lundi 15 janvier 2018

Deuxième atelier "Annecy Factory" à Seynod




Ce mercredi 17 janvier à 20h00 à la salle des convivialités (rez-de-chaussée de la mairie) de Seynod aura lieu le deuxième atelier "Annecy Factory".

Vous avez des idées pour Annecy ? Vous souhaitez aborder un sujet et donner votre avis ? Vous souhaitez qu'Annecy se bouge et préparer un avenir commun dans la commune nouvelle ? Pour vous, Annecy c'est quoi ? Etc...

Annecy Factory est un mouvement citoyen sans appartenance politique de ceux qui veulent "Faire Annecy" commune nouvelle, qui veulent créer ensemble un autre avenir. C'est aussi le lieu pour débattre et échanger sur ce que "Annecy fera" à l'avenir.

La fabrique d'Annecy (et sa fabrication) a besoin de l'expertise de tous : citoyens, agents, élus. Mais ce sont d'abord les citoyens qui doivent s'en saisir.

Je vous propose de venir librement discuter de tout cela, sans jugement ni dogmatisme, comme vous êtes : expert de votre vie quotidienne. Des ateliers (sous forme de tables rondes) seront organisées et toutes vos idées seront écoutées, entendues et participeront à construire l'avenir d'Annecy pour les Annéciens.

L'aventure "Annecy Factory" c'est libre, gratuit, bienveillant, sans engagement et ouvert à tous. Alors venez, Annecy a besoin de vous ! Une nouvelle page d'Annecy commune nouvelle va commencer à s'écrire !

samedi 13 janvier 2018

Le frelon asiatique arrive à Annecy

Le dauphiné du jour nous apprend que deux frelons asiatiques ont été repérés à l'automne sur la commune déléguée de Cran-Gevrier (Annecy). C'est la première observation scientifiquement prouvée de cet intrus sur le département de la Haute Savoie.

Nous savons que, par le Sud-Ouest, le frelon asiatique a progressivement (et trop rapidement) colonisé le sud de la France et à présent les 3/4 du territoire.



Le frelon asiatique est un intrus sur notre territoire qui n'a pas de prédateur direct, sinon les poules qui peuvent le chasser (comme elles peuvent...). Il n'est pas plus dangereux pour l'homme que le frelon européen, même si de nombreux témoignages parlent d'une agressivité augmentée.

Par contre le frelon asiatique est une catastrophe pour mes amis et collègues apiculteurs puisqu'il s'attaque aux abeilles, se postant devant les ruches pour bondir sur ses proies. Après les insecticides qui ont fait des ravages sur les colonies d'abeilles, voici donc venu un nouvel intrus. Car nul ne doit se leurrer, avec le retour des beaux jours, le frelon asiatique va s'installer chez nous.

Nous pouvons, nous devons réagir. Je crois possible de faire de la Haute Savoie un territoire protégé du frelon asiatique, en tous cas d'essayer.

Je proposerai lors du prochain conseil d'agglomération du Grand Annecy qu'un plan d'urgence soit mis en place le plus rapidement possible pour lutter contre cet envahisseur et protéger nos ruches. Ce plan doit mobiliser tout le monde : citoyens (en signalant les cas à un numéro unique ?), services publics (pour la détection, l'identification puis la destruction des nids), potentiellement des entreprises privées.

Bien entendu la société d'apiculture de Haute Savoie doit être largement et directement associée à ce plan.

Nous avons peu de temps pour éviter qu'il s'installe (ce qui est toujours plus facile à gérer qu'une éradication une fois installé et provoquera moins de dégâts pour les abeilles). En agissant dès le départ nous pouvons être efficaces.

Le réchauffement climatique montre ses effets. J'espère de tous cœur que les abeilles et les apiculteurs, chez nous, n'en seront pas les premières victimes.

Merci au dauphiné pour cette information.

mardi 9 janvier 2018

Premier atelier "Annecy Factory" à Cran-Gevrier




Ce jeudi 11 janvier à 20h00 au Foyer du Vernay de Cran-Gevrier, je lance le premier atelier "Annecy Factory".

Vous avez des idées pour Annecy ? Vous souhaitez aborder un sujet et donner votre avis ? Vous souhaitez qu'Annecy se bouge et préparer un avenir commun dans la commune nouvelle ? Pour vous, Annecy c'est quoi ? Etc...

Annecy Factory est un mouvement citoyen sans appartenance politique de ceux qui veulent "Faire Annecy" commune nouvelle, qui veulent créer ensemble un autre avenir. C'est aussi le lieu pour débattre et échanger sur ce que "Annecy fera" à l'avenir.

La fabrique d'Annecy (et sa fabrication) a besoin de l'expertise de tous : citoyens, agents, élus. Mais ce sont d'abord les citoyens qui doivent s'en saisir.

Je vous propose de venir librement discuter de tout cela, sans jugement ni dogmatisme, comme vous êtes : expert de votre vie quotidienne. Des ateliers (sous forme de tables rondes) seront organisées et toutes vos idées seront écoutées, entendues et participeront à construire l'avenir d'Annecy pour les Annéciens.

L'aventure "Annecy Factory" c'est libre, gratuit, bienveillant, sans engagement et ouvert à tous. Alors venez, Annecy a besoin de vous ! Une nouvelle page d'Annecy commune nouvelle va commencer à s'écrire dès jeudi soir !

mercredi 3 janvier 2018

Mon soutien au préavis de grève des agents municipaux


C'est inédit. Cela fait 10 ans que je suis élu et jamais, JAMAIS, l'ensemble des syndicats de la commune n'avaient déposé un préavis de grève illimité à Annecy.

C'est pourtant que ce qu'ils viennent de faire comme vous pourrez le lire ici. Cette grève débutera le 11 janvier prochain et porte UNIQUEMENT sur des considérations locales. Là encore, une première.

C'est donc qu'ils doivent vraiment en avoir sur la patate, car nul ne peut dire que ce soit une tradition annécienne que de se mettre en grève...

Je veux ici très officiellement apporté mon entier soutien à cette initiative que personne ne prend de gaieté de cœur.

Personnellement, depuis des mois, en conseil municipal j'interviens pour relayer le malaise qui me remonte des agents du terrain. Avec mes collègues, nous sommes intervenus publiquement pour dire que la part variable dans la RIFSEEP était trop élevée. Encore au dernier conseil municipal, je suis ré-intervenu sur les ratios promus-promouvables.

Avant la fusion nous avions dénoncé la précipitation et l'impréparation de ce projet. On ne fusionne pas en 6 mois de manière correcte. Ce sont les agents qui en ont payé les pots cassés. J'ai souvent cité cette réalité des plombiers municipaux d'Annecy qui aujourd'hui doivent intervenir, au même nombre, sur les 6 communes déléguées. J'ai pris l'exemple du service des séniors dont on étend les activités à toutes les communes sans augmenter les effectifs. J'ai aussi souvent alerté sur les changements de lieux de travail, la dislocation du collectif par  l'éclatement des services dans les différentes communes déléguées.

Encore au dernier conseil municipal, j'ai voté contre le budget qui prévoit 1.7% de hausse de la masse salariale, c'est-à-cire une décroissance des postes, quand Grand Annecy prévoit +3% pour ses propres personnels. De même, à force de réduire les dépenses de fonctionnement on prive les agents des moyens de travailler correctement. Tout cela je l'ai dit.

Chacun doit rester à sa place et les représentants du personnel feront leur travail, celui de défendre les agents municipaux et de discuter avec le maire et la direction générale. Je veux simplement dire à tous les agents, mais beaucoup le savent déjà comme en témoignent les nombreuses marques de remerciement et de soutien que je reçois d'eux presque quotidiennement, qu'il y a au sein du conseil municipal des élus qui comprennent et entendent leur malaise, leur mal-être. Je l'ai relayé et continuerai de le faire à mon niveau.

Je sais combien de nombreux agents sont déchirés, mal dans leur peau depuis plusieurs mois. Travailler à la ville était faire partie de la maison, s'y sentir bien, respecté et épanoui. Cela demande beaucoup de temps et de confiance, de dialogue et de respect pour former cette cohésion positive au service de la population. En un an, pour une ambition personnelle démesurée et l'accaparement du pouvoir, le maire et les maires-délégués ont cassé cette dynamique. J'en suis personnellement très triste.

Il y a des collectivités, et ce n'est pas une critique, où les personnels vont au travail. Et puis il y en a d'autres où les agents mettent un supplément d'âme dans leurs missions, savent se mettre en quatre pour trouver des solutions, faire des heures, ne pas compter, ne pas se plaindre. C'était indéniablement le cas à Annecy avant. Tout cela on veut bien le faire quand on est reconnu. Mais quand la reconnaissance n'est plus là, que l'écoute n'existe plus, que la direction se fait autoritaire et détachée de ses personnels, la motivation n'est plus la même. Qui pourrait blâmer les agents ? Personne.

Pourtant je reste positif. Je souhaite que le dialogue redémarre et que chacun revienne à la réalité. M. Rigaut vous avez eu vos titres(maire de la commune nouvelle, président d'une agglo élargie, demain président d'un pole métropolitain, président des communautés de France...), vos casquettes et vos indemnités, c'est bon. J'imagine que l'agenda ne doit pas être facile pour faire tout cela, et en plus prendre le temps de dialoguer avec le personnel. Tout cela a été validé par vos élus. Alors maintenant revenez à la réalité du terrain, à la réalité des Annéciens et des agents municipaux.

Quand à mes collègues élus, qui ont été si peu nombreux le 22 décembre dernier à venir honorer les agents municipaux récipiendaires d'une médaille du travail ou partant à retraite (moins de 20 élus sur 198...), je souhaite qu'ils ouvrent enfin les yeux et la bouche et que plutot que de gober naïvement les paroles d'un Rigaut ou d'un Boutry se mettent à aller voir sur le terrain la réalité des choses avant de voter n'importe quoi.

Ce préavis est un appel. C'est en tous cas comme cela que je l'entends. Un appel au secours. Saurons-nous y répondre ? C'est tout l'enjeu des jours à venir.

lundi 1 janvier 2018

2018: construisons Annecy !

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s Annécien.ne.s d'Annecy, d'Annecy-le-Vieux, de Cran-Gevrier, de Meythet, de Pringy et de Seynod,

2018 vient de commencer et je souhaite de tout mon coeur qu'elle soit pour chacun.e. d'entre vous, pour vos familles et vos proches, une année de bonheur, de santé, de richesses humaines (et un peu matérielles aussi) et de réalisation de vos projets les plus désirés.

2018 doit devenir pour chaque Annécien.ne une année qui nous projette vers notre avenir, qui construise ce futur commun pour nous, nos enfants et nos petits-enfants. C'est une année charnière où tout est possible, le meilleur comme le pire pour notre cité, l'espoir ou la résignation.

C'est pourquoi j'ai décidé de fédérer les énergies de tous ceux qui veulent avancer, qui veulent se bouger pour leur ville, qui veulent qu'Annecy retrouve sa place parmi les territoires où le progrès est roi et le bien-vivre la règle. Nous ne ferons pas du nouveau en reprenant les mêmes responsables. Il nous faut écrire cette nouvelle page de la commune nouvelle ENSEMBLE, sans oublier JAMAIS d'où chacun vient. 

Je ne crois pas aux révolutions. Au contraire, je crois qu'en nous appuyant sur notre passé et les grandes choses que nos parents ont su faire (sauvegarde du lac par exemple), nous pouvons reprendre cette marche en avant du progrès, de l'épanouissement personnel et de la réussite collective.

Je crois qu'Annecy est riche car elle est variée. C'est sa force. Riche de ses habitants, de ses talents. Riche de la diversité de nos origines et de nos profils, de la multiplicité des initiatives, économiques et associatives en particulier. Riche de son environnement exceptionnel avec notre lac et nos montagnes, nos paysages et ceux qui les travaillent. Riche enfin et surtout de notre histoire, de nos valeurs et de nos traditions.

Annecy est un creuset où chacun vient comme il est, apporter à tous ses forces mais aussi ses faiblesses. Il nous faut ranimer le feu de la forge pour que chacun.e. se sente Annécien.ne. Pour que chacun trouve sa place, tel qu'il est.

En 2018 j'ai décidé de lancer un nouveau projet fédérateur où chacun peut venir tel qu'il est pour apporter ses forces et ses faiblesses, sans a priori politique, sans jugement, dans un esprit de fraternité et de bienveillance. Où vous pourrez être d'accord ou pas d'accord, du débat naitront les bonnes actions.


Ce projet fédérateur je l'appelle "Annecy Factory". Car l'enjeu que nous portons est de relancer la "fabrique d'Annecy", la "fabrique annécienne" (l'anglais permet le double sens). Nous devons FAIRE Annecy de demain. De même, les Annéciens doivent avoir la fierté d'appartenir à une ville qui fait, qui produit du bien-etre et de nombreuses réussites personnelles et collectives et qui protège son cadre de vie. 

Nous en sommes tous acteurs, nous avons tous, par notre expertise de notre vie quotidienne, à apporter aux autres. C'est un mouvement de tolérance et de fraternité, uni autour de la notion de "faire" chacun avec ses capacités pour créer Annecy de demain que nous voulons pour nous et nos enfants.Il n'y a pas les "sachants" d'un côté et les autres "qui ne savent pas".

Ce mouvement, ce projet citoyen a besoin de vous. Nulle politique d'avenir ne peut réussir sans les Annécien.ne.s.

Je vous invite à me rejoindre, comme vous êtes, de gauche/de droite/du centre, grand/petit, employé/chef d'entreprise, fonctionnaire/travaillant dans le public/sans emploi/retraité, etc... Cette diversité sera la force d'Annecy Factory pour demain. Je vous promets que chacun sera écouté avec attention et bienveillance, que chacun pourra apporter ses idées, ses envies. Ensemble n'est-on pas plus intelligents ? Je ne vous demande d'adhérer à rien sinon à l'envie de faire Annecy pour demain. Personnellement, c'est la seule chose qui m'intéresse. Les partis et les chapelles ne créent que confrontation inutile et finalement compromission quand l'appel du pouvoir et des indemnités se fait trop fort. Annecy mérite mieux. Elle mérite une ligne, une voie pour l'avenir sans partisianisme ni pressions nationales.

Nous avons du pain sur la planche. Nous devons d'abord analyser la situation actuelle, ses forces et ses faiblesses, dans chacune des communes déléguées de notre ville, dans chacun de ses quartiers. Puis nous devrons trouver des actions pour avancer et construire ce nouvel Annecy où chacun se sente bien.

Annecy Factory est un mouvement qui doit être collectif, participatif et ouvert. Si vous voulez être de l'aventure, elle commence maintenant. 

Trois ateliers sont d'ores et déjà programmés et chacun.e. y est le.a bienvenu.e. pour échanger et apporter son expertise, sa connaissance de son quartier, de sa ville. Nous devons collectivement apprendre à nous connaitre et à appréhender la réalité de chaque quartier, de chaque rue. J'ai besoin de vos connaissances pour mieux vous comprendre et porter vos attentes. Les situations d'une ville de 125 000 habitants sont diverses et souvent complexes. Vous les connaissez. Vous savez comment agir. Venez partager cette connaissance en participant à nos ateliers Annecy Factory.

Voici les dates des trois premiers ateliers d'Annecy Factory :

- le JEUDI 11 JANVIER 2018 à 20h au foyer du Vernay à Cran-Gevrier (22 avenue G. Perreard)
- le MERCREDI 17 JANVIER 2018 à 20h à la salle des convivialités (rez-de-chaussée de la mairie) de Seynod
- le VENDREDI 26 JANVIER 2018 à 20h à la salle de la Résistance, maison Aussedat (rue de la providence aux marquisats face à l’hôtel de police) à Annecy

Une date à Meythet sera trouvée prochainement. Par ailleurs, nous recherchons une salle sur Pringy car la salle des fêtes est trop chère (150€) ainsi qu'une salle privée sur Annecy-le-Vieux où, en raison des travaux de la MJC des carrés, les salles municipales sont très prises.

Si vous souhaitez faire bouger Annecy, que l'avenir de la ville soit construit avec vous, c'est aujourd'hui que tout commence. Mais sans vous, je ne ferai rien car je n'aime pas le pouvoir pour le pouvoir et ma vie ne se résume pas à la politique. Je veux que la politique revienne à chaque citoyen, que chacun se trouve concerné et acteur. Annecy a besoin de vous pour se construire un nouvel avenir à 125 000...

Vive Annecy,
Vive 2018,

Et bonne année à tou.te.s !

Denis Duperthuy

mardi 26 décembre 2017

Bilan 2017 à Annecy, une année de séparations

Cher.e.s lecteur.rice.s.

il y aurait tant à dire du malaise qu'a provoqué à Annecy (commune nouvelle), l'année 2017. Vous avez suivi au fil des jours le mal-être qui a été le mien et qui a été, c'est le plus important, tout au long de cette année celui de nos agents municipaux, de nos commerçants, de nos écoles, et de beaucoup d'entre vous.

La fusion de nos 6 communes urbaines au 01 janvier avait soulevé chez certains un brin, un soupçon, d'espoir. Après tant d'immobilisme, de renonciations et d'inactions, le souffle de la marche en avant se levait.

En cette fin d'année, il faut reconnaître que l'espoir n'y est plus. Le souffle est retombé. J'ai déjà largement disserté sur les causes de cet état de fait. Je n'ai cessé de tirer la sonnette d'alarme. Et je regrette d'avoir à faire ce constat. La fusion ne prend pas car il n'y a pas de projet de fusion, de projet au sens d'un élan pour la population. Que veut-on faire ensemble ? Quel avenir voulons-nous construire ? Qu'est-ce que c'est qu'Annecy à 128 000 habitants ? Où voulons-nous aller ?

Cette absence de projet, de vision à long terme n'est pas nouvelle et certains ont voulu croire que la fusion était un projet en soi. Résultat ? Ils nous ont déniché un logo vide de sens. C'est un épiphénomène sans importance au fond, mais qui en dit tellement long...

Les autorité(aire)s en place, faute de projet, se sont pris pour des apprentis sorciers qui veulent réinventer une ville nouvelle en oubliant les spécificités de chacun. Ainsi ils ont passé par la fenêtre, sans plus de réflexion, des pans entiers de notre histoire, de notre héritage, particulièrement en matière de politique de la petite enfance et de l'enfance. Ils ont continué à attaquer notre lac, ils se sont même attaqués au Semnoz avec des projets de canons à neige et de tunnel.


Cette année 2017 Bernard Bosson, à qui je veux une nouvelle fois rendre hommage, sera mort deux fois. En Mai dernier il nous quittait après avoir combattu courageusement contre la maladie. Mais tout au long de l'année son successeur, sous l'influence d'un autre Bernard, se sera évertué à dilapider son héritage politique.

En Février 2003, Bernard Bosson écrivait, dans un éditorial du bulletin municipal intitulé "Etre maire", ces mots que je vous livre in extenso :
"Depuis 20 ans, j'ai l'honneur d'assumer la responsabilité de Maire; cet anniversaire me porte plus encore qu'à tout autre moment à repenser cette fonction d'élu local dans notre société qui a tellement évolué au cours des dernières décennies. 

Alors que les lieux de décision se sont multipliés et complexifiés, nos concitoyens attendent plus que jamais du Maire et des élus locaux qu'ils répondent à l'ensemble de leurs besoins et de leurs préoccupations.

Cette proximité est source d'échange et riche de relations humaines, mais elle a aussi des exigences parfois difficiles à vivre.

En effet, il est nécessaire que le Maire soit porteur d'un équilibre dynamique, prenant en compte les intérêts particuliers et l’intérêt général avec le souci de la vie quotidienne et d'une vision d'avenir.

L'écoute et le dialogue doivent être permanents, mais il faut toujours, le moment venu, avoir le courage de décider.

La gestion ne doit pas l'emporter sur l'essentiel car "il est important d'avoir des idéaux inaccessibles et d'essayer de s'en approcher; sinon c'est le règne du pragmatisme et du compromis". "

Je crois que tout est dit. C'est une leçon, une définition si intelligente de ce qu'est un Maire. C'est évidemment pour moi une boussole. Dans ce texte, j'ai eu l'occasion d'échanger avec lui sur deux passages. D'abord cette espèce de contradiction qu'est l'expression "équilibre dynamique". Conserver un équilibre ce n'est pas ne rien faire, ce n'est pas le conservatisme, c'est prendre le temps de comprendre, de connaitre sa ville et sa complexité pour l'amener ensuite par conviction, par envie à se mettre en mouvement, à devenir dynamique. La dynamique naît des acteurs eux-mêmes, citoyens, entrepreneurs, associatifs, fonctionnaires, retraités... L'élu n'a pas à imposer le mouvement, il est là pour le faire émerger, le faire apparaître et surtout le faire aboutir. C'est un catalyseur.

Bien sûr, la fin du texte peut paraître énigmatique pour le centriste que fut Bernard Bosson qui a toujours favorisé le consensus. Et nous avons longuement discuté de ce point. Sans caricaturer sa pensée je crois avoir fini par comprendre que chez lui, le consensus était d'abord affaire de convictions et de convergence. Etre centriste pour Bernard Bosson ce n'était être "entre" gauche et droite ou "ni - ni". C'était une vraie ligne politique basée sur des valeurs fortes issues de l'humanisme et de la démocratie chrétienne. Faire consensus alors ce n'est pas l'absence de valeurs, le fait de combler un vide initiale en allant chercher chez les autres un bout de ceci, un morceau de cela. C'est au contraire porter une vision et accepter de la mettre sur le grill de la contradiction. Car fort de cette croyance en une intelligence collective, en l'émergence du bien commun, c'est accepter de dire qu'à plusieurs à réfléchir, à débattre sur une idée, il en ressort toujours du positif.

Etre Maire ce n'est pas gouverner selon son bon vouloir. N'importe quel nigaud est capable de cela. Non, être Maire c'est savoir faire la courroie de transmission entre les citoyens, leurs besoins; et les leviers du pouvoir. C'est penser qu'en faisant AVEC, la trace que l'on laisse est bien plus durable et plus prégnante qu'en faisant seul. C'est avoir l'humilité de penser que piloter une ville c'est d'abord fédérer les énergies pour les mettre en mouvement et pour cela faire oeuvre d'échanges, de dialogue et de remise en cause.

La force du compromis nait non de l'absence de convictions mais de la satisfaction d'avoir réussi à faire partager ses convictions, parfois amendées par le débat. 

Vous me direz qu'on ne vit pas dans le passé et que la nostalgie est un sentiment passif qui ne conduit à rien. C'est vrai. Pourtant il existe des fondamentaux qui, selon moi, restent immuables et sont bel et bien encore d'actualité.

En 2017 à Annecy, le compromis mou, sans vision, a conduit à une séparation durable des élites avec les citoyens et les acteurs du territoire. La méconnaissance des Annéciens et l'absence totale de dialogue ont mené à des décisions contraires à ce qu'est notre ville et à son histoire. Si le temps des rétrospectives est d'abord un moment pour repenser au passé et faire le bilan, je ne me satisfais pas de cette réalité.

Si 2017 a été l'année de cette profonde séparation, d'un exercice du pouvoir déconnecté des gens, 2018 doit être l'année où l'espoir renait. Mais il n'est pas encore temps de vous faire part de mes voeux et de mes décisions pour l'année nouvelle.

Je vous souhaite à vous tous de bien finir l'année, de prendre du plaisir et de la joie. De vous reposer encore un peu, aussi, car en 2018 nous allons avoir du travail sur la planche.

Bonnes fêtes de fin d'année et que reviennent les jours heureux !


jeudi 21 décembre 2017

Pole métropolitain : une couche de plus... et un titre de plus pour M. Rigaut ?

La nouvelle idée de Sa Majesté pour agrandir son domaine est de créer un pole métropolitain pour regrouper les agglomérations d'Annecy et de Chambéry.

Ce pôle métropolitain est une idée qui a fait pschitt... puisque ni Aix-les-Bains ni Rumilly n'ont voulu (bravo à eux !) s'y associer. Et on se demande bien pourquoi les autres agglomérations (Fier et Usses, Genevois, Annemasse, Faverges, Thones, etc...) n'ont pas été mises dans la boucle... Sa Majesté ne doit pas les aimer.

M. Rigaut va donc proposer ce soir un ersatz de Pole métropolitain, rabougri et sans moyens. Une couche de plus au mille-feuille qui en compte déjà beaucoup trop.

Ce pole métropolitain revu et rabaissé a pour objectif de contrer la métropole genevoise et de peser au niveau de la région. Là j'ai dû louper un épisode ou alors le disque de M. Rigaut est rayé car c'est déjà l'argument posé sur la table pour dire : il faut agrandir l'agglo et il faut fusionner les communes...

Bref, on radote un peu du côté du chateau. A force de peser on ne risque pas de devenir obèse ?

Cette logique d'affrontement, de "poids" est un logique que je déteste. Nous n'avons pas à nous opposer à Genève et son agglomération mais à travailler avec elle sur de nombreux sujets comme le recrutement des agents en crèche par exemple...

Quant aux sujets abordés par ce nouveau pole métropolitain c'est assez flou : qualité de l'air (ah ca pour brasser de l'air on sait faire !), agriculture, sport outdoor, aménagement de la montagne...

Enfin il me semble que pour s'accorder sur la mise en place de la vignette crit'air ou le bus à 1€ au moment des pics de pollution on n'a pas eu besoin d'un pole métropolitain... Si les Vice-présidents à l'agriculture veulent se parler ils peuvent prendre un café sans créer pour cela une usine à gaz.

On nous dit : ce sont les personnels des agglomérations actuelles qui feront le boulot... Pour connaitre un peu le fonctionnement du Grand Annecy, les personnels sont déjà plus que sollicités, ils sont en burn-out pour beaucoup d'entre eux au sein des services alors leur rajouter du travail...

Mais au final ce qui me gêne le plus c'est cette dislocation des départements et de notre entité savoyarde mise en oeuvre par notre maire de Meaux. En regroupant les villes où se créent les emplois et donc les richesses, on exclu de fait le reste des deux départements. On pèsera jusqu'à écraser les autres.

Pour ma part j'ai toujours pensé qu'Annecy était forte parce qu'elle pouvait compter sur des territoires limitrophes forts : Albanais, Faverges, Aravis, Cruseilles... qui lui fournissent employés et clients, logements et pouvoir d'achat. Vouloir couper cela pour dire : "on crée une locomotive et on se fout des  wagons" ca ne marchera pas.

On ferait mieux de déjà bien travailler sur nos compétences et de nouer des partenariats et un dialogue constant avec nos voisins : Chambéry, Genève, Aix-les-Bains, Rumilly et tous les autres dans un esprit non de compétition mais de coopération, non de prédation mais de solidarité. 

Si l'identité savoyarde et ses spécificités doivent évidemment être soutenues, il s'agit d'avoir aussi un peu de mémoire et de connaitre notre histoire. La Savoie ce sont les deux départements ensemble qui la rendront plus forte et pas des bidouillages institutionnels pour Présidents en manque de pouvoirs (et d'indemnités ?)