mardi 30 septembre 2014

Encadrer les loyers à Annecy

Hier soir, au conseil municipal, notre groupe avait déposé un vœu demandant la mise en place de l'encadrement des loyers sur notre ville. En effet, Annecy est parmi les villes de France les plus chères pour le logement. L'encadrement des loyers dans le parc privé aurait permis de juguler les hausses et de redonner ainsi un peu d'air aux classes moyennes et populaires.

Carte : les villes où il existe des déséquilibres marqués entre offre et demande de logements (on trouve Annecy)

Contrairement à l'idéologie servie par la droite et l'extrême droite, ce mécanisme (qui existe dans plusieurs autres pays européens dont l'Allemagne) n'aurait pas cassé, sur notre bassin de vie, le rythme de construction des logements. Avec plus de 3000 nouveaux habitants par an, notre bassin de vie souffre d'un manque de logements, oui, pas d'une pénurie de nouvelles demandes ! Mais attendre que le seul jeu de l'offre et de la demande vienne assagir les hausses de loyers, c'est condamner les Annéciens à des décennies de hausse. 

L'encadrement des loyers, dans une agglomération où la rentabilité immobilière reste une des plus forte de France, était une disposition ouverte par le Premier Ministre pour les villes qui le souhaitent (dans le cadre de la loi ALUR). Elle correspondait parfaitement à notre ville.

Malheureusement, le groupe majoritaire UMP-UDI, le groupe divers droite et le FN ont voté contre. Notre groupe a voté pour, apportant ainsi ses 6 voix à cette belle idée pour les Annéciens.

Le vœu n'a pas été accepté, par idéologie.

Texte du vœu :

VOEU DU GROUPE "AVEC VOUS, ANNECY POUR TOUS"
                                   AU CONSEIL MUNICIPAL DU 26 SEPTEMBRE 2014
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Annecy et son agglomération sont réputées pour le coût de son foncier et la cherté de ses loyers.
Beaucoup de ménages modestes, plus particulièrement les jeunes (qui viennent pour étudier ou pour travailler) et les couples souhaitant fonder une famille, ne trouvent pas ou peinent à se loger à cause du montant excessif des loyers.
La loi pour l'Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (dite loi ALUR) dans sa première version avait classé Annecy, ainsi qu'Annemasse et Thonon-les-Bains,  dans les agglomérations pouvant bénéficier de l'encadrement des loyers.
Le gouvernement a depuis souhaité limiter l'encadrement des loyers à Paris mais, face aux protestations de plusieurs élus locaux, le Premier Ministre a annoncé que le dispositif d'encadrement pouvait être étendu aux villes qui en feraient la demande.
C'est pourquoi, convaincus de l'intérêt d'une telle mesure pour les foyers modestes résidant (ou souhaitant résider) à Annecy, les élus du groupe "Avec vous, Annecy pour tous" proposent que le dispositif d’encadrement des loyers puisse s’appliquer à Annecy dans les plus brefs délais.
Pour cela, le conseil municipal d’Annecy mandate M. le Maire pour effectuer toutes les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes afin qu’Annecy entre dans ce dispositif qui permettra d’enrayer la hausse des loyers sur notre ville. 

vendredi 26 septembre 2014

Bords du lac : un nouvel arrêté conforme


Le 12 Juin dernier, le Maire avait pris un arrêté municipal réglementant les activités sur les rives du lac.

J'avais contesté 3 points de cet arrêté :
- l'interdiction de l'accès à la pelouse devant l'Impérial au public (autour de la roseraie)
- l'interdiction des crampons pour les jeux de balles et ballons sur le Pâquier
- l'interdiction généralisée de la pratique de la slackline sur tous les bords du lac.

Suite à la pression de la population, indignée par ces interdictions, particulièrement celle de l'accès à la pelouse de l'Impérial, le Maire avait fait machine arrière.

Un nouvel arrêté municipal (n° 2014-2639) vient d'être pris le 29 août qui remplace celui du 12 juin. Après vérification, ce nouvel arrêté a bien supprimé toute référence à une quelconque restriction d'accès aux pelouses de l'Impérial. Nous revenons donc à un espace public, libre d'accès comme cela a toujours été. J'attire néanmoins l'attention sur le fait que cet arrêté encadre, et c'est à mon sens normal, les tenues vestimentaires que l'on peut porter à cet endroit, s'agissant d'un parc public urbain.

De même, le nouvel arrêté a supprimé la mention d'interdiction des crampons pour jouer au foot sur le Pâquier comme je le demandais. Cette marque de confiance faite par les élus aux amateurs de balles et ballons doit s'accompagner en retour d'un respect des pelouses dans la pratique de ces sports.

Enfin, l'interdiction généralisée de la slackline a été revue et réduite. Elle reste interdite dans les parcs publics (Jardins de l'Europe, parc Charles Bosson) mais est dorénavant autorisée sur le reste des bords du lac. C'est là un compromis qui me semble acceptable afin de permettre la pratique de cette discipline tout en ménageant des espaces fréquentés par des publics divers.

La force de la pression des citoyens, associée à des élus vigilants et constructifs, ont permis de sortir par le haut de cette affaire. J'en suis particulièrement heureux. Je ne déposerai donc pas de recours contre le nouvel arrêté qui, s'il n'est pas contesté, entrera en vigueur au 29 octobre.

Maintenant le combat continue pour stopper un autre projet funeste pour notre lac : celui d'implanter le nouveau centre des congrès sur la presqu'île d'Albigny. Et j'ai encore beaucoup d'énergie pour le mener comme je le fais depuis près de 5 ans déjà.

jeudi 25 septembre 2014

Hommage à Hervé Gourdel

Il est des sujets dont on ne sait trop s'il faut parler ou non. Faire connaitre son émotion et son horreur face à la barbarie terroriste est-ce propager la terreur?

Soutien à Hervé Gourdel

Pourtant, l'annonce de l'assassinat horrible de Hervé Gourdel ne peut nous laisser indifférent. Particulièrement ici, en terre de montagne. Hervé Gourdel avait 55 ans. Guide de haute montagne et amoureux de l'Atlas, de ses populations et de ses paysages, il était simplement parti faire un treck, prendre quelques photos.
Arrêté et exécuté par des barbares sans foi ni lois qui veulent répandre leur idéologie du chaos et de la peur, parce qu'il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

Je pense à sa famille et à ses amis.

Que ce crime ait été commis en Algérie, cette terre si proche de nous, géographiquement et par nos liens historiques, veut ajouter de l'horreur à l'horreur. Il vise à faire croire que la terreur est à nos portes. J'entends déjà certains chez qui cette manipulation prend corps. Pourtant, ce crime commis par des barbares n'a rien à voir avec des questions religieuses. Ils détournent l'islam et salissent cette grande religion. Ne pas tout mélanger pour ne pas les laisser gagner. Ce sont tous les Français, quelque soit leur origine et leur religion, qui ont été ainsi attaqués et qui aujourd'hui pleurent l'assassinat odieux d' Hervé Gourdel.

Ils cherchent à détruire notre Nation, notre vivre-ensemble en répandant la suspicion et les amalgames. Les Français, dans leur diversité, sauront répondre en faisant front ensemble pour défendre les valeurs de notre République, particulièrement celle de Liberté et de Fraternité.

mercredi 24 septembre 2014

Site internet détourné



J'apprends dans le Dauphiné du jour que l'ancien blog que je tenais, intitulé horizon solidaire, héberge à présent un site à caractère pornographique.

Je tenais à m'excuser auprès de tous ceux qui ont pu tomber sur ce site en croyant atterrir sur le site de la gauche annécienne. Si certains ont été choqués, je les prie de m'en excuser.

Non, la gauche annécienne ne s'est pas reconvertie dans le porno japonais !

Le 16 Janvier dernier alors que nous abordions la dernière ligne droite de la campagne pour les municipales, j'ai fermé le blog "Horizon solidaire" pour 3 raisons.
- D'abord pour des raisons de comptes de campagne et de clarté alors que nous avions un site dédié à la campagne : www.annecypourtous.fr
- Ensuite parce que lorsqu'un mandat se termine, il faut savoir tourner la page et écrire une nouvelle page.
- Enfin, j'allais dire surtout, parce que j'en avais assez que notre site, notre travail de 6 ans, soit systématiquement pillé par les autres candidats aux municipales qui n'y connaissaient rien aux affaires de la commune et qui venaient chercher là des arguments qu'ils pouvaient ensuite s'approprier.

C'est cet agacement qui m'a fait fermer, certainement trop précipitamment, le blog horizon solidaire, sans visiblement prendre les mesures nécessaires à la protection dans le temps de ce nom de domaine (j'avoue ne pas être un spécialiste de ces questions informatiques). Ainsi, libre de tout droit, après un temps de latence, le nom du domaine est redevenu disponible pour un autre usager.

Il est néanmoins flatteur de voir qu'une société commerciale ait choisi de reprendre notre ancien nom de domaine. Cela prouve à ceux qui en doutaient l'audience assez importante qu'avait ce blog, et que je retrouve aujourd'hui sur celui-ci. En récupérant le nom du site, cette entreprise pense récupérer une partie de son audience d'alors.

Si vous souhaitez des informations sur la vie politique annécienne, merci d'oublier l'ancienne adresse (désormais dévolu à un autre public) et de retenir celle de ce site (version plus simple à retenir : www.denisduperthuy.eu)

lundi 22 septembre 2014

Homosexuels : des familles comme les autres !

Les clichés ont la vie dure. Les mots continuent à alimenter les fantasmes et les peurs.

Hier soir, Nicolas Sarkozy a dit : " On a humilié la famille, on a humilié un tas de braves gens qui n'avaient jamais pensé à défiler de leur vie et qui se sont sentis blessés parce qu'on touchait à leur amour de la famille ! On les a humiliés, ils se sont radicalisés." Et de poursuivre : "je n'utiliserai pas les familles contre des homosexuels comme on a utilisé des homosexuels contre les familles. C'est une honte !"

Ce qui est en vérité une honte, c'est d'opposer famille et homosexualité comme M. Sarkozy l'a fait. Il prouve ainsi qu'il n'a rien compris aux évolutions de la famille. Car de quelle "famille" parle-t-il ? Un papa et une maman, le modèle traditionaliste, minoritaire de ce qu'est en France la famille.

Dans l'épisode des manifestations animées par des organisations d'extrême droite, fanatisées et hystériques, s'il y a bien des personnes qui ont été humiliées, ce sont les homosexuels !

Je pense aujourd'hui à ces milliers de familles homoparentales qui ont été niées, bafouées. Surtout à ces milliers d'enfants élevés par deux hommes ou deux femmes que l'on remet sous le projecteur des critiques, des remarques et des accusations. J'ai honte et je suis blessé. Car au lieu de mettre un terme à une forme d'incertitude concernant l'avenir de ces familles, au lieu de les rassurer et de les protéger en disant clairement que le mariage pour tous ne sera JAMAIS remis en cause, M. Sarkozy a préféré jouer les populistes, les démagogues par pure tactique politicienne.

Les familles homoparentales n'ont pas besoin d'être utilisées, instrumentalisées par les politiques pour satisfaire leur plan de carrière. Elles ont besoin de sécurité (notamment juridique), d'une reconnaissance suffisante et au final, d'indifférence. Les familles homoparentales sont des familles comme les autres !

Je veux leur redire toute ma sympathie et toute mon admiration. Ces familles, avec les difficultés qui sont celles de toutes les familles, élèvent leurs enfants pour donner à la France ses générations futures. Elles ne méritent pas d'être ainsi rejetées au ban de la société. Elles méritent les mêmes droits, puisqu'elles assument les mêmes devoirs, que toutes les autres familles de France.

mercredi 17 septembre 2014

Baisse des dotations d'Etat : pour une certaine cohérence

La politique de réduction des déficits publics conduite par le Président et le Premier Ministre amène à une baisse des dépenses publiques de l'ordre de 50 milliards d'euros d'ici à 2017.

Les collectivités locales seront mises à contribution à hauteur d'une douzaine de milliards. Ceci se traduira par une baisse de la Dotation Générale de Fonctionnement (DGF), sorte de "subvention" versée par l'Etat aux collectivités locales (en échange de services qu'elles assurent pour son compte).



Cette réalité aura une application concrète dans chaque commune et intercommunalité. Annecy ne fera pas exception. D'après les renseignements que l'on a actuellement, si l'effort restait celui-ci (et ne s'amplifiait pas après 2017), on estime (avec une progression des recettes des impôts, sans augmentation des taux, mais en suivant l'inflation + les nouvelles constructions) que le montant globale des entrées d'argent d'Annecy en 2020 serait équivalentes à celles de 2014 (en euros courants soit autour de 81 millions d'euros).

Après la baisse des recettes entre 2014 et 2017 (date de mise en place complète de la baisse des dotations d'Etat), les finances remonteraient sur 2017-2020 grâce à l'évolution "normale" de la fiscalité locale (Taxe d'Habitation et Taxe Foncière).

Cette perspective d'une forte contrainte exercée par l'Etat sur les finances locales ne fait plaisir à personne. C'est un fait. Aucun élu local n'aime voir les recettes de sa collectivité baisser car nous savons que cela aura un impact sur nos politiques et nos investissements. Il faut néanmoins replacer cette réalité dans le contexte global. La réduction des déficits publics a été trop longtemps repoussée par tous les gouvernements depuis 1974.

Au passage, la réduction mise en oeuvre par le gouvernement est sans commune mesure avec les demandes provenant de l'opposition de droite qui exige 100 à 120 milliards d'euros de réduction. Le double ! Là aussi, assez de démagogie, notamment de la part de nos élus locaux. J'entends ces mêmes élus UMP et UDI dénoncer cette baisse des dotations de l'Etat quand il s'agit de leur commune, mais les mêmes exigeaient il y a 2 ans, l'inscription de la règle d'or budgétaire dans la Constitution (ce qui aurait conduit à une austérité bien plus dramatique).
Je crois qu'il faut parfois être cohérent dans ses prises de parole (et dans ses votes). On ne peut demander un étalement de cet effort dans le temps et en même temps soutenir des partis politiques qui exigent de faire plus, voire d'inscrire l'interdiction des déficits dans la Constitution. On ne peut être pour une chose au niveau national, et pour son contraire au niveau local.

Cette nouvelle donne budgétaire aura en Haute Savoie des répercussions importantes. Non pas tant sur les montants. Nous sommes un département plutôt riche qui devrait encaisser plus facilement que beaucoup d'autres. Non le changement va être dans les pratiques politiques. Jusqu'à présent, l'argent coulant à flot, toutes les demandes étaient peu ou prou financées. Mais demain, il va falloir faire des choix, émettre des priorités. Bref, enfin faire de la politique, et non plus du saupoudrage amicalo-politicien. On va enfin voir les "bons" gestionnaires.



Il va falloir revoir les projets et bien les étudier pour ne garder que les meilleurs. Au niveau de l'agglomération, on sait la situation financière critique. Elle l'était déjà, elle va être renforcée. Il ne s'agira pas de faire porter tout l'effort sur les communes et préserver l'agglo afin qu'elle puisse réaliser ses éléphants blancs, je pense naturellement au centre des congrès.

Si beaucoup de communes sont bien gérées, certains élus se rêvent encore en émirs du pétrole et continuent de porter des projets pharaoniques inutiles. C'est en supprimant ces projets (centre des congrès, tunnel sous le Semnoz...) que nous pourrons garder les marges de manœuvre financières nécessaires pour assurer un service de qualité aux populations.

Inutile, M. les élus, de nous faire peur aujourd'hui sur l'avenir financier d'Annecy ou de l'agglo, pour ensuite mieux nous vendre vos projets inutiles et ruineux. Nous voulons une vraie feuille de route, avec des vraies priorités, compatible avec nos capacités financières.

Pour moi, ces priorités sont:
- 1) Les transports en commun (pour notre santé, notre image, notre économie)
- 2) Le logement pour tous et écologique
- 3) L'accompagnement économique et touristique (pépinières d'entreprises, accompagnement personnalisé...)
- 4) Les solidarités (aide aux personnes âgées, soutien aux plus fragiles...)

lundi 15 septembre 2014

Retour vers le futur

Bienvenue en 1997.

En 1997, j'avais 17 ans. Au gouvernement, L. Jospin venait d'être nommé premier ministre et M. Aubry était la femme forte du gouvernement en tant que ministre du travail.
En Angleterre, T. Blair devait premier ministre et allait mener une politique économique libérale.

En 2014, j'ai 34 ans. Au gouvernement français, M. Valls s'inscrit dans les pas de Blair, avec 20 ans (et 2 crises économiques libérales) de retard. En politique française, M. Aubry ressort du bois pour prendre la tête des frondeurs.

Vision socialiste gauchisante des années 70 vs solutions néo-libérales des années 80. Voilà vers quoi, en quelques semaines, semble s'orienter le débat à gauche. Chacun dans son camp, caricatural, pour affronter l'autre.

En 20 ans, n'a-t-on rien imaginé de plus "perfectionné", de plus "réformateur" que les vieux débats du siècle dernier ? Le PS doit-il choisir entre des solutions gauchisantes de redistribution d'un argent que nous n'avons plus, ou bien les solutions néo-libérales qui nous ont conduit dans la crise économique actuelle ?
Qu'a-t-on fait pendant 10 ans dans l'opposition (2002 - 2012) si c'est pour reprendre le fil de 1997 ? La réalité n'a-t-elle pas évolué depuis ?

Les débats actuels me font presque honte. Entre des prises de paroles caricaturales d'un exécutif qui ne sait plus à quelle (sacro-sainte) croissance se vouer (attendre la croissance d'un côté alors que de l'autre on disait vouloir aller "chercher la croissance avec les dents", comme un sentiment d'inversion des valeurs entre droite et gauche), et les prises de paroles toutes aussi caricaturales de frondeurs qui se disent opposés à la politique menée mais s'abstiendront lors du vote de confiance de demain (que signifie au fond une abstention sur ce genre de vote ? Rien, on est pour ou contre. Mais voter contre c'est perdre sa place et ses indemnités), le débat ne vole pas bien haut.

C'est la complexité du monde actuel qui est niée dans ces débats. On utilise des vieilles recettes pour des problèmes qui se posent dans un contexte bien différent (mondialisation, Europe, internet, voyages, loisirs...). Je croyais qu'être réformateur, c'était justement partir d'une analyse sérieuse de la réalité pour mener une politique pragmatique qui nous conduise à un idéal différent. Dévier le cours de l'Histoire en nous projetant vers l'avenir à partir du présent. Certains ont oublié l'idéal. Les autres ont oublié l'analyse sérieuse de la réalité.

Je suis triste de ce spectacle. Triste parce qu'il ne parle pas à l'intelligence des citoyens, mais propose de part et d'autre des solutions caricaturales qui ont toutes montré leurs limites par le passé.
Que faire ?


Il existe pourtant d'autres voies, intermédiaires. Il faudrait juste que tous ces politiques ouvrent parfois des livres et s'inspirent des nouvelles idées, des nouvelles solutions. Le débat actuel m'afflige car d'une certaine manière il montre l'inculture de la classe politique française (gauche et droite confondues).

Alors, à tous ceux qui m'interrogent sur ce que je pense de tout cela, je réponds : j'attends qu'on passe aux réalités et aux idées de 2014 et qu'on change enfin de siècle dans la classe politique française. Je n'ai pas de conseil à donner à personne. Simplement je voudrais leur dire : ouvrez-nous un avenir. Faites-nous voir ce que sera la France de 2050. Faites-nous rêver un avenir possible et alors nous nous mettrons en route pour construire ensemble ce futur. En 1997 j'avais 17 ans. Aujourd'hui j'en ai le double...

mercredi 10 septembre 2014

Rue P. Cézanne : rue ratée ou quartier à repenser ?

Je lis dans le journal du jour que M. Rigaut déclare : "la rue Paul Cézanne a été ratée". C'est vrai. Cette déclaration fait suite aux remontrances des riverains qui en ont assez des incivilités et des dégradations.
Map of Rue Paul Cézanne, 74000 Annecy
Cette situation n'est pas nouvelle, même si la prise de conscience du maire semble salutaire. Des travaux ont déjà été engagés, visiblement sans grand succès. Les derniers en date, l'installation de caméras de vidéosurveillance, n'ont fait que déplacer les problèmes. C'est malheureusement ce que nous avions dit à l'époque en votant contre ces installations, qui ressemblent plus à des caches-misères qu'à de vraies solutions pérennes. Les caméras de vidéo-surveillance n'ont jamais fait baisser ni les incivilités, ni les infractions. Elles les déplacent. Leur seul intérêt est de pacifier une zone autour de la caméra, rien de plus.

D'ailleurs, le report des incivilités vers la rue P. Cézanne, comme d'autres rues d'Annecy en dehors du centre-ville largement quadrillé par les caméras, le prouve. Les trafiquants, les mal-élevés, les fauteurs de troubles se reportent vers les lieux où il n'y a pas de caméras (qui sont aussi, bizarrement, les quartiers de plus en plus populaires).

C'est pourquoi ces solutions ne peuvent jamais être des solutions pérennes. La qualité de vie d'un quartier se construit au moment de la conception même du quartier, de son aménagement. Parfois, c'est raté. Mais alors il faut savoir s'adapter et trouver d'autres solutions. Je ne vais pas m’appesantir sur la création de la place Paul Grimault, mais il me semble que là encore, pour pacifier la rue P. Cézanne, on a raté le coche (chacun se souviendra de mes déclarations à l'époque). Ce lieu aurait dû être en partie conçu pour la jeunesse (et les rencontres), pour la mettre en plein jour au centre-ville et ainsi éviter les incivilités dans les arrières-cours. De même, cette place aurait dû être le trait d'union entre le centre-ville et le quartier, pour "élargir le centre-ville" et intégrer totalement Courier. C'est aujourd'hui juste un lieu de passage, pas un lieu d' "union" des quartiers.

Pour sortir de cette situation, il nous reste une carte à jouer, avec la population : l'avenir des Capucins. Mais il ne s'agit pas de penser, comme le fait la mairie, simplement l'avenir d'un terrain. Non, il faut penser l'avenir de ce terrain dans le quartier pour créer des flux de passage entre la ville et les quartiers. C'est la différence entre l'urbanisme (qui regarde le quartier) et l'architecture (qui regarde le bâtiment).

Pour limiter les incivilités et les désagréments, il faut créer du passage, du passage d'Annéciens lambda, de familles, de jeunes, de retraités, etc... C'est cela qui diminuera les nuisances pour les riverains. Ça parait contradictoire, pourtant c'est ce que montre toutes les études urbanistiques. Alors mettons-nous au travail sérieusement, plutôt que de dépenser de l'argent public dans des solutions illusoires.

Élargir le centre-ville en y intégrant les quartiers mitoyens pour que tout Annecy devienne le centre-ville de l'agglomération : voila l'enjeu urbanistique de demain.

mardi 9 septembre 2014

Parc Bosson : la mairie fait marche arrière

Vous trouverez ci-dessous un article paru dans l'essor savoyard de jeudi 4 septembre où l'on apprend que Denis Duperthuy fait juste son boulot d'élu, en défendant ses convictions. Et je crois que c'est ce que les 4182 Annéciennes et Annéciens qui ont voté pour nous en mars attendent de leurs élus.

Je regrette au passage que certains élus de la majorité critiquent systématiquement l'opposition et essayent toujours de polémiquer. Ils devraient au contraire se satisfaire de contradicteurs constructifs et travailleurs qui contribuent à améliorer la vie des Annéciens.

Bonne journée.


vendredi 5 septembre 2014

Elu, je perçois 276.31 € nets/mois

Dans le programme pour les élections municipales de Mars dernier, j'avais fait la promesse (p.5) de "publier les montants des indemnités [d']élu".

Je tiens à honorer cette promesse. La démocratie se construit d'abord sur la confiance, notamment celle des citoyens vis-à-vis de leurs élus. La confiance nécessite la transparence.

Vous trouverez ci-dessous mes fiches de paie pour le mois de juillet. Ces montants ont été votés pour tout le mandat, sans augmentation depuis 2008. A l'heure où les Français sont appelés à faire des efforts, l'exemple doit venir des élus et je suis heureux de cette stagnation.




mercredi 3 septembre 2014

Un département à deux vitesses ?

Voici une carte que j'ai trouvé sur le site d'Alternatives économiques et qui concerne avant tout le risque d'échec scolaire. Pourtant, cette carte en dit plus long que cela.



Premier enseignement : bien sûr la Haute Savoie est bien lotie, même si on note un point de vigilance en moyenne vallée de l'Arve.

Mais ce qui me frappe, c'est la différence de nuance de vert entre l'Est et l'Ouest du département. L'est, plus montagneux, a effectivement une démographie plus vieillissante. Cette partie du département, plus rurale, a une économie largement dominée par le tourisme. On voit d'ailleurs, les difficultés liées à ce genre d'activités. Les populations originaires de ces communes peuvent y rester, mais peu de nouvelles populations s'y installent (d'où un certain vieillissement). Le tourisme provoque un flux migratoire pendulaire (hiver et été) de travailleurs saisonniers.

Au contraire, l'Ouest du département (un axe Thonon, Annemasse, Annecy) combine à la fois croissance démographique et vitalité économique (donc des ressources pour financer les biens culturels notamment). Une partie de cette vitalité provient y compris des travailleurs frontaliers. Et là il faudrait se poser la question de cette possible "dépendance".

La Haute Savoie des villes, et la Haute Savoie des montagnes. Cette réalité qui semble se dessiner doit allumer chez les élus un petit voyant de vigilance : ne pas laisser une partie du département décrocher.
Nous devons aussi l'avoir en tête au moment où l'on se pose la question de la réorganisation de nos territoires et de nos collectivités. 

Et puis voilà un beau sujet de réflexion pour les candidats aux élections sénatoriales. Car on ne peut s'empêcher de superposer cette carte avec celle du vote FN et on y trouvera de nombreuses similitudes (Cluses par exemple).