vendredi 20 avril 2018

Parc des capucins : ne lâchons pas


L'association des Amis du domaine des Capucins qui avait fait des recours contre le saccage et la bétonisation du parc des capucins annonce ce matin que ses recours contre le permis de construire délivré par la ville ont été débouté pour vice de forme.

L'association avait tout d'abord remis un recours gracieux à M. le maire pour demander l'abandon de ce projet qui va détruire le dernier espace vert naturel en coeur de ville d'Annecy. 13 000 m² de nature préservée, d'arbres centenaires, un véritable havre de paix, de sérénité et de fraicheur en plein coeur d'un quartier populaire... Voilà ce que le maire a décidé de saccager au profit de ses amis promoteurs.

Je rappelle que, sous la pression populaire et nos différentes interventions en conseil municipal, après un premier projet qui incluait la destruction de l'église et du couvent, la ville avait préempté pour "sauver le parc et l'ouvrir au public". Ces déclarations ont été faite devant le conseil municipal, de façon officielle.

Depuis le maire, qui n'a aucune parole, s'est renié. Il s'est fait parjure devant la représentations des citoyens, et devant les citoyens eux-mêmes. 

Après ce recours gracieux, dont la réponse du maire fut certes négative, mais surtout indigne par sa violence et ses menaces de la fonction même de maire, l'association, n'ayant pas le choix, a déposé un recours contentieux devant le tribunal.

Elle avait également alerté le promoteur de sa démarche comme cela était mentionné dans le permis de construire. Mais le permis de construire ne mentionnait pas l'obligation d'avertir la ville. Cette obligation figurait sur les panneaux posés sur le terrain, bien en retrait de la route, et loin des regards, dans les petites lignes en bas.

La ville a donc décidé de plaider le vice de forme n'ayant pas été avertie par lettre du recours. Le tribunal lui a donné raison. Le recours de l'association qui avait fait un travail urbanistique, de collecte d'informations, de détricotage du permis, etc... avec l'aide d'avocats qui ont couté plus de 3500 €... ne sera jamais ouvert sur le fond. 

La voie juridique s'arrête là. Elle me laisse un sentiment de révolte, de colère et de tristesse. Colère contre un maire qui ment et se parjure. Révolte contre une justice qui ne sert que l’intérêt des plus puissants, de ceux qui peuvent se payer des avocats aux frais du contribuable en plaidant l'ignorance du recours alors que toute la presse en parlait et qu'un recours gracieux avait été envoyé. Tristesse pour ce parc, ces arbres (je sais que pour M. le maire, les arbres en pleine terre ça n'a pas d'intéret. On plantera quelques pelouses sur des dalles en béton pour faire du "green washing") mais surtout pour les Annéciens, ceux qui vivent et habitent les quartiers et qui sont toujours bon à vivre dans la grisaille et le béton, pendant que les bords du lac et le centre-ville auront droit à leurs parcs.

On peut toujours faire des couverture de bulletin municipal en papier glacé vantant la nature en ville à Annecy... On peut toujours faire des grands discours sur le respect de l'environnement et saccager des parcs quand tant d'autres villes essaient d'en reconstruire. On peu toujours parler de la nécessité de construire des logements à Annecy et EN MEME TEMPS sanctuariser des hectares d'un aérodrome pour quelques bobos en mal de grands frissons aériens ou de quelques oligarques russes en mal de blanchiment d'argent sale.

Ce maire a depuis bien longtemps choisit son camp : celui de l'argent des promoteurs, du saccage de la nature en bords de lac, au Semnoz ou aux Capucins , celui des touristes fortunés du centre-ville au détriment des habitants qui pourtant SONT Annecy.

Pour ma part, parce que je crois que c'est l'histoire d'Annecy et que c'est cette Annecy que j'aime, j'ai choisi un autre camp celui du Docteur Servettaz qui disait : "On ne bâtit pas des arbres centenaires, c'est un héritage à transmettre". Le même docteur Servettaz, adjoint d'un grand maire classé pourtant au centre droit, qui s'est battu pour le Semnoz, pour les bords du lac et pour le respect du Fier.

Si l'action juridique est maintenant éteinte, l'action citoyenne doit continuer. Je ne me résous pas à abandonner ces arbres et les habitants de ce quartier à ce triste sort que le maire leur promet. Nous allons nous réunir avec Claire et Evelyne pour envisager ensemble les actions possibles à mener.

Ce patrimoine a besoin des Annéciens, de leur mobilisation. Ne détournez pas le regard, ne tournez pas la tête : regardez-le en face. Ces arbres, cette histoire ont besoin de vous. 

Vous êtes aujourd'hui le seul rempart entre leur écorce et les tronçonneuses.

mardi 17 avril 2018

In Annecy Moutains



Depuis quelques mois, les collectivités locales et les acteurs économiques et touristiques du territoire "Lac d'Annecy - Aravis - Annecy" ont décidé de créer une nouvelle marque de territoire pour promouvoir la destination à l'international : In Annecy Moutains.

Entre lac, montagnes, stations et ville, cette marque vise à offrir une marque globale attractive pour le tourisme.

Je salue cette volonté de travailler en commun. Je l'appelais de mes vœux depuis bien longtemps. La compétition internationale en matière de visibilité et d'attractivité impose de se réunir et de proposer des packs "multi-facettes" proposant diverses activités. La complémentarité lac et montagnes est indéniable.

Cependant cette marque a deux limites :

1) In Annecy Moutains visait à promouvoir une destination à l'international. Mais Annecy qui sait où ca se trouve quand vous êtes à Los Angeles, Tokyo, Sydney, Le Cap ou Buenos Aires? Moi qui voyage un peu, notamment en Europe je peux vous dire que même à Rome on ne sait pas situer Annecy... C'est dommage de vouloir promouvoir une destination que peu d'étrangers connaissent... Je crois que c'est de nouveau la preuve d'un géocentrisme annécien bien connu : "Annecy le centre du monde". Et bien non !

Pour moi, la marque "Aix les Bains, Riviera des Alpes" est bien plus pertinente, plus intelligente. On a les mots "alpes" donc tout le monde d'Arabie Saoudite à l'Inde en passant par la Russie sait où sont les Alpes. Et le mot "Riviera" donne déjà un avant gout de vacances, d'eau, de plages, de fête et un peu de luxe... Bref, on touche dans le mille...

In Annecy Moutains, pour le texan CSP+ ou l'oligarque russe c'est inodore, incolore, insipide. Ca n'évoque rien. Objectivement le nom de marque manque complètement la cible visée. J'espère juste qu'on n'a pas payé trop cher l'agence de com qui nous a trouvé ce nom... Et puis je veux dire aux élus : sortez un peu d'Annecy, allez voir le monde, et vous comprendrez qu'Annecy n'est pas le nombril du monde et qu'il faut travailler encore et toujours notre notoriété sans penser que c'est acquis.

2) La seconde limite est qu'il est bien de promouvoir un destination commune mais comment on se déplace entre Annecy et Faverges, Annecy et les Aravis ? Le touriste américain qui loge à Talloires et veut aller passer la journée au Grand Bo, il y va comment ? Lui qui est arrivé en avion à Cointrin, il rejoint Annecy en taxi ? Il va au marché de Faverges à pied ?
Il est tant de proposer une vraie offre de mobilité si on veut effectivement gagner l'ambition d'une destination "tout compris" avec ses territoires complémentaires. Il faut garantir la possibilité de se déplacer à l'intérieur de "In Annecy Moutains". Sans cela, on ne peut pas faire croire à des spots différents sous papier glacé et vendre le rêve d'un territoire mêlant neige et lac sans garantir la mobilité entre les deux.

Je le redis : l'idée générale est bonne et ce n'est pas moi qui l'ait porté, bien seul à l'époque notamment au moment des dernières municipales, qui vais critiquer l'ambition. Oui, il faut se positionner sur le marché touristique international (sans oublier la clientèle régionale, mais là aussi je note une très bonne inflexion des politiques menées par l'office du tourisme) avec une offre diversifier et complémentaire. Bien sûr que le lac et la montagne c'est vendeur... pour peu qu'on puisse se déplacer de l'un vers l'autre... Et pour peu qu'on sache situer d'un coup d'oeil cette destination sur une carte mondiale en se délaissant un peu d'un géocentrisme.


jeudi 12 avril 2018

L'engouement pour la démocratie participative de la majorité


Quand on lit les journaux, on a presque l'impression que la majorité et notre maire sont de fervents défenseurs de la démocratie participative, de la concertation des citoyens et de leur implication dans les prises de décision.

On peut lire des gros titres flatteurs pour "Imagine le grand Annecy" ou bien pour les réunions de quartiers, ou bien encore pour l'élaboration du Plan de Déplacements Urbains.

Tout d'un coup, je me prends à me féliciter : peut-être qu'à force de réclamer cette implication des citoyens, à exiger qu'on les écoute... peut-être... enfin... aurait-on été entendus ? 

Car cette conversion est, les faits en attestent, très récente. N'ayons pas trop la mémoire courte tout de même ! En effet, c'est assez marrant au fond de voir que l'on pose la question aux citoyens de savoir ce qu'ils veulent faire ensemble de l'avenir du Grand Annecy APRES avoir fusionné... (sans leur demander leur avis). N'aurait-il pas été plus pertinent, et pour tout dire "intelligen"t, de poser cette question AVANT, comme nous le demandions ?

Surtout que toutes les grandes décisions et orientations ont déjà été prises et ne sont plus négociables : Centre des congrès, tunnel sous le Semnoz, construction de nouvelles routes, etc... Sur tous ces sujets, bizarrement, point de discussion avec les citoyens. Tout est déjà acté !

Je note cet engouement populaire pour les réunions d'"Imagine le grand Annecy" et cela ne me surprend pas car je suis convaincu depuis bien longtemps de l’intérêt que porte les citoyens aux affaires publiques et leur envie de participer plus activement.

Mais je n'ai pas voulu participer à cette mascarade. Car faire croire aux citoyens (une fois que les grandes lignes sont déjà fixées) que leur avis va compter c'est pitoyable et au fond cela abîme encore plus la démocratie car la frustration qui va naître de cet espoir (vain) d'être écouté sera terrible pour l'abstention et l'image des élus.

Car enfin, qui peut croire qu'à 23 mois d'une élection municipale, avec des conclusions rendues à 18 mois de cette même échéance, quoi que ce soit va changer avant la fin du mandat ? Personne.

C'est uniquement une opération de communication électoraliste qui vise à faire oublier 4 ans de décisions prises sans aucune négociation ou concertation, dans l'opacité la plus complète. Je déplore cette instrumentalisation des citoyens et des média dont aucun n'a relevé que dans une démocratie "normale" on pose les sujets à débattre avec les citoyens en début de mandat, puis on fait les choix et enfin on réalise.

Ici Rigaut se rachète une virginité démocratique avec le soutien de certains média, sur la crédulité des citoyens, avides d'être écoutés, qui saisissent chaque opportunité (et c'est naturel) pour parler de leurs difficultés.

Il cherche surtout à légitimer a posteriori ses choix et les orientations qu'il a pris en les vendant comme "les seuls choix possibles" sur lesquels il serait impossible de revenir.

Parler du superflu quand l'essentiel a déjà été décider c'est prendre les citoyens pour des cons. Personnellement je n'ai pas voulu cautionner ce mépris et ce cynisme.

Tout comme je ne participe pas à ces séminaires d'élus qui pullulent depuis ce début d'année alors que l'année dernière, au moment de prendre les grandes décisions, les élus minoritaires ont été violemment écartés. Je n'ai pas besoin d'aller à la messe avec M. Rigaut comme pasteur pour nous porter sa bonne nouvelle. En plus, moi, contrairement à visiblement plusieurs élus, je travaille les samedis et autres jours de la semaine. Et j'ai toujours préféré garder un pied dans le réel plutôt que d'assister aux grandes bouffes entre élus qui se congratulent de vivre sur l'argent du contribuable.

Alors j'aurais aimé croire à la conversion de la majorité à la démocratie participative. mais, je ne sais pas pourquoi, j'ai comme un doute...

jeudi 5 avril 2018

Locations saisonnières, enfin des avancées


Jeudi dernier le conseil communautaire du Grand Annecy a voté à l'unanimité la mise en place sur Annecy (et d'autres communes alentours) du "décret Airbnb" publié en avril 2017.

Je me réjouis de ce vote. Depuis des années, je demandais la régulation de ces activités qui pénalisent la collectivité, quand elles sont exercées sans retenue. Il y a un an, j'écrivais un article d'ailleurs intitulé "Locations saisonnières : le maire s'en fout depuis des années". C'était le dernier d'une longue série.

Mais aujourd'hui l'inaction n'est plus qu'un mauvais souvenir. Mieux vaut tard que jamais !

Si d'un point de vue individuel, la location à outrance d'un logement via les plate-formes de locations saisonnières (type Airbnb, Abritel...) est une opportunité, collectivement elle pose trois problèmes majeurs :
1) les loueurs préfèrent louer à la semaine à des prix élevés plutôt que de louer à l'année (pour des loyers moindres). Résultats : dans une zone où le logement est déjà tendu comme Annecy, cela retire du marché immobilier des centaines d'appartements pour les salariés, les habitants et tous ceux qui font la réalité économique et sociale de la ville
2) les locations saisonnières ne sont pas soumises à des obligations réglementaires alors que les professionnels hôteliers eux le sont. Ceci crée une concurrence déloyale qui à terme a des impacts sur l'emploi et le secteur hôtelier.
3) Enfin la trop grande présence, sur une zone restreinte comme la vieille ville, de locations saisonnière pose un problème de vie de quartier à terme. Quels commerces pour des quartiers touristiques? Quid des professions libérales, des basses saisons, etc... ?

Le décret Airbnb obligera les loueurs à s'identifier grâce à un numéro. Cela permettra de contrôler l'application de la réglementation qui rappelle qu'on ne peut louer sa résidence principale plus de 120 jours par an (car un appartement pour être considéré comme résidence principale doit être occupé 2/3 de l'année). Au-delà on doit obtenir le statut de loueur professionnel avec les obligations inhérentes (notamment fiscales).

Il ne s'agit pas, comme je l'entends, d'interdire une location occasionnelle de son appartement par Airbnb qui permet à certains ménages de financer certaines de leurs dépenses. Il s'agit simplement d'encadrer et de rappeler la loi. C'est bon pour notre ville.

Il faut parfois se réjouir des évolutions positives sur notre ville.


samedi 31 mars 2018

Pour l’avenir d’Annecy

Bonjour,

vous savez que les prochaines élections municipales auront lieu en 2020 à Annecy comme ailleurs. 
Après le chamboulement de la fusion des communes et son impact pour l'organisation de notre territoire, sans réelle concertation citoyenne, l'élection de 2020 sera le temps de décider de la voie à suivre pour notre avenir commun.

C'est un enjeu très important qui mérite réflexions, débats, idées et propositions pour nos concitoyens. 

M. Rigaut, depuis le début de ce mandat, ne s'intéresse qu'à son égo, son pouvoir et ses indemnités. Aucun projet d'envergure, aucune réalisation n'a eu lieu depuis 2014. Peu de ses promesses de campagnes ont été réellement mises en oeuvre. 

Pendant ce temps, Annecy n'avance plus. Pire des pans entiers de notre contrat social sont aujourd'hui remis en cause. Dans la compétition territoriale qui a lieu en ce moment, ne rien faire c'est régresser.

Il nous faut rapidement mettre un terme à ce mandat désespérant et retrouver la table du travail, de la vision et d'un avenir dynamique pour Annecy. Loin des pressions intéressées des lobbys qui aujourd'hui contrôlent la ville et bétonnent à tout va, il nous faut retrouver le chemin de la mesure, du respect des femmes et des hommes ainsi que de la préservation de notre environnement tout en aidant notre économie à se développer.

Pour porter un tel projet démocratique, de lutte contre la corruption, de captation du pouvoir au service de certains élus, d'inertie, de passivité et de dégradation de notre qualité de vie, nous devons travailler tous ensemble, sans parti pris idéologique, sinon celui de porter Annecy vers un meilleur avenir. 

2020 c'est loin ! Et pourtant, il nous faut faire l'inventaire des forces et des faiblesses, des atouts et des manques de notre ville. Puis il faut construire des propositions nouvelles, les confronter, les rédiger pour former un programme clair, pragmatique et réaliste à présenter aux Annéciens. Le compte-à-rebours a déjà commencé. Il n'est que trop temps de s'atteler à la tâche. Annecy mérite bien cela !

Je souhaite porter cette alternative, cette autre vision d'Annecy. Mais je ne le ferai pas seul. J'ai besoin de l'expertise de chacun d'entre vous. Et personne n'en manque ! J'ai besoin d'Annéciennes et d'Annéciens qui ne se résignent pas à voir M. Rigaut continuer à enfoncer notre ville dans le marasme, l'inaction et l'enlaidissement.

Je souhaite pouvoir construire un programme en dehors de tout parti politique; libre de faire pour les Annéciens et uniquement pour eux. Chacun peut trouver sa place et apporter ses idées.

Pour cela je vous propose de nous réunir le MARDI 24 AVRIL 2018.

Celles et ceux qui sont intéressés sont les bienvenus. Plus d’informations par message privé sur Facebook, ou pa mail à denisduperthuy@aol.com.

vendredi 23 mars 2018

Rythmes scolaires à Annecy : où est l'intérêt de l'enfant ?


J'apprends par la presse que la ville envisage de modifier les rythmes scolaires en revenant à la semaine de 4 jours (et donc en supprimant les activités périscolaires). Les élus que nous sommes n'ont pas été associés à cette décision, une fois encore. Or, c'est de nouveau le patrimoine d'Annecy (son périscolaire de qualité) qui est menacé, et nos enfants qui en seront les victimes.

Sur le fond :

Le maire qui avait toujours dit qu'il ne reviendrait pas sur cette réforme (que la ville d'Annecy a été pionnière à mettre en place sur le département) se renit... sous l'amicale pression de son ami Bernard Accoyer (comme quoi si on voulait la mise en place d'un programme LR à Annecy, il fallait voter Rigaut).

Après des mois de réunions, de concertation, de discussions  en 2012/2013 qui ont pris (j'en ai été témoin et acteur dans une autre collectivité) une énergie folle pour mettre en place cette réforme, certains proposent de tout casser... Tout simplement parce que c'est une autre majorité (de gauche) qui a fait la réforme.

Certes, il y a des améliorations à faire. Une telle réforme ne peut être réussie du premier coup. En maternelle notamment des aménagements doivent être introduits. 

Mais la semaine de 4 jours et demi à Annecy fonctionne quand même bien ! Je sais que c'est toujours plus facile de voir le détail qui ne va pas plutôt que l'ensemble qui fonctionne... Elle a permis de mieux prendre en compte les rythmes chronobiologiques des enfants, de faciliter les apprentissages et d'introduire une plus grande ouverture sur d'autres activités (de qualité!).

Fait-on de la politique politicienne ou bien veut-on prendre en compte l'enfant et ses besoins ?  Est-ce bien l'enfant qui est au cœur de ces préoccupations ?

Oui la mise en place de la semaine de 4 jours et demi a coûté de l'argent aux communes. Oui cela a été difficile de recruter des animateurs qualifiés. Oui cela a demandé aux associations de revoir leurs plannings pour "libérer" les activités du mercredi matin. Oui cela a bousculer les habitudes de certains parents. Oui de nombreuses entreprises ont revenu le planning de présence des mères, des femmes, dans leur organisation (ce qui a participé à mieux intégrer les femmes dans le monde du travail). Mais à Annecy les choses ont été faites, et bien faites. Tout re-chambouler maintenant n'aurait aucun sens.

Autant je peux comprendre que dans des petites communes cela ait posé des difficultés plus grandes (encore que, certaines ont fait des choses formidables), mais à Annecy c'est de la mauvaise foi.

Oui il faut faire évoluer certaines choses, bien sûr. Mais n'oublions pas : les classements PISA, la fatigue de nos enfants, le fait que la France était un des rares pays à avoir des journées de travail de ses petits élèves aussi longues et fatigantes à 4 jours, que quand moi j'étais petit j'allais à l'école le samedi matin et que personne n'y trouvait rien à redire et que je n'en suis pas mort.

Vous savez je ne suis pas un spécialiste de ces questions. Quand je ne suis pas spécialiste, j'ai tendance à écouter les spécialistes des rythmes de l'enfant, de l'éducation, etc... plutôt que les amitiés politiques. Et ces spécialistes sont unanimes pour dire que la semaine de 4 jours et demi est meilleure pour nos enfants.

Alors faire évoluer le système, oui ! C'était d'ailleurs l'engagement de départ pour corriger telle ou telle difficulté ou incohérence. Mais revenir sur le principe général, ouvrir les vannes ainsi que le fait le maire : je n'y suis pas favorable. Croit-on vraiment que l'on peut mesurer l'impact d'une telle réforme en quelques années à peine ?

Il est important d'écouter les parents et en ce sens le questionnaire proposé par la seule majorité est intéressante, si il est accompagné d'un réel débat avec des arguments et des contre-arguments, et non pas présenté comme cela sans accompagnement. Il ne peut alors se transformer qu'en un déversoir de ressentiments sans grand intérêt.

Je sais aussi que parfois les parents, bien que pensant bien faire réellement, mis pris dans leurs contraintes, réelles et souvent difficiles à concilier, peuvent ne pas être les meilleurs avocats pour leurs enfants.

Je crois utile à chacun des parents de remplir ce questionnaire tout en gardant à l'esprit l’intérêt des enfants, le fait que l'école est là pour transmettre des savoirs et que ces savoirs d'après toutes les études se transmettent mieux le matin quand les enfants sont disponibles en termes de concentration.

http://www.annecy.fr/58-enseignement-maternel-et-elementaire-ecoles-ville-d-annecy-france.htm

Oui à l'écoute des parents, oui à l'écoute des spécialistes, oui au respect du travail accompli, mais oui aussi et surtout au bien commun, à l'intérêt général qui doit rester en ce cas, le bien-être et la transmission de la connaissance pour nos enfants.

mercredi 21 mars 2018

Transports en commun sur Grand Annecy : définir un plan de rattrapage


La situation actuelle des transports sur Grand Annecy Agglomération n'est pas acceptable. Engorgements routiers, réseau de bus inachevé, partiel et sous-doté, pistes cyclables en pointillés... tout cela conduit à une forte dégradation de nos conditions de vie (dans le cadre de nos trajets domicile-travail ou de loisirs) et à une pollution atmosphérique intolérable car elle porte atteinte directement à notre santé et à notre espérance de vie.

Ce constat est le fruit d'une politique menée depuis depuis 10 ans par M. Rigaut totalement inadaptée et irresponsable aux vues des conséquences sanitaires et environnementales subies.

Cette année, par exemple, le budget pour réaliser de nouveaux investissements pour les transports en commun est de moins de 300 000 euros.

Il faut sortir de cet immobilisme, de ce tout voiture et retrouver une qualité de vie et d'air plus acceptables. C'est indispensable pour nous, citoyens, mais aussi pour notre image (notamment touristique).

Dans le cadre des réflexions que je mène avec mon équipe pour réfléchir à l'avenir et proposer une alternative, je vais proposer que l'on étudie un plan de financement pour un rattrapage de ce retard des transports en commun.

Je donne 3 orientations de réflexions :

1) Un réseau à repenser à l'échelle de notre nouvelle agglomération

D'abord revoir le maillage de notre territoire en déclinant sur tout le Grand Annecy des voies principales, des voies secondaires et de voies de dessertes locales, chacune devant s'adapter à un cadencement particulier. Le mode de transports (tramway, bus, "taxis", vélos...) devra être défini selon les besoins. Les associations ont de nombreuses compétences et de nombreux travaux qu'il faudra prendre en compte dans le cadre d'une réflexion commune.

2) Le financement du plan de rattrapage.

En 2020, la disparition de la taxe d'habitation voulue par le gouvernement aura lieu. C'est une vraie économie pour le contribuable. Mais cette taxe (dont le taux est de 7.25% pour le Grand Annecy) rapportait 26 millions d'euros par an à l'agglomération. Puisque l'Etat va compenser cette perte j'estime que nous pouvons étudier la proposition suivante : Maintenir une partie de cette taxe d'habitation (uniquement sur la part de l'agglomération) pour financer les investissements nécessaires au rattrapage du retard accumulé sur la création du réseau de transports en commun.

Pour un logement à Annecy de 60 m² qui paye aujourd'hui 727 € de taxe d'habitation, on pourrait retenir un taux de 5% ce qui couterait au contribuable : 130 €. Certes ce n'est pas 0 € comme le voudrait la réforme mais le gain de pouvoir d'achat reste largement significatif avec une baisse de près de 600 €/an.

Ce financement permettrait de récolter environ 20 M€ / an dont je m'engage à ce qu'ils servent uniquement au financement de la réalisation des investissements de transports en commun.

Ces investissements nouveaux entraineront des couts de fonctionnement nouveaux dont il faudra discuter la répartition entre les abonnements et le versement transport payé par les entreprises.

Je pense aussi réaliste de se fixer une durée de vie limitée pour cette taxe d'habitation de 5 % de 5 à 6 ans maximum.

Je crois que notre qualité de vie et notre santé mérite que l'on consacre les ressources nécessaires, le temps nécessaire, pour réaliser les investissements de transports en commun dignes d'une agglomération de plus de 200 000 habitants. Au total sur 6 ans (le temps d'un mandat), cette mesure exceptionnelle de financement couterait 780 € au logement dont j'ai pris l'exemple. On peut dire que c'est cher. mais on peut dire aussi que c'est pas cher payé pour une meilleure qualité de vie et d'air. Mais elle permettrait de récolter 120 millions d'euros et de financer en plus les emprunts nécessaires à la réalisation d'un vrai réseau de transports en commun.

3) La méthode

Je souhaite un large débat sur ces perspectives qui associe largement les citoyens, les associations, les entreprises, les élus. Pour que ce débat ait réellement lieu et que chacun puisse exprimer ses arguments, ses contre-propositions, je souhaite que l'on réfléchisse à l'organisation d'un référendum sur cette question qui permette de faire trancher directement par le citoyen-contribuable la question de nos mobilités futures. Toutes les propositions pourront ainsi être exposées ouvertement (du statut quo actuel aux projets les plus audacieux) avec leurs modes de financements.

C'est un choix de société et d'avenir car il touche notre cadre de vie, l'organisation de notre territoire, la notion de solidarité et celle de mobilité, notre économie et notre tissu d'entreprises, notre santé, l'avenir de notre planète, le tourisme, les liens sociaux... Il coûtera de l'argent c'est vrai et moi je ne me cacherai pas derrière mon petit doigt. 

Je souhaite pouvoir proposer une méthode et ouvrir ce débat, enfin. Nous allons travailler à cela et proposer sur ce sujet comme sur d'autres une autre voie, une autre méthode démocratique car convaincu qu'on ne fait de grandes choses que tous ensemble en comptant sur l'intelligence collective et le sens des responsabilités de tous.