la taxe foncière mais en diminuant la taxe des ordures ménagères. Mais en 2016, les contribuables n'échapperont pas à la hausse d'impôts. Et M. Puthod cherche déjà un bouc-émissaire pour faire passer la pilule... le conseil départemental ?

En attendant, je me fais une réflexion : Mesdames et messieurs les élus des autres communautés de communes appelées à rejoindre la C2A, voilà dans quel bourbier financier vous venez mettre les pieds... Il n'y a plus d'argent mais nos élus continuent de promettre un tunnel (impayable) et un centre des congrès (80 millions d'euros). Alors merci de venir rejoindre les contribuables de l'agglo pour financer avec nous ces absurdités !

samedi 5 décembre 2015

Pétition pour sauver le parc des Capucins


Des habitants du quartier, les membres de l'association "Annecy citoyenne", Evelyne Marteau, Claire Lepan et moi-même avons décidé de lancer une pétition pour sauver le parc des Capucins à Annecy.
Vous savez que le terrain du clos des Capucins situé Avenue de Cran avait été acquis par la ville qui l'a payé cash suite à une précédente mobilisation citoyenne (alors que ce terrain était déjà voué à la bétonisation des promoteurs immobiliers). Or, alors que tout le monde pensait ce bijou protégé, le maire a décidé de le vendre pour le privatiser et le bétonner. Il souhaite construire 7 immeubles et plus de 120 logements en plein contradiction avec les promesses qui avaient été faites alors.

Nous apprenons aujourd'hui en lisant l'ordre du jour du conseil municipal du 14 décembre prochain (18h à la mairie, c'est public ;-) ) que la vente des capucins figure bien au point n° 14.

Il y a donc URGENCE ABSOLUE à se mobiliser en signant la pétition et en la diffusant largement autour de vous (tout le monde peut et doit signer ! car ce parc concerne les habitants d'Annecy mais aussi de l'agglo et ceux qui y viennent de temps en temps). La seule chose que ces bétonneurs d'élus craignent c'est la mobilisation citoyenne, alors ne vous en privez pas. Pour signer c'est ici  (cliquez sur le lien ou copier-coller l'adresse ci-dessous dans votre navigateur internet) 

https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-d-annecy-sauvons-le-parc-des-capucins?recruiter=118034205&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

L'avenir de ce parc, dernier poumon vert naturel de la ville, situé dans un quartier hyper-dense, est entre vos mains. A vous de savoir si vous voulez voir ce joyau disparaître pour y construire de nouveaux immeubles qui serviront d'abord la spéculation immobilière, ou bien si vous pensez, comme nous, qu'une ville agréable à vivre c'est certes une ville densifiée, mais qui ménage aussi des espaces verts de respiration, de rencontre, de nature; bref qui ménage aussi quelques espaces de vie.

Je compte sur votre mobilisation. 

PS: Voici le texte de la pétition (à retrouver ICI pour impression et distribution papier)

Monsieur le Maire d'Annecy,
Vous projetez de construire un ensemble immobilier en lieu et place du parc du couvent des Capucins.
Nous, signataires, disons "STOP AU BÉTON".
Ce parc boisé de plus de 9000 m², le couvent et la chapelle ont été acquis par la ville d'Annecy suite à une mobilisation de la population pour son sauvetage d'un premier projet immobilier.
Vous trahissez la démarche des citoyens qui pensaient avoir mis cet espace sous votre protection.
Vous êtes aujourd'hui complice du saccage du bien de tous les Annéciens.
Ce site exceptionnel, dernier poumon vert naturel, en plein cœur de ville, d'agglomération doit être préservé et ouvert au public.
Nous, signataires vous demandons de :
- stopper votre projet immobilier,
- conserver le parc dans sa totalité et effectuer les aménagements nécessaires à son ouverture au public,
- réhabiliter les bâtiments du couvent et de la chapelle,
- concerter la population pour déterminer l'usage de ces bâtiments.
Signataires,

jeudi 3 décembre 2015

Des conseils locaux d'habitants pour une vraie démocratie


Lors de notre campagne de 2014 j'avais porté l'idée, avec mes colistiers, de créer des conseils locaux d'habitants (CLH) pour donner la parole aux Annéciens, au plus près de leurs préoccupations quotidiennes.
L'objectif était de redonner un peu de pouvoir aux habitants pour donner des idées et construire des projets pour leurs quartiers.
Ces CLH (sous des formes diverses) existent dans de nombreuses villes et permettent ainsi de créer un vrai lien entre habitants et élus, en obligeant les élus à écouter les habitants et à répondre à leurs attentes.

Qu'est-ce qu'un CLH pour moi ?

C'est un conseil d'une quinzaine d'habitants tirés au sort (sur une liste comme les factures d'eau ou d'électricité pour ouvrir à tous les habitants) qui se réunit régulièrement avec un élu référent (pas le même pour tous les CLH évidemment !) pour échanger sur les problèmes du quartier (voirie, stationnement, sécurité, vivre ensemble...). Les membres du CLH peuvent être nommés pour 2 ans par exemple. L'élu et un secrétaire de séance prennent des notes et rédige un compte-rendu qui est remis au conseil municipal pour réponses.
Pour qu'un CLH soit efficace, il ne faut pas qu'il recouvre un trop grand quartier. C'est pourquoi nous avions proposé qu'un CLH soit constitué pour chaque bureau de vote (avec possibilités de réunions parfois communes à plusieurs CLH). Les études sociologiques montrent qu'au-delà d'un groupe de 1500 personnes les rapports deviennent plus distanciés. Or, l'objectif est que les représentants au CLH soit en lien avec tous les habitants pour faire remonter les problèmes de tous (et non pas uniquement les siens). Ce sont des instances de dialogue d'ultra-proximité.

Loin de pseudo-réunions publiques où l'on aborde que des problèmes individuels, les CLH sont des outils de démocratie participative efficaces (la ville serait alors obligée de répondre et non pas seulement de dire "on va voir ce qu'on peut faire"). Ils permettraient de reconnecter les citoyens avec la politique, entendu comme l'art de la gestion de la cité.

Au moment où l'on parle de fusion de communes, de commune nouvelle, nous n'avons pas abandonné cette idée. Elle prend même un accent plus important encore alors que les élus vont se retrouver plus éloignés des citoyens.

Quand on voit le succès du Club Climat (même si ses prérogatives pourraient être élargies et son action plus autonome), on sait que les instances de démocratie directe sont un creuset d'idées et de dynamisme à favoriser.

Je continuerai à proposer les CLH, notamment dans le cadre du projet de fusion des communes d'Annecy, Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy, Seynod. Cette fusion ne se fera pas sans donner enfin une vraie place aux citoyens dans la réflexion politique qui les concerne dans leur vie de tous les jours.

C'est çà aussi la ville du futur !

mardi 1 décembre 2015

Tunnel sous le Semnoz : le parler faux du maire

J'assiste depuis des années aux fameuses réunions publiques du maire. Je ne ferai aucun commentaire sur l'organisation de ces réunions ou plutôt leur non-organisation. C'est la meilleure manière de ne jamais parler parler des sujets de fond... et d'entendre le maire nous rabâcher chaque fois la même chose (souvent des années après les avoir déjà dites) : "on prend note et on va voir ce qu'on peut faire". A entendre les remarques des Annéciens, visiblement il ne peut jamais faire grand-chose...

Non, ce qui m'agace passablement dans ces réunions (et qui fait que je vais commencer à me poser la question d'y assister encore) c'est de voir les numéros d'embrouille du maire.

Les Annéciens, parce qu'ils ont une vie et ne suivent pas toute l'actualité politique municipale, c'est bien normal, ont souvent un défaut d'information sur les projets. La grandeur de la politique serait de combler ces manques en parlant vrai et en assumant ses décisions. C'est en tous cas ma manière de voir les choses et de faire de la politique.

Ce n'est pas celle du maire. On a déjà vu dans le texte précédent comment la réalité de nos recours contre le centre des congrès avait tenté d'être gommée par le maire qui déclarait dans le Magazine Actives de Novembre 2015 : "Les différents recours ont été jugés non recevables".

J'ai déjà dénoncé ici les mensonges de la mairie concernant la cuisine centrale.

Bref, lors de la dernière réunion publique, aux Balmettes, à une question d'un habitant concernant le tunnel sous le Semnoz, le maire a répondu : "C'est ficelé et de toutes façons c'est le département qui paie"...

Parfois crédules, souvent mal-informés, les Annéciens présents se sont contentés de cette réponse. Or, cette réponse est hypocrite. Et j'en ai assez que l'on prenne les Annéciens pour des boeufs sur cette question alors que tout est noté noir sur blanc dans la délibération n°2014-414 du 18 décembre 2014 votée au conseil d'agglomération (moins 10 voix contre dont la mienne). (cliquer ici pour la lire en entier)

Qu'y lit-on ?



On peut donc voir NOIR SUR BLANC que bien sûr que la question du coût du tunnel concerne les Annéciens et tous les habitants de l'agglo ! Au-delà du fait que le département (et ses contribuables) c'est aussi un peu eux (Annecy n'est pas un département à elle toute seule...), ils vont bien payer directement deux choses :
- 50% du prix du BHNS sur l'agglo
- les accès au tunnel. "Le bloc communal (C2A, Communes) assure SEUL le financement des accès au tunnel..."

Or à quoi servirait un tunnel si ses deux extrémités débouchent sur rien, sur des champs ? A rien. Donc il faudra bien, si ce mauvais projet voyait par malheur le jour, que la C2A et la ville payent !

A combien est évalué le coût de cet accès pour la partie reliant la sortie d'autoroute Annecy Sud à l'entrée du Tunnel ? Le études en cours donnent un coût qui tourne autour de 80 millions d'euros pour réaliser un boulevard urbain couvert qui permette de respecter un peu la qualité de vie (et d'air !) des riverains. Alors bien sûr on peut faire moins cher en faisant passer les voitures sous les fenêtres des HLM...

80 millions, ce n'est pas une petite affaire... surtout si on les ajoute aux 80 millions du centre des congrès... La folie des grandeurs de ces élus n'a pas de limite. L'agglo n'a évidemment pas les moyens de payer (celà correspondrait à 15 ans d'investissement pour 2 projets du passé).

Voilà, Monsieur l'Annécien que je n'ai pas l'honneur de connaitre mais qui avez posé cette question, ce que j'aurais répondu, avec un parler vrai, si j'avais pu le faire. Cette réponse est bien évidemment très différente de celle que vous a donné le maire, mais tous les documents sur lesquels je m'appuie sont à votre disposition si vous le souhaitez. Merci encore d'avoir posé cette question plus que pertinente !

dimanche 29 novembre 2015

Centre des congrès : des nouvelles de notre recours

Vous savez que Claire Lepan et moi-même, en tant que conseillers communautaires, nous avions engagé un double recours contre les délibérations du conseil d'agglomération du mois d'avril concernant le potentiel nouveau centre des congrès à Albigny.

Le premier recours concernait la délibération permettant au président de saisir le Préfet pour lancer la DUP (Déclaration d'Utilité Publique) nécessaire aux expropriations des propriétaires "récalcitrants".  Il avait été rejeté au motif que le tribunal laissait d'abord le Préfet juger de la pertinence de cette procédure de DUP. On sait depuis quelques jours ce qu'il en est : le Préfet a publié les dates de l'enquête publique préalable à cette DUP.

Mais notre second recours, qui portait lui sur le fond du dossier c'est-à-dire sur les grandes orientations d'aménagement contenues dans l'Avant Projet Définitif (APD), est toujours devant le tribunal "En cours d'instruction". 


Alors que nous n'avions eu que 2 mois pour rédiger notre recours, avec toutes les difficultés liées à l'opacité de ce dossier, cela fait maintenant près de 5 mois que le tribunal a notifié notre recours (et nos arguments !) à la C2A (représentée par un grand cabinet d'avocats parisiens "Squadra associés" payé par nos sous !). Depuis lors : aucune nouvelle ! La C2A fait le mort et essaye de gagner du temps... à moins qu'ils aient les plus grandes difficultés à répondre à nos arguments...

En tous cas, nous avons saisi le tribunal par lettre pour qu'il rappelle à la C2A que nous ne saurions attendre plus longtemps son dossier en défense, car cette stratégie de "gagner du temps" montre bien à la fois le cynisme et l'embarras de la C2A sur ce dossier.

Le tribunal vient donc de notifier à la C2A, en date du 24 novembre, une mise en demeure de répondre sous 30 jours et de lui faire parvenir son dossier en défense afin que le tribunal puisse l’étudier et fixer une date d'audience.

Vous voyez donc que loin d'être débarrassé de nos recours comme certains avaient tenté de le faire croire à un moment, la C2A se voit aujourd'hui rappelé à ses obligations et à affronter ses responsabilités (même si tout cela est bien pratique pour eux : ils auront eu 5 mois et demi pour préparer leurs arguments ; et ce sont les contribuables qui payent l'addition... Evidemment ce n'est pas le cas de notre recours payé sur deniers personnels et devant être déposé avant 2 mois...).

Nous attendons donc avec détermination et optimisme le 24 décembre, non pas pour rencontrer le Père Noël mais pour avoir enfin en mains le mémoire en défense de la C2A...

samedi 28 novembre 2015

Et si on essayait de revaloriser la culture arabe ?

A force de barbares, de fous furieux qui assassinent et font parler d'eux à coup de bombes, depuis 2001, on en a presque oublié la beauté de la culture arabe.

Qui a déjà voyagé au Maghreb ou en Espagne est nécessairement émerveillé par la beauté esthétique de ces palais, de ces œuvres d'arts qui sont le fruit d'une culture arabo-musulmane riche, rayonnante (qui d'ailleurs, n'en déplaise à certains, appartient aussi à l'histoire de l'Europe) et d'une profondeur métaphysique extrême.

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Ces fanatiques veulent-ils nous faire oublier que, si l'on peut lire Aristote aujourd'hui en Europe (ce grand penseur grec) c'est d'abord parce qu'Averroes (ce grand penseur arabe) nous a laissé ses "Commentaires" ? Doit-on oublier Avicenne ? Et tant d'autres penseurs, poètes (Gibran) ou scientifiques arabes ? Non, le monde arabo-musulman n'est pas synonyme d'archaïsme, de décadence ou de barbarie. Il a été des siècles durant le phare culturel, scientifique et philosophique du monde. Il reste, quand on pense à tant d'hommes de culture actuels, un foyer de lumière.

Je sais qu'en disant cela je vais avoir droit à un procès en angélisme tant il est devenu facile de tout mélanger, de faire des amalgames. Mais j'assume, car je crois que cette culture arabo-musulmane si brillante est malheureusement trop peu connue. Essayer juste pour voir de taper "arabe" sur Google et de regarder l'onglet "Images"...

Parce que je pense qu'elle mérite, comme d'autres cultures, notre attention et notre admiration, cette culture mérite d'être mieux transmise. Et d'abord la langue arabe elle-même qui n'est pas seulement celle du Coran mais aussi celle de tant d'ouvrages magnifiques. Je regrette que trop peu de lycées en France propose cette langue vivante comme choix (en langue vivante 2) pour tous les élèves. Ce serait un beau signe de reconnaissance et d'amitié. Sans compter que, pour les Français d'origine arabe, cela serait une vraie valorisation de leur culture et parfois langue d'origine. Je n'ai pas peur qu'en offrant cette possibilité d'apprendre la langue arabe, de lire des textes de culture arabe en arabe, nos élèves se convertissent à je en sais quelle religion ou qu'ils deviennent du jour au lendemain des aspirants je ne sais quoi. Je crois que nos compatriotes d'origine arabe doivent se sentir comme une richesse dans notre société et qu'offrir la possibilité pour tous d'apprendre cette très belle langue qu'est l'arabe serait un élément d'harmonie.

Tout comme je pense, en voyant les événements récents en Tunisie notamment, que nous devrions renforcer nos liens avec ces pays. Nous avons des "communautés" tunisiennes dans nos villes, elles peuvent devenir un pont par-dessus la Méditerranée. Alors pourquoi ne pas nouer des jumelages entre nos villes ? Ce serait un moyen d'apprendre à nous connaitre. Mais aussi, pour les jeunes générations, un moyen de passer l'éponge sur l'après-décolonisation.

Je sais bien que ce texte va surement surprendre sinon énerver tant la méfiance envers l'islam et tout ce qui se rapproche de près ou de loin à l'islam est aujourd'hui regardé avec méfiance. On va m'accuser de vouloir islamiser la France, moi le laïc convaincu. Quelle foutaise, comme si arabe et musulman étaient synonymes... Et islam et violence confondus... Non. Bien sûr que non. Je souhaite juste que les générations futures puissent vivre en harmonie et en paix en ayant des relations apaisées et enrichissantes des deux côtés de la Méditerranée. Et qu'on n'oublie pas que les racines judéo-chrétiennes de l'Europe sont certes un apport important, mais que pendant des siècles la culture arabo-musulmane était aux portes de Vienne (avec l'empire ottoman) et de l'autres côté des Pyrénées... Deux espaces aujourd'hui européens... Passer cet héritage sous silence c'est aussi réécrire l'Histoire...

jeudi 26 novembre 2015

Centre des congrès : dates de l'enquête publique publiées

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La préfecture de la Haute Savoie vient de publier ce 23 novembre un arrêté fixant les dates de la future enquête publique (où tout le monde pourra s'exprimer) concernant l'éventuel nouveau centre des congrès à Albigny.

http://www.haute-savoie.gouv.fr/content/download/19025/117163/file/centre2avisarrete.pdf

Cette enquête publique se tiendra du lundi 11 janvier 2016 au mercredi 24 février 2016. Dans l'arrêté, il est précisé les 4 possibilités de pouvoir s'exprimer pour les habitants:
- par courrier adressé directement au président de la commission d'enquête publique (article 4)
- par observations rédigées sur le registre qui sera mis à disposition au siège de la C2A, et aux mairies d'Annecy et d'Annecy-le-Vieux (voir horaires dans l'arrêté)
- par rencontre directe avec le commissaire enquêteur aux dates et heures indiquées dans l'arrêté
- par courriel à l'adresse : cesc-enquete-publique@agglo-annecy.fr

Pour vous aider dans ces démarches, pour ceux qui le souhaitent, nous avons déjà travaillé. Des argumentaires seront prochainement publiés sur ce blog notamment. D'autres actions d'aide pourront être envisagées (rendez-vous groupés, assistance personnalisée...).

Nous devons dire que ce projet n'est pas bon. Il n'est pas d'utilité publique.
Notre objectif est simple : obtenir un avis DEFAVORABLE de la commission d'enquête publique (Je rappelle que le commissaire enquêteur doit répondre à chaque observation et justifier en conséquence le projet soumis à enquête publique...).

Voici le communiqué de presse que nous avons publié lundi soir :

Groupe "Avec vous, Annecy pour tous"
Denis Duperthuy, conseiller municipal et communautaire d'Annecy
Claire Lepan, conseillère municipale et communautaire d'Annecy
Evelyne Marteau, conseillère municipale d'Annecy

Annecy le 23/11/2015



Communiqué de presse :
Avec le lancement de la DUP, le combat continue


Après avoir visiblement longuement hésité (la délibération de l'agglomération datant d'avril), le préfet a donc décidé de lancer la procédure d'enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique en vue de la construction d'un nouveau centre des congrès sur la presqu'île d'Albigny.

Nous regrettons vivement cette décision même si elle était attendue, car elle précipite ce dossier dans un chemin qui sera long et difficile pour les promoteurs de ce projet. Il eut été plus raisonnable d'acter l'hostilité croissante de la population face à ce projet, qui lui retire de fait toute notion d'utilité publique. Cette opposition majoritaire repose sur toute une série d'arguments (violation de la loi Littoral, cout financier de la construction en bord d'eau et cout de fonctionnement, questionnement sur l'utilité d'avoir deux centres des congrès, éloignement par rapport au cœur commerçant d'Annecy et risques d'urbanisation galopante dans ce quartier...) que nous aurons l'occasion de rappeler au commissaire enquêteur.

En effet, une enquête publique va être lancée du 11 janvier au 26 février.  Nous invitons l'ensemble de la population à se saisir de cette opportunité pour redire son opposition au choix de la presqu'île pour implanter ce projet. Plus les remarques adressées au commissaire enquêteur seront nombreuses et argumentées, plus nous pourrons le convaincre de l'ineptie de ce projet. Bien entendu, l'objectif est clair : que l'enquête publique rende un avis négatif sur ce projet.

Il faut tous se mobiliser. Pour notre part, nous continuons le combat plus convaincus que jamais que ce projet ne peut se faire à cet endroit. Pour aider les habitants à se prononcer nous publierons prochainement un exemple de remarques qui pourra être remis au commissaire enquêteur.

C'est tous ensemble, très nombreux que nous pourrons arrêter ce projet ! Il est temps de se mobiliser pour participer largement à l'enquête publique !


mardi 24 novembre 2015

Attentats : Eugène Sue, comme une évidence

Comme de nombreux Français, après une semaine sous le choc des attentats, j'ai ressenti le besoin de me recueillir, de prendre le temps d'un instant de silence pour envoyer une pensée aux victimes de la barbarie et à leurs familles.



Comme beaucoup, j'avais déjà dépose une fleur devant la mairie, mais un instant de recueillement et le dépôt d'un brin de chrysanthème sur la tombe d'Eugène Sue (inhumé au cimetière de Loverchy à Annecy) m'est vite apparu comme une évidence.

En effet, Eugène Sue, ami de Victor Hugo, est un symbole de tout ce que ces barbares n'aiment pas. C'est un grand romancier, un homme de lettres et de culture qui, dans son roman "Les mystères de Paris", a si bien décrit ce Paris populaire, festif et joyeux que les terroristes ont cherché à atteindre en son cœur en frappant les 10e et 11e arrondissement de la capitale ainsi que le Bataclan et le stade de France. C'est aussi un homme qui a toujours rejeté le fanatisme et l'intolérance religieuse comme en témoigne son autre grand roman "Le juif errant". Cette aversion à l'intolérance et cet amour viscéral pour la possibilité de chacun de croire ou de ne pas croire lui valurent un accueil glacial de la part du clergé savoyard au moment de son arrivée en exil chez nous (La Savoie n'était alors pas française).

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En effet, et c'est là encore un très beau symbole, Eugène Sue, élu député de Seine (donc de Paris) en 1850, dû s'exiler en 1851 au moment du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte (qui deviendra Napoléon III). Il resta en effet attaché jusqu'au bout aux valeurs de la République et à sa défense.

Par son oeuvre littéraire et son action politique, Eugène Sue a été un homme engagé contre l'intolérance, pour le respect de tous et l'amour de la République. En ces temps troublés, son oeuvre constitue pour moi un repère et un phare. Il est aujourd'hui le plus parisien des Annéciens, inhumé chez nous pour l'éternité. Il mérite largement d'être relu et redécouvert.

dimanche 22 novembre 2015

Non cumul des mandats : les promesses et la réalité

Je termine actuellement la lecture de l'excellent livre de Pierre Rosanvallon (professeur d'histoire au collège de France) "Le bon gouvernement" dans lequel il décrit le changement profond de notre système institutionnel.

Le constat est finalement assez simple : dans tout système politique, il existe un rapport conflictuel entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Alors que la Révolution avait institué le règne du pouvoir législatif et de la délibération collégiale pour aboutir à la loi comme expression de l’intérêt général, la Ve République en France (mais ce constat est vrai presque partout : Russie, Turquie, Amérique du Sud, Afrique, etc...) et la popularisation des médias a donné l'ascendant au pouvoir exécutif.

Dans une époque où règne l'immédiateté, seule la prise de décision, l'impression de "bouger", de faire "des réformes"(même si elles ne sont que des réformettes) compte. La loi n'est plus vue comme l'expression de l’intérêt général, mais comme l'expression d'un intérêt partisan (exacerbé par la lutte des personnes pour le pouvoir... exécutif). Le pouvoir législatif est relégué au second rôle (il n'est rien qu'à voir le vote de la prolongation de l'état d'urgence pour s'en rendre compte). Il garde le pouvoir du contrôle, de demander des comptes, rarement avant, généralement après les prises de décision. Dans ce cadre, le pouvoir judiciaire prend une importance tout autre, celle du contrôle par les citoyens de l'action du pouvoir exécutif (ex. : recours contre les projets locaux).

Sauf que, pour maintenir un pouvoir exécutif fort, il faut des contre-pouvoirs, surtout dans un système politique où les présidents sont élus directement au suffrage universel (c'est-à-dire en passant outre les partis politiques et donc la majorité au parlement). Le pouvoir législatif est atrophié. Il faut donc instaurer une nouvelle manière de rendre des comptes pour légitimer le pouvoir. Si l'élection est un vote d'autorisation (à exercer un pouvoir) elle n'est plus, pour Rosanvallon, une forme de légitimité suffisante. Pour cela, l'élection doit s'accompagner d'un rapport direct entre les citoyens (et non pas seulement les électeurs) et leurs gouvernants.

L'élection ne fait plus la légitimité des élus. Celle-ci doit se construire dans une relation d'échange et de confiance qui demande du temps, de la pédagogie, de la disponibilité... toute chose bien entendu qui va à l'encontre même du cumul des mandats (notamment exécutifs). 

Le cumul des mandats est le signe d'élus qui n'ont pas compris les changements en cours depuis des années. Si certes les citoyens aspirent à plus de pouvoir exécutif, de prises de décisions et donc de responsabilité individuelle de leurs élus, leur donnant ainsi des possibilités d'action plus grandes (qu'on pense au pouvoir d'un Président de la République ou d'un maire), ils exigent en contre-partie de pouvoir contrôler leur travail non pas seulement tous les 5 ou 6 ans au moment des élections, mais tout au long de leurs mandats. La légitimité ne se donne plus, elle s'acquière !

Sans cette contre-partie de contrôle citoyen, le pouvoir exécutif se décrédibilise et rentre potentiellement dans un domaine oligarchique, voire dictatorial. Oligarchique quand il s'accompagne d'une coupure avec les réalités des citoyens (et le cumul des mandats y participe largement), dictatorial quand les élus croient, parce qu'ils ont gagné une élection, qu'ils sont légitimes à prendre les décisions qu'ils veulent sans écouter la population (toute ressemblance avec des situations locales est totalement fortuites... centre des congrès, conseil des jeunes, Capucins, ancien hôpital...).

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En ce qui concerne le cumul des mandats, je vais prendre un exemple. Lors d'une réunion publique organisée le 14 mars dernier par Humanismes et Société avec les candidats aux élections départementales, j'avais posé la question suivante aux candidats : en cas d'élection au conseil départemental, quelle sera votre attitude en matière de cumul des mandats ?

Pour la canton Annecy 1, les candidats (depuis élus) LR/UDI avaient répondu : pour Valérie Gonzo-Massol, elle ne changerait rien (maire-adjointe + conseillère départementale). Dont acte. Pour François Daviet (maire de la Balme de Sillingy et président de la Communauté de Commune Fier et Usses), il avait promis de laisser un de ces deux mandats dans le cas où il serait élu au conseil départemental. Nous sommes 10 mois après... et la promesse n'est pas tenue... Comment peut-on bien faire son "travail" de maire + président d'agglo + conseiller départemental ? Vous me direz que notre maire avait montré l'exemple avant... mais ce n'est pas une raison.

Le combat contre le cumul des mandats est un combat pour la démocratie, tout comme le respect de ses promesses est un combat pour la crédibilité de la parole politique. Pensez-y aussi au moment de voter pour les élections régionales...

vendredi 20 novembre 2015

Soirée sur le thème des transports en commun

L'association "Annecy citoyenne" qui s'est créée pour mobiliser des habitants de l'agglomération qui souhaitent faire changer les choses sur notre ville et notre agglomération, sur tous les thèmes touchant la politique locale, (et dont je suis vice-président) a décidé d'ouvrir un vaste débat sur la question des transports en commun à Annecy. 

Pour cela, depuis plusieurs jours, nous collectons l'avis des habitants grâce à un questionnaire disponible en ligne à l'adresse suivante http://goo.gl/forms/3cG1MxxQ49 et que je vous invite à remplir, que vous soyez usager ou non des transports en commun. Il est anonyme.

Nous savons que ce sondage n'aura pas de valeur scientifique, nous n'avons pas les moyens de mener une telle enquête. Mais ces résultats seront projetés lors d'une soirée spéciale organisée le vendredi 27 novembre à 20h au foyer du Vernay à Cran-Gevrier. Ils permettront de lancer le débat sur le ressenti des gens et leurs suggestions d'amélioration.



Tout le monde est le bienvenu à cette soirée pour débatte.

Elle sera aussi l'occasion de s'interroger sur la question de la création d'une association locale de défense des usagers et futurs usagers, dont le rôle serait, entre autre, de faire remonter les demandes d'amélioration des usagers ou futurs usagers...

On vous attend nombreux ! Mais avant pensez à remplir le questionnaire en ligne!

mercredi 18 novembre 2015

Pour un conseil municipal des jeunes

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Les 6 élus de notre groupe au conseil municipal avaient déposé un vœu (une motion avec vote) en vue de la création d'un Conseil Municipal des Jeunes à Annecy. Vous trouverez le texte ci-après.

Ce texte avait pour objet de voter le PRINCIPE de la création d'un conseil municipal des Jeunes, en mettant de côté les MODALITES (organisation, pouvoirs, etc...). Par ce texte, nous voulions que l'on prenne l'engagement de créer un tel conseil tout en laissant le champ libre à la discussion, aux débats, à la réflexion sur les meilleures modalités de mise en oeuvre.

Je regrette profondément que des élus de la majorité, n'ayant visiblement aucun argument sérieux à opposer à notre proposition, aient choisi de parler d'aspects techniques, de modalités d'organisation pour justifier leur rejet de ce conseil municipal des Jeunes alors que ce n'était pas l'objet de notre proposition.

Il faut rappeler qu'un conseil municipal des Jeunes (CMJ) est un conseil CONSULTATIF composé de collégiens et de lycéens élus par les jeunes. Le conseil municipal reste seul DECIDEUR et peut parfaitement rejeter les propositions faites par le CMJ. L'argument du pouvoir donné à ce CMJ brandi par certains élus de la majorité est donc de l'enfumage, de la poudre aux yeux (trop? pas assez ?) car il n'a que le pouvoir de débattre et de faire des propositions.

Je dirais ensuite que plus de 2000 villes en France ont un CMJ et plusieurs sur notre agglomération. Toutes ces villes selon la majorité seraient donc tombées "dans un piège" celui de dire que le CMJ fait que les élus ne s'occupent plus des autres jeunes. C'est une blague !!!

Pour revenir sur le fond, et bien comprendre pourquoi la majorité UDI-LR-MoDem, rejointe par l'ultra-droite de M. Bexon et le FN ont dit non à notre proposition, il faut redire les enjeux de la création d'un CMJ qui n'est certes pas la solution miracle mais qui aurait été un élément de démocratie en plus, toujours bon à prendre.

Les 3 enjeux sont les suivants :
- un enjeu démocratique : écouter notre jeunesse, lui faire confiance, lui donner la possibilité de s'exprimer, de faire des propositions pour le bien de tous les habitants. Mais évidemment cela ne plait pas à la majorité qui voit dans ce CMJ un contre-pouvoir potentiel (ce qui est une absurdité !). La majorité a peur de sa jeunesse. C'est dramatique. Elle refuse donc qu'elle s'organise pour faire valoir ses idées.
- un enjeu civique : un CMJ est un premier moyen de connaitre la vie citoyenne, d'y participer, de s'impliquer pour le bien de la collectivité, de faire vivre une certaine idée de la citoyenneté.
- un enjeu de vivre-ensemble : le CMJ d'Annecy aurait permis aux élus de 8 établissements scolaires (4 collèges et 4 lycées) de travailler ensemble, d'échanger, de se rencontrer pour discuter, s'écouter, se respecter et dégager des idées consensuelles.

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Oui, le CMJ aurait été un bel outil (certes toujours imparfait mais pourquoi s'en priver?) de démocratie, de citoyenneté et de vivre-ensemble. Il n'est ni un "piège" comme le dit la majorité (où est le piège à écouter nos jeunes ?) ni une "fausse bonne idée" (Bexon) et encore moins (mais venant de mouvement aussi peu démocratiques cela n'étonnera personne) "une mauvaise idée" (FN).

Oui, lundi soir deux visions de notre jeunesse se sont affrontées, oui lundi soir, deux visions de la vie citoyenne et de la place des jeunes se sont opposées, oui lundi soir la majorité a montré qu'elle était incapable d'écouter l'opposition et qu'elle avait décidé, par pur tactique politicienne, de nous dire non parce que cette idée venait de nous (je rappelle que plusieurs communes de droite ont des CMJ). Cette majorité a montré qu'elle faisait de la politique politicienne, se préoccupant bien peu du bien commun.

Oui, je suis en colère mais je suis aussi fier, fier d'avoir porté avec mes collègues, une autre idée d'Annecy, et une idée du vivre-ensemble entre toutes les générations !

Voici le texte du voeu :

Groupe "Avec vous, Annecy pour tous"
Denis Duperthuy
Claire Lepan
François Astorg
Evelyne Marteau
Alain Germani
Annette Perrier

Vœu pour la création d'un conseil municipal des Jeunes
présenté au conseil municipal du LUNDI 16 NOVEMBRE 2015

La ville d'Annecy compte sur son territoire quatre collèges (deux publics et deux privés) ainsi que quatre lycées (trois publics et un privé). Cette présence d'établissements scolaires du secondaire permet la scolarité de plusieurs centaines d'élèves âgés d'environ 11 ans à leur majorité.
Ces jeunes n'habitent pas nécessairement sur Annecy, mais par leur inscription dans un établissement de la ville, ils participent à son rayonnement et à ses activités. Tous sont souvent les principaux bénéficiaires d'actions conduites par la ville. Il nous semble intéressant qu'ils puissent s'exprimer sur la vie de notre commune et qu'ils puissent proposer des projets au conseil municipal.
Pour cela, il est possible de créer un conseil municipal des jeunes, composé d'élus représentant l'ensemble de la jeunesse inscrite dans les établissements scolaires secondaires de notre ville.
Les enjeux pour notre jeunesse sont très importants : éducation au civisme, participation à la vie de la cité, mise en place de projets, réflexions collectives, visites et conférences sur des sujets d'actualités, etc...
Les enjeux pour l'ensemble des Annéciens sont également primordiaux : propositions de projets et d'améliorations des politiques menées, retour d'expériences et d'idées de la part de la jeunesse, éducation au civisme et lutte contre l'abstention, apprentissage de la solidarité, éducation au respect, à la laïcité et au dialogue...
Le conseil municipal des jeunes est un conseil consultatif qui prépare des projets, soumet des idées, propose des évolutions, librement. Il fait part ensuite de ses propositions au conseil municipal qui décide de leur donner la suite qu'il juge nécessaire. Pour préparer ses délibérations, le conseil municipal des jeunes bénéficie de l'appui des services de la ville. Il peut également constituer des commissions ou groupes de travail thématiques. Les séances du conseil municipal des jeunes sont publiques.
Les modalités d'organisation du conseil municipal des jeunes seront traitées par une commission ad hoc pour permettre l'installation du premier conseil municipal des jeunes. Ensuite ces modalités pourront évoluer, sur proposition du conseil municipal des jeunes, par délibération du conseil municipal.

L'intérêt démocratique et civique d'un conseil municipal des jeunes ne fait aucun doute. C'est d'ailleurs pourquoi, d'après l'ANACEJ (Association Nationale des Conseils des Enfants et des Jeunes), il existe aujourd'hui plus de 2000 conseils municipaux de ce type en France. Ces conseils sont aussi des lieux d'échanges, d'innovations et d'amélioration sur nos politiques publiques. Ils sont en ce sens un lieu de démocratie directe intéressant. C'est enfin un lieu où s'apprend et se vit régulièrement le vivre-ensemble, le respect et la tolérance entre jeunes.
La ville d'Annecy aurait tout à gagner à se doter d'un tel outil de démocratie, de civisme et de tolérance. C'est pourquoi nous proposons :
- la création d'un conseil municipal des jeunes, élus parmi les élèves inscrits dans les établissements scolaires secondaires présents sur le territoire de la commune.

- la création d'une commission constituée d'élus et de représentants des établissements scolaires secondaires, ainsi que d'experts sur le sujet, pour fixer les modalités pratiques d'organisation et de  fonctionnement de ce CMJ.