vendredi 15 décembre 2017

Nos enfants ne sont pas leur priorité



Le 23 octobre dernier paraissait dans le Dauphiné libéré une interview dans laquelle je disais : "Elle [le fusion des communes] est en train de tourner au fiasco parce qu'elle a été mal préparée." Je vous rassure, je n'ai aucun don surnaturel... Mais j'écoute et j'entends les citoyens et les agents des services de la ville. Et ce que vous me dites ne va malheureusement pas dans le bon sens.

Une chose est vraie, depuis la fusion des communes, ce sont nos enfants qui trinquent ! 

1- Les crèches

Depuis 2 jours, les parents ont appris que les crèches municipales, faute de personnel, vont devoir fermer 1 à 2 heures plus tôt (ou ouvrir plus tard) par jour. Ces fermetures vont intervenir dès lundi prochain pour 15 crèches sur 23... Les parents n'ont que quelques jours pour tenter de trouver une solution de garde pour les enfants. La ville semble renvoyer la raison de ce manque de personnel sur un contexte national et local difficile.

Pourtant, gouverner n'est-ce pas prévoir, anticiper et accompagner les changements ? Or ici aucune anticipation, aucune politique active n'ont été mise en place depuis des années. Quant à l'information des parents à quelques jours du couperet c'est un véritable scandale.

Oui, il y a un problème de personnel. Mais ce n'est pas nouveau. Chaque année c'est tendu. Et rien n'est fait. Rien n'est fait par la ville pour former des personnes aux métiers de la petite enfance. Pourtant on aurait pu conventionner avec Pole Emploi pour reconvertir des chômeurs et contractualiser avec eux : une formation payée contre l'engagement de travailler x années à la ville... Rien.
Rien n'est fait pour fidéliser et motiver les personnels. Les salaires sont gelés et chaque année, encore lundi prochain, les mêmes politiques demanderont une compression de la masse salariale. Ces politiques de stagnation des salaires et des embauches prônée par la ville depuis des années finit par avoir des conséquences directes sur le niveau de service public. Dans une ville qui accueille de plus en plus d'habitants geler les salaires et les embauches c'est faire régresser le service public. Pourtant on aurait pu trouver des manière de motiver financièrement ces personnels plutôt qu'ils s'en aillent au privé ou en Suisse, ou bien encore repartent de la région jugée trop chère (où sont d'ailleurs les logements sociaux pour les loger ?). Là encore rien.

Rien n'a été fait pour prévenir les parents et leur permettre d'anticiper à l'avance. On les avertit quelques jours avant et ils doivent se débrouiller... Comment est-ce possible ? dans quel monde vivent ces politiques qui se moquent ainsi des citoyens ? Pourtant là aussi on aurait pu prévenir, avertir, permettre de trouver des solutions en douceur. Rien.

Face à ces incompétences, la situation actuelle n'est pas le fait de la fatalité et "d'un contexte national difficile" comme le prétend la ville. C'est trop facile de nier ainsi ses responsabilités. Depuis des années je tire la sonnette d'alarme. En vain et voici le résultat.

Je souhaite que dans cette période où les parents vont devoir trouver d'autres modes de garde, la ville accompagne financièrement les familles en remboursant les différences de prix pour les parents.

2- Les écoles

Le taux d'encadrement par les ATSEM dans les écoles d'Annecy se sont dégradés depuis la fusion des communes. La ville a retiré 1 ATSEM par école, quelque soit la taille de l'école (1 ATSEM à la prairie qui compte 5 classes soit une baisse de 20% du nombre d'ATSEM, tout comme apr exemple 1 ATSEM à Vallin-Fier avec 15 classes soit une baisse de 6.5%). Voila comment la ville est gérée actuellement par des petits comptables qui font des calculs d'économies sans liens avec les réalités.

Je ne parle même pas du nettoyage des locaux. En particulier des tables et des chaises des enfants qui sont nettoyés, depuis la fusion des communes, plus qu'une seule fois par période de cours soit environ toutes les 7 semaines... Vos enfants travaillent sur des tables sales. C'est cela la réalité. Pas besoin d'être médecin pour comprendre qu'à ce rythme les épidémies de gastro et bientôt de grippe n'ont aucun mal à proliférer...

L'équipement des écoles en matériel informatique reste désespérément nul. Si les CM2 ont pu bénéficier de l'installation de tableau Pédagogique Interactif, on attend toujours leur déploiement général dans toutes les classes... Sans compter des ordinateurs en nombre largement insuffisant et qui datent de..pfff...

Les rénovations d 'écoles... On refait l'extérieur des Romains : très bien. Et pour l'intérieur ? Il a fallu se battre pour que les WC turcs soient remis aux normes mais rien n'est prévu pour le reste des locaux.
Quant à la rénovation de Carnot pourtant promise comme LA priorité du mandat, elle n'apparait toujours pas dans le budget de 2018 que nous aurons à voter lundi. Autant dire qu'elle ne se fera pas sur ce mandat contrairement aux promesses de M. Rigaut.

3- Le périscolaire et les activités annexes

Depuis septembre, les activités périscolaires sont payantes à Annecy. Cela a pour conséquence directe la baisse de la participation à ces activités par les familles les plus modestes, et une hausse des frais pour les familles moyennes. Sur le périscolaire aussi les problèmes de recrutement sont bien présents et les conditions de travail sont nettement dégradées. Je peux vous dire que bien souvent les activités périscolaires se font sans que les taux d'encadrement légaux ne soient respectés. Là encore, mêmes raisons, mêmes solutions que pour les crèches. Mais rien n'est fait c'est la faute à "pas de chance".

Les activités sportives municipales qui permettaient à tous nos enfants de pratiques un sport pendant les vacances gratuitement, vont elles aussi devenir payantes (vote lundi en conseil municipal). Là encore les effets seront directs : exclusion des familles les plus pauvres, appauvrissement des familles moyennes.


Si pendant des années nous pouvions être fiers de la politique menée par Annecy pour ses enfants, impulsée par les Bosson comme une la nécessité par la ville de se doter des moyens nécessaires pour accompagner tous ses enfants (quelque soit la fortune des parents, leur lieu de résidence, leurs origines, etc...) afin qu'ils deviennent des ANNECIENS, on voit qu'aujourd'hui ce temps est révolu. La majorité rose-bleue-verte est en train de casser cet héritage. Pourtant il existe des solutions pour qui aurait un peu de courage politique et d'imagination. Tout reporter sur le "contexte", la fatalité est un peu facile. Les élus sont là pour anticiper et faire le nécessaire, ils sont payés pour cela.

Cette réalité m'attriste et en même temps me met en colère. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir averti. Aujourd'hui ce sont les Annéciens et nos enfants qui payent l'addition.

lundi 11 décembre 2017

Centre des congrès : détournement d'argent public

Je viens de recevoir le magazine de l'agglomération distribué dans toutes les boites aux lettres grâce à l'argent du contribuable.

En page 15 du magazine on peut découvrir un tissu de mensonges concernant le projet de centre des congrès sur la presqu'ile d'Albigny.

C'est de la propagande financée par l'argent public.

Il fut un temps où la décence et le respect de l'institution juridique faisaient que les hommes politiques s'interdisaient certaines pratiques. Par exemple on ne confondait pas l’intérêt général et l’intérêt particulier. Ou bien encore on s'interdisait de commenter une action en justice par respect pour cette institution.

MM. Rigaut et Accoyer n'ont même pas cette décence. Ils se servent du bulletin du Grand Annecy pour tromper les citoyens et distiller leurs mensonges.

C'est du détournement d'argent public. 

Je ne vais pas démonter un à un ces mensonges car vous trouverez tout sur ce blog ou bien encore dans le rapport des commissaires-enquêteurs qu'ils injurient dans cette publication. Simplement je souhaitais vous dire que dire, comme c'est le cas dans cette publication, que le projet respecte la loi littoral alors que le tribunal de Grenoble a dit le contraire il y a de cela quelques semaines est un scandale.

Ces deux élus sont des charlatans et des dangers. Ils cherchent à vendre leur camelote sans vergogne ni aucune dignité. Ils trompent les gens.

Avec mes avocats je vais voir ce qu'il est possible de faire pour que cette partie de la publication du bulletin soit refacturée à ces deux élus. Il n'y a aucune raison pour que l'argent public finance ce genre de publication.

Ces gens se croient au-dessus des lois. On va leur rappeler que ce n'est pas le cas.

Jamais je n'aurais cru qu'on pourrait tomber aussi bas : se servir de l'argent public à des fins de promotion d'un projet largement contesté par la population et condamné par la justice. C'est prendre les citoyens (non-informés) pour des cons. Il faut vraiment qu'ils aient un intérêt fort à le construire leur blockhaus. A ce sujet nous récoltons actuellement des témoignages et les faits.

J'espère qu'un jour vous vous souviendrez de tout ce que ces deux-là ont fait et comment ils vous ont craché à la figure, comment ils dédaignent les avis opposés aux leurs. Ils se croient être les parrains d'une mafia locale. Laissons-les se pavaner avant d'avoir à rendre des comptes. Rira bien qui rira le dernier.

samedi 9 décembre 2017

Le maire annonce 3 parkings...

J'ai lu dans le Dauphiné le plan imaginé par le maire pour construire 3 parkings dans le centre-ville :
- un parking sous l'actuel parking de la préfecture de 600 places avec un espace vert dessus.
- un parking de 1000 places sous l'actuel commissariat de police.
- enfin un parking de 1000 places sous le parc Charles Bosson sur la presqu'ile d'Albigny.

Tout lien entre cette annonce et la grogne récente des commerçants concernant leurs terrasses et plus généralement l'attractivité du centre-ville est bien entendue totalement fortuite...

Personnellement je me réjouis qu'Annecy prenne enfin conscience de ce problème de parkings qui est un vrai problème pour les résidents, les commerces et le tourisme en général. Les parkings actuels étant totalement saturés. Même si la construction de parkings ne doit pas faire oublier l'impérieuse et première nécessité de mettre toute l'énergie possible sur la réalisation d'un vaste réseau de transports en commun accompagné de parkings-relais en périphérie afin de limiter au maximum l'suage de la voiture en ville.

Avec mon équipe nous avions déjà proposé des parkings dans notre programme de 2014. Ainsi p. 15 on pouvait lire :

Au passage, pas un mot dans le programme de M. Rigaut, mais c'est vrai qu'il s'endort tous les soirs en lisant mon programme pour mieux le plagier, même si c'est en le modifiant largement. Ensuite il pourra toujours crier aux opposants stériles avec le dédain qui le caractérise... et être trop souvent repris dans son délire par certains journalistes. On attend aussi toujours la programmation ambitieuse en termes de transports en commun...

Le maire veut proposer une liaison en modes doux entre le centre-ville et les galeries Lafayette par le Haras et la rue Eloi Serand. Là encore, tout plagiat serait fortuit car nous écrivions il y a 4 ans toujours dans le même programme mais cette fois-ci p. 17 :


C'est vrai l'axe retenu n'est pas le même. Ca fait une différence. Mais cela fait 4 ans qu'on sait en ce qui nous concerne qu'il y a un problème de connexion entre le quartier des Galeries et la vieille ville. Le maire le découvre ! Mieux vaut tard que jamais mais que de temps perdu.

Alors pourquoi par l'avenue du Parmelan et pas les Haras ? Tout simplement par ce que nous proposions alors d'implanter le nouveau centre des congrès sur le parking de la préfecture (avec le parking en dessous). Le flux de piétons et de touristes était alors naturellement : vieille ville - Bonlieu/centre des congrès - Avenue du Parmelan - Galeries

Or pendant des années et au cours de nombreux débats on m'a traité d'incompétent, de fantaisiste quand je disais qu'il fallait implanter le nouveau centre des congrès sur le parking de la préfecture en lien avec Bonlieu (notamment pour le MIFA) et les commerces de la vieille ville. M. Rigaut me répondant que je n'y connaissais rien car il y avait un gros collecteur d'eaux usées qui passait sous le parking de la préfecture et que, de ce fait, on ne pouvait pas construire ni parking ni centre des congrès ici... 

Or que propose-t-il aujourd'hui ? Vous aurez compris au final qui est l'incompétent et la girouette... Visiblement le collecteur ne pose plus problème, comme je l'ai toujours dit. Tant mieux ! Reste plus qu'à rapatrier le centre des congrès ici aussi...

2) Le parking sous le petit Paquier et pas sur le terrain Balleydier

Je continue de défendre l'idée que le parking aux Marquisats doit être sous le terrain Balleydier et non pas sous le petit Paquier, avec des abonnements préférentiels pour les habitants de la vieille ville et les salariés qui travaillent au cœur de ville. Là encore le maire après avoir bradé le terrain Balleydier aux sœurs de Saint Joseph avait promis un parking sous le terrain Balleydier. Mais depuis il a fait machine arrière disant que les études (c'est jamais lui ce sont toujours les études ! auxquelles on fait dire ce qu'on veut !) montraient qu'il ne manquait pas de parking sur cette entrée de ville ... Or il propose un parking juste en face. Vous comprenez quelque chose ? Moi rien. Les études (!!!????) montreraient aussi que les flux entrées/sorties sur le terrain Balleydier seraient difficiles, mais pas sous le petit Paquier... Franchement aujourd'hui on fait ce qu'on veut en matière de BTP.

Je ne suis pas favorable à ce qu'on bétonne les bords du lac sous le Petit Paquier quand on pourrait construire sous des immeubles.

3) Un parking sous le parc Charles Bosson

On ne va pas s'énerver tout de suite mais franchement c'est à mourir de rire.
Pendant des années, M. Rigaut a dit que, pour son centre des congrès, il y avait assez de parkings alors que tout le monde disait le contraire. Or aujourd'hui que propose-t-il ? Un parking. Pour quoi ? Soit disant pour les commerces de centre-ville (mon oeil !). En réalité pour son centre des congrès. On nous prend vraiment pour des cons.

On va donc bétonner le parc Charles Bosson. Tant qu'à faire on n'est plus à ca près...

A Annecy on déteste les parcs de pleine terre. On adore les pseudo-parcs sur dalle de béton sur lesquels on peut juste faire pousser de la pelouse (et encore !) mais aucun arbre puisqu'il n'y a qu'une 50aine de cm de terres et qu'ils ne peuvent pas s'enraciner.

Donc sacrifions les arbres du parc Charles Bosson pour un parking à touristes d'affaire, comme on évitera les arbres sur le Petit Paquier avec un parking enterré, comme on veut supprimer le parc des Capucins et ses arbres pour mettre des parkings souterrains...

Rigaut déteste les arbres. Il adore le béton.

Comme Bernard Bosson, je ne suis pas favorable à ce que l'on construise au-delà de la première voirie vers le lac quand on peut faire autrement.

Donc banco pour le parking souterrain sous le parking de la préfecture, on avait dit qu'on le ferait en 2014 donc je reste cohérent. Si on allait au bout de la logique (et des synergies possibles en matière de coûts de construction ; et d'usage avec Bonlieu et les Haras) on y construirait dessus le centre des congrès sur 2 étages.

Ok pour un parking côté Marquisats mais sous le terrain Balleydier, là encore pour l'intégrer le mieux possible au paysage (sous des immeubles) et permettre un aménagement arboré sur le Petit Paquier.

Enfin c'est évidemment NON pour un parking sous le parc Charles Bosson qu'il faut conserver en l'état. Et surtout qui, malgré la plaisanterie de dire qu'il servira le commerce de centre-ville est évidemment prévu pour le centre des congrès. Si un parking était nécessaire de ce coté-là de la ville, il reste le parking de Sainte Bernadette et le terrain devant l'ONF (d'ailleurs évoqué un temps par le maire...) pour y réalisé un parking en  ouvrage (type parking semi-enterré et silo).

Vous voyez au fond cet épisode montre bien la différence entre Rigaut et moi. J'ai 4 ans d'avance dans mes analyses. J'ai compris depuis longtemps les attentes des citoyens et commerçants. Et je propose un plan d'ensemble pragmatique qui met d'abord l'accent sur les transports en commun avec des parkings-relais, tout en répondant aux attentes légitimes du commerce et des habitants.

Sur le fond nos analyses, avec beaucoup de temps du côté du maire et un manque évident de cohérence et de constance, finissent par se rapprocher. Mais la logique n'est jamais la même : d'un coté la détestation de la nature et des arbres et l'amour du béton pour le béton, de la voiture ; la volonté de faire monter en bling-bling Annecy pour faire toujours plus de fric, toujours plus de tape-à-l'oeil. D'autre côté des projets concrets, travaillés (même si on me traite toujours de fantaisiste et d'opposant systématique pour me décrédibiliser, la réalité montre qu'on en vient toujours à mes solutions), en harmonie avec leur environnement et en adéquation avec l'évolution du temps et notamment la prise en compte de l'environnement et le respect de notre lac. Des projets pour Annecy et ses habitants.

Certains craignent que si un jour je venais à prendre la mairie je sois à côté de la plaque. Ce genre d'exemple montre au contraire que c'est le maire qui depuis des années est à côté de la plaque et n'a rien fait... pour finir par reprendre nos analyses en les dévoyant. Je crois que cela devrait suffire à faire tomber les dernières craintes de certains. Annoncer des projets (par voie de presse puisque nous n'avons jamais été associés à ces réflexions bien évidemment) à 2 ans d'une élection alors qu'on n'a rien fait pendant 4 ans (et que tant que les permis de construire soient délivrés on sera en 2020 donc que rien ne se fera dans ce mandat), c'est cela être un bon maire ? Moi, vous savez, quand je sollicite le scrutin des Annéciens c'est que je sais déjà ce que je vais faire et que je leur propose des solutions. Je réfléchis AVANT, j'agis ENSUITE. Je ne dis pas "votez pour moi" et puis on verra pour faire des études, des études d'études, des contre-études... pour finalement ne rien faire. C'est cela qui décrédibilise la politique.

C'est vous, les citoyens qui avez la réponse à la question de savoir si ce mandat a été utile. Mais personnellement, si je me réjouis de voir que peut-être enfin les choses vont avancer (après avoir payé grassement des cabinets d'experts pour des choses que j'écrivais il y a 4 ans...), je ne peux que me désespérer de voir la nullité de ce mandat.

vendredi 8 décembre 2017

Faut-il permettre d'ouvrir les commerces 12 dimanches en 2018 ?



Le 16 novembre dernier, le conseil communautaire du Grand Annecy a voté en faveur de l'ouverture des commerces pour 7 dimanches en 2018. J'ai voté pour car il s'agit là d'une mesure qui s'applique depuis bien longtemps. Cette mesure s'applique (sur la base du volontariat des commerçants) sur toute l'agglomération, donc à Annecy.

Il s'agit des dimanches suivants : 14 janvier et 1er juillet (premier dimanche des soldes), 2, 9, 16, 23 et 30 décembre pour les fêtes.

Depuis le changement de loi et l'entrée en vigueur de la loi Macron, le maire peut, après avis du conseil municipal, permettre l'ouverture de 5 dimanches supplémentaires, soit un total de 12.

Jusqu'à présent cette mesure n'avait jamais été appliquée. La majorité, dans ses derniers relents de démocratie chrétienne qui chaque jour foutent un peu plus le camp, s'était toujours opposée à ces ouvertures supplémentaires arguant du fait que le dimanche devait rester un jour principalement consacré à la famille, aux loisirs, au repos. Il semble que pour 2018 le discours ait changé puisqu'au prochain conseil municipal il sera proposé de voter en faveur d'une ouverture des commerces pour les dimanches : 8 juillet (2e dimanche des soldes d'été), 15 juillet (Tour de France), 22 juillet et 2 septembre (pour la rentrée scolaire)  et 25 novembre (un cinquième dimanche avant Noël).

J'avoue ne pas très bien savoir quelle position adopter. C'est pour cela que je me permets de solliciter votre avis. Faut-il oui ou non permettre ces 5 nouvelles ouvertures dominicales ? J'attends vos réponses soit en commentaires, ou par mail à denisduperthuy@aol.com

J'invite notamment les commerçants concernés à me faire part de leurs avis.

Ouvrir le 2e dimanche des soldes d'été est-il un plus ?
Ouvrir pour le jour du passage du Tour de France a-t-il du sens (je me souviens de témoignages de commerçants lors de la dernière édition qui n'avait rien fait ce jour-là car la ville est saturée et les gens ne peuvent pas accéder au centre-ville) ?
Ouvrir le dimanche avant la rentrée est-ce utile ?
Ouvrir 1 mois avant Noël pour préparer Noel est-ce pertinent (oui je sais celle-ci est un peu orientée...)?

Ces ouvertures dominicales profitent-elles au petit commerce ou aux grandes surfaces ?
Quel est l'avis des salariés ? des consommateurs ?

J'attends vos réponses et vos commentaires avant le conseil municipal qui aura lieu le 18 décembre.

D'avance merci beaucoup de m'éclairer de vos réponses.

mercredi 6 décembre 2017

Ecologie punitive à Annecy


Le premier épisode de pollution de l'air vient de débuter à Annecy. C'est malheureusement devenu une habitude au fil des années : dès que le froid arrive et qu'il ne pleut pas, on y a droit.

Chacun connait les responsables de cette pollution : chauffage, voiture, industrie.

L'agglomération semble  prende conscience du problème. Ce fut long, très long quand on se souvient que le Préfet d'alors et le maire avaient balayé d'un revers de main il y a seulement quelques années l'étude de l'OMS classant Annecy comme la seconde ville la plus polluée de France.

Pourtant la voie choisie par l'agglomération et la ville est exclusivement punitive. On fait de l'écologie punitive alors que partout, dans le monde où les choses changent, on sait qu'il faut combiner punition et incitations.

Sur le chauffage, où sont les incitations au changement de cheminées, de poêles, de chaudières ? Avec Claire Lepan nous avions demandé une aide, à l'instar de ce qui se fait en vallée de l'Arve, pour inciter au changement des vieux matériels. C'est le meilleur moyen d'agir efficacement sur la pollution générée par ces anciens modes de chauffage. Mais non, on préfère subventionner des panneaux solaires dont le bilan carbone après "recyclage" est aujourd'hui plus que discutable.

Sur la circulation, on fait encore les choses à l'envers. On punit avant d'inciter. On rend payant la place des Romains, pénalisant ainsi de nombreux salariés de la commune, pour qu'ils ne viennent plus en voiture, sans offrir d'alternative, de nouveaux parkings. Mais où sont les parkings-relais en périphérie de ville pour garer sa voiture et prendre un moyen de transport en commun efficace, rapide et pas cher ? 
Le résultat, pour les instruits qui ont pondu ce genre de changement punitif : plus de voitures dans les quartiers périphériques ! On le voit actuellement avec la fête foraine, il est impossible de rentrer chez soi le soir, toutes les places sont prises par des personnes qui arrivent le matin sortent la trottinette ou leurs bottes et se dirigent vers la vieille ville.

On nous parle d'une zone de circulation restreinte sur Annecy pour le 01 janvier. D'abord personne n'en connait le périmètre. Ensuite on va en exclure les voitures les plus polluantes (celle dont la vignette crit'air dépasse 3). Quelle incitation au changement de véhicule ? Je viens de recevoir ma vignette pour mon fourgon qui est mon outil de travail. Il est classé 4 parce que je me suis installé il y a un an et que quand on monte sa boite on n'a pas les moyens de s'offrir un véhicule neuf à 20 000€. Alors quoi je vais être verbalisé parce que je suis pas assez riche pour rouler en véhicule électrique ? C'est mon outil de travail, je n'ai pas le choix, pour livrer mes clients ou faire mes marchés.
On punit les pauvres sans offrir d'alternative. C'est pratique.

Franchement ces discours de bobo écolo me fatiguent. Ils vivent en dehors des réalités. C'est facile quand on habite le centre-ville qu'on est payé par le contribuable pour être élu de dire aux autres comment ils doivent faire en les culpabilisant individuellement alors que collectivement rien ne bouge. Où sont les transports en commun efficaces d'une ville de 130 000 habitants ? Les parkings-relais ? Les aides à la conversion écologique ? 

Vous savez combien je suis attaché à notre environnement et comme je me bats pour que l'on ait une qualité de l'air qui s'améliore. C'est une question primordiale, excessivement importante pour notre santé et celle de nos enfants.

Mais les moyens mis en oeuvre pour lutter contre cette pollution par cette équipe municipale sont choquants. Et personnellement ils ne me révoltent. Financer un tunnel sous le Semnoz, des routes à gogo pour obliger chacun à prendre sa voiture ; puis leur taper dessus en leur disant : "bouh pas bien, méchants pollueurs, salopards de pauvres", c'est d'un cynisme qui donne envie de vomir. 

Mais peut-on encore tenir un discours raisonnable sur ce plan de la pollution de l'air. Entre d'un coté les jusque-boutistes de la voiture qui peuvent tenir le même discours que celui que je viens d'écrire mais pour dire : alors ne faisons rien en terme de transports en commun ; et d'un autre côté les idéalistes écolo qui oublient la réalité sociale et économique de notre bassin et qui veulent tout interdire tout de suite, puis-je encore être audible lorsque je dis qu'il faut commencer par offrir des transports en commun et des parkings-relais, puis, une fois l'alternative crédible proposée, alors oui mettre en place des mesures pour restreindre l'accès de la ville aux voitures ?

Je suis parfaitement à l'aise pour écrire cela sans qu'on puisse me taxer de vouloir "ne rien faire" car cette logique était celle développée dans le programme que je vous avais présenté avec mon équipe en 2014. Aujourd'hui à la ville on a deux voix dont on se demande si elles se parlent (schizophrénie??) : tout faire pour promouvoir collectivement la voiture ET EN MÊME TEMPS taper sur les utilisateurs de voiture individuellement. 

" - Mais mes bons messieurs c'est pas de notre faute cette pollution, ce sont vos chauffages, vos voitures qui polluent.
- Et comment je fais pour en changer ?
- Ah ca c'est votre problème, nous on tape au porte-feuille ! "

dimanche 3 décembre 2017

Activités Sportives Municipales gratuites


Au conseil communal de ce début de semaine, il nous a été présenté les nouveaux tarifs qui seront appliqués pour les Activités Sportives Municipales (ASM) qui jusque-là étaient gratuites. Après la forte hausse des tarifs du périscolaire, la dégradation de l'encadrement par les ATSEM de nos enfants en écoles, c'est un nouveau coup (coût?!!) dur porté aux familles annéciennes.

En revenant une nouvelle fois sur ce qui fit la grandeur et la noblesse de la politique de la jeunesse à Annecy, le maire et la majorité ont de nouveau tué l'héritage de B. Bosson et de Jean Régis (dont dans une schyzophrénie coutumière, ils continuent de se réclamer, appelant au passage le septuple élu M. Amoudry, sensé représenté la mémoire et la sagesse de ce conseil, élu depuis les années 70, pour faire parler les morts et justifier ce retour en arrière).

Comme c'est déjà le cas actuellement pour le périscolaire, la mise en place de tarif va avoir d'abord un effet psychologique dissuasif pour les parents les plus modestes. Pour une personne avec un enfant (1/4 des familles d'Annecy sont monoparentales) qui gagne plus de 1000 €/mois (donc une personne très riche !!!) elle devra débourser 7€ pour que son enfant profite de ces activités. J'entends déjà les murmures : "7€ c'est rien". Pour vous et moi peut-etre, mais quand on peine à boucler les fins de mois et quand chaque centime compte, c'est beaucoup... C'est trop !

M. Puthod me rétorque que ce dispositif des ASM ne touchait déjà que 10 à 15% des familles les plus pauvres. Donc pour lui, le rendre payant ne pénalisera pas grand monde. Ok donc si je suis la logique: les pauvres n'en profitaient déjà pas donc autant les en priver pour de bon ! Au lieu de se demander comment rendre ce dispositif plus attractif pour ces familles, on les élimine purement et simplement. Car c'est l'effet direct que va avoir cette politique.

Je rappelle qu'avant la fusion Annecy avait largement les moyens financiers de se payer cette politique d'activité intelligente pour notre jeunesse. Depuis la fusion on n'en aurait plus les moyens ? Arrêtons les conneries. Franchement Annecy commune nouvelle est la 2e ville la plus riche de France...

Non, cette décision est idéologique et politique. On élimine les pauvres, on ne veut plus les voir. Oui, jusqu'à présent grâce à l'intelligence de M. Bosson, la ville avait fait le choix de faire financer cette gratuité (car rien n'est jamais gratuit) par les impots c'est-à-dire tous les contribuables. Cela signifie que tous, avec enfants ou sans, grâce aux impots locaux nous participions à l'éducation de tous les enfants d'Annecy. C'était une idée à la fois généreuse, solidaire et qui a fournit des résultats exemplaires. Par exemple, à Annecy, au fond, peu de jeunes trainent pendant les vacances dans les rues ou devant la télé. Ils faisaient du sport (ou d'autres activités). C'est bon pour les échanges, le partage, c'est bon pour la santé et la lutte contre des maladies comme l'obésité; c'est bon pour nos clubs sportifs qui trouvaient là un "vivier" de vocations à faire fructifier.

On nous dit que la ville, en compensation, met en place une aide financière à l'achat d'une licence sportive. Si cette mesure est une bonne mesure (qui coutera 3 francs 6 sous à la commune, pas une ruine), elle n'est pas du tout du même ordre que la gratuité des ASM. On mélange les politiques pour créer la confusion. C'est classique.

Mais les objectifs d'un club ne sont pas les mêmes que ceux de la ville. L'objectif de ces deux dispositifs ne sont pas les mêmes. Les deux sont complémentaires mais pas substituables. D'un côté on veut inciter à une activité sportive en club, régulière. De l'autre on cherche d'abord la mixité, l'échange. D'un côté la pratique sportive est le but, de l'autre elle est le moyen.

Mais c'est vrai, si on lit la presse et on écoute nos élus, qu'on a presque l'impression que ce qui est une régression manifeste se transforme grâce à ce tour de passe-passe en un progrès prodigieux. 

Mais ces illusionnistes ne font pas beaucoup rire dans les foyers d'Annecy. Pauvres, modestes ou même aisés, la fin de la gratuité touchera tout le monde. Elle aura pour effet d'éliminer les familles pauvres, de faire peser un nouveau cout pour les familles modestes, et d'inciter à l'entre-soi avec des familles qui ont les moyens, mais surtout le temps d'inscrire leurs enfants aux clubs sportifs, de les emmener aux entrainement, aux compétitions, etc... Voit-on une maman seule avec ses enfants qui doit travailler avoir le temps en plus de tout le reste de faire profiter son enfant d'une licence de club ?

En vérité c'est une politique de ségrégation sociale qui est mise en place. Inspirée des pires dogmes libéraux de la droite locale, reprise sans vergogne par sa Majesté "centriste", elle vise à casser la cohésion de la ville et de tomber dans le règne du chacun pour soi. A ceux qui ont le temps et l'argent le sport, aux autres la télé et la rue. 

Par mon éducation, mes convictions et le pragmatisme qui me guident depuis toujours, je me battrai toujours contre ces politiques injustes et inefficaces. Un jour, nous remettrons en place la gratuité de ce dispositif car c'est une politique qui a fait ses preuves et qui au final fait que la prévention de l'obésité, de la délinquance auxquelles elle participe coutent bien moins cher que la politique qu'il faudra mettre en place dans quelques années pour réparer le mal qui aura été fait.

Vive Annecy unie, Vive la diversité et les échanges, Vive le sport pour tous !

mercredi 29 novembre 2017

Conseils de quartiers de la commune nouvelle

Lundi soir en conseil communal d'Annecy commune déléguée, l'exécutif nous a présenté la nouvelle carte des quartiers de la commune nouvelle qui abriteront les conseils de quartiers.

Inutile de dire que cette réflexion s'est menée en catimini sans associer ni la population ni les élus d'opposition. Cette "7e version" était donc pour moi une première !

Tout d'abord, et pour éviter les procès en sorcellerie tels que M. Rigaut a tenté de les mener lundi soir, la délibération de lundi ne portait pas sur le principe de créer des conseils de quartiers. C'est une obligation légale pour toutes les villes de plus de 80 000 habitants. Nous n'avions donc pas à voter pour savoir si nous étions POUR ou CONTRE les conseils de quartiers. D'ailleurs c'est assez loufoque de s'entendre dire ce genre d’ânerie quand on sait que ca fait plus de 6 mois que notre groupe demande que la réflexion soit lancée sur ces constitutions en toute transparence et de manière participative... Nous avions à voter POUR ou CONTRE la carte présentée.

12 quartiers vont donc être créés.

Ces quartiers sont d'abord, pour moi, trop disproportionnés. Pringy (4000 habitants) compte 2 quartiers quand Seynod ou Annecy-le-Vieux sont quasiment intégralement repris dans 1 seul voire 2 quartiers...

Ici un quartier à 2000 habitants, là un quartier à 17 000 habitants... Cherchez l'erreur...

Mais surtout ce que j'ai demandé c'est : quel sera le rôle, les moyens, la composition, et l'organisation de ces conseils de quartiers ? Qui les composera ? A quoi vont-ils servir ?

M. Rigaut m'a répondu que ce serait l'étape d'après... D'abord on fait les limites puis on réfléchit à leur rôle.

C'est absurde. On fait les choses à l'envers. Si ces conseils de quartiers ne sont là que pour faire un semblant de démocratie participative, alors inutile d'en créer 12, il suffit d'en créer 2 puisqu'ils ne servent à rien (la loi interdit d'en créer 1 seul). A l'image des conseils de dialogue de l'ancienne commune d'Annecy, instances complètement inutiles mais qui donnent l'impression d'écouter les gens.

Au contraire si l'on veut vraiment impliquer les citoyens dans les affaires municipales dans une vraie démocratie participative, alors toutes les études montrent que la bonne maille de proximité, pour que les citoyens qui participent à ces conseils puissent être les relais auprès des autres citoyens se situe entre 1500 et 2000 habitants maximum... Soit beaucoup plus de conseils de quartiers !
Certains me disent que ce serait alors une usine à gaz... Ah bon? pourquoi ? A Paris par exemple certains arrondissements ont des conseils de quartiers plus petits... Et puis cela ferait un quartier par élu (après le renouvellement soit 57 élus).

Avec 12 conseils de quartiers, la mairie va pouvoir noyauter leur composition en donnant la portion congrue aux citoyens avec la présence de nombreux élus, d'associations, etc... En réalité on fait croire qu'on va se rendre compte que ca ne marchera pas... sauf à Pringy où le conseil de quartier est à la bonne maille...

Dans notre programme de 2014, avec mon équipe, nous avions proposé de faire un conseil de quartier par bureau de vote. Là vous êtes directement en contact avec des citoyens des quartiers qui vous parlent de leur quotidien, de leur rue, de leur sécurité, de leur environnement. Eux-mêmes côtoient leurs concitoyens et peuvent faire le travail de relais. Pas dans des quartiers à 10 000 habitants...

Bref vous voyez que voter une carte avant de définir ce que l'on veut faire de ces conseils est une absurdité monumentale. C'est pourquoi avec mes collègues nous avons voté contre cette carte et nous ferons de même le 18 décembre en conseil municipal.

Je n'ai jamais aimé l'hypocrisie surtout quand elle consiste à prendre les citoyens pour des jambons. Faire croire à une démocratie participative avec 12 quartiers sur une ville de 130 000 habitants c'est se moquer du monde.